TIENANMEN : 20 ANS DÉJÀ !

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TIENANMEN : 20 ANS DÉJÀ !
Il y eut le printemps de Prague, mais à Pékin le printemps n’aura jamais eu lieu. Qui se souvient, aujourd’hui, vingt après les faits, de ce massacre de pauvres étudiants désireux de vivre dans un monde libre, et si acquis à leurs idéaux qu’ils furent prêts à donner leur vie. Le PC chinois, l’un des plus durs de la planète n’attendait qu’une occasion pour mater une jeunesse qui n’avait décidément rien compris au matérialisme historique ni à la lutte des classes. Comment oser demander plus de liberté alors que le Parti, depuis plus de 40 ans, n’était là que pour ça ? Franchement, ces jeunes gens qui osaient défier le pouvoir en place, celui de la classe ouvrière, ne pouvait qu’être l’instrument servile d’une réaction criminelle ! Il fallait les traiter en tant que tels.

TIENANMEN : 20 ANS DÉJÀ !
Il y eut le printemps de Prague, mais à Pékin le printemps n’aura jamais eu lieu. Qui se souvient, aujourd’hui, vingt après les faits, de ce massacre de pauvres étudiants désireux de vivre dans un monde libre, et si acquis à leurs idéaux qu’ils furent prêts à donner leur vie. Le PC chinois, l’un des plus durs de la planète n’attendait qu’une occasion pour mater une jeunesse qui n’avait décidément rien compris au matérialisme historique ni à la lutte des classes. Comment oser demander plus de liberté alors que le Parti, depuis plus de 40 ans, n’était là que pour ça ? Franchement, ces jeunes gens qui osaient défier le pouvoir en place, celui de la classe ouvrière, ne pouvait qu’être l’instrument servile d’une réaction criminelle ! Il fallait les traiter en tant que tels.
Et c’est ainsi des centaines, voire des milliers d’étudiants, la fine fleur de la jeunesse chinoise, furent massacrés sur l’une des plus belles places de la capitale. Par une troupe venue de très loin et n’ayant aucun scrupule à occire une jeunesse dorée qui avait tout ce quelle pouvait désirer, ey qui, malgré tout, osait se rebeller et contester le régime ! On tira donc d’abondance jusqu’à briser toute résistance. Ensuite vint la chasse aux sorcières, les arrestations et les emprisonnements.
Vingt ans après, le régime chinois n’a pas changé. Il peut toujours, à tout moment, bloquer les blogs, les sites internet, les connections qui lui paraissent dangereuses ou menaçantes…
Et nous, qu’avons nous fait ? Pas grand’ chose. Et ce n’est pas la première fois que les démocraties occidentales se taisent. La Chine continue de soutenir des dictatures (la Corée du nord), des régimes barbares (le Soudan)…
Nous ne sommes pas anti-chinois. Loin de là. Mais tout de même, un peu d’égard pour les droits de l’homme et un hommage aux étudiants d’il y a vingt ans serait un gage bienvenu de rectitude et de repentir. Et un signe encourageant pour l’acvenir. Et ainsi la Chine pourra jouir de son statut de grande puissance et de grande civilisation qu’elle peut légitimement devenir…

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