DE ROGER FEDERER AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES

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DE ROGER FEDERER AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES
N’étaient les résultats des élections européennes qu’il me faut commenter, j’aurais bien consacré ce texte au succès du grand Roger Féderer ! Quel match ! Quel homme ! Quelle ténacité et quelle émotion lorsque la victoire tant désirée, était enfin là. Bravo. Pour la première fois,, alors que je suis professeur depuis près de huit années en Suisse, à l’Université de Genève, je me suis pleinement identifié à la Suisse et à son succès. J’ai aussi une pensée émue pour le jeune Suédois Robinson, véritable shooting star qui a un brillant avenir devant lui.
Les élections européennes marquent un tournant. D’abord dans la politique intérieure française. Le PS n’existe plus et sa Première Secrétaire devrait en tirer les conséquences. C’est un décalage profond  qui se creuse entre le pays et les slogans anti-sarkozystes de ce parti. Les autocritiques qui se sont succédées ce matin et déjà hier ne suffisent pas. Il faut du changement et la rénovation de ce parti s’impose, quand ce en serait que pour la bonne santé démocratique de la France qui a besoin d’un grand parti d’opposition pour proposer une alternance. Mais l’UMP peut dormir sur ses deux oreilles : il y a encore très loin de la coupe aux lèvres. Le PS ne représentera pas de danger pour l’UMP avant très longtemps..
Il y a un point qui n’a pas été évoqué pour expliquer les résultats éclatants de Europe-écologie : c’est la diffusion sur tous les écrans du film de Yann Artus-Bertrand, Home. La France entière, et pas seulement elle, a été inondée par les idées de ce film. Ce n’est pas une mauvaise chose mais les responsables de sa programmation ont rendu un fier service à Daniel Cohn-Bendit et à ses colistiers.

 

 

DE ROGER FEDERER AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES
N’étaient les résultats des élections européennes qu’il me faut commenter, j’aurais bien consacré ce texte au succès du grand Roger Féderer ! Quel match ! Quel homme ! Quelle ténacité et quelle émotion lorsque la victoire tant désirée, était enfin là. Bravo. Pour la première fois,, alors que je suis professeur depuis près de huit années en Suisse, à l’Université de Genève, je me suis pleinement identifié à la Suisse et à son succès. J’ai aussi une pensée émue pour le jeune Suédois Robinson, véritable shooting star qui a un brillant avenir devant lui.
Les élections européennes marquent un tournant. D’abord dans la politique intérieure française. Le PS n’existe plus et sa Première Secrétaire devrait en tirer les conséquences. C’est un décalage profond  qui se creuse entre le pays et les slogans anti-sarkozystes de ce parti. Les autocritiques qui se sont succédées ce matin et déjà hier ne suffisent pas. Il faut du changement et la rénovation de ce parti s’impose, quand ce en serait que pour la bonne santé démocratique de la France qui a besoin d’un grand parti d’opposition pour proposer une alternance. Mais l’UMP peut dormir sur ses deux oreilles : il y a encore très loin de la coupe aux lèvres. Le PS ne représentera pas de danger pour l’UMP avant très longtemps..
Il y a un point qui n’a pas été évoqué pour expliquer les résultats éclatants de Europe-écologie : c’est la diffusion sur tous les écrans du film de Yann Artus-Bertrand, Home. La France entière, et pas seulement elle, a été inondée par les idées de ce film. Ce n’est pas une mauvaise chose mais les responsables de sa programmation ont rendu un fier service à Daniel Cohn-Bendit et à ses colistiers.
Que dire du parti de M. François Bayrou.… Qu’avec du ressentiment on peut tout faire, sauf une  politique. La preuve en a été administrée dimanche de manière éclatante.
Et le PS ? Eh bien, pour reprendre une déclaration d’un de ses chefs, ce parti parle une langue morte, il n’a pas de politique de rechange, ses interminables querelles et luttes intestines pour s’accrocher au pouvoir, son propre porte-parole qui mord la poussière (il est vrai que sa première langue était l’anti-sarkozysme primaire : rappelez vous des diatribes contre le bouclier fiscal etc…), toutes ces choses ont été chèrement payées… On ne masque pas le vide, l’absence d’une alternative politique en faisant feu de toutes pièces sur le chef de l’Etat auquel les Français ont fait un triomphe, malgré la crise, les difficultés et le chômage.
Il n’et pas sûr que la direction actuelle du PS le comprenne. Ni aujourd’hui, ni même demain ou après-demain. Il ne faut pas refonder ce parti, il faut en fonder un autre.

Commentaires

  • Les socialistes n'ont plus qu'à se faire écologistes.

    L'anti-sarközysme primaire, c'est vrai, est devenu pénible. On ne peut pas se plaindre de l'excessive personnalisation de la politique et se focaliser sur la personne de Sarközy. Le sympathisant socialiste Jean-Noël Cuénod, sur son blog de la Tribune de Genève, a par exemple montré, quoique sans le vouloir, de quelle façon excessivement personnalisée la critique de la politique de Sarközy s'exerçait. Il y a au bout du compte une simple forme de jalousie vis à vis de la personne et de sa réussite.

  • "le chef de l’Etat auquel les Français ont fait un triomphe".

    Enfin, ceux qui ce sont prononcés. Parce que 28% de 40% de votants, cela ne fait jamais qu'un peu plus de 11%. Tout de même un peu court pour employer le mot triomphe.

  • Rémi Mogenet " L'anti-sarközysme primaire, c'est vrai, est devenu pénible"

    Tout à fait de votre avis!

    " Il y a au bout du compte une simple forme de jalousie vis à vis de la personne et de sa réussite".

    Les socialogauchistes n'ont pu digérer leur défaite. Pathétique!

  • Daniel, en regard du pourcentage des autres et surtout du PS.....

  • Le Président Sarkosy est meilleur dans l'adversité que dans la victoire. Quand il gagne, je ne l'aime pas. Trop arrogant, trop sûr de lui et de ses idées. Quand il doit combattre par temps difficiles, j'aime bien le personnage qui s'offre pour réussir à sauver le paquebot. Nicolas, quand l'Europe sera de nouveau sur de bons rails, il faudra peut-être vous retirer et laisser la place à quelqu'un de moins bling-bling et de plus imposant. Un de ses personnages dont la France n'a hélas plus aujourd'hui. A voir...

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