RÉFLEXIONS SUR L’IDENTITÉ JUIVE… A propos du livre de Shlomo Sand : comment le peuple juif fut inventé…

Imprimer

RÉFLEXIONS SUR L’IDENTITÉ JUIVE…
A propos du livre de Shlomo  Sand : comment le peuple juif fut inventé…


Remarques préliminaires
Voici un livre qui doit vraisemblablement son existence à deux préalables : l’un relève de la vie personnelle de l’auteur et sur lequel nous ne reviendrons pas, tandis que l’autre part d’une rivalité, voire même d’une opposition entre deux chapelles universitaires : les historiens du judaïsme qui forment un bloc à part et dont M. Sand se sent injustement écarté, et l’autre, celle des départements d’histoire générale, dont fait justement partie l’auteur. Ce qui est son droit et reste parfaitement honorable. Le problème est que ce ressentiment  transparaît tout au long de l’ouvrage et en compromet la portée et la valeur. Car, avec du ressentiment, on peut tout faire, sauf de l’Histoire. On notera qu’en Israël cette même subdivision existe aussi dans le domaine de la philosophie : il existe des départements de philosophie juive et d’autres, dits de philosophie générale. M. Sand a même déclaré dans une interview au journal Le Temps de Genève qu’il voulait prouver à ses collègues de l’histoire juive que leur domaine d’étude n’existait pas…
Voici donc un ouvrage précédé d’un parfum de scandale, à l’origine, probablement, de son succès en librairie. De son intitulé hébraïque (Mattai we-ech humtsa ha-‘am ha-yehoudi) à son titre français, la volonté de retenir l’attention, voire de surprendre et de susciter un débat, est patente. S’il s’était plus modestement, et plus sobrement, intitulé Essai sur les origines du peuple juif… , cet ouvrage aurait pu apporter une intéressante contribution à cette problématique si controversée. Sans chercher à lui dénier quelques mérites, son  véritable apport, qui n’est, certes, pas négligeable, ne justifie ni cet excès d’honneur ni ce surcroît d’indignité que la critique lui a réservé. D’autres ouvrages, autrement plus sérieux mais moins médiatisés, parus aux USA notamment, voire en Israël même, se sont déjà interrogés sur l’identité juive, sur ses origines, son enracinement historique et sa signification. Et aussi sur l’existence ou l’inexistence d’une continuité indiscutable, c’est-à-dire d’une filiation entre les anciens Hébreux et leurs descendants (putatifs ?) : les communautés juives de la diaspora d’hier et d’aujourd’hui. 
Ce livre pose aussi le douloureux problème de ceux qui, vivant en Israël ou souhaitant s’y établir, se voient rappeler, le cas échéant, le caractère douteux de leur ascendance juive aux yeux des autorités religieuses, seules habilitées à déterminer le statut personnel des citoyens juifs de ce pays. Cette situation a indéniablement créé de véritables drames humains que l’intervention bienvenue de rabbins éclairés eût pu régler sans heurt, si, toutefois, elle avait pu avoir lieu…  Ce ne fut pratiquement jamais le cas. Et cette intransigeance, si dénuée de sens et de discernement, rappelle d’autres intransigeances qui remontent à près de deux millénaires et dont le peuple juif supporte les conséquences aujourd’hui encore …

 

 

 

RÉFLEXIONS SUR L’IDENTITÉ JUIVE…
A propos du livre de Shlomo  Sand : comment le peuple juif fut inventé…


Remarques préliminaires
Voici un livre qui doit vraisemblablement son existence à deux préalables : l’un relève de la vie personnelle de l’auteur et sur lequel nous ne reviendrons pas, tandis que l’autre part d’une rivalité, voire même d’une opposition entre deux chapelles universitaires : les historiens du judaïsme qui forment un bloc à part et dont M. Sand se sent injustement écarté, et l’autre, celle des départements d’histoire générale, dont fait justement partie l’auteur. Ce qui est son droit et reste parfaitement honorable. Le problème est que ce ressentiment  transparaît tout au long de l’ouvrage et en compromet la portée et la valeur. Car, avec du ressentiment, on peut tout faire, sauf de l’Histoire. On notera qu’en Israël cette même subdivision existe aussi dans le domaine de la philosophie : il existe des départements de philosophie juive et d’autres, dits de philosophie générale. M. Sand a même déclaré dans une interview au journal Le Temps de Genève qu’il voulait prouver à ses collègues de l’histoire juive que leur domaine d’étude n’existait pas…
Voici donc un ouvrage précédé d’un parfum de scandale, à l’origine, probablement, de son succès en librairie. De son intitulé hébraïque (Mattai we-ech humtsa ha-‘am ha-yehoudi) à son titre français, la volonté de retenir l’attention, voire de surprendre et de susciter un débat, est patente. S’il s’était plus modestement, et plus sobrement, intitulé Essai sur les origines du peuple juif… , cet ouvrage aurait pu apporter une intéressante contribution à cette problématique si controversée. Sans chercher à lui dénier quelques mérites, son  véritable apport, qui n’est, certes, pas négligeable, ne justifie ni cet excès d’honneur ni ce surcroît d’indignité que la critique lui a réservé. D’autres ouvrages, autrement plus sérieux mais moins médiatisés, parus aux USA notamment, voire en Israël même, se sont déjà interrogés sur l’identité juive, sur ses origines, son enracinement historique et sa signification. Et aussi sur l’existence ou l’inexistence d’une continuité indiscutable, c’est-à-dire d’une filiation entre les anciens Hébreux et leurs descendants (putatifs ?) : les communautés juives de la diaspora d’hier et d’aujourd’hui. 
Ce livre pose aussi le douloureux problème de ceux qui, vivant en Israël ou souhaitant s’y établir, se voient rappeler, le cas échéant, le caractère douteux de leur ascendance juive aux yeux des autorités religieuses, seules habilitées à déterminer le statut personnel des citoyens juifs de ce pays. Cette situation a indéniablement créé de véritables drames humains que l’intervention bienvenue de rabbins éclairés eût pu régler sans heurt, si, toutefois, elle avait pu avoir lieu…  Ce ne fut pratiquement jamais le cas. Et cette intransigeance, si dénuée de sens et de discernement, rappelle d’autres intransigeances qui remontent à près de deux millénaires et dont le peuple juif supporte les conséquences aujourd’hui encore …

Une composante autobiographique tenace
L’aspect autobiographique qui constitue l’arrière-plan de cet ouvrage  -nous y faisions allusion supra- n’est pas nié, bien au contraire, il figure même dans les toutes premières pages (p 25) :

Comme on l’aura compris , le professeur d’histoire de Larissa était aussi celui qui enseignait l’hébreu à Gisèle, à Paris. Dans sa jeunesse, il avait été l’ami de Mahmoud, le technicien d’ascenseur, mais aussi de l’autre Mahmoud, appelé à devenir le poète national palestinien. Il était aussi le gendre de Bernardo, l’anarchiste de Barcelone, et le fils de Cholek, le communiste de Lodz. Il est l’auteur de ce récit dérangeant, entrepris entre autres raisons, pour tenter de clarifier la logique historique générale à laquelle pourrait s’adosser le récit de l’histoire individuelle.

Dans cette citation, tout est dit. Les raisons qui ont poussé l’auteur à écrire ce qu’il a écrit. Un peu plus loin, dans la même page, il revient sur  des strates de souvenirs collectifs qui l’ont nourri bien avant qu’il ne devienne un chercheur diplômé.  L’auteur poursuit en reconnaissant qu’un bloc de vérités se niche parfois dans les strates les plus archaïques de son âme et qu’au fond, on n’y peut rien. C’est bien vrai, mais cela présuppose qu’il existe en chaque œuvre, même à caractère historique, une part de subjectivité «inexpulsable» qui en réduit la portée scientifique. Et qui eût dû conseiller à l’auteur  la modération dont il ne fait pas preuve en contestant avec une violence extrême les mythes fondateurs de l’historiographie sioniste ou simplement israélienne qui établissent un lien direct entre la Bible et le peuple juif d’aujourd’hui. L’auteur va même jusqu’à nier cette continuité historique qu’il résume en une formule lapidaire : de l’exil jusqu’à la Shoah. Il prône donc une évidente discontinuité dans l’héritage du peuple juif là où l’historiographie, religieuse ou laïque, opte résolument pour une continuité presque sans faille.
Les connaissances de l’auteur de ce livre en matière de religion juive semblent parfois laisser à désirer : il aurait dû savoir que déjà dans la Mishna Avot, on indiquait qu’il ne manque (théoriquement) aucun chaînon  dans la transmission qui commence avec Moïse au Sinaï et se poursuit avec les maîtres du Talmud… C’est assurément une vue de l’esprit, mais cela s’appelle la tradition, en hébreu la chaîne traditionnelle, sharshérét ha-qabbala…
Déroulons de proche en proche, les conséquences des affirmations de M. Sand : le peuple qui se dit juif, depuis l’exil de 70 (dont l’auteur nie l’existence), oui, tous ceux qui se disent juifs aujourd’hui en se considérant comme les descendants et les héritiers des anciens Hébreux ou Judéens, assument une identité qui n’est pas la leur…  C’est tout de même un peu triste à lire… Et les Israéliens et les juifs, en général, auront dû attendre ce grand historien pour le leur apprendre et leur révéler la  vérité sur eux-mêmes… D’ailleurs, un peu plus loin dans son livre, lu avec l’attention que l’on devine, M. Sand dit ne pas comprendre que l’on accorde aux juifs du monde entier (par la Loi du Retour), le droit de s’établir à tout moment sur la terre d’Israël, bien qu’ils n’aient pas de lien direct avec Eréts Israël (que l’auteur met toujours en guillemets), tandis que de «pauvres citoyens arabes», pourtant nés sur cette même terre, sont privés de cette prérogative… En d’autres termes, l’Etat d’Israël se voit contester le droit d’être un Etat juif. De même, d’ailleurs, que l’histoire juive n’aurait pas, selon notre auteur, le droit de se constituer en discipline scientifique spécifique mais devrait se fondre sagement dans le giron de l’Histoire générale…  En fait, si Heinrich Grätz, le père de l’historiographie juive moderne, avait écrit vers 1845 un texte intitulé La construction de l’histoire juive, M. Sand propose, quant à lui, un essai sur sa déconstruction systématique…
On ne peut pas revenir de façon détaillée sur le saisissant raccourci que l’auteur offre à propos de ses parents et grands parents ou encore, de ceux de son épouse.. Il laisse percer (p 10) ses frustrations et son ressentiment lorsqu’il dénonce -à juste titre- les communautés stratifiées de l’ancienne Europe de l’est où la place à la synagogue et ailleurs, dépendait des revenus et de la position sociale… Mais cette hiérarchisation n’a pas cours que chez les juifs. Elle est regrettable mais elle existe et perdure au sein de tout groupe organisé. Et nous ne pouvons que partager l’émotion d’un enfant auquel ses parents font part des humiliations subies, qu’elles soient d’ordre social ou d’une autre nature.
La compréhension ressentie par l’auteur à l’égard des deux Mahmoud, l’un, simple réparateur et le second, célèbre poète palestinien, est parfaitement honorable. Ce que l’on comprend moins, c’est l’appréciation qu’il porte sur la guerre de 1967… Il  y a participé  en tant que jeune soldat et l’on comprend qu’une guerre aussi violente ait  traumatisé un garçon de vingt ans. Mais un lecteur frappé d’amnésie et qui ne lirait que M. Sand penserait que c’est l’Etat d’Israël qui décida, sur un coup de tête, d’attaquer tous ses puissants voisins, que ceux-ci n’ont jamais menacé jusqu’à son existence même, qu’ils n’ont jamais bloqué l’accès aux voies d’eaux internationales, que leurs déclarations, loin d’être belliqueuses, étaient  tout au contraire, amicales et bienveillantes… Est-ce qu’un Etat encerclé de toute part, tenu d’assurer la sécurité, voire la survie de ses habitants, aurait dû se laisser liquider par ses ennemis ?

La Bible et son historicité
Mais l’auteur tente de  prendre le problème à la source et se penche sur la littérature biblique dont il sonde la fiabilité. La critique biblique, en tant que discipline académique est tout juste effleurée dans ce livre alors qu’elle aurait dû y occuper une place de choix. C’est ce que l’on peut relever dans l’interview accordée par M. Albert de Pury au journal Le Temps de Genève. Certains éléments de base eussent été plus clairement rappelés s’il avait vraiment lu ou simplement parcouru les travaux de Gerhard von Rad ou ceux, moins connus mais tout aussi importants, de Albrecht Alt. Il cite deux ou trois noms, dont celui de Martin Noth : mais en a-t-il fait son profit ? Et on ne parle même pas du talmud qui avait relevé les contradictions et les anachronismes du texte biblique, soulignant que la Bible ne se voulait pas un Précis d’histoire avec des dates exactes et autres…  Des commentateurs bibliques du Moyen Age emboîtèrent le pas à la littérature talmudique, comme, par exemple, Abraham ibn Ezra (ob. 1164) en lequel même un homme aussi critique que Spinoza voyait le père de la critique biblique.
Mais voilà, cette littérature fait partie de la chasse gardée des spécialistes d’histoire juive, un secteur (voir supra) que l’auteur ne voit  pas d’un très bon œil et dont il conteste la légitimité.  Concernant la fiabilité historique des récits bibliques, le principe érigé par les Docteurs talmudiques est qu’il n’ y a pas d’antérieur ni de postérieur dans la Tora (eyn muqdam we-eyn me’uhar ba-Tora). Sans que cela ne porte gravement atteinte à l’historicité des personnages bibliques. Dans ce domaine, la lecture attentive des travaux du père Marie-Joseph Lagrange, dominicain érudit de Jérusalem (mort au cours des années trente) n’aurait pas nui à l’auteur… Du reste, cette historicité relative de la Tora touche tout autant le Nouveau Testament.

