LE DIALOGUE SOCIAL EXISTE-T-IL ENCORE EN France ?

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LE DIALOGUE SOCIAL EXISTE-T-IL ENCORE EN France ?

Oui, le dialogue social existe-t-il encore en France on bien a-t-il remplacé par les grèves ? C’est la question que l’on peut se poser en voyant ce qui se passe, en lisant la une des journaux ou en regardant la télévision.

Pas une semaine sans une kyrielle de mouvements sociaux avec leurs cortèges de manifestants, de blocages et de déconvenues pour les usagers.

Le dernier mouvement en date est assez surréaliste, c’est celui de la CGT des raffineries. Tout le monde a milité en faveur d’une baisse de la pollution, d’une moindre consommation d’énergies fossiles, bref, moins de pétrole. Et voilà que ces efforts donnent en fin des fruits : la baisse de la consommation d’essence est bien là. Il était donc normal que des sociétés privées, dont le profit est la raison d’être (et qui le leur reprocherait ?) songent à réduire la voilure, donc à fermer des sites et priver –hélas- des salariés de leur emploi. Tout le monde aura reconnu qu’il s’agit de Total…

Et que font les syndicats, en tête celui mentionné plus haut ? Ils occupent et bloquent les dépôts de carburant et menacent le pays tout entier dé pénurie… Que veulent-ils ? Des garanties qu’on ne fermera pas de sites et que les gens continueront de travailler sur place. C’est légitime, mais est-ce bien raisonnable ? Comment voulez vous qu’une société commerciale puisse maintenir des raffineries qui ne tournent plus à plein régime ? Les actionnaires ne sont des philanthropes ni d’aimables rêveurs.

Et k’oublie de signaler les aiguilleurs du ciel qui bloquent jusqu’à samedi le trafic aérien… Savez vous pour quelle raison ? Parce qu’lls craignent que l’instauration d’un ciel européen ne porte atteinte à leur statut, à leurs avantages etc…

Pour faire bonne mesure, signalons aussi que des salariés d’une entreprise qui ferme, retiennent contre leur gré des dirigeants . Que demandent-ils ? Une augmentation de plusieurs milliers d’Euros de leurs indemnités de licenciements… On croit rêver.

Un de nos collègues de la fondation des sciences politiques avait dit récemment que quel que soit le régime politique en France, droite ou gauche, le gouvernement en place pratiquait nécessaire une politique ; le social-étatisme… Il paraît que c’est la culture du pays qui veut cela. Et que les Français n’auraient toujours pas digéré leur ferveur révolutionnaire, plus de deux siècles après…

Commentaires

  • J'ai lu hier un interview de Florence Aubena concernant son livre "Le quai de Ouistreham". En gros, elle s'est fait passée pour une travailleuse précaire à Caen pendant six mois. Elle explique très bien qu'il y deux Frances d'en bas. Celle des précaires qui survivent et n'ont pas le temps, ni les statuts pour faire la grève, et il y a les employé de grands groupes qui peuvent se permettre de faire grève, afin de sauver leur industrie. Car en moins de 20 ans, la France a laissé filer ses grands sites industriels pour des pays moins cher en main d'oeuvre. 70% des grèves, c'est cela. Des gens sacrifiés pour plus de profits.

    Reste 40% de grèves "made in" service publique à la française. C'est à dire à une autre classe de travailleurs: Les fonctionnaires. Ces derniers sont protègés, c'est bien. Mais vivent dans une bulle. Là on ne retrouve pas les habitudes de 1789, mais pulutôt celles d'octobre. Prenons le cas de la CGT, qui s'est toujours investie pour destabiliser le pays. Lisez le livre de Maurice Duron "La France dirigée par un cadavre".

  • Il y aurait tant à dire sur ce suicide économique auquel nous conduit le syndicalisme français que je me contenterai de faire remarquer que "la ferveur révolutionnaire" de mes compatriotes devrait étre largement tempérée par les quelques 80 ans de désordres politiques qui ont suivi la prise de la Bastille et qui n'ont pris fin qu'au désastre de Sedan !

    Je constate que nos voisins étrangers qui n'ont pas eu la chance de bénéficier de cette exaltante période révolutionnaire ne vivent pas tellement plus mal que nous.

    Pendant longtemps la CGT n'a eu pour objectif que de faire basculer le pays dans le giron de l'ex URSS. Celle ci s'étant désintégrée d'elle même, le basculement est en train de se faire dans le néant........

    Enfin, soyons rassurés, cela va changer grâce à la gauche dans son ensemble...Voyez les prévisions de vote pur les futures élections régionales.

  • Ben oui, c'est l'évidence même, si ça va mal c'est clairement dû à l'action des syndicats et des ouvriers/employés/fonctionnaires qui se battent (si peu, d'ailleurs) pour conserver leur travail et partant leurs revenus. Bref si ça va mal, si les finances des pays sont toutes dans le rouge profond, si les banques sont obligées de pomper quelques centaines/milliers de milliards auprès de gouvernements dont les caisses, quelques mois auparavant la "crise", étaient réputées vides, ça ne fait pas un pli, c'est de la faute aux pauvres! Salauds de pauvres!Ils ne savent vraiment pas se tenir!

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