L’insécurité soclaire…

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L’insécurité soclaire…

J’avais le choix ce matin entre trois sujets ; le signature par les présidents russe et américain d’un accord pour la réduction des armes nucléaires, la réforme des retraites qui anime tous les citoyens dans ce pays et enfin, le sujet effectivement retenu, l’insécurité dans nos établissements d’enseignement.

C’est un sujet difficile : les efforts du gouvernement sont indéniables pour améliorer la situation présente et les préoccupations du monde enseignant sont légitimes et fondées : cela ne peut plus continuer ainsi.

Comment réagir ? Deux écoles sont en présence : celle qui préconise une augmentation des moyens humains, en claire des recrutements massifs de personnel (enseignants, surveillants, gardiens, stagiaires, etc) et celle qui opte pour l’amélioration matérielle : sas de sécurité, portique, caméras, grillage, même policiers à l’intérieur de l’enceinte scolaire…

Les deux types de solution requièrent des financements supplémentaires à un moment où les caisses de l’Etat souffrent en raison de la crise économique et du refus d’augmenter les impôts.

Alors que faire ? Il faut en tout état de cause améliorer la sécurité. Je n’en croyais pas mes oreilles ce matin lorsque le journaliste de ITELE (Laurent Bazin) a énoncé les incidents graves qui se sont produits en une seule journée d’avril sur le territoire français : absolument hallucinant ! Comment des parents peuvent ils se présenter dans un établissement avec deux couteaux de cuisine pour s’en prendre à une enseignante, accusée de tourmenter un écolier de onze ans !!

Si l’on n’y met pas le holà, il faudra bientôt faire ses cours en gilet pare-balles ou en isolant l’enseignant dans une sorte de cage en verre blindée…

Franchement, je ne vois pas de solution-miracle. En revanche, j’i quelques idées sur le climat d’insécurité. L’école est devenu l’exutoire de tous les malaises sociaux. C’est le lieu où le enfants qui soufrent de la mésentente, du chômage et des frustrations de leurs parents, doivent se rendre tout en ignorant s’ils auront le moindre bénéfice au bout du compte. D’où cette haute concentration de dissentiments et de désillusions qui se donne de l’air là où l’institution scolaire ne répond plus aux besoins…

Comment voulez vous que des enfants de parents divorcés (souvent mal), de familles recomposées, de parents chômeurs ou simplement délinquants, puissent apprendre ou étudier avec sérénité ? Il y a aussi les effets pas très positifs de la télévision et de l’internet qui mettent sous les yeux de tous tant de luxe et de bien-être, absolument inaccessibles pour des économiquement faibles.

Partant, on aura beau hérisser les écoles de grillages et de caméras, il y aura toujours des problèmes si l’on n’appréhende pas le problème de manière globale.

Le malaise de l’école n’est que le reflet d’un malaise social plus profond.

Commentaires

  • C'est toujours consternant de constater que, depuis la place Victor Hugo, on a si peu de hauteur de vue.

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