D’où vient le peuple d’Israël ?
Le point nodal du livre est évidemment l’origine du peuple d’Israël dont l’auteur conteste la filiation directe avec les juifs d’aujourd’hui, et notamment ceux qui sont animés par l’idée nationale, c’est-à-dire le sionisme.  Pour lui, c’est une fiction, une invention dont il tente de retracer le développement. Il suit donc son raisonnement jusqu’au bout : s’il est arrivé à la conclusion de l’illégitimité de l’histoire juive, c’est parce que (selon lui) elle n’a pas d’objet, donc elle n’a pas lieu d’être. Pas d’histoire spécifiquement juive parce que pas de peuple contemporain spécifiquement juif, descendant des anciens Hébreux…
Essayons de poser un regard plus nuancé et regardons de manière plus historique et moins idéologique, les origines du peuple d’Israël. Comment s’est constitué ce peuple d’Israël auquel le livre de la Genèse s’évertue à assigner une provenance patriarcale ? La critique biblique envisage cinq origines possibles d’Israël :
a)    les patriarches seraient les vrais géniteurs de ce peuple. On perçoit là une volonté de «généalogisation», pour reprendre un terme utilisé par le père Marie-Joseph Lagrange. C’est-à-dire qu’on donne à une personnalité charismatique, semi historique ou semi légendaire, une descendance, des enfants, lesquels pourront, par la suite, se réclamer de cet illustre lignage ; et si ces ancêtres sont enterrés dans un territoire que l’on revendique (Hébron), cet argument sera considéré comme la légitimation d’un titre de propriété. Il suffit de s’en référer  au chapitre 33 du livre d’Ezéchiel  pour s’en convaincre.
b)    Le creuset égyptien : des tribus sémites qui en rencontrent d’autres et qui vivent dans leur voisinage immédiat, favorisant le développement d’idiosyncrasies pouvant aller jusqu’à la fondation d’une amphictyonie (ligue tribale). La conscience de cette même appartenance développa alors un solide esprit tribal s’appuyant sur les mêmes rites, les mêmes coutumes et les mêmes croyances.
c)     La traversée du désert. Qu’elle ait ou non eu lieu sous la forme décrite par les récits bibliques, cette longue marche  a dû exister puisque toutes ces tribus évoluaient à la lisière des terres de culture et que leur mode de vie reflétait fidèlement les préoccupations et les coutumes de bergers et de pasteurs de troupeaux. Qu’elle ait ou non duré quarante ans (chiffre symbolique par excellence), cette traversée a permis aux tribus migrantes d’en rencontrer d’autres, de fusionner avec elles et d’accueillir de nouveaux membres.
d)    La  révélation du Sinaï. Il est incontestable que ce lieu a dû laisser des traces dans la conscience d’un tel groupe et que cette montagne ne servait pas de théâtre d’une théophanie pour la première fois.  D’autres membres de tribus voisines se sont peut-être reconnues dans cette apparition du Dieu du Sinaï et se joignirent probablement au groupe majoritaire : la Bible reconnaît elle-même qu’à la sortie d’Egypte, une «tourbe» (érév rav) (Ex. 12 ; 35) profita de l’exode pour quitter les rives du Nil.
e)    La conquête du territoire : nous savons  qu’il n’a pu s’agir que d’infiltrations successives, étalées dans le temps, de tribus sémites en rejoignant d’autres de même origine et déjà installées sur place. Si on lit attentivement les textes bibliques, on se rend bien compte que les ethnies ou peuplades cananéennes étaient encore présentes dans le pays bien longtemps après l’arrivée des Bené Israël

Ces différentes origines ont bien pu s’amalgamer et donner les tribus d’Israël. L’expression ‘am ha-aréts ne désigne l’ignoramus que dans la littérature rabbinique, c’est-à-dire le talmud et le midrash. Dans la Bible, cette expression désigne le peuple de la terre, le paysan autochtone, attaché à ses dieux lares ou à ses pénates. Il suffit de relire les imprécations des prophètes ou même du Deutéronome contre les rechutes du peuple dans le culte de Baal ou d’Astarté pour s’en convaincre.

Une mythologie ?
C’est dans le chapitre II,  éloquemment intitulé mythistoire (pour bien montrer les doutes qu’il nourrit au sujet de la continuité de l’histoire juive) que l’auteur dévoile pleinement le fond de sa pensée : c’est un mythe, selon lui, que de croire à une continuité entre le vieil hébraïsme et le peuple juif… C’est déjà visible par la mise de deux citations en exergue, l’une de Baruch Spinoza  (1670 : c’est un autre auteur, postérieur à Moïse de plusieurs siècles, qui a écrit le Pentateuque) et l’autre de la Déclaration d’indépendance lue par David Ben Gourion, celui-là même que l’auteur taxe si gracieusement d’«intellectuel frustré», au motif qu’il organisait chez lui un cercle de lectures bibliques où l’on refaisait l’histoire (1948 : La terre d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif… c’est là que se forma son caractère spirituel,  religieux et national…) Pour l’auteur, il s’agit d’un mythe qui a la vie dure. L’idéologie nationale (qui a commencé sous la forme d’un sionisme religieux) avant de devenir sioniste laïque, établissait, quant à elle, une continuité entre les anciens Hébreux et les communautés juives de la diaspora, par exemple celles que connaissait Spinoza…
Mais comme on le montrera infra, il existe bien une certaine continuité de l’existence juive dans l’Histoire. Elle ne fut pas parfaite, eu égard à l’antisémitisme viscéral de certains cultures ou civilisations, mais ce n’est pas parce qu’elle ne fut pas intégrale, à cent pour cent, qu’il faut la nier intégralement. La thèse de M. Sand, mû par des motivations qui ne regardent que lui, pèche visiblement par excès.
Il faut relever certains jugements qui signent une documentation insuffisante  ou sont contredits par la réalité historique : en page 97 in fine, l’auteur écrit que nulle trace d’historiographie juive n’est observable… (sic) Visiblement, il n’a pas lu le QSJ consacré par l’auteur de ces lignes à l’Historiographie juive  (Paris, PUF, 2003). Et même quand il cite (p 103) notre livre sur La science du judaïsme en Allemagne il se trompe sur l’idéologie générale de cette école historico-critique : la science du judaïsme (Wissenschaft des Judentums) était loin d’être monolithique, Henirch Grätz, par exemple, n’était pas mû par les mêmes intentions que Moritz Steinschneider qui pensait que le judaïsme ne méritait plus qu’un enterrement décent… 
Mais revenons à Grätz dont l’œuvre est assez bien interprétée par S. Sand, même si celui-ci cite une traduction hébraïque alors que nous avions traduit en français et largement introduit et annoté, (Cerf, 1992) sa Construction de l’histoire (discours véritablement programmatique), suivi de sa thèse de doctorat, Judaïsme et gnosticisme. Ce qui eût convenu à des lecteurs francophones. M. Sand se trompe aussi lorsqu’il affirme que Grätz a refusé que son texte soit traduit pour les communautés juives d’Europe de l’est, il fut pourtant traduit par un traducteur du nom de Rabbinovitz qui, au grand dam de l’auteur, s’arrogea même le droit de le compléter sur certains points.
Enfin, dans la querelle des historiens opposant les deux  Heinrich, Grätz et von Treitschke, il fallait rappeler l’erreur commise par le second qui avait lu Erbfeind (ennemi héréditaire) au lieu de Erzfeind (ennemi juré) (p 120). Enfin, on n’a pas vu de référence au journal intime de Grätz (pourtant édité par Michael Reuben) et dans lequel le grand historien relate, jour après jour, son voyage en Terre sainte, sous les auspices de l’Alliance Israélite universelle… Pour être complet, l’auteur qui se veut pourtant un historien généraliste, aurait dû développer un peu plus les oppositions entre la judéité et la germanité, notamment le débat en 1912 (moins de vingt ans après le décès de Grätz) entre Moritz Goldstein et Ernst Lissauer qui roulait justement sur le thème du présent ouvrage : communauté nationale (peuple) ou communauté religieuse (religion ou confession) ? Quels liens avec l’antique berceau du peuple juif ? En somme, quel est le statut juridique des juifs en exil ? Un chapitre important est  pourtant consacré à ce sujet dans le volume des Lumières de Cordoue à Berlin (Pocket, 2008).
On est contraint de faire les mêmes remarques critiques quant au traitement des idées de Renan… L’auteur de ces lignes a  pourtant publié en 2008, il y a moins d’un an, un ouvrage qui traite de toutes ces questions (peuple ou race ? continuité ou discontinuité de l’histoire juive ? Culpabilité ou innocence des juifs dans l’exécution de Jésus ? etc…) intitulé Renan, la Bible et les Juifs (Paris, Arléa)…  M. Sand s’en tient à des généralités sur le sujet et n’a pas bien vu les diverses acceptions du vocable race chez l’auteur des Souvenirs d’enfance et de jeunesse…  Il aurait alors compris que Renan avait déjà -et à maintes reprises- émis l’idée que les juifs d’aujourd’hui n’étaient pas exclusivement les descendants des juifs du temps de Jésus… Renan citait déjà le passage idoine du rouleau d’Esther (we-rabbim mé’ammé ha-aréts mityahadim), les passages de Flavius Josèphe évoquant l’apport d’un sang nouveau etc…

Une mémoire «greffée» ?
M. Sand n’admet pas cette séparation hermétique entre les juifs et les autres, entre, comme il l’écrit, «eux et nous». Selon lui,  les frontières ont été bien plus poreuses. Cette mémoire inventée, il va même jusqu’à écrire, «greffée», fruit de l’imagination ou d’une idéologie de l’historiographie moderne, serait, selon l’auteur, une mémoire artificielle, une notion qui intervient ici sans être ni expliquée, ni même introduite. En fait, les juifs auraient tout inventé, même leur nom et jusques et y compris leurs ancêtres, les patriarches. Redonnons la parole à l’auteur :  (p 29)

Ce peuple, auquel s’identifie le juif israélien et qu’il considère comme le plus ancien de tous les peuples, a connu l’errance de l’exil pendant près de deux mille ans, au cours desquels il ne s’est ni enraciné ni fondu parmi les «gentils», aux côtés desquels il a vécu. Ce peuple a subi une très grande dispersion : ses tribulations éprouvantes l’on mené  au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il est toujours parvenu à préserver d’étroits liens du sang entre ses communautés éloignées, de sorte que son unicité ne s’en est pas trouvée altérée.
On l’aura compris, derrière ces remarques inutilement ironiques, c’est bien cette mémoire «greffée» que l’auteur récuse au motif qu’elle serait fantasmagorique. Pour quelles raisons ? Parce qu’il est évident que des groupes humains vivant côte à côte ne peuvent pas ne pas s’être, à des degrés divers, rapprochés les uns des autres. Appliquée intelligemment et sans idée préconçue, cette règle humaine est absolument valide. On rappellera même une jolie formule des médiévistes allemands qui résume bien cette situation : wie es sich christelt, so judelt es sich (comme les chrétiens d’un lieu, ainsi les juifs de ce même lieu).
Ici, il convient de ne pas confondre, malgré la sensation douloureuse de l’auteur, un peuple et une race. C’est malheureusement l’erreur fatale de cet ouvrage La Bible hébraïque fut la première à établir la thèse du monogénisme. Et l’exégèse traditionnelle a explicité son intention : l’humanité est, certes, diverse mais son origine est unique. D’où l’unicité de l’Adam biblique : Dieu aurait pu en créer plusieurs. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Afin, répond le Talmud, que nul ne puisse dire à son prochain, je descends de l’Adam n° I tandis que toi tu descends d’un Adam n° 18 ! C’était la meilleure manière de couper l’herbe sous les pieds de toute théorie raciste.
M. Sand reproche aussi à ses collègues historiens d’Israël de ne pas remettre en question les idées reçues (sur l’antiquité et l’homogénéité du peuple juif) et de continuer de prendre pour argent comptant le postulat suivant :  est juif le descendant du peuple, contraint à l’exil, il y a deux mille ans.  Il est évident que cela n’est pas vrai à cent pour cent, mais c’est tout aussi loin d’être faux à cent pour cent. Depuis Hérodote jusqu’à nos jours, l’écriture de l’Histoire, l’historiographie, a fait débat. Quid des livres d’historie des écoles primaires qui présentaient les Gaulois comme nos vrais ancêtres, à nous et aux habitants de nos anciennes colonies d’Afrique noire ?  Quid de l’épopée napoléonienne (ainsi que nous la nommons) ? Mais allez voir comment les manuels d’histoire allemande nomment Napoléon… Et la Révolution française ? Nos voisins européens ne sont pas unanimes à y voir une évolution positive des mœurs politiques, surtout quand il est question de l’époque de la Terreur… 
L’auteur se demande à la fin de ce chapitre introductif si un peuple juif a réellement existé pendant plusieurs millénaires là où tous les autres «peuples» se sont fondus ou ont disparu ? (p 34) Il se demande même si un exil du peuple de Judée a bien existé ou s’il ne s’agit pas d’un mythe christologique que la tradition juive aurait opportunément repris à son compte ? L’auteur résume assez clairement la thèse qui parcourt son ouvrage : le judaïsme est une «culture-foi» importante (sic) et non  la culture nationale d’un peuple unique… ( p 35). Il semble difficile de se représenter ce que signifie exactement une telle culture-foi… Pourquoi créer ce syntagme ? Pour cacher une inaptitude à résoudre un problème important et éviter de mentionner la composante religieuse de l’idée nationale juive qui apparaît à l’auteur comme un repoussoir, un véritable épouvantail. Il reconnaît, cependant,  que son entreprise n’est pas dépourvue de subjectivité et que son auteur n’est pas indemne de toute inclination idéologique… (p 37) Que de précautions oratoires pour souligner une évidence.

