Le beau discours de Benhamin Netanyahou devant le congrès des USA

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Le beau discours de Benhamin Netanyahou devant le congrès des USA

 

Quel beau discours, probablement le plus beau de sa carrière ! Et quelles ovations ! les représentants du pays le plus puissant au monde se sont levés une bonne demi douzaine de fois pour ovationner un premier ministre ému et émouvant, à la tête d’un tout petit pays entouré d’ennemis implacables qui se sont juré sa perte depuis sa venue au monde.

Démocrates et Républicains ont fait une haie d’honneur à Benjamin Netanyahou et j’avoue que je n’imaginais pas une telle affection entre les USA et l’Etat d’Israël.

Le plus étrange dans cette affaire, c’est que je me trouvais au club de sport en train de suivre les émissions d’Al-Arabiya lorsque je vis apparaître le premier ministre d’Israël sur l’écran. Le discours était traduit en direct par le journaliste : traduction fidèle, objective…

Le contenu était ferme et juste : recherche de la paix avec tous les voisins d’Israël, volonté d’établir des relations de bon voisinage avec eux, disposition à trouver des compromis, maintien de Jérusalem comme capitale indivisible d’Israël, une cité du roi David où les enfants d’Israël construisent et vivent depuis de trois mille ans (le roi David : 1040-970). Pas de négociation avec le Hamas qui est la version palestinienne d’al-Quaida, préservation du caractère juif de l’Etat hébreu et compensations probables pour ceux qui quittèrent leurs foyers en 1948.

Mais le plus important est à venir. On le voit, les idées d’Obama sur le retour aux frontières de 1967 ont eu une très courte durée de vie. Pas plus de 72 heures, le principal intéressé les ayant lui-même retirées devant l’AIPAC.

Si les Palestiniens avaient une once de lucidité politique, ils comprendraient que l’heure de la négociation a sonné. L’environnement arabe autour d’eux et même au-delà est préoccupant : la Syrie est traversée par une instabilité incroyable, elle va être convoquée devant le Conseil de sécurité de l’ONU en raison des soupçons de programme nucléaire secret, l’Egypte, menacée de faillite économique, va traduire son ancien président en justice (il risque la peine capitale), la Tunisie est menacée par la faillite et un nouveau soulèvement, la Libye de Khadafi va recevoir l’estocade, la France et la Grande Bretagne voulant en finir avec le régime der Tripoli avant le Ramadan du mois de juillet, le Yémen qui se débat dans une crise qui n’en finit pas, et dernier mais non moindre, l’Iran est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Et je ne parle pas du Soudan dont le président est mis en examen par le TPI…

En conclusion, les deux alliés du Hamas, la Syrie et l’Iran sont sur la sellette… Aucune main secourable ne peut plus aider les extrémistes.

Alors, espérons que le bon sens l’emportera. Mais ce n’est pas sûr car hier, sur la même chaîne, bien avant la retransmission du très beau discours de Nentanyahou, j’ai suivi la longue interview d’un palestinien qui refusait nettement le droit d’Israël à l’existence et disait même qu’aucun Arabe n pouvait l’accepter. Il a même dit que celui qui franchirait le pas ne serait plus un… Arabe ! Edifiant, non ?

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