Les déficits européens, l’Euro et les agences de notation

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Les déficits européens, l’Euro et les agences de notation

 

Ce sont de longue années de laxisme et de laisser aller que l’Europe paie aujourd’hui. Cela s’applique tant aux individus qu’aux Etats : il est hélas impossible de vivre éternellement au dessus de ses moyens. C’est une r§gle mathématique. Elle se vérifie partout : et pourtant, bous sommes tous les mêmes ; nous identifions les mauvaises nouvelles aux messagers qui nous les apportent. C’est une vieille méthode superstitieuse qui remonte à l’Antiquité la plus reculée : certaines civilisations mettaient à mort les messagers de mauvaises nouvelles, un peu comme tirerait sur des oiseaux de mauvais augure.

En plus des déficits, il y eut aussi des additions joyeuses et des comptes approximatifs : ce fut une aberration de prendre dans la zone euro des pays (pardon) comme l’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Irlande… Jamais de tels pays, appelés du Club Méditerranée par Madame Angela Merkel ne tiendront le choc. Pire : comme un seul maillon de la chaîne de l’Euro compromettrait tout le système, nous sommes condamnés à leur maintenir la tête hors de l’eau. Ce n’était pas une bonne politique.

Voyez l’Espagne, le dernier cas en date. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les agences de notation s’en mêlent et dégradent pour ainsi dire, la côte de ce pays dans sa capcité à emprunter. Car, comme le disait un expert, le drame n’est pas d’être pauvre ou de ne plus avoir d’argent, c’est bien au contraire, de ne plus pouvoir emprunter. Or, c’est ce que provoquent les agences du même nom en pointant du doigt tel ou tel pays.

Est ce une attitude responsable ? Demandez le aux banquiers. Mais on les comprend, malgré tout. Quand on pense que le précédent gouvernement grec a sciemment maquillé les comptes de la nation. Quand on pense qu’il n’a pas dit la vérité sur le prix exacte des fameux Jeux organisés sur place..

Au fond, les Allemands sont et restent les meilleurs élèves de la classe européenne. Et Edouard Balladur a raison de dire que l’Europe à 27 ne peut pas fonctionner. Peut-être faudrait-il revoir les choses. Umdenken, umdisponieren müsste man..

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