La trilogie livre, peuple, terre
Le premier chapitre de ce livre constitue une longue digression sur la fabrication (sic) des nations, les faisant passer pour des créations artificielles. De temps en temps, l’auteur rattache ses développements au sujet qu’il entend traiter, à savoir la venue à l’être du peuple juif. L’essence du judaïsme, ou, si l’on préfère, l’identité juive, a toujours été une identité éclatée, en raison, précisément, des vicissitudes de son histoire : mais est-ce suffisant pour prétendre qu’elle n’existe pas ou qu’elle n’est que le résultat d’un montage ou d’un artifice ? Cette identité peut très bien mettre l’accent alternativement sur sa composante nationale, religieuse ou simplement culturelle, au sens large du terme.  Ou sur les trois à la fois. Même la littérature traditionnelle, issue des milieux dirigeants les plus cultivés et les mieux informés, avait conscience de construire ou de reconstruire une histoire, de définir une identité en rapportant à -587 des événements censés s’être déroulés à l’époque patriarcale (dont on conteste l’existence même)  ou du temps de la sortie d’Egypte. Mais cette évidence, ce lieu commun, traîne dans tous les bons manuels qui traitent de ce sujet…  Et on ne parle même pas d’Abraham, devenu la personnalité tutélaire du monothéisme, qui n’a jamais existé tel que le décrivent les chapitres 12 à 25 du livre de la Genèse… Or, Abraham, situé par une filiation spirituelle aux origines du peuple hébreu ou judéen, n’était pas du cru car venu d’ailleurs, en l’occurrence de basse Mésopotamie. Ce n’était donc pas un autochtone… Mais comme l’explique bien Marcel Détienne, c’est une autochtonie venue d’ailleurs… Qui donc pourrait s’enorgueillir d’être un vrai autochtone sur cette terre ? Est-ce suffisant pour trancher le lien unissant Abraham aux trois grandes religions monothéistes, lui, le descendant d’idolâtres ?
Le commentateur traditionnel le plus connu de la Bible hébraïque et du Talmud, Rashi (XIIe siècle) de Troyes, a exercé son ingéniosité exégétique sur les chapitres du livre de l’Exode relatant les conditions d’existence de ce groupe humain qui allait devenir le peuple d’Israël. Conscient des difficultés présentées par le texte biblique et par le caractère un peu elliptique du récit, il définit comme suit les caractéristiques qui distinguaient les enfants de Jacob des Egyptiens : les Bené Ya’akov ont conservé leur langue d’origine, n’ont pas changé leurs noms et n’ont pas divulgué leurs secrets (lo guillou et sodam)… Mais bien avant cet auteur médiéval, la littérature traditionnelle (talmud et midrach) s’extasiait devant ce miracle qui consistait à extraire un peuple du sein d’un autre peuple. Et cela a tellement impressionné la conscience juive que celle-ci a intégré ce passage dans le récit de la sortie d’Egypte (ha-nissa Elohim la-vo la-qahat lo, goy mi-qérév gyo…)
C’est probablement à ces sages que semble faire allusion M. Sand en écrivant ceci :

l’idée d’une identité ancestrale première, la représentation d’une continuité généalogique à fondement biologique et la conception d’un peuple-race élu ne sont pas des éléments surgis de nulle part, apparus par hasard au sein des groupements humains. Seule la présence constante de lettrés a permis la cristallisation d’une conscience nationale, qu’elle soit ethnocentriste ou civique. Celle-ci a toujours eu à son service des producteurs de culture érudits… pour se rappeler et fixer ses représentations historiques (p 80)

L’auteur parle de nouveau  de cette fameuse classe d’érudits, dotés d’un bilinguisme leur permettant de traduire à destination des masses incultes des messages qu’ils ont préalablement puisé aux meilleures sources : autres épopées nationales, missives diplomatiques rédigées dans des langues étrangères etc…  (p 93) : 

Ces intellectuels construisirent un passé cohérent et continu, unifiant le temps et l’espace à partir d’événements qui s’étaient déroulés au sein d’entités politiques diverses et sans aucun lien entre elles, et ainsi fut créée une longue histoire nationale remontant au début des temps.

On devine, à travers les lignes, le procès intenté aux scribes et rédacteurs bibliques, responsables de l’historiographie deutéronomiste, aux  chronistes, véritables chroniqueurs royaux au service de la dynastie davidique et auxquels nous devons l’exaltation du règne de David et plus encore, celui de son fils Salomon, bâtisseur du Temple.
Mais ce n’est pas suffisant pour l’auteur, il lui faut encore détruire ce qu’il nomme avec mépris «la sainte trinité Livre-peuple-terre». Cette démesure atteint parfois des dimensions insoupçonnées : ainsi, lorsqu’il évoque des généraux de Tsahal, ces anciens chefs d’état-major  qui se piquaient d’archéologie au point de devenir, par la suite, orfèvres en cette matière. Au lieu de rendre hommage à de grands soldats que le métier des armes n’avait pas transformé en brutes épaisses mais en hommes de culture, voire même parfois en érudits, l’auteur juge qu’ils ont tenté de faire jouer à leurs découvertes archéologiques un simple rôle ancillaire au bénéfice de leur idéologie nationale : Dayan et Yadin, et dans une autre mesure, Aharoni,  ne trouvent pas grâce aux yeux de l’historien, pas même l’archéologue, fils de pasteur, William F. Albright, accusé d’être trop fidéiste et trop ouvert à la version de la Bible, qui, par essence, ne saurait prétendre à la vérité, selon M. Sand.

Les conversions et l’apport  d’autres peuples
Tout en reprochant à ses adversaires idéologiques de bâtir sur du sable et de ne pouvoir alléguer aucune preuve sérieuse pour étayer leurs dires, M. Sand n’hésite pas, lui aussi, à se lancer dans des constructions que rien ne vient soutenir. Ainsi dans les pages 175s où il échafaude des théories qui seraient géniales si elles n’étaient tout simplement fausses.
On a vu supra que le peuple d’Israël pouvait avoir été, entre autres, le résultat de l’évolution démographique des anciens habitants de la terre de Canaan, en somme des autochtones. Cette idée était connue depuis fort longtemps. Les premières tribus sémitiques se dirigeant vers le territoire qui allait devenir la terre d’Israël pourraient fort bien en avoir rejoint d’autres dont elles se sentaient très proches.  C’est  probablement ce qui a dû se produire entre les Bené Israël et le Bené Ya’akov. Alors que le livre de la Genèse se contente de dire pudiquement qu’il ne s’agissait que d’un changement de nom alors qu’il y eut, de fait, une véritable fusion entre deux clans ou deux tribus… Cette fusion peut très bien avoir donné le peuple d’Israël. M. Sand gauchit cette thèse, somme toute, assez acceptable au regard de l’histoire et de l’archéologie, de la manière suivante :

Leur (les rédacteurs bibliques) souci principal était de se différencier des habitants païens  et ils inventèrent la catégorie d’ «Israël» comme peuple sacré et élu d’origine étrangère, face à Canaan, vu comme l’anti-peuple local de puisatiers et de bûcherons. (p 177)

Heureusement que M. Sand n’a pas lu Voltaire ni surtout les textes que cet auteur consacre à l’exégèse biblique ; il y aurait relevé des critiques plutôt acerbes concernant l’inconséquence du patriarche Abraham qui interdit que l’on donne une femme cananéenne à son fils Isaac tout en jetant lui-même son dévolu sur  une compagne issue de ce même milieu, Quetoura…

L’exil de 70, une invention littéraire des milieux religieux
Le trame du chapitre III vise à montrer que la notion d’exil est tout aussi artificielle que les précédentes : ce ne serait qu’une reconstitution de bribes disparates et de fragments de la tradition. Mais lesquels, comment et pourquoi ? Nul ne sait et en tout état de cause, l’auteur reste muet sur ce point comme sur beaucoup d’autres. Il va même jusqu’à écrire (voir supra) que ce mythe fut créé par les Chrétiens et instrumentalisé ultérieurement par les juifs eux-mêmes qui en firent une sorte de trait d’union entre une terre qu’ils croyaient la leur et un peuple dont ils se prétendaient les descendants et les héritiers.
L’affirmation de M. Sand, selon laquelle ni les Assyriens, ni les Babyloniens n’auraient jamais déporté des peuples entiers, est contredite par l’histoire : qui a battu les Philistins, les a déportés loin de chez eux, a mis un terme leur existence en tant que peuple indépendant, pour qu’ils cessent de terroriser les cités balnéaires du levant, si ce n’est Nabuchodonosor, ce monarque babylonien qui a laissé d’affreux souvenirs dans la littérature traditionnelle ? Qu’ont donc fait les Assyriens au royaume du nord, celui d’Israël, qu’ils ont fini par détruire et par annexer en -722 ? Et si l’exil était une invention pure et simple des scripteurs et des rédacteurs bibliques, comment se fait-il qu’il fallut attendre deux millénaires pour que M. Sand nous l’apprenne?
L’absence d’objectivité des développements de M. Sand éclate dans cette phrase ( p  192) qui résume correctement sa position : les juifs ne furent pas expulsés de «leur patrie» par la force et ils n’y «retournèrent» pas de leur plein gré non plus. Le recours aux guillemets  laisse songeur… Rien ne parvient à affaiblir les convictions granitiques et préconçues de l’auteur : les massacres de Titus, la mise à sac du Temple, la destruction de la ville de Jérusalem, la déportation des prisonniers, les viols, les destructions par le feu, l’interdiction de la ville sainte aux juifs, même les persécutions d’Hadrien, le fait de débaptiser la ville (Ælia Capitolina), tout ceci ne parvient à fléchir un auteur qu n’en continue pas moins de  se demander le plus sérieusement du monde : d’où surgit donc le grand mythe de l’exil du «peuple juif» (les guillemets sont de l’auteur) après la destruction du Temple ? (p 187). Et si l’on rétorque que les chroniqueurs chrétiens parlent eux aussi de cet exil et de cette déportation, l’auteur répond que ce thème est une création de ces milieux qui voyaient en l’exil la punition divine pour l’exécution de Jésus…

Le troisième chapitre de cet ouvrage part d’un postulat qu’il tente, à tout prix, d’accréditer aux yeux du lecteur : depuis toujours –et quoiqu’en disent les textes normatifs de l’orthodoxie juive, l’accroissement de la population en dehors de la Judée s’est fait à l’aide de conversions massives, elles-mêmes le fruit d’un prosélytisme effréné… M. Sand note que peu d’historiens, même sionistes, ainsi qu’il les nomme, hésitaient à mettre en avant le couple  destruction / exil. Pour lui, la majorité des Judéens, même s’il ne s’agit que de survivants, est demeurée sur place, suivant sa théorie qui veut que les vainqueurs n’ont jamais mis en pratique une politique de déportation et de déracinement : à la lecture de ces pages plutôt étonnantes, on apprend que la défaite et l’occupation de la Judée feraient plutôt figure de bonne affaire puisque  l’économie aurait connu, en peu d’années, un redémarrage puissant, apportant une prospérité aussi nouvelle qu’inattendue à la population restée sur place.
M. Sand relève un point qui ne laisserait pas d’être intéressant s’il ne l’incluait dans sa démarche fortement teintée d’idéologie antisioniste : il s’agit de la date à partir de laquelle l’historiographie juive contemporaine fait commencer l’exil…  Le grand historien Benzion Dinour (ministre de l’éducation dès 1951) et quelques autres le font commencer à partir de 700, à peu près à l’époque de la conquête arabo-musulmane. Dinour insiste sur la différence entre deux réalités politiques : l’abolition de la souveraineté  des Judéens sur le pays, d’une part, et la soustraction de leur terre, d’autre part. Cette différentiation aurait conduit à une sorte de laïcisation de l’exil qui occupait désormais une place stratégique dans la vision ethnocentriste de l’historiographie sioniste… Tel est le jugement de M. Sand sur ce point. Un seul détail semble convaincant dans ce raisonnement : si la destruction de 70 avait été suivie d’une expulsion de la plus grande partie de la population judéenne, on ne s’expliquerait guère comment la révolte de Bar Kochba a pu avoir lieu, un demi siècle plus tard. Mais c’est bien le seul point.

