Mais que s’est-il donc passé à l’usine AZF de Toulouse ?

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Mais que s’est-il donc passé à l’usine AZF de Toulouse ?
Je ne parlerai pas aujourd’hui de la vente-record de Pierre BERGER à Paris, mais bien des victimes de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, il y a sept ans et qui a coûté la vie à sept personnes. Qui a aussi causé des dégâts inestimables à des centaines d’autres, rescapés de la catastrophe qui ne peuvent plus vivre comme auparavant. Et les dédommagements de Total n’y changeront rien.

 

Mais que s’est-il donc passé à l’usine AZF de Toulouse ?
Je ne parlerai pas aujourd’hui de la vente-record de Pierre BERGER à Paris, mais bien des victimes de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, il y a sept ans et qui a coûté la vie à sept personnes. Qui a aussi causé des dégâts inestimables à des centaines d’autres, rescapés de la catastrophe qui ne peuvent plus vivre comme auparavant. Et les dédommagements de Total n’y changeront rien.
Au fond, que s’est-il passé dans cette affaire ? Tous les commentaires, tous les articles lus, ne déterminent pas nettement s’il s’agit d’un terrible accident ou d’un attentat ? On ne voit pas non plus comment les mesures de sécurité, dans une usine, classée dangereuse, ont pu être observées ou pas.
Mais alors que s’est-il passé ? Franchement, il faudra attendre la fin du procès pour le savoir. Il devrait durer au moins quatre mois. Là, la justice est confrontée à un paradoxe ; d’une part, elle doit viser la sérénité, c’est-à-dire ne pas agir sous le coup d’émotion pour dire le droit. Et cette exigence en entraîne une autre, la distance par rapport aux faits et donc la solitude et une apparente négligence de la douleur des victimes. Lesquelles s’estiment injustement traitées et laissées pour compte par la justice. Et ce n’est pas fini, car imaginez que la justice rende, comme elle le fait parfois, un jugement à la Salomon, comment vont se sentir ceux qui attendent depuis sept longues années qu’on leur dise comment leur a été saccagée, et comme leurs proches sont morts ?
Tout ceci est plutôt terrible. Ce n’est pas facile d’être juge. AU fond, rien n’est facile. Mais pourquoi donc un aveugle destin se pose soudain sur certains individus et pas sur d’autres ? Pourquoi la   providence emprunte-t-elle des chemins aussi obscurs pour l’intelligence humaine ? Les aurons nous un jour ? Je n’oublierais pas de sitôt ce commentaire d’un haut dirigeant, alors que je me dirigeais hier vers la gare de Lyon, qui reconnaissait honnêtement qu’il ne savait toujours pas ce qui s’était passé ce jour là à AZF Toulouse.
Mais nous, nous savons que 31 personnes l’on payé de leur vie…

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