LE STATUT DES FONCTIONNAIRES EN France

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LE STATUT DES FONCTIONNAIRES EN France

S’il est un sujet des plus sensibles, c’est bien le statut des fonctionnaires. Un bref rappel s’impose pour comprendre la situation qui a permis que les choses se présentent ainsi aujourd’hui : au lendemain de la guerre de 1939-45, la France était exsangue après une telle saignée. Tout était à reconstruire : la population, le pays et la fonction publique. Des syndicats de gauche adossés au PC ont négocié de leur mieux avec les pouvoirs publics accordant aux employés de la fonction publique la garantie à vie de l’emploi et la sécurité des salaires. Des concours réglaient l’accès aux fonctions, hautes et moins hautes. Cela a bien marché jusqu’au commencement des différentes crises économiques qui ont secoué l’Europe et le monde.

Face à un secteur qui apparaissait très protégé, on a vu se développer un secteur privé où la situation des salariés était bien plus aléatoire. Alors que les fonctionnaires disposent de garanties solides et très enviées, les salariés du secteur privé n’ont pas les mêmes perspectives d’emploi ni de retraite. Un exemple : chez les fonctionnaires, on calcule la retrait sur les six derniers mois, les plus élevés d’une carrière alors que dans le secteur privé il faut tenir des 25 dernières années… Ce n’est plus la même chose. Enfin, il n’est pas are que dans la fonction publique, on donne un coup de pouce pour conforter les retraites. Exemple ; un sous préfet se verra nommé préfet quelques mois avant son départ en retraite afin qu’il puisse bénéficier d’un taux plus favorable. Qu ‘ y a-t-il de choquant ici ? Rien. Mais le problème st que désormais les caisses de l’Etat ne sont plus pleines et qu’il se serrer la ceinture.

Monsieur Santini avait fait voter une loi sur la mobilité des fonctionnaires dont les décrets d’application devraient paraître bientôt. Le problème est qu’on y trouve trois termes qui heurtent les syndicats : licenciement, retraite, mis en disponibilité…

Qu’est ce à dire ? C’est très simple : comme l’Etat ne remplace plus qu’un fonctionnaire sur deux (dans le budget de l’Etat, la fonction publique couvre près de 45% des dépenses…) il y a des tas de restructuration à faire, en d’autres termes lorsque le service d’un employé est supprimé, l’Etat doit réaffecter le fonctionnaire en question. Mais si celui-ci refuse la troisième offre, il est mis en disponibilité, voire même licencié.

On comprend l’émoi des syndicats ; car si un homme se voit muté loin de chez lui, si l’un de ses enfants est malade ou son conjoint, s’il a cheté un logement et doit, du jour au lendemain, tout abandonner ou laisser tomber, que faire ? Il faudrait donc que l’Etat étudie avec soin ce problème de réaffectation.

Le deuxième sujet qui fâche est l calcul des retraites dont j’ai parlé plus haut.

Je suis personnellement pour les réformes, mais il faut que les mesures prises soient humaines. Nul ne peut, du jour au lendemain, aller travailler à 1000 km de chez lui, ni chambouler son environnement quotidien. Mais si chacun y met du sien, les choses, à la longue, devraient s’arranger. Mais de grâce, ne recommençons pas le drame de France Télécom…

Commentaires

  • Je relève,en conclusion :

    "Je suis personnellement pour les réformes, mais il faut que les mesures prises soient humaines."

    1 - Je crains qu'il ne soit plus temps d'être pour ou contre cette réforme. Compte tenu des conditions existantes elle me semble impérative !

    2 - La mise en oeuvre ne pourra être que douloureuse. Revenir sur ce qui est appelé "les avantages acquis", c'est à dire l'accumulation pendant cinquante années et sans aucun retrait de facilités accordées aux fonctionnaires, a créé des habitudes qu'il va être difficile d'abandonner.
    Enfin.......avec le temps.......

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