La Septante, une Bible pour des convertis grecs ou pour des Judéens ayant désappris l’hébreu ?
Nul n’ignore la grande œuvre explicative, voire apologétique de Philon d’Alexandrie qui était un juif attaché à une pratique religieuse assez scrupuleuse et qui diffusait, à l’intention du monde païen, une image plutôt attirante et séduisante de la religion ancestrale. Cet homme qui ne savait pas l’hébreu mais qui nous a laissé des commentaires bibliques sublimes, utilisait la fameuse Bible des Septante dont L’Epître d’Aristée à Philocrate nous relate la préparation quasi-miraculeuse : soixante-dix sages œuvrant séparément, indépendamment les uns des autres, se retrouvent, une fois l’œuvre achevée… Et miracle ! toutes les versions sont identiques : le verbe divin étant parfait il n’existait donc qu’une seule façon de le rendre. On avait l’impression que la Bible fut, à cette époque, à nouveau révélée, mais cette fois-ci en grec…
Le récit d’Aristée visait simplement à conférer à la traduction grecque le même halo sacré que l’original hébraïque. Le pari des traducteurs ou des milieux commanditaires de cette Bible était de montrer que la sacralité du texte n’avait subi aucune déperdition en passant d’une langue à l’autre… Cette Bible devint, pour ainsi dire, le bréviaire des juifs hellénisés mais pas uniquement de ceux-ci, elle fut aussi très prisée par des Grecs devenus juifs. M. Sand parle d’une première génération de convertis portant des noms grecs, suivie d’une seconde génération, celle des enfants, dont tous les prénoms étaient à consonance hébraïque. Selon lui, c’est la preuve irréfutable de l’afflux de convertis venus grossir les rangs des communautés juives disséminées de l’aire culturelle grecque.
Les citations produites par M. Sand en faveur du fort mouvement de convertis en direction de la foi juive sont justes et contrebalancées par d’autres qui militent pour la thèse adverse… Il y a toujours eu des prosélytes en Israël et les docteurs du talmud (dont certains portent des noms grecs) enjoignent de les bien traiter.  Et aurait-on oublié Onqelos le converti, l’homme qui traduisit le Pentateuque en araméen et dont la version fut entouré un halo de sainteté qu’elle a conservé depuis sa naissance… La tradition commande donc de lire chaque vendredi matin deux fois la version hébraïque de la péricope hebdomadaire et une fois celle d’Onqelos : c’est là un véritable processus de canonisation. Mais les vicissitudes de l’histoire juive ont, par la suite, établi une séparation presque hermétique entre les êtres nés juifs et les candidats à la conversion.  Toutefois, ce débat est très incertain en raison de l’impossibilité de dater avec précision les dicta talmudiques, nous privant ainsi de les éclairer grâce aux situations qui prévalaient jadis. Un passage talmudique nous livre une information intéressante sur le revirement de la tradition à l’égard de cette délicate question : passant en revue les noms portés par leurs coreligionnaires, les docteurs ont parlé des shetouké (ceux qui préfèrent garder le silence sur leur nom et donc sur leur origine) et les bedouké ( ceux qui avaient été examinés et au sujet desquels il n’y avait rien à redire). Mais M. Sand n’en parle guère ; il est vrai qu’il écrivait dans une précédente page  243 :  les érudits … qui commencèrent à concevoir lentement le creuset où serait coulé l’acier (sic) de la loi de cette minorité obstinée… Déclaration plutôt inattendue sous la plume d’un historien.
L’auteur revient sur les centres judéens existant en Méditerranée et d’autres régions d’Europe et d’Afrique bien avant la période du second Temple. C’est un fait connu puisque ce sont ces milieux producteurs auxquels nous devons certains passages du livre de la Genèse (l’épisode de Joseph de Gen. 37 à 50) et le rouleau d’Esther, sans omettre des chapitres du livre de Daniel : deux textes qui semblent vouloir démontrer qu’on peut bien vivre en adepte sincère de sa religion, même dans un milieu étranger, loin de sa terre d’origine. Mais l’auteur va plus loin car selon lui, le prosélytisme juif aurait été particulièrement actif et serait responsable de l’accroissement considérable de la population d’Israël, bien plus que la reproduction naturelle de ces mêmes groupes d’exilés. En p. 210 M. Sand écrit :  le, peuple se multiplia en engendrant des «descendants d’un type différent…»  Vers 125 avant notre ère, Jean Hyrcan conquit l’Idumée et favorisa la conversion de ses habitants en leur imposant la circoncision. Mais contrairement à ce qu’affirme l’auteur, cette mesure fut prise pour rendre envisageables les mariages entre les deux nations. Le prosélytisme a, certes, existé, et la mention de dames patronnesses de Rome, tentant de respecter le chabbat, n’est pas un mythe. L’auteur cite quelques passages  connus d’auteurs comme Tacite, Dion Cassius, Cicéron, Juvénal etc… qui s’inquiètent de l’expansion de la religion juive au sein de l’empire romain.
Un autre aspect, concernant cette fois-ci, non plus les païens mais les Palestiniens d’aujourd’hui, retient un peu l’attention de M. Sand qui s’en réfère à un écrit hébraïque ancien et peu connu, dû à David Ben Gourion et à Itshaq Ben Zwi (1920). Ces deux leaders sionistes s’interrogeaient alors sur le sort des paysans judéens qui étaient restés à la glèbe ancestrale après la catastrophe de 70. Les deux auteurs ébauchèrent une thèse, abandonnée depuis, selon laquelle les Palestiniens d’aujourd’hui seraient d’ascendance judéenne lointaine, en somme les descendants de juifs convertis lors de la conquête musulmane au VIIe siècle…  Pour quelles raisons les juifs du VIIe siècle auraient-ils pris le turban ? L’auteur avance plusieurs possibilités : la proximité des deux croyances et des deux langues, la soustraction à des impôts littéralement confiscatoires imposés aux populations non musulmanes,  la volonté de mieux s’intégrer dans le nouveau contexte socio-politique… Mais cette thèse fit long feu et disparut de l’agenda politique jusqu’au jour où un autre chercheur, plus récent de l’Université de Tel Aviv , Abraham Polak, tenta de la remettre d’actualité… En fait,  problème reste entier : que sont donc devenus les agriculteurs et paysans judéens qui sont restés attachés à leur terre depuis le VIIe siècle ?

Juifs sefarades et ashkénazes, descendants de convertis ?
La suite de ce livre fait apparaître son auteur plus comme un démographe que comme un authentique historien généraliste. Certes, il pose des questions intéressantes mais s’oriente constamment, quant aux réponses, vers l’hypothèse de conversions massives de populations entières, soit en Afrique du nord ou en Europe. Ce serait intéressant si la lecture de si longues digressions et de si longues citations tirées d’autres ouvrages ne finissaient par lasser le lecteur.  En gros, si on laisse de côté, l’habillage  et le tissu conjonctionnel, les sefarades seraient, entre autres, les descendants de Berbères convertis, et les ashkénazes les rejetons des Kazares ou d’autres groupes ethniques de Russie et d’Ukraine. On n’a rien contre les conversions mais il faut bien reconnaître que nous tenons là le principe explicatif de prédilection de notre auteur qui ne voit que des convertis partout…  Au fond, même Abraham dont l’humanité se réclame par une authentique filiation spirituelle, est un converti, un converti au monothéisme proprement dit.
La formulation la plus lapidaire mais qui résume bien l’intention profonde de l’auteur, se trouve en page 345 :

L’ironie de l’histoire veut qu’hommes et femmes devenus adeptes de la religion de Moïse vécurent entre le Don et la Volga bien avant qu’y apparaissent les Russes et les Ukrainiens et il en va exactement de même pour ceux du pays des Gaules qui y résidaient bien avant l’invasion des Francs. Le même phénomène se retrouve en Afrique du Nord, où les Puniques se convertirent avant l’arrivée des Arabes, ainsi que dans la péninsule ibérique où se développa et s’épanouit une culture de croyance juive avant la Reconquista chrétienne. Contrairement à l’image du passé,  tracée  par les chrétiens judéophobes et récupérée par les antisémites modernes, les catacombes de l’Histoire ne recèlent pas un peuple-race damné et exilé de la Terre sainte pour fait de déicide et qui, sans y avoir été invité, serait venu s’installer au sein d’autres peuples.

Une enquête historique authentique ne grossit pas les traits…
Au fond, tout comme les auteurs de la Genèse, de l’Exode ou du Deutéronome, M. Sand réécrit l’Histoire à sa façon.  Quand il conteste –et il en a parfaitement le droit- la quête identitaire judéo-rabbinique (expression que nous préférons à la sienne d’ethno-ccentriste qui rappelle comme le mot völkisch de très mauvais souvenirs), orientée dans un certain sens et une certaine direction, il tombe dans les mêmes travers qu’il dénonce : là où cette thèse édifie unilatéralement  sans se soucier de ce qui ne vise pas le même but, la sienne propre déconstruit avec le même acharnement.  En page 348, il qualifie ses adversaires  de croyants acharnés et parle de leur séparatisme communautaire… Il revient pesamment sur toutes ces conversions qui ont émaillé le devenir des juifs ; il aurait pu aussi, pour mieux consolider sa thèse de l’hétérogénéité du peuple juif, parler des viols des Cosaques de Chmilnielki de 1648, remonter à ceux des Croisades près d’un demi millénaire auparavant, et aussi, pourquoi pas ?- à l’an 70…
Les soi-disant recherches biologiques portant sur on ne sait quel ADN juif ou sur des gènes prétendument réservés à la classe sacerdotale juive (les cohanim) ne font pas sen et auraient dû infirmées par la thèse fondamentale, évoquée plus haut, du monogénisme biblique, repris pour les commentaires midrachiques. Si des esprits égarés ont sciemment confondu dans leur désarroi endogamie stricte et un semblant de race, l’auteur n’avait nulle de leur accorder tout son dernier chapitre qui nous renseigne bien sur des tentations désolantes dont l’inanité saute aux yeux : ces ressemblances rapprochant les Israéliens des populations kurdes plutôt que des Palestiniens, eux-mêmes purs produits de mélanges avec d’autres ethnies arabes ou islamisées ne veulent rien dire. Et il est regrettable qu’une partie de la presse qui a popularisé ce livre se soit arrêtée pesamment sur ce point.
Ce livre attire incontestablement l’attention du lecteur patient et stoïque sur certains aspects de l’historiographie juive contemporaine. Mais il ne réussit pas à ruiner le lien indéfectible unissant le peuple d’Israël à la Tora d’Israël et à la terre d’Israël. Ce lien a permis à ce peuple de supporter les pires outrages : la déportation et l’extermination presque totale. Et en dépit de toutes ces épreuves il a maintenu sa foi en l’antique croyance et en l’antique promesse. Et il a mis dans la bouche de l’un de ses tout premiers prophètes : ou-bekhol zot Shimkha lo shakhahnou, na ! al-tishkahénou : et malgré tout ce que nous avons subi, nous n’avons jamais oublié Ton Nom, de grâce ne nous oublie pas !
Apparemment, l’auteur, pourtant né sur cette terre, qui y a grandi et qui y vit,   l’a oublié.

Commentaires

  • M. Hayoun,

    Je vous conseillerais d’ôter vos œillères, mais ce serait du temps perdu.

  • Abraham: Je vous conseillerais d’ôter vos œillères, mais ce serait du temps perdu.

    J'aimerais bien comprendre votre commentaire? Aussi, je vous prie de bien vouloir être plus explicite?

    Monsieur Emerhach pouvez-vous m'éclairer sur ce que voulait dire ce blogueur qui a pris comme pseudonyme Abraham? Je vous en remercie.

  • Ce livre pose aussi le douloureux problème de ceux qui, vivant en Israël ou souhaitant s’y établir,

    Qu'ils établissent là d'où ils viennent, c'est simple comme bonjour non? le problème est sans doute douloureux pour les criminels de guerre, alors dans ce cas, vous devez avoir mis un point d'interrogation au lieu de virgule

  • Bravo Israël! Quelle leçon de démocratie qu'elle donne à Shlomo Sand, le gauchiste négationniste du peuple Juif et professeur à l'Université de Tel-Aviv depuis 1985.

