BENJAMIN NETANYAHOU ET L’ETAT PALESTINIEN.

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BENJAMIN NETANYAHOU ET L’ETAT PALESTINIEN.
Des scteurs entiers de la presse internationale ; notamment française, ont cru comprendre que l’actuel Premier Ministre israélien se rsignerait à envisager o’existence d’une telle entité politique pour les Palestiniens. En ce qui nous concerne, si cela pouvait installer la paix une fois pour toutes, pourquoi pas ? Mais ne rêvons pas.

 

 

BENJAMIN NETANYAHOU ET L’ETAT PALESTINIEN.
Des scteurs entiers de la presse internationale ; notamment française, ont cru comprendre que l’actuel Premier Ministre israélien se rsignerait à envisager o’existence d’une telle entité politique pour les Palestiniens. En ce qui nous concerne, si cela pouvait installer la paix une fois pour toutes, pourquoi pas ? Mais ne rêvons pas.
Alors que voulait dire le Premier Ministre Netanyahou ? Probablement, qu’hier comme aujourd’hui, comme demain, il n’acceptera jamais l’érection d’un tel Etat. On parle de pressions de la part de la nouvelle présidence américaine, c’est bien. Mais on ignore les cartes qui sont entre les mains d’Israël. Aujourd’hui, cet Etat peut très bien survivre et se défendre victorieusement sans l’aide des USA. Lesquels, de toutes manières, ne prendront jamais leurs distances avec lui. Il suffit de penser au 11 septembre, à Al-Quaida, aux renseignements que le Mossad fournit sur toutes régions troublées de la planète, notamment là où les USA sont impliqués, pour s’en convaincre.
Et pourtant, il faut que la paix s’instaure une fois pour toutes dans cette région du monde. Comment faire ? Probablement en prenant son temps.  En favorisant le développement économique et social des territoires palestiniens afin que les habitants retrouvent leur dignité. Après un laps de temps nécessaire, de nature à convaincre le monde arabe d’une part, Israël et ses alliés occidentaux d’autre part, que c’est une vraie paix qui est en perspective. Et alors, les mentalités changeront quant à cet Etat. Après tout, c’est ce que prévoyait l’ONU en 1947.
On pourrait nous reprocher notre optimisme et dire que les Arabes parleraient du problème des réfugiés, ce qui menacerait le caractère juif de l’Etat d’Israël… C’est vrai, c’est un problème et je ne sais comment le résoudre.
Alors, que faire ? Attendre ? Mais qui peut attendre indéfiniment ? Cette région ne doit plus revendiquer k’attention. On doit s’occuper de calmer les fanatisme et les intégrismes partout où ils relèvent la tête. La recherche et la découverte de nouvelles sources d’énergie déplaceront l’intérêt du Proche Orient vers d’autres régions du monde.

Commentaires

  • Je suis impressionnée par le fait que vous parlez de paix et de développement économique des territoires palestiniens alors qu'Israël ne cesse d'écraser, d'affamer et de réduire les capacités des Palestiniens. Que le peuple israëlien soit mal informé, d'accord! mais que vous fassiez semblant que toutes ces horreurs n'existent pas, c'est étonnant de la part d'un professeur d'université.

  • Pour moi ce n'est pas étonnant, les écrits de M. Emerhach, sous couvert de prestige universitaire, n'est qu'une source supplémentaire de propagande inconditionnelle et écoeurante aux actes du gouvernement israélien.

  • J'ai le sentiment qu'on s'illusionne en s'imaginant qu'un peuple peut avoir l'impression d'être digne simplement parce qu'il a développé son économie et ses institutions sociales. La dignité est aussi affaire de souveraineté. J'ai parlé de cela ces derniers temps, et aujourd'hui même, sur mon blog. A cet égard, M. Obama me paraît assez lucide.

  • La paix n'existe en Israèl qu'avec les Mirkavas " cher de Dieu" et les F16 des "Américains" qui bombardaient chaque saison les petits "abris" des Palestiniens. En parlant de tout cela, dans le sphère imaginaire de la paix, ne pas oublier ce qui se passe àGaza. C'est le drame humain le plus touchant dans ce siècle sanguinaire!

  • @Marie-France de Meuron.
    L'Histoire, qui n'est pas avare en paradoxes, nous a appris une chose : lorsque les horizons sont les plus bouchés, lorsque les blocages paraissent être les plus rédhibitoires, lorsque l'aveuglement des politiciens au pouvoir se veut insondable, lorsque chacun semble vouloir aller au bout de sa névrose respective, les solutions "brutalement" positives peuvent se concrétiser.

    Souvenez-vous de Begin et de Sadate. N'oubliez pas non plus l'ex-stratège et faucon Yithak Rabin devenu le visionnaire de la paix ; sans l'acte irresponsable et assassin d'un électron libre, nous l'aurions sans doute aujourd'hui, cette paix.

    Ceci pour vous dire qu'il est contre-productif, comme vous le faites, de fermer la porte à un dialogue auquel vous ne semblez plus croire. Car d'un jour à l'autre et sans crier gare, ou tout simplement parce que l'Histoire sera arrivée au terme d'un des cycles infernaux dont elle a le secret, la Paix pourrait s'instaurer à la surprise générale.
    Qui aurait pu prévoir la chute du Mur de Berlin ? Qui aurait pu imaginer une seule seconde que le régime soviétique disparaîtrait aussi subitement et sans violence dans les poubelles de l'Histoire ? Personne.

