Barack Obama et le monde arabo-musulman

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Barack Obama et le monde arabo-musulman

 

Le président américain se montre très préoccupé par le devenir d’un monde aabo-musulman en pleine effervescence. Il a don repris l’initiative afin de ne pas éveiller le soupçon d’un désintérêt de la plus grande puissance mondiale pour ce qui se joue dans les pays concernés. Ses conseillers ont aussi pris conscience que le discours du Caire, prononcé il y a deux ans, aux côtés d’un président déchu, M. Hosni Moubarak, n’était plus d’actualité et qu’il fallait reprendre la main. En effet, imagine-t-on une telle masse humaine, agitée de puissants soubresauts du Maroc au Yémen en passant par la Syrie, le Pakistan, l’Egypte, l’Irak etc…, livrée à elle-même, c’est-à-dire au chaos ? Il fallait donc réagir et montrer par un discours, comme le Pr Obama les aime, que les USA se soucient du devenir des gens, qi’ls veulent les aider, qu’ils n’ont pas à leur égarde de franche hostilité, même s’ils ont réussi à tuer leur ennemi juré Oussama ben Laden.

Et pour retenir l’attention des Arabes, M. Obama leur ormet de soutenir la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Vu ainsi, le discours paraît révolutionnaire et pourrait faire croire que les USA changent leur système d’alliances au Proche Orient, qu’ils vont soutenir l’union du Hamas et du Fatah, exiger la restitution ou l’échange de territoires, bref conduire une véritable révolution dans cette région du monde…

En réalité, il n’en est rien. D’abord parce que l’occupant de la Maison Blanche est en campagne électorale, que son parti n’acceptera jamais de telles propositions et que le lobby pro israélien ne laissera pas faire. Enfin, les incertitudes pesant sur la région, l’insécurité régnante et tant d’autres paramètres rendent impossible un tel événement. Ce n’est pa la première fois qu’un président américain souffle le chaud et le froid.

En revanche, si la paix devait enfin s’installer dans les esprits et les cœurs, ce serait une véritable avancée pour la paix. Mais la proposition de M. Obama ne va pas dans cette direction.

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