    J'ai été sur Google faire une recherche et suis tombée sur cet article parue dans "Le Monde du 6 septembre 2008"qui rejoint votre analyse. Les commentaires qui suivent sont très intéressants!

    06 septembre 2008
    CCCI. Comment l’historien Shlomo Sand n’a rien inventé. (D’une tribune dans le Monde Diplomatique annonçant un livre à paraître : “Comment fut inventé le peuple juif”)

    A l’automne prochain, la maison Fayard devrait éditer un ouvrage de l’historien israélien Shlomo Sand intitulé « Comment le peuple juif fut inventé. » La version originale a été rédigée en hébreu et publiée au début de l’année 2008, fraîchement accueillie en dehors des cercles laïcs et / ou classés à gauche. On trouvera ici la critique du journal Haaretz. Spécialisé dans l’histoire contemporaine, Shlomo Sand a dernièrement travaillé sur les liens entre cinéma et Etat. Dans son dernier livre, il a donc choisi de sortir de ses champs d’investigation habituels pour s’interroger sur l’un des piliers principaux de l’histoire d’Israël : l’exil des Juifs à la suite de la destruction de Jérusalem en 70 après J.C. par les légions romaines, et la constitution d’une diaspora.

    Il conteste cet exil et s’intéresse à la diffusion du judaïsme à l’extérieur du Proche-Orient [voir carte]. Les Juifs ashkénazes descendent exclusivement selon cette théorie de peuples vivant entre mer Noire et mer Caspienne. Ces populations (Khazars) ont migré par la suite de l’autre côté de la Volga vers l’Europe orientale et centrale, sous la pression mongole. Outre quelques foyers périphériques (Yémen et Kurdistan actuels), le judaïsme se serait également répandu à travers le bassin méditerranéen occidental, donnant naissance aux Juifs séfarades. Shlomo Sand déconsidère l’idée d’une dispersion et discrédite celle d’un peuple unique. A ce titre, il remet en cause tout en s’en défendant la légitimité historique d’Israël. Les pères fondateurs parlent en 1948 d’un retour vers la mère – patrie. Ainsi, il ne s’agit pas d’une colonisation puisque les Juifs reviennent chez eux.

    Shlomo Sand n’accepte pas ce raccourci, soit. Ne donne t-il pas – tout en s’en défendant – des munitions aux ennemis les plus virulents d’Israël ? Sa thèse ne conduit-elle pas tout simplement à nier leur existence, en considérant que les principales menaces se trouvent à l’intérieur des frontières israéliennes, et non dans des pays voisins hostiles ou chez des organisations islamistes extrémistes ? Le malaise naît de la confusion des genres. S’il tient à défendre la cause des Arabes expulsés des territoires occupés – et c’est parfaitement concevable – il faut l’annoncer clairement et utiliser les mêmes grilles de lectures pour tous. Les pièces de son procès conviennent : les mythes fondateurs, et le nationalisme réducteur ont leur équivalent en Palestine (voir Une Poignée de Noix Fraîches).

    Le Monde Diplomatique d’août 2008 a obtenu de l’historien une tribune dans laquelle il expose les lignes de force de son argumentaire, à commencer par la mise à plat de l’histoire officielle israélienne : la Torah reçue dans le Sinaï et la terre promise, Babylone et l’Egypte. Il récuse toute notion d’errance après la destruction du second temple en 70 après J.-C. et ne reconnaît aucune cohérence au mouvement sioniste. Le trait devient même ironique : « A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles. Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale. »

    Shlomo Sand recense dans un second temps les apports de la science archéologique. A de nombreuses reprises, dit-il, les fouilles infirment la Torah. Le peuple juif n’a pas connu l’exil à Babylone : seuls quelques lettrés ont vécu en Mésopotamie, étape fondamentale pour l’histoire du monothéisme. Moïse n’a pas fait sortir les Hébreux d’Egypte, toujours selon Shlomo Sand. Dans la deuxième partie, et plus particulièrement dans les deux derniers paragraphes, il brandit l’argument d’autorité, sans autre démonstration. L’historien considère que son pays appartient au passé. Pour lui, les fractures qui traversent la société israélienne ne vont pas s’évanouir demain.

    Alors bien sûr, un certain nombre d’arguments méritent considération, comme par exemple l’idée selon laquelle le judaïsme a été longtemps messianique, transmis par conversion autant que par filiation. On peut aussi retenir l’argument selon lequel les Romains ne disposaient pas des moyens logistiques essentiels pour éparpiller tout un peuple autour de la Méditerranée à la fin du Ier siècle. Il n’empêche : les communautés juives installées dans les grandes villes romaines ont constitué le noyau des premières communautés chrétiennes aux III et IV èmes siècles. Plus ces dernières se sont développées, plus les premières ont perdu leur ardeur prosélyte. Shlomo Sand, même s’il se prétend précurseur ne révèle au grand public aucune vérité dérangeante. On pourrait même ajouter que le judaïsme a probablement concilié dans l’Antiquité prosélytisme et dispersion à travers le bassin méditerranéen, et au-delà. Il n’y a pas d’incompatibilité.

    Le nationalisme implique des entorses à la vérité ? Ce n’est une nouveauté ni en Israël, ni ailleurs dans le monde. On peut à loisir démonter les constructions nationalistes chinoise, indienne, américaine, russe, française, etc. Les Israéliens ne peuvent se réclamer d’une origine unique ? Les faiblesses de cette histoire qu’il qualifie d’officielle apparaissent à l’heure de l’intégration des immigrants venus de Russie ou d’Afrique orientale. Il esquisse une critique d’un ethnicisme scientifique à propos d’Israël, mais sans communiquer ses sources. « Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches ’scientifiques’ s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La ‘recherche sur les origines des populations’ représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du ‘peuple élu’ ».

    Je terminerai sur deux paradoxes stimulants. Shlomo Sand pousse involontairement les élites israéliennes à reconsidérer l’importance du seul ciment fondateur de leur nation. Il appelle de ses voeux la constitution d’un Etat laïc et ne faisant aucune distinction entre ses citoyens, mais en sape les fondations. Si le nationalisme et le colonialisme appartiennent au passé, la religion ne constituera t-elle pas le seul idéal de demain pour Israël ? Le judaïsme a bien séduit pendant des siècles des populations vivant en Asie occidentale ou sur les pourtours du bassin méditerranéen : il n’est donc pas si obscurantiste et refermé sur lui-même ! Les réfugiés du Darfour ou les ressortissants de pays issus de l’ex-URSS souhaitent encore aujourd’hui travailler en Israël ; non sans peine, il est vrai.

    Le second paradoxe touche aux conséquences de cette révision de l’histoire antique, moins pour les Juifs que pour les Musulmans du bassin méditerranéen. « [L]es chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe. » En voulant démontrer la diversité des origines ethniques du peuple juif, et ici en évoquant des Berbères judaïsés, Shlomo Sand revisite à sa façon l’âge d’or de l’Islam conquérant.

    A un autre endroit, toujours en vertu de sa remise en cause d’un peuple juif unifié, il explique que les vrais descendants des Juifs d’avant la colonisation romaine seraient les Palestiniens. Parce qu’ils correspondent à un peuplement rural ancestral, ils descendent des premiers occupants de la Terre promise ; pour résumer : Palestiniens, donc Juifs. Je ne suis pas persuadé que les principaux intéressés se reconnaissent dans cette démonstration. Au fond, Shlomo Sand mécontente tout le monde et ne sert aucune cause. Espérons au moins qu’un débat constructif s’ouvrira à l’occasion de la publication de son livre.


    Patoucha: Ben...pour le débat constructif, il a été devancé par la récupération qu'a faite sur son blog l'antisémite notoire qu'est Frantz Fanon. Il en a inondé la Tribune! Sans parler d'autres antisémites "bien intentionnés"! Pauvre époque!

  • mr hayoun pour resumer tout votre texte je dirais que shlomo sans est un antitermite ou plutôt un antisémite frustré de son statu d'historien du département 'histoire générale et que vous etes la pour nous le montrer gracieusement !!!

  • même si les tribunes diffères on voit toujours les même têtes et avec les même vociférations perpétuelles pour casser l'argumentaire antisioniste §
    nul personne dotée d'intelligence ne pourra démontir un mr shlomo sand vivant en Palestine occupée pour croire au charabia d'un mr hayoun dégustant la savoyarde sur les bords du leman
    mais merci pour l'essai

  • pour patoucha je crois avoir lu que franzt fanon etait de père juif séfarade algerien c'est ce que j'ai lu sur un autre blog reste a confirmer
    alors l'accuser d'antisemite c'est trop

  • Bonsoir Monsieur,

    J'ai lu avec intérêt votre relation ci-dessus. Je suis protestante,une religion (n'en déplaise a Vatican!) qui nous enseigne tout d'abord de lire la Bible, ce que j'ai fait plusieurs fois, car l'aspect historique de notre christianisme, issu quoique l'on en dise du judiaïsme, est particulièrement intéressant. Si nous sommes chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes etc.) c'est idéologiquement grâce au Christ. Parlant de l'aspect historique du Peuple d'Israël, je dois avouer que j'ai d'énormes lacunes. J'ai besoin de savoir pourquoi ce peuple, souvent provocateur, s'est attiré les foudres de ses voisins, a été obligé de s'éparpiller dans le monde, en particulier en Allemagne où il a été martyrisé. Pourquoi ce Peuple et non pas un autre. Finalement, il y a une raison, la seule religion ou foi, pour moi ne suffit pas à expliquer les viscicitudes de ce peuple.

  • Mentez, calomniez, il en résultera toujours quelque chose!
    Les sionistes s'accrochent comme de la vermine à leur mythologie.

    Où en Europe trouvait-on les communautés juives les plus importantes?
    En Espagne et en Europe de l'Est. Berbères et Khazars. Les Khazars: tout un vaste royaume converti au judaïsme aux 9-10e siècles. Du nord du Caucase jusqu'en Ukraine. Hayoun ne peut apporter aucune preuve tangible que les Ashkénazes sont des descendants des Hébreux. L'origine des Berbères est obscure, mais ce ne sont pas des Hébreux et leur langue (agglutinante) n'est pas sémitique malgré de nombreux emprunts.

    Jamais les Romains n'ont génocidé un peuple. Ils faisaient la guerre aux combattants. Crucifiaient ceux qui (comme Jésus) s'étaient soulevés contre la domination de l'empire, réduisaient les prisonniers en esclavage, mais ne martyrisaient pas ceux qui n'avaient pas participé aux combats. Ils romanisaient les peuples conquis. Les paysans judéens sont restés sur place aussi bien après la chute de Jérusalem en 823 auc, qu'après l'échec de la révolte de Bar Kochba. Jérusalem n'est pas toute la Judée et encore moins "Eretz Israël". Il suffit aussi de voir le sort réservé à Josèphe. De plus de nombreux partis hébreux étaient des collabos: Hérodiens (tiens des Iduméens convertis, pas des Hébreux, - et si on parlait des Félachas comme descendants des Hébreux?!), Saducéens, Pharisiens, Scribes, etc. (toutes les "races de vipères"). En outre les communautés juives existaient déjà partout autour du bassin méditerranéens avant même la destruction du temple: Egypte, Grèce et à Rome même: le judaïsme était résolument prosélyte et ce n'est que sous Théodose II que le prosélytisme judaïque a été interdit sous peine de mort. Hayoun veut donc nous faire croire soit que ce prosélytisme n'existait pas, soit qu'il ne s'adressait qu'à des hébreux, ce qui est totalement absurde.

    Shlomo Sand ne remet pas en cause l'existence de l'Etat d'Israël, mais seulement cette ignominie, cette monstruosité religieuse (et non raciste puisque le peuple juif n'existe pas, pas plus qu'un peuple chrétien ou qu'un peuple musulman) de "peuple élu".

    Un Etat théocratique est un anachronisme dans le monde actuel.

    En outre Shlomo Sand n'est pas le premier auteur à s'attaquer au mythe sioniste du "peuple juif" descendant des Hébreux. Un certains Arthur Koestler avait déjà entrepris ce travail de salubrité publique.

    Puisque ce soit-disant professeur - qui ne fait que professer l'idéologie sioniste à longueur de blog - cite Rachi:

    "Rabbi Yits'hak dit: La Tora aurait dû commencer (au chapitre 12 de l'Exode): Ce mois-ci est pour vous le premier des mous, puisque c'est la première Mitsva prescrite à Israël. Pourquoi débuter avec Beréchit? (Nous en trouvons l'explication dans les Psaumes): dieu fait connaître à son peuple la puissance de ses oeuvres, afin de lui donner l'héritage des nations (III, 6). Si les peuples du monde venaient à dire à Israël: Vous êtes des voleurs, c'est par la violence que vous avez conquis les terres des sept nations, on leur répondrait: Toute la terre appartient au saint, béni-soit-il. C'est lui qui l'a créée et il l'a donnée à qui bon lui semble (Cf Jér., 27, 5). Par un acte de sa volonté il l'a données à ces peuples, et par un autre acte de sa volonté il l'a reprise pour nous la donner à nous."

