Gilad Schalit, cinq ans déjà.

Imprimer

Gilad Schalit, cinq ans déjà.

 

Il faut obtenir la libération de ce jeune homme qui aura bientôt 24 ans et qui fut enlevé alors qu’il n’en avait que dix-neuf. En Israël, l’armée populaire jouit d’un immense prestige, parfaitement mérité. C’est une institution centrale qui sert de creuset à la jeune nation et fait porter le poids de la défense du pays à tous les jeunes gens et à toutes les jeunes filles. Les rares exceptions sont dues à le jeunesse qui se dit ou se veut religieuse, mais même dans ce camp là, on a compris la nécessité d’investir les postes de l’armée, ce qui fait que les unités d’élite des troupes combattantes sont de plus en plus peuplées de jeunes religieux.

ON a commis quelques erreurs dans la gestion de cette affaire qui est très délicate au plan humain. Pas aux yeux des ravisseurs du Hamas qui ne s’embarrassent guère de considérations humanitaires, à preuve leur refus obstiné de permettre la manifestation la plus infime dune preuve de vie ou l’instauration d’un contact avec les parents du prisonnier. Non, je me réfère à la difficulté qu’ont eu les services israéliens à localiser le jeune homme dans la bande de Gaza où il se trouve. Les milieux proches de l’Etat-major de Tsahal savent où est détenu le jeune homme, mais ils savent aussi que toute tentative de la libérer par une attaque entraînerait sa mise à immédiate… Reste l’infiltration progressive, la corruption de certains de ses gardiens ou de leurs familles, mais comme ses geôliers changent régulièrement, le projet tourne à l’impasse.

Malgré leurs discours pro palestiniens, les généraux égyptiens s’activent pour faire libérer Gilad mais le Hamas n’est pas pressé car, tout en exigeant l’élargissement de certains détenus palestiniens responsables d’actions terroristes, il ne souhaite pas vraiment le retour de ces prisonniers qui pourraient contester leur pouvoir ou imposer une autre ligne politique… On n’en sort pas.

Que faire ? Si j’étais le père de ce jeune homme, je serais évidemment tendu vers sa libération coûte que coûte. Israël y a pensé, mais avec ces gens qu’il a en face de lui, l’Etat juif court le risque d’encourager de nouveaux rapts pour faire monter les enchères. Tout bien considéré, l’unique solution qui demeure est un coup de force avec tous les risques que cela comporte. Car même si le Hamas libérait le jeune homme -ce que je ne crois guère- Israël est contraint, par la suite, de demander des comptes à ses anciens ravisseurs qu’il a déjà bien identifiés.

La guerre est une chose affreuse qui demande des sacrifices. Je ne vois comment on pourrait faire autrement. Le Hamas n’a qu’une carte en main, il le sait et il ne va pas s’en priver. C’est son assurance-vie.

Gilad, nous pensons à toi tous les jours.

Les commentaires sont fermés.