LA FRANCE, MALADE DE SES BANLIEUES ?

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LA FRANCE, MALADE DE SES BANLIEUES ?
La rentrée approche et les problèmes qu’elle véhicule généralement, aussi. Il y a eu, depuis quelques semaines des événements graves qui se soldés par la mort d’un adolescent dans une banlieue parisienne au point que le Ministre de l’Intérieur a décidé de réunir une table ronde entre les jeunes des banlieues et les représentants de la police.  Il faut saluer cette initiative en espérant qu’elle empêchera aussi la survenue d’autres événements graves. Mais en fait quel est l’enjeu ?
Il faudrait tout reprendre ab ovo. On connaît l’enchaînement des faits : pendant les années d’expansion économique, on a eu besoin de main d’œuvre et on a fait venir des ressortissants d’anciennes colonies d’Afrique noire et d’Afrique du Nord. Durant le septennat de M. Giscard d’Estaing, il y eut cette fameuse loi du regroupement familial en laquelle certains experts (dont je ne suis pas) voient la source, l’origine de tous les maux actuels. Mauvais accueil, promiscuité, entassement de populations différentes dans de lointaines banlieues (ce terme même est moche et devrait être remplacé !) loin de tout, créant des îlots à la fois de précarité et aussi, hélas, d’insécurité. Selon certains, ces travailleurs firent venir du pays des gens avec lesquels ils n’avaient que très peu de liens familiaux, créant en métropole de graves problèmes d’adaptation sociale et culturelle.

LA FRANCE, MALADE DE SES BANLIEUES ?
La rentrée approche et les problèmes qu’elle véhicule généralement, aussi. Il y a eu, depuis quelques semaines des événements graves qui se soldés par la mort d’un adolescent dans une banlieue parisienne au point que le Ministre de l’Intérieur a décidé de réunir une table ronde entre les jeunes des banlieues et les représentants de la police.  Il faut saluer cette initiative en espérant qu’elle empêchera aussi la survenue d’autres événements graves. Mais en fait quel est l’enjeu ?
Il faudrait tout reprendre ab ovo. On connaît l’enchaînement des faits : pendant les années d’expansion économique, on a eu besoin de main d’œuvre et on a fait venir des ressortissants d’anciennes colonies d’Afrique noire et d’Afrique du Nord. Durant le septennat de M. Giscard d’Estaing, il y eut cette fameuse loi du regroupement familial en laquelle certains experts (dont je ne suis pas) voient la source, l’origine de tous les maux actuels. Mauvais accueil, promiscuité, entassement de populations différentes dans de lointaines banlieues (ce terme même est moche et devrait être remplacé !) loin de tout, créant des îlots à la fois de précarité et aussi, hélas, d’insécurité. Selon certains, ces travailleurs firent venir du pays des gens avec lesquels ils n’avaient que très peu de liens familiaux, créant en métropole de graves problèmes d’adaptation sociale et culturelle.
Aujourd’hui, on a affaire aux enfants et petits enfants de ces travailleurs qui sont français en vertu du jus soli… Certains l’acceptent, d’autres pas. Et on connaît les slogans d’un certain parti d’extrême droite qui fait de la lutte contre l’immigration ( régulière ou clandestine) son cheval de bataille.
La France, c’est indéniable, fait de son mieux pour intégrer toutes ces populations qui, de leur côté, devraient s’adapter à la socio culture du pays d’accueil dont les traditions bi-millénaires sont judéo-chrétiennes.
Il existe un ministère ou secrétariat d’Etat de la ville dont la fonction première est de veiller à l’intégration. Dans ce cas, comment s’expliquent ces soudaines flambées de violence ? (Souvenons nous de ce qui s’est passé du temps de Monsieur de Villepin……)
Quand on intègre, c’est un peu comme l’amour : il faut être deux. Les autorités chargées d’intégrer doivent avoir une volonté massive d’intégrer et ceux qui sont candidats à l’intégration doivent aspirer sans réserve à cette même intégration.
Le président du Forum du futur m’a prié de réfléchir sur le thème suivant : qu’est ce qu’intégrer ? Je prends un peu de temps pour rédiger ce rapport etne manquerais pas de vous en faire connaître les grandes lignes.

Commentaires

  • La Suisse doit davantage privilégier sur son territoire la venue de personnes de talent et retenir les étudiants qui veulent rester et travailler en Suisse pour dynamiser son économie, sa recherche,... La venue en Suisse de requérants d'asile pose un problème de fond sur les structures fédérales et cantonales à mon avis défaillantes car ces processus sont biaisés : trop lents, pas assez rigoureux, sans contrôle et sans efficacité. Accélérer les dossiers et surtout l'acceptation ou le rejet dans des temps décents (donc rapides) avec expulsion à la clé, serait une bonne chose car trop souvent certains requérants se retrouvent larguer dans la nature et rattraper dans des filières illégales de drogues ou prostitution ou alors tombent dans la clandestinité et donc la précarité. Je pense qu'en Suisse, nous faisons un effort sur l'intégration des familles étrangères et cela se passe plutôt bien. Le fait qu'il existe aussi des gamins et d'adolescents suisses et étrangers faisant des bagarres entre bandes (pour un regarde de travers ou une futilité), détériorant les lieux publiques vient du fait d'un manque de sévérité de leur entourage, d'un manque d'assiduité dans leur cursus scolaire et donc d'un manque de vision pour leur avenir. Repérer ces jeunes très tôt à l'école pour mieux les entourer pédagogiquement est une chose à mettre en oeuvre ou à accélérer l'éducation citoyenne d'intégration à travers des activités sportives ou culturelles (théâtre) sont des actions à faire ou poursuivre. Mais il est évident qu'aujourd'hui trop de jeunes sortent de l'école obligatoire sans diplôme et cela n'est pas positif pour notre société. La sécurité du territoire passe une meilleure éducation civique et une formation continue avec des passerelles pour les jeunes.

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