LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION EN QUESTION : DE LA GRIPPE H1N1 AU NUAGE DE CENDRES D’ISLANDE

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LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION EN QUESTION : DE LA GRIPPE H1N1 AU NUAGE DE CENDRES D’ISLANDE

Je me souviens de la phrase frappée au coin du bon sens d’un ministre communiste de la santé sous François Mitterrand : la santé n’a pas de prix mais elle a un coût .
Depuis quelques jours, les commentateurs rapprochent le coût de l’immobilisation des avions, suite au danger représenté par le nuage de cendres, aux campagne de vaccination déclenchées en France et ailleurs et qui ont coûté tant et tant d’argent, sans que le danger ait été vraiment menaçant : fallait-il , ne fallait-il pas dépenser près de 800 millions d’Euros pour pas grand’ chose ? Fallait-il, dans un autre contexte, mettre tant de compagnies aériennes au bord de la faillite, ce qui les conduit à se retourner vers leurs compagnies d’assurances, qui, à leur tout, se tournent vers l’Etat ? C’est-à-dire vers vous, moi et tous les autres…
C’est donc un problème de gouvernance. Je suis pour tout faire afin de sauver une seule vie humaine, mais un tel luxe de précautions ne se justifiait guère : les compagnies aériennes ont bien fait de faire pression sur l’Etat, sinon nous y serions encore !
Les instruments de mesure auraient dû être affinés au lieux de s’y fier à modélisation mathématiques. On aurait dû faire les vols tests depuis le premier jour. Quant à nos compatriotes bloqués à l’étranger, je ne comprends pas pourquoi on n’a pas affrété des transall de l’armée… C’était un situation d’urgence et l’armée est préparée à prendre les rênes en cas de nécessité.

Commentaires

  • Au fond, ce n'est pas le principe de précaution qui est en cause - qui aurait été le bouc-émissaire en cas d'accident ? - c'est simplement une basse question d'argent. Il y a des patrons de compagnies aériennes qui étaient prêts à prendre des risques pour de l'argent. Pas très glorieux. Les "yavéka" sont toujours très inspirés après par ce qu'il aurait fallu faire avant.

    Quant au principe de précaution pour empêcher des gens de mourir de faim, il est allégrement bafoué sans qu'aucune protestation ne monte à la rencontre d'un volcan facécieux.

    O tempora, o mores !

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