La répression en Syrie

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La répression en Syrie

On signalait ici même la différence de traitement entre ce qui se passe en Libye et ce qui se passe en Syrie. C’est pourtant le même problème : protéger des populations civiles en butte à une répression féroce de la part de leurs propres gouvernements.

Les choses commencent à bouger : le Conseil de sécurité n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur une condamnation, en raison de l’opposition farouche des Russes et des Chinois, lesquels ont encore en mémoire ce qu’ils font aux manifestants de la place Tienanmen. Quant aux Russes, ils sont, qu’ils le veuillent ou non, les héritiers d’une solide réputation de répression venue de l’ancienne URSS… Avec un tel pedigree, impossible d’intervenir en faveur des droits de l’homme.

L’Union Européenne va donc prendre le relais, elle votera des sanctions et gèlera probablement les avoirs des hommes les plus impliqués dans la répression. C’est que le chiffre de 500 morts va certainement être dépassé, s’il ne l’est déjà. Qu’attendons nous pour réagir ?

Par ailleurs, le gouvernement d’Israël regarde avec une certaine perplexité ce qui passe dans le pays voisin… On se demande ce qui peut naître de cette période de troubles. Damas n’est pas invulnérable, loin de là, mais ce régime a accumulé tant d’atouts négatifs entre ses mains que son effondrement provoquerait un chaos hautement dangereux dans la région.

Il ne faut sous estimer ce régime : on a vu comment il a repris la main au Liban grâce à son allié le Hezbollah qui a réussi à évincer du pouvoir le jeune Saad Hariri, renvoyant même aux calendes grecques l’idée de faire juger les responsables de l’assassinat de Rafic Hariri. Et il y a aussi l’Iran qui surveille l’évolution de la situation comme on surveille le lait sur le feu…

Décidément, cette région est incroyable et quand on pense que c’est là bas que Dieu avait choisi de se révéler ! Il aurait pu mieux choisir…

Commentaires

  • Le fait que l'onu fonctionne de façon partiale, que les "droits de l'homme" ne sont pas identiques d'un pays à l'autre, ne changera rien, en fait la Libye avait retiré ss avoirs de Suisse, alors que bashar est toujours client avec 400 milliards cachés en Suisse, dont 6 milliards qu'il vient de transférer ils y a quelques semaines depuis la banque centrale syrienne.

    Comme l'onu à son siège à Genève, ça doit avoir son poids !

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