Chroniques israéliennes…

Imprimer

Chroniques israéliennes…

Enfin, de retour. Pardon aux chers longueurs pour ce long silence, motivé par un séjour à caractère familial en Israël où les circonstances m’ont privé de l’avantage de rester en contact avec vous. J’espère que tout va bien et je m’apprête désormais à faire les dix papiers manquant, qui seront donc consacrés à ce que j’ai vu et entendu (mais aussi lu en Israël)…

Les différentes rubriques traitées dans ces chroniques seront les suivantes :

L’arrivée

La fête de Chavouot (Pentecôte) en Israël

Sur le mont des oliviers et le mont Scopus

Sur la tombe d’André Chouraqui

La sociologie contemporaine d’Israël

Les manœuvres militaires au nord d’Israël

Vers une libération de Gilad Shalit

La solitude éprouvante de Saad Hariri

Comment l’opinion publique israélienne voit le président Barak Obama

La logique du développement d’Israël

A)L’arrivée.

Arriver dans ce pays, même après une courte absence, est toujours un événement novateur. Tant de choses ont changé, de nouvelles autoroutes sont là, les itinéraires ont changé, les constructions se sont multipliées, des quartiers entiers qui n‘existaient pas, six mois auparavant, sont désormais densément peuplés. La vie bat son plein. Certes, les mesures de sécurité sont omniprésentes mais elles sont de mieux en mieux intégrées et absolument acceptées par l’ensemble de la population.

Israël ne semble pas connaître la crise, même si certains mendiants professionnels écument les rues et les cimetières à l’affût, guettant la moindre occasion de monnayer je ne sais quelles prières pour le repos ou l’élévation de chers disparus contre quelques billets… C’est un peu triste et cela a provoqué maintes fois de violentes colères, mais il faut aussi les comprendre : même si la situation est bien contrôlée, l’état de belligérance imposée par les voisins arabes pèse sur la psychologie et la mentalité des gens. Cependant, rien ne veut assombrir la joie et l’allégresse de ce peuple, heureux de retrouver le pays de ses ancêtres et de faire refleurir le désert.

Quelle belle expression ! Elle rappelle l’époque où, avant la victoire éclair des Israéliens en 1967, les médias occidentaux avaient pour l’Etat juif les yeux de Chimène…

Même si l’on ouvre les sacs avant d’entrer dans les lieux publics (cinémas, restaurants, magasins, etc…), aucune restriction à la vie et aux forces de la joie n’est perceptible !

En couchant sur le papier ces quelques considérations, je repense aux sentiments qui me traversaient sur place : pourquoi donc contester aux Israéliens leurs authentiques titres de propriété sur une terre qui leur appartient depuis plus de 3000 ans : C’est David qui a conquis Jérusalem sur le Jébuséens qui en furent les habitants les plus anciens. C’est encore lui qui fit de cette cité «une ville où les maisons se touchent.» Si les ennemis d’Israël comprenaient enfin les avantages qu’ils pourraient tirer de la coopération et de l’entente avec leur puissant voisin, qui est si développé et si démocratique, le Moyen Orient dans son ensemble deviendrait un pôle économique ! Quand on voit les proximités historiques, linguistiques (l’hébreu et l’arabe), religieuses (l’unicité absolue de l’essence divine) et une si longue histoire, on se demande comment tant de haine recuite a pu être accumulée en si peu de temps.

Il est vrai que les régimes des pays voisins utilisent cette opposition latente comme une exécutoire,mais qui l’affirme un vieux proverbe arabe : la nuit a beau être longue, le jour finit toujours par se lever…

Les commentaires sont fermés.