LA CRISE DE LA JEUNESSE MONDIALE : DÉSESPOIR OU LASSITUDE PASSAGÈRE ?

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LA CRISE DE LA JEUNESSE MONDIALE : DÉSESPOIR OU LASSITUDE PASSAGÈRE ?
Il y a de nombreuses années, Valéry Giscard d’Estaing, alors chef de l’Etat, avait dit une phrase lors de la présentation des vœux, qui ressemblait à peu de choses près à ceci : le monde a peur car il ne sait pas où il va… Quel aveu ! Aujourd’hui, c’est bien pire et cela fait bien des années qu’une telle situation perdure. Et le malaise de la jeunesse, partout dans le monde, est là, et bien là, pour en témoigner !
Qui aurait pu prédire que ces rassemblements des jeunes Arabes, en Egypte, en Tunisie, en Syrie et au Yémen, s’étendraient jusqu’à nous et que des jeunes désœuvrés, malgré eux, se réuniraient à Madrid, Barcelone, Athènes et Paris ? Qui aurait pu pronostiquer un tel changement ?
Ce qui frappe le plus dans cette situation, c’est l’évanouissement de l’espoir chez des êtres jeunes pour lesquels la vie est devenue horriblement difficile. De plus en plus de jeunes diplômés sont contraints de rester chez leurs parents après 30 ans car ils n’ont pas les moyens d’aller ailleurs, de fonder une famille et d’affronter victorieusement la vie ! Quand on voit comment les jeunes cherchent désespérément un stage (non rémunéré, hélas, et quand il l’est c’est à un salaire honteusement bas) afin de valider leur diplôme de fin d’études, quand on voit comment des ingénieurs, notamment agronomes, ne trouvent pas de travail et aussi des architectes contraints de se recycler en rénovateurs d’appartements, que devons nous penser ? C’est bien pire qu’une crise, c’est un effondrement !
On oublie parfois que les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain ; les laisser entrer dans la vic active l’injure aux lèvres et le cœur plein de ressentiments, c’est ouvrir la voie au fascisme et à l’extrémisme !
Le meilleur capital d’un pays, quel qu’il soit, c’est sa jeunesse. L’Occident a pratiquement tout perdu, sa foi en l’avenir, sa confiance en soi, sa croyance en Dieu etc… S’il venait à perdre même sa jeunesse, c’est la fin de tout.

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