    Là où Hayoun fait plus que pitié, c'est dans la mise en forme de son blog. Tout simplement lamentable. Confusion dans la forme, confusion de la pensée.

    Le livre de Sand est très bien écrit, passionnant et il se lit d'une traite. Hayoun est pitoyable (bis) quand il prétend citer une de ses oeuvres parue postérieurement à l'oeuvre de Sand.

  • "Palestiniens, donc Juifs."

    Mensonge, calomnie! Palestinien est un terme ethnique, Juif un terme religieux. Avec le moindre souci d'objectivité, il aurait fallu écrire:

    "Palestiniens, descendants des Hébreux."

    "Je ne suis pas persuadé que les principaux intéressés se reconnaissent dans cette démonstration. Au fond, Shlomo Sand mécontente tout le monde et ne sert aucune cause."

    Mensonge, calomnie! Il sert la cause de la vérité historique au-delà de toutes les idéologies nationalistes et religieuses.

    "Espérons au moins qu’un débat constructif s’ouvrira à l’occasion de la publication de son livre."

    Ce livre a connus un formidable succès en Israël. Preuve que les Israéliens sont plus ouverts que certains fascistes-sionistes qui vivent ailleurs.

    "Patoucha: Ben...pour le débat constructif, il a été devancé par la récupération qu'a faite sur son blog l'antisémite notoire qu'est Frantz Fanon. Il en a inondé la Tribune! Sans parler d'autres antisémites "bien intentionnés"! Pauvre époque!"

    Les seuls antisémites sont ceux qui massacrent les civils palestiniens et se rendent coupables de crimes de guerre, si ce n'est de crimes contre l'humanité.

  • "J'ai besoin de savoir pourquoi ce peuple, souvent provocateur, s'est attiré les foudres de ses voisins, a été obligé de s'éparpiller dans le monde, en particulier en Allemagne où il a été martyrisé. Pourquoi ce Peuple et non pas un autre. Finalement, il y a une raison, la seule religion ou foi, pour moi ne suffit pas à expliquer les viscicitudes de ce peuple."

    Il n'y a pas de "peuple juif". Il y a des gens de différentes origines qui se reconnaissent dans une religion (un peu comme la "communauté" des musulmans). Le judaïsme a été la victime du christianisme lorsque celui-ci est devenu religion d'Etat: il fallait éliminer, détruire la concurrence, et le prétexte a été de les accuser de déicide. Belle rigolade! Et quelle saloperie chrétienne! En toute charité bien sûr! (Et les chrétiens vont encore venir nous rabâcher les fameuses "valeurs" chrétiennes - alors que le meurtre et l'assassinat figurent en bonne place parmi celles-ci tout au long de 2000 ans d'histoire.)

    En tant que minorité, ils ont constitué des boucs émissaires tout désignés un peu partout en Europe, y compris en Suisse (qui est à l'origine de la marque Jude dans les passeports allemands).

  • je rajouterai même que le peuple juif fut toujours martyrisé car considéré comme dangereux... dangereux car supérieurement évolué ( comunautarisme très soudé et solidaire, intellectuels de renoms et de grands penseurs tels MARX qui par leurs idées avnt-gardistes représentèrent un danger pour les fachos)
    ainsi, Hitler s'acharna sur les juifs car soupçonner de "sympathie" pour le bolchévisme...Et oui, en vérité, les plus illustres juifs sont de grands humanistes qui donnèrent beaucoup de leur temps pour améliorer l'existence de l'humanité...Hélas, aujourd'hui, on peine à trouver une digne lignée de successeurs dans se brouhara et cette violence omniprésente. Néanmoins, les plus fortes critiques du sionisme émanent souvent des juifs eux-même...

  • "Néanmoins, les plus fortes critiques du sionisme émanent souvent des juifs eux-même..."

    Eh, oui, mais ça n'évite pas de se faire traiter d'"antisémite".

  • pour patoucha je crois avoir lu que franzt fanon etait de père juif séfarade algerien c'est ce que j'ai lu sur un autre blog reste a confirmer
    alors l'accuser d'antisemite c'est trop

    Ecrit par : amine | 25.04.2009

    Il est de père juif comme vous! Ce FranZt Fanon est un usurpateur! J'ignore qui se cache derrière Feu Frantz Fanon mais celui-ci doit être en manque d'identité. Un paria antisémite notoire je le maintiens! Si vous voulez en savoir plus sur Frantz Fanon allez sur wikipéda!

    Frantz Fanon est né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France en Martinique. C'est le cinquième enfant d'une famille mulâtre de huit.

    Algérie, expulsion, Tunis FLN etc etc

    Se sachant atteint d'une leucémie, il se retire à Washington aux États-Unis d'Amérique pour écrire son dernier ouvrage Les Damnés de la terre. Il décède le 6 décembre 1961 à l'âge de 36 ans, quelques mois avant l'indépendance algérienne. Il est inhumé au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière tunisienne (dans la commune de Aïne Kerma, Wilaya d'Eltarf).


    Un conseil Amine, arrêtez de laisser des commentaires sans consistance. Inutile de nous étaler votre obscurantisme d'islamiste intégriste! On vous a assez lu chez votre penseur ramadan, Qui se ressemble s'assemble!

  • Dis-donc Johann il faut arrêter avec vos copier/coller bien ciblés chez vos amis antisémites. Vous êtes connu pour être le clown à chacun de vos passages sur les blogs!

    Je vous enjoins d'éructer ailleurs votre haine des Juifs. Vous croyez vraiment pourvoir dire ce QUE VOUS VOULEZ parce qu'anonyme derrière votre écran? Quel courageux vous faites! Vous ne critiquez pas vous vomissez! Montrez nous votre tête qu'on se marre un peu pour voir à quoi ressemble un individu qui manque tant de personnalité!

  • Patoucha dixit:

    « Qui se ressemble s'assemble! »


    Dans ce cas vous pouvez bien faire partie de leur fratrie.

  • elicolli | 25.04.2009 : Pour une personne qui se pose tant de questions, le seul livre pour l'éclairer est la Bible. Vous pouvez aussi lancer la recherche sur google avec: Mahomet, Peuple Juif, Christianisme et Protestantisme. Cliquez surtout sur wikipeda car les autres sites sont infréquentables.

    Personnellement je me fie au Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme pour me documenter. Je ne rate aucun théma sur ARTE ni reportage sur M6 Fr2 et FR3 et il y en a eu tant sur les Juifs, Jésus que Mahomet, les deux guerres, sur Hitler, Mussolini etc etc

    Vous pouvez aussi vous référer au livre Ò Jérusalem de Dominique Lapierre et Larry Colins.

    Ce sont là mes deux coups de coeur et je les recommande plus particulièrement!

    Bien à vous

  • Erratum: Wikipedia

  • Abraham: Comprenez ce que vous lisez!

  • @Patoucha

    "Il est de père juif comme vous! Ce FranZt Fanon est un usurpateur! J'ignore qui se cache derrière Feu Frantz Fanon mais celui-ci doit être en manque d'identité. Un paria antisémite notoire je le maintiens! "

    Je l'ai épinglé il y a quelques mois sur le fait que l'image de son profil était une photo de Youssef Al Qardawi jeune, il l'a bien vite changée pour celle de Frantz-Fanon, penseur anticolonialiste qui doit avoir quelque raisonnance dans son esprit marqué par le Monde Diplomatique et le "protocole des sages de Sion". Donc si ce gars est juif moi je suis le Pape, éventuellement un juif converti au salafisme?... Ce type est une ordure couverte par la modération de la TDG qui, au côté de Hani Ramadan, fauit parfois défiler son blog en première page... Bienvenue en Eurabia... @;-)

  • A Patoucha, tous ces commentaires sont très intéressants, merci de m'informer sur l'existence d'écrits qui pourront éclairer ma lanterne. Bon dimanche!

  • je suis juif venant de mon pere et ma mere juifs eux memes.je suis juif de religion.je suis juif par attachement aux autres juifs.je suis juif aimant la terre de mes ancetres.je suis juif de tradition orale et ecrite.je suis juif par ideal.et j'en passe.mon dieu quelles suffisance et satisfaction sur cette terre.je n'ai vraiement pas besoin que l'on fasse une etude poussee de mes origines et religions si ce n'est que de servir les gens qui nous rejettent uniquement parce que nous sommes leurs aines historiques.independemment il y a toujours un espoir de s'enrichir en ecrivant un bouquin.serait ce une rente si cela marche'qui sait.je conseillerai a ces personnes qui s'inquietent de ma judaite de decouvrir les autres religions telles que l'islam et la chretiente que je respecte et que j'aime quand ils ne veulent pas me tuer.

  • "Dis-donc Johann il faut arrêter avec vos copier/coller bien ciblés chez vos amis antisémites. Vous êtes connu pour être le clown à chacun de vos passages sur les blogs!

    Je vous enjoins d'éructer ailleurs votre haine des Juifs. Vous croyez vraiment pourvoir dire ce QUE VOUS VOULEZ parce qu'anonyme derrière votre écran? Quel courageux vous faites! Vous ne critiquez pas vous vomissez! Montrez nous votre tête qu'on se marre un peu pour voir à quoi ressemble un individu qui manque tant de personnalité!"

    MDR!!!

    Désolé je ne pratique pas ce que vous ne savez que faire: l'insulte gratuite et le copier-coller. Suffit de vous lire ici-même pour savoir qui a raison. Quoique le mot raison vous soit totalement étranger. Comme le fait de présenter un argument.

    Enjoignez, enjoignez! MDR!!!
    Prêt à censurer, à priver quelqu'un de sa liberté d'expression, comme un bon fasciste, pardon un national-sioniste et juif intégriste. Bravo!

    Allez, je vous pardonne, vous me faites trop rire!

  • Je n'ai pas lu le livre de S.Sand dont j'avais cependant entendu parler.
    J'ai lu consciencieusement la critique défavorable de P.Emerhach, dont la culture dans ce domaine me dépasse considérablement.
    Je pensais trouver dans les commentaires des éléments rarionnels simples qui me permettraient de me determiner sur l'essentiel.
    Je le regrette, ce n'est pas le cas. J'ai trouvé dans de nombreux commentaires précédents plus d'agressivité et de passion idéologique que d'explications convaicantes !
    J'en conclue (provisoirement) que si le sujet est d'un grand intérêt intellectuel, c'est une folie que de vouloir en tirer des conclusions bien tranchées.
    En d'autres termes j'accepte, faute de mieux, ce qui est écrit dans les textes dits sacrés (mais avec prudence quand même sur certains points), et je tourne mon attention vers l'avenir où, croyez moi, il me semble qu'il y a fort à faire !

  • @Gerard
    Ces arguments sont très vivement critiqués par le professeur de littérature Eric Marty qui lui reproche de confondre les notions de race et de peuple et écrit dans Le Monde: « En ne déconstruisant pas radicalement la notion d'héritage génétique, en en faisant, au contraire, bénéficier le peuple palestinien, Sand révèle tout l'impensé qui obscurément pourrit ce qu'il tient pour être une entreprise libératrice. Il montre que la méthode substitutive qu'il emploie est tout simplement mystificatrice, et ce d'autant plus qu'elle voudrait être au service de l'entente entre les ennemis. » [4](Wikipedia)

    L'article de CCCI du 6 septembre 2008" que j'ai passé ci-dessus a paru également dans Le Monde Ne manquez pas de lancer la recherche sur google car il y a des commentaires sensés.

    "Shlomo Sand a passé ses deux premières années de vie en camps de réfugiés juifs polonais, en Allemagne. Il a grandi en Israël où ses parents ont migré. Après l'expérience traumatisante de la guerre des six jours (1967) à laquelle il a participé comme simple soldat,( Il était où en 1973 lors de la guerre du Yom Kippur? Le trouillard a craint pour sa vie,il se baladait sur les Champs pendant que les jeunes militaires juifs israéliens se battaient et mouraient pour leur patrie, et permettre à ce négationniste d'enseigner à l'Université de Tel Aviv? il a milité dans l'extrême gauche israélienne Shlomo Sand (né en 1946 à Linz en Autriche) est un historien israélien spécialisé dans l'histoire contemporaine". Il n'est pas un spécialiste de l'Antiquité et il le dit! Il ne s'est pourtant pas gêné de mettre en doute - en dilettante - l'essence même du Peuple Juif!

    L'Autrichien Hitler voulait éradiquer les Juifs de la terre
    L'Autrichien Shlomo nie son existence!!!!!!!

    Ce qui nous fait deux Autri Chiens!

    Ces "nouveaux historiens Israéliens" qui ont trouvé le filon négationniste pour exister sont la 11ème plaie du Peuple Juif et d'Israël!

    Les parents de Sand, s'ils sont décédés, doivent se retourner dans leur tombe! Leur fils est la honte de plus de six millions de juifs exterminés par les nazis et du Peuple Juif.

