L’évacuation de la jungle de Calais…

Imprimer

L’évacuation de la jungle de Calais…

C’est vrai, c’est difficile de regarder à la télévision ces images de l’évacuation de réfugiés afghans, irakiens et autres de cette région de Calais. C’est vrai, cela nous choque de voir ce qui se passe. Mais que faire ? Pouvait-on, devait-on permettre l’entretien et le développement croissant d’une véritable zone de non droit, où les passeurs et les caïds font la loi ?

 

 

Il fallait intervenir. Mais ce qui compte le plus, selon moi, c’est la suite. Comment va-t-on orienter ces hommes ? Allons nous leur proposer de demander asile à la République ? Allons nous, au contraire, les renvoyer chez eux où ils risquent d’être plutôt mal reçus ? Allons nous, pour un petit nombre, faire de notre mieux pour les intégrer ?

C’est ce qui me semble le plus important. Mais les racines de ce mal profond sont ailleurs. Pourquoi tolérons nous ce déséquilibre entre un monde démocratique, fondé sur le droit et le respect de l’humanité, et, face à nous, un univers de violence et d’oppression ? Tous ces gens qui se déracinent volontairement de chez eux, y seraient bien restés si les conditions de vie y étaient meilleures ? Mais, voilà, disposons nous de moyens pour imposer ns propres valeurs à leurs gouvernants ?

C’est là toute la question … Et la réponse, chacun la connaît : c’est non. Tous ces régimes (il ne servirait à rien de les énumérer) disposent de moyens de pression contre lesquels nous ne pouvons rien. Et c’est la métaphore du pot de fer contre le pot de terre : des êtres humains isolés et qui souffrent.

Commentaires

  • Je ne suis pas certain que nous ne pouvons rien faire. Certes, à court terme tout paraît compromis et impossible à changer. Mais rappelons-nous que l'oppression, la dictature, les meurtres, l'arbitraire ont existé il y a encore si peu de temps en Allemagne, en URSS, des endroits aujourd'hui qui font au mieux pour que les vieux démons ne reviennent pas. A force d'imaginer que les dictateurs sont indéboulonnables, nous leurs donnons raison de continuer. Et quand les affaires passent avant la politique, le monde ne peut aller mieux. Trouver la juste dose d'influences politiques, et le juste rapport des forces économiques engagées. Et sur la distance, nous pourrons peut-être un jour applaudir à un monde pacifié et démocratique. Nous serons sans doute décédés, vous et moi, mais nous aurons contribué à donner cette espérance au monde. Bon après-midi, cher Monsieur.

Les commentaires sont fermés.