    Autrement dit, en attisant les haines respectives par le rabâchage constant de griefs justifiés, certes, on retarde l'avènement d'une ère nouvelle, car on encourage une tension psychologique entretenue symétriquement dans les deux camps, à ne jamais retomber.
    Plutôt que de mettre systématiquement le doigt sur ce qui fait le plus mal, n'oublions jamais que d'après les derniers sondages, l'immense majorité des populations israéliennes et palestiniennes souhaitent une paix à 2 états vivant côte à côte.

    Mais cette catharsis véritable n'interviendra que bien tard, lorsque les uns et les autres seront allés au bout de leur aveuglement univoque, orchestré par les irrédentistes des deux camps.
    Cessons par conséquent de moquer "l'angélisme" qui consiste à rechercher encore et encore les dénominateurs communs à tous les peuples d'une région, qui pourraient un jour s'unir dans une Fédération d'états proche-orientaux privilégiant le développement durable, la diminution des inégalités, la mise en commun des ressources vitales telle que l'eau, ainsi que le dialogue interculturel et interreligieux.

    Redonnons courage et audace à cette gauche israélienne devenue molle car sa volonté de paix a été bafouée, voire ridiculisée. Encourageons les Palestiniens qui se détournent du fanatisme antisémite et négationniste, camouflés dans une rhétorique prétendument "antisioniste". Abolissons dans notre réflexion et notre discours, tous les "..ismes", qui appartiennent à un siècle révolu ayant privilégié un manichéisme crasse. Désamorçons les rélexes racistes et ultranationalistes de l'extrême-droite israélienne, en lui démontrant que tous les extrêmes se valent et sont parfaitement complémentaires, en tant que faire-valoir réciproques.

    Cela n'est possible de part et d'autre, qu'en cessant de diaboliser l'Autre dans un discours simplificateur et outrancier. Ceux qui dénoncent avec le plus d'ardeur, en général ne proposent rien, ou alors des solutions parfaitement utopiques.

    Et pour finir, relisez "La Paix" d'Aristophane, et vous comprendrez que malheureusement la Colombe de la Paix ne peut surgir que d'un terrain précédemment ravagé par les passions guerrières,les vertiges nationalistes et les sentiments revanchards. Ainsi va le monde et la nature humaine.

    Santo CAPPON

  • Santo Cappon:
    La sagesse que vous préconisez sonne juste. Je pense toutefois que d'autres éléments de sagesse doivent venir s'y ajouter.
    En effet, l'existence utilise un facteur temps. Il en reste peu à voir la croissance exponentielle que prennent les actions du gouvernement d'Israël, de certains membres de son armée, de certains rabbins et de plusieurs colons contre les Palestiniens, tant à Gaza qu'en Cisjordanie.
    Quand vous dites que "la catharsis véritable n'interviendra que bien tard", elle est arrivée trop tard pour moult populations qui furent exterminées donc l'attente confiante ne suffit pas.
    Il est vrai que certaines forces de dialogue sont en route. Cependant, d'autres types de forces doivent venir les soutenir car les faits montrent que les premières ne suffisent pas.
    Vous avancez que la majorité des Israëliens désirent la paix. Ce n'était hélas qu'un sondage puisqu'aux récentes élections, la majorité a voté pour l'extrême-droite.

  • @Marie-France de Meuron

    Vous faites erreur lorsque vous affirmez que la majorité de la population israélienne a voté pour l'extrême-droite : si vous considérez l'actuelle composition de la Knesset (parlement israélien), vous verrez qu'elle ne représente que 22 sièges sur 120 ; en y ajoutant les 16 sièges des partis religieux et ultra-religieux, on arrive à 38 sièges sur 120, autrement dit 30% grosso-modo. Quant à la "droite" que représente le Likoud, elle ne dispose que de 27 sièges. Alors que le centre, la gauche et les partis arabes totalisent 55 sièges sur 120.

    Par ailleurs, lorsque vous dites "il est vrai que certaines forces de dialogue sont en route.Cependant, d'autres types de forces doivent venir les soutenir car les faits montrent que les premières ne suffisent pas". Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est ce qui pourrait soutenir le dialogue, sinon le dialogue renforcé ou imposé (par exemple par Obama et l'Union Européenne) ?

    Vous parlez par ailleurs de "certains rabbins". Parlons-donc aussi de "certains imams". Car vous savez aussi bien que moi que les religions actuellement se radicalisent toutes, et qu'elles alimentent considérablement la Peur de l'Autre contre laquelle nous nous battons. Mentionnons simplement que récemment, à la faveur de l'épidémie de grippe porcine, une note émanant du Ministère des Cultes égyptien à précisé que "les porcs descendent des Juifs, et que par conséquent il faut tous les tuer" ...

    Et maintenant, pour changer totalement de sujet :
    Alfred de Meuron, qui était un Protestant engagé mais également député au Grand-Conseil genevois en 1909, est-il de votre famille ? Car j'ai publié en 1998 un livre (bestseller déjà traduit déjà en six langues), où je parle de lui à propos de son intervention à la Prison de l'Evêché au sujet de Luigi Lucheni, assassin de l'Impératrice d'Autriche.Titre de mon livre "Mémoires de l'Assassin de Sissi" (paru au Cherche Midi)

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