    Etre Juif est un état! A ne pas confondre avec l'Etat d'Israël que je précise pour les esprits obtus, mais une manière d'être, physique, intellectuelle et morale!

  • @ Johann
    "Désolé je ne pratique pas ce que vous ne savez que faire".....

    La différence avec vous c'est que moi j'annonce la source!

    Je ne vous ai pas demandé de vous taire mais de vous montrer, nuance! Je précise tout de même que votre liberté d'expression s'arrête là où commence la mienne! C'est avec raison que j'interviens dans vos élucubrations.
    Sachez que s'il n'y avait pas de "peuple juif"(votre copier/coller) qui est LA PREMIERE RELIGION, LE PEUPLE ELU, il n'y aurait pas eu de Jésus qui est JUIF jusqu'à preuve du contraire, (à moins que demain on lira qu'il est descendant de Mahomet...lolll) et donc pas de religion Chrétienne! Les premiers Chrétiens étant des Juifs convertis! Le Chistianisme et l'Islamisme se targuent aussi d'être le peuple élu! Et je crois bien que c'est la source de la haine du Peuple Juif!

    "(...) comme un bon fasciste, pardon un national-sioniste et juif intégriste. Bravo!"

    Ne renversez pas la vapeur! Si vous vous êtes référés à ce type de sites c'est qu'ils reflètent ce que vous ressentez contre les Juifs!

    "Allez, je vous pardonne, vous me faites trop rire!"

    Nous serons deux à rire! Car vous n'êtes pas plus pro-palestinien que moi je suis Cléopatre! Mais plutôt foncièrement antijuif!

  • Carlitos de Unmauno "Je l'ai épinglé il y a quelques mois sur le fait que l'image de son profil était une photo de Youssef Al Qardawi jeune, il l'a bien vite changée pour celle de Frantz-Fanon, penseur anticolonialiste qui doit avoir quelque raisonnance dans son esprit marqué par le Monde Diplomatique et le "protocole des sages de Sion". Donc si ce gars est juif moi je suis le Pape, éventuellement un juif converti au salafisme?... Ce type est une ordure couverte par la modération de la TDG qui, au côté de Hani Ramadan, fauit parfois défiler son blog en première page...

    Je l'ai vite repéré et m'a modérée lollllll je l'avais mis à nue! Tout comme je suis modérée chez ramadan! :))

    Il s'est identifié à Frantz Fanon par FranZt qui fait plus nazi! Il ne fait rien que reproduire sur son blog tout ce qu'il trouve sur Internet qui porte atteinte à Israël et au Peuple Juif,! La thèse de Shlomo traîne chez lui depuis un moment!

    Faut croire que sa tête doit être pire que celle de Frantz Fanon!

  • Merci, Monsieur Pierre Emerhach de laisser cet article passer sur votre blog.


    29.03.2009
    Le négationnisme de Shlomo Sand démonté par Eric Marty

    Je reproduis ici l'excellent article d'Eric Marty, publié dans Le Monde hier soir, sous un titre anodin (qui provient sans doute de la rédaction du Monde, et qui ne fait pas justice au contenu de l'article). Les médias ont joué un role néfaste dans la diffusion du livre négationniste de ce Faurisson israélien qu'est Shlomo Sand. Je constate qu'Eric Marty fait, tout comme moi, le rapprochement entre la négation du Peuple juif par S. Sand et la négation de la Shoah. (Voir mon article le concernant, Le négationnisme 'soft' d'un nouvel historien israélien). P.I.L
    marty-Eric.jpg
    Eric Marty
    Les mauvaises raisons d'un succès de librairie, par Eric Marty
    LE MONDE | 28.03.09 | 14h11 • Mis à jour le 28.03.09 | 15h24

    out le monde se souvient de quelques énoncés qui, jadis, firent scandale : selon une rumeur venue d'Europe, les chambres à gaz n'avaient jamais existé, selon une autre, émanant du monde arabe, le Temple juif de Jérusalem était une invention des colons sionistes, malgré son attestation par le Coran décrivant Jésus y priant "debout".


    Mais avec le siècle qui vient, et qui s'annonce comme redoutable, on aura compris que ces négations-là ne relevaient que du détail. Le livre de Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé : de la Bible au sionisme (Fayard, 2008), règle la question de manière définitive. Le peuple juif n'existe pas : divine surprise !

    Inutile de faire l'apprenti chimiste pour déclarer l'innocuité du Zyklon B, inutile de jouer à l'archéologue pour faire du Mur des lamentations une excroissance de la Mosquée Al-Aqsa, car si le peuple juif n'est qu'une invention du XIXe siècle sous le paradigme occidental de l'Etat-nation, alors la question est réglée. Certains pourront en conclure d'ailleurs qu'il est bien naturel qu'un peuple qui n'existe pas invente à l'infini des légendes pour attester sa pseudo-existence.

    Ce n'est pas ici le lieu de dénoncer les confusions, et surtout le caractère naïvement massif de la thèse du livre de Shlomo Sand. Des spécialistes l'ont fait. Il s'agit de l'oeuvre d'un historien autodidacte dont les informations sont de seconde main, qui mêle les approximations à des choses connues, mais qui sont présentées sous l'angle biaisé de découvertes sulfureuses.

    Sand présente le fait qu'il n'y a pas de race juive comme une découverte qui fait du peuple juif une invention historique. Mais ce faisant, il confond deux catégories étrangères l'une à l'autre, celle de "race" et celle de "peuple". La tradition d'Israël n'est pas une tradition raciale comme la Bible l'atteste (l'épouse non juive de Moïse, Séphora, Ruth, l'étrangère, ancêtre du roi David), tradition perpétuée par l'actuel Israël, comme tout visiteur peut le constater en admirant dans le peuple juif son extraordinaire pluralité : juifs noirs, jaunes, blancs, orientaux, blonds, bruns... La substitution race/peuple est révélée par le titre : Comment le peuple juif fut inventé... Or tout le livre consiste à vouloir prouver que les juifs actuels ne sont pas "génétiquement" les descendants des Hébreux.

    On dira que le peuple juif n'a jamais cessé d'être "inventé" : par Abraham, par Jacob, par Moïse... Mais aussi par chaque juif. Car l'invention même du peuple juif, loin d'être une preuve de son inexistence, est une preuve radicale - irréfutable - de la singularité radicale de son existence propre. Existence fondée sur le principe abrahamique de son invention ou de sa vocation, puisque cette existence est réponse à un appel.

    CONCLUSION PERVERSE

    Peuple unique en ce qu'il est fondamentalement logocentrique - lié au langage, lié au nom - et textocentrique, lié à un texte : la Torah. Que la filiation soit constitutive du peuple juif ne peut apparaître comme un élément ontologique. Le principe de filiation n'est que la régulation civile de l'existence historique de ce peuple, des conditions de possibilité d'une perpétuation qui autorise son inscription dans le temps chronologique, dans le temps de l'histoire humaine. Voilà pourquoi il y a un peuple juif, voilà pourquoi il n'y a pas de "race juive", même s'il est patent que les Cohen et les Lévy du monde entier ont quelques liens incarnés. C'est ce qu'on peut appeler très simplement la facticité juive : le fait d'être juif.

    Le livre de Sand manifeste là l'indigence de son "épistémologie". Sand est un "moderne". Il voudrait devenir le Michel Foucault du XXIe siècle. Il espère, en proclamant que le peuple juif est une "invention du XIXe siècle", reproduire, en le mimant, le Foucault de jadis affirmant que l'homme était "une invention récente". Mais, pour Foucault, il était fondamental, à l'intérieur du discours philosophique moderne même, de réfléchir méthodiquement à cette "invention" dans les savoirs - l'homme - et de la déconstruire.

    Or c'est sur ce point que le livre de Sand se révèle vide. Car s'il dénie aux juifs une aspiration, qu'ils n'ont jamais eue comme peuple, à se constituer en race, il ne déconstruit pas la notion de race. Au contraire, il lui confère, à dessein ou non, un statut de vérité qui se donne comme vérité ultime. En effet, la conclusion, proprement perverse, de son livre est d'attribuer au peuple palestinien ce qui a été dénié aux juifs, à savoir qu'ils sont - eux, les Palestiniens - les vrais descendants génétiques des Hébreux originaires !

    Cet épilogue est le révélateur de la finalité du livre. On y trouve le principe mythologique de l'inversion dont le peuple juif est la victime coutumière : les juifs deviennent des non-juifs et les Palestiniens les juifs génétiques. On peut, dès lors, en déduire qui est l'occupant légitime du pays. En ne déconstruisant pas radicalement la notion d'héritage génétique, en en faisant, au contraire, bénéficier le peuple palestinien, Sand révèle tout l'impensé qui obscurément pourrit ce qu'il tient pour être une entreprise libératrice. Il montre que la méthode substitutive qu'il emploie est tout simplement mystificatrice, et ce d'autant plus qu'elle voudrait être au service de l'entente entre les ennemis.

    Nier l'identité juive est une vieille marotte, aujourd'hui parasite obstiné de la pensée contemporaine. D'où vient ce vertige du négatif ? On l'aura compris en lisant le livre de Shlomo Sand : d'un désir obscur de faire des juifs de purs fantômes, de simples spectres, des morts-vivants, figures absolues et archétypales de l'errance, figures des imposteurs usurpant éternellement une identité manquante. Eternelle obsession qui, loin de s'éteindre, ne cesse de renaître avec, désormais, un nouvel alibi mythologique : les Palestiniens.

    Eric Marty est écrivain et critique, professeur de littérature à l'université Paris-Diderot

  • Patoucha, il vous faut vous délivrer de ce qui vous hante. Un juif est un humain comme un autre. Ni plus ni moins.

  • @abraham

    Vous avez cette fois raison... Ne trouvez-vous pas suspect qu'on cherche en chaque juif ou en l'Etat juif tous les malheurs du monde et en chaque malheur du monde où est le juif ?

  • Vous avez craché sur Shlomo Sand, vous allez haïre Norman Finkelstein ! Quelle horreur des juifs qui refutent la mythologie sioniste !

    Et oui, quand l'histoire et la vérité ne se conjugue plus avec les thèses officielles d'une nation d'oppressés devenue oppresseur, la belle machine de propagande doit inlassablement reprendre du service ... s'est-elle jamais arrêtée depuis 40 ans d'ailleurs ?

  • Sinon, le livre en question attends chez moi sur la pile de "a lire", mais quand je vois que votre critique commence par une attaque ad hominem, je ne peux m'empêcher de sourrire.

    Vous en êtes vous seulement rendu compte ? Vous le grand spécialiste de la pensée juive n'êtes pas capable d'alligner un argument non fallacieux en préambule de votre "démonstration".

  • arretez patoucha d'isnsulter les gens et arreter de faire des copier coller comme un wikidonkey reflechissez de vous meme et laisser votre haine des goyiems dans la synagogue !!!!
    mais je pense plutot que vous faite partie des bandes de bloggeurs sionistes embauchés par l'etat voyou pour vomir sur tout ce qui est antiisoniste surtout apres le massacre de gaza mais dite moi une chose est ce qu'il vous payent bien

  • et pour le bloggeur franzt fanon je trouve que il n'y a pas mielleur preuve de sa pertinence que votre haine vis a vis de lui ,car vous n'arretez pas avec le reste de votre bande de sioniste enrragés de l'insulter sur a peu pres tous les blogs il ya meme eu des notes sur ce blogeur alors je vous rappelerais un proverbe :les chiens de la manipulations aboyent et la caravane de la verité passe

    merci franzt fanon (

  • et pour le bloggeur franzt fanon je trouve que il n'y a pas mielleur preuve de sa pertinence que votre haine vis a vis de lui ,car vous n'arretez pas avec le reste de votre bande de sioniste enrragés de l'insulter sur a peu pres tous les blogs il ya meme eu des notes sur ce blogeur alors je vous rappelerais un proverbe :les chiens de la manipulations aboyent et la caravane de la verité passe

    merci franzt fanon (

  • Nous voilà envahis par les "frères musulmans" du blog ramadan!

    Votre "nouvel grand ami et frère Shlomo Sand, et ce sera mon cadeau, a dit outre qu' " Il n’y a pas de peuple juif» mais pas plus de "peuple chrétien" ni de "peuple Islamiste" dit-il! Et c'est là que je vous attends au tournant!

    Retenez bien ceci les endoctrinez. Sachez que vous perdez votre temps avec votre propagande. Pourquoi ne pas vous promener sur les blogs de vos amis. Nous ne foulons pas la même terre ni n'avons les mêmes idées et j'en veux pour preuve:

    Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, écrit en 1998: «C’est un fait aussi bien pour la foi juive que pour la foi chrétienne… On ne peut guère mettre en doute que la fondation de l’Etat d’Israël soit liée à la promesse biblique de la terre.» Au cours des siècles, des chrétiens de toutes dénominations s’y sont associés, car la Bible hébraïque est aussi pour eux Ecriture sainte. En 1947, l’archevêque catholique de Beyrouth, Mgr Ignace Moubarak, à la SDN: «Historiquement, il est indéniable que la Palestine a été la patrie des juifs et des premiers chrétiens.» En 1948, comme Claudel, Maritain réaffirme avec force la légitimité d’Israël: «Ce que Dieu a donné une fois est donné pour toujours. Ce don de la terre de Canaan aux tribus d’Israël est matière de foi pour les chrétiens comme pour les juifs!» L’abbé Charles Journet s’exprime dans le même sens. Le pape Jean Paul II a voulu le souligner à Mayence en 1980: «l’alliance avec Israël n’a jamais été abolie» et à la synagogue de Rome en 1986: «les juifs sont les frères aînés des chrétiens, et le lien entre judaïsme et christianisme est intrinsèque».
    Abbé Alain René Arbez

  • @ Abraham

    Pour moi sûrement et pourquoi voulez-vous qu'il en soit autrement au point que cela me hante ???! Et vous? Cela vous hante?

    Vous savez quand j'ai vu, et que je vois encore, tous les reportages sur les camps et surtout le premier "Le Procès de Nuremberg" j'ai pensé des nazis: C'est quoi ces bêtes, ces sauvages, ces barbares, c'est cruel de faire cela à des humains? Et quand je les ai vu piètrement se défendre, ils avaient peur et ne voulaient pas mourir. Ils étaient plus lamentables que les juifs dans les camps qui ont su garder l'aura de leur dignité, que les nazis ont cru ôter aux derniers survivants sous différents sévices

  • "Nous voilà envahis par les "frères musulmans" du blog ramadan!"

    Manipulables et cons à souhait, quand on voit ce qui fleurit sur le net, genre "alter-info" qui suggère que les sionistes ont financé Hitler et la Shoah pour pouvoir créer Israël! Quelle connerie!

    Mais on ne peut rien faire contre ce cancer, se crever le c.. à argumenter est vain... "Les non-alignés" se sont tous réfugiés dans ce genre de fiante idéologique, par frustration, ignorance, et irrationalisme maladif... Reste plus qu'à voter UDC, le mal contre le mal... Voilà ce que finit par faire un acien gauchiste "blessé par la réalité" comme moi.

    En gros si on reprend le raisonnement grossier et Dada d'"Amin", plus on gueule contre la nazis, plus les nazis on raison... Mais on connait bien les affinités d'un certain monde arabe avec la pensée nazie, s'pas?... Mein Kampf cartonne en Egypte, mais pas autnat que "Les protocoles des sages de Sion"...

    Quand au bon vieux Shlomo, il a surtout réussi, par le biais de nos islamo-nazis de service, à pousser l'antisémitisme à sa quintessence: Les Juifs? Mais ils existent pas! Na! Et l'antisémitisme c'est la haine des Arabes! Rajoutez deux doses de nazisme coranique, un dose de conspirationnisme, et quelques rouges nostalgiques de Staline, et vous voyez les néo-antisémitisme suinter de partout! Et après on nous emmerde parce que l'on trouve que l'islam est une religion de merde... en nous traitant, nous, de racistes-blasphémateurs...

  • Il ne s'agit pas de les convaincre, c'est impossible... mais de les exposer aux faits.

    Johann nous harcèle de son non-peuple. Mais il refuse de donner la définition d'un peuple.... une simple définition qui permettra de savoir qui sont les peuples de la terre et ceux qui ne le sont pas.

    Mais c'est incompatible avec sa propagande... Dont acte.

  • Carlitos de Unamuno:

    Merci! Je n'y avais pas pensé mais je trouve votre idée pas bête du tout. Mobilisons-nous et VOTONS UDC!

    Chirac en a tremblé de tous ses membres quand le peuple lui a donné la leçon de sa vie en se mobilisant pour Lepen!

  • @Patoucha

    "Chirac en a tremblé de tous ses membres quand le peuple lui a donné la leçon de sa vie en se mobilisant pour Lepen!"

    L'UDC ce n'est pas le Front National, et Le Pen est un authentique révisionniste, ce qui le sort totalement de mon champs d'action... Mâme par contestation je n'aurais jamais pris le risque de lui donner la moindre voix!

    Quand je dis que je vais voter UDC, je pense ici principalement à l'initiative contre la minarets (perdue d'avance, mon vote restant avant tout contestataire, et je doute de son efficacité sur le fond). Et bien sûr le constat d'une immigration mal maîtrisée, qui nous amène des gens parfois bien peu respectueux de la Démocratie et de la Suisse en général, qui me poussera à l'avenir à bien réfléchir avant de voter contre leurs initiaives comme je l'ai fait par le passé. En ce qui concerne l'expulsion des étrangers criminels, il est clair qu'elle a déjà mon soutient. Mais ceci est un débat qui nous sort du cadre du présent billet.

    Pour y revenir, et pensant à Jacques Chirac, on ne saura en aucun cas lui reprocher le moindre antisémitisme (même si sa politique pro-arabe aura fait dire à certain qu'il était un "philosémite pro-arabe"), et on lui doit cette initiative/idée fort louable qui retombe en plein dans notre débat, et nous amène au problème de fond de nos adveraires de blog de la famille "Frantz Fanon":

    [Publié le 27 Mars]

    «Le drame de la Shoah interdit l'oubli. Il impose la pudeur. Il fait exploser la colère au cœur de chaque homme de bonne volonté, lorsque la Shoah est contestée.» Silencieux depuis plusieurs mois, Jacques Chirac a choisi de s'exprimer sur un thème qui avait déjà marqué sa présidence. Vendredi, à l'Unesco, l'ancien chef de l'État a apporté un soutien appuyé au projet Aladin initié par la Fondation de la mémoire de la Shoah. Un projet destiné à lutter contre le négationnisme, en particulier dans les pays arabes.

    Jacques Chirac a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas de vouloir « aire porter aux pays musulmans une culpabilité qui n'est pas la leur». Il a cependant souligné l'importance de «faire connaître la Shoah, pour la faire sortir du silence que l'on a fabriqué autour d'elle, dans beaucoup de pays». Pour lui, les raisons de ce silence sont simples : «Évoquer la Shoah risquait de susciter dans ces pays un sentiment de sympathie pour les Juifs et l'existence d'Israël. Alors, a-t-il dit, on l'a cachée.»

    http://lardlibres.canalblog.com/archives/2009/03/27/13164019.html

  • Vous avez craché sur Shlomo Sand, vous allez haïre Norman Finkelstein ! Quelle horreur des juifs qui refutent la mythologie sioniste !

    Ecrit par : Djinius | 27.04.2009

    Je vais faire profiter tout le monde de la biographie de Finkelstein qui a en commun, et là va falloir que je me penche sérieusement sur ce cas, avec le Shlomo d'être des enfants de rescapés des camps de concentrations? Est-ce pour se venger de la souffrance endurée par leurs parents qu'ils nient leur peuple? On ne choisit pas sa religion bande de crétins et indignes fils de déportés qui ont eu la chance de figurer parmi les rescapés des camps! Loll pourquoi ne se convertissent-ils pas à l'Islamisme?

    Norman G. Finkelstein

    Naissance 8 décembre 1953
    New York
    Profession(s) NA

    Norman Gary Finkelstein (né le 8 décembre 1953 à New York) est un politologue américain. Etudes à Binghamton University à New York, puis à l’École Pratique des Hautes Études à Paris, doctorat en sciences politiques de l’Université de Princeton. Enseignant à Brooklyn College, Hunter College, New York University, puis à DePaul University à Chicago (jusqu'en septembre 2007).

    Norman G. Finkelstein fait usage, dans la plupart ses publications et sur toutes les pages de son site, de l'initiale intermédiaire, probablement afin de dissiper toute confusion avec un autre essayiste américain, Norman H. Finkelstein (qui écrit également sur Israël, l'histoire du sionisme, etc., mais à destination d'un lectorat d'enfants et d'adolescents), et d'un troisième auteur, né en 1954, recourant au nom « Norman Finkelstein » sans autre spécification patronymique, dont l'œuvre est plus « littéraire

    Biographie

    Fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie, il se fait connaître par ses écrits sur le conflit israélo-palestinien[2] et par les polémiques suscitées par sa critique de ce qu'il a appelé « L'Industrie de l'Holocauste », terme par lequel il désigne les organisations et les personnalités juives (notamment le Congrès juif mondial ou Elie Wiesel) qui selon lui instrumentaliseraient la Shoah dans un but politique (soutenir la politique israélienne) ou mercantile (obtenir des réparations financières de la part de l'Allemagne et de la Suisse)[3].

    Sa thèse de doctorat concerne une critique méticuleuse et sévère du best seller publié en 1984, From Time Immemorial, de l'auteure américaine Joan Peters. Ce livre faisait écho au mythe du « désert » dans lequel les premiers colons israéliens se seraient installés.

    Il est intervenu dans de nombreuses émissions télévisées ou radiodiffusées, dans le monde, pour débattre du conflit Israël/Palestine.

    En 2001, il est chargé d'enseignement à l'Université DePaul de Chicago.

    En 2005, il publie Beyond Chutzpah: On the Misuse of Anti-Semitism and the Abuse of History[4] dans lequel il critique le livre The Case for Israel du professeur de droit de Harvard, Alan Dershowitz, le qualifiant de canular universitaire. Il y dénonce des généralisations hâtives et des accusations d'antisémitisme proférées par certaines organisations juives à l'encontre des opposants à la politique de l'État d'Israël. Alan Dershowitz a menacé l'éditeur de Beyond Chutzpah de poursuites judiciaires pour diffamation. Il a également publiquement demandé à l'Université DePaul de refuser la nomination de Finkelstein comme professeur[5].

    Via une lettre de son président Dennis Holtschneider, le 8 juin 2007, l'Université DePaul de Chicago confirme le rejet de sa candidature comme professeur titulaire en sciences politiques[6]. La commission d'attribution a réprouvé le soutien du conseil des facultés[7]. L'avocate Lynne Bernabei le défendra contre cette décision de l'Université DePaul.

    Le 5 septembre 2007 l'université lui a interdit d'enseigner et a exigé qu'il libère son bureau[8]. Il démissionne en septembre 2007 après que les deux parties aient signé un accord privé. Le lendemain, l'université a indiqué qu'il était un « scientifique prolifique et un professeur exceptionnel ». Son adversaire, le professeur de droit de l'université de Harvard, Alan Dershowitz, s'est dit peu impressionné et a déclaré que « dire que Finkelstein est un scientifique est un mensonge, il fait de la propagande[9] ». Pour sa part, Finkelstein maintient qu'il s'est vu refuser le poste de professeur à cause de pressions extérieures à l'université.

    Lors d'une interview avec le journaliste George McLeod publiée le 16 septembre 2007, il compare son cas de non-nomination à celui de Juan Cole de l'Université de Yale, de Joseph Massad, de Nadi Abu el-Haj et de Rashid Khalidi[10]. Dans cette interview, il affirme que le lobby israélien est plus puissant que d'autres lobbies, tels ceux de Cuba ou de la Chine.

    Suite à la publication en novembre 2006 du livre Palestine: Peace Not Apartheid de l'ancien président américain Jimmy Carter, il publie « Peace, Not Apartheid », une critique détaillée et plutôt positive de ce livre (tout en relevant plusieurs erreurs historiques)[11]. Alors que le livre de Jimmy Carter devient un best-seller, de nombreuses critiques de la part de partisans de la politique israélienne s'élèvent. Finkelstein publie alors « The Ludicrous Attacks on Jimmy Carter's Book », une critique des critiques du livre de Jimmy Carter[12].

    Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

  • L'UDC ce n'est pas le Front National, et Le Pen est un authentique révisionniste, ce qui le sort totalement de mon champs d'action... Mâme par contestation je n'aurais jamais pris le risque de lui donner la moindre voix!

    Lol merci du renseignement, mais je n'ai fait que rappeler un "vote historique". Je n'ai jamais dit que je voterai pour lui ce négationniste. Je n'oublie pas qu'il était dans la milice de Pétain!

    Généralement je vote selon mes convictions et mes coups de coeurs. Les minarets ce sera NON! Imaginez ma déception pour les votations qui sont passées sur les chiens et la fumée? Pffffff

  • Je suis rassurée de trouver des critiques fournies et bien documentées sur le livre de Shlomo Sand...
    car j'ai commencé ce livre (j'en suis à la page 147) et je suis époustouflée par sa mauvaise foi...lorsque j'ai lu p 119 que Heinrich von Treitshke était "un respectable historien" et il souligne quelque pages plus loin "la haine de Treischke face aux juifs... ne fera qu'augmenter par la suite... "

    Un historien dominé par la haine est il respectable et celui qui a osé écrire ces lignes sans y voir de contradiction est pour le moins d'une moralité douteuse..(ou son traducteur)
    je me demande qui est cet auteur.. c'est confus , rasoir à lire... mais je pense que c'est un sophiste qui doit être démasqué....
    VM

Les commentaires sont fermés.