UNE LUEUR D’ESPOIR ? GAZA

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UNE LUEUR D’ESPOIR ? GAZA
    La réalité est trop désespérante pour continuer à y coller de manière continue et conséquente. Il faut s’élever, faire comme si nous étions en cours de sortie de crise et envisager l’avenir. Y aura-t-il un avenir ? Ce n’est pas sûr, mais faisons comme s’il y en avait un… Ce qui est absolument insensé, c’est que le Hamas, pris dans sa logique sans discernement est allé jusqu’à refuser lui aussi la résolution de l’ONU, renforçant ainsi, à son corps défendant, la position d’Israël qui est, de toutes manières, dans une position légitime puisque son but est de protéger son territoire et ses citoyens contre les tirs de missiles.
    Mais revenons à notre propos : Hegel disait que l’Histoire avance par contradictions surmontées. C’est-à-dire que l’histoire est une succession de crises et de conflits surmontés car ils finissent toujours par se résorber.
    J’écoutais ce matin un penseur, spécialiste de géostratégie qui réfléchissait sur l’avenir de la bande de Gaza et qui notait que la position actuelle du Hamas était celle de l’OLP d’il y a plus de 20 ans lorsque sa charte prétendait refuser l’existence d’Israël. Il rappelait aussi que les Premiers Ministres israéliens de l’époque affirmaient ne vouloir rencontrer l’OLP que sur le champ de bataille. La suite, tout le monde la connaît : les pourparlers de Madrid, les accords d’Oslo, l’installation d’une  Autorité palestinienne en Cisjordanie et à Gaza, etc…
    Après les heurts actuels qui auront changé les esprits et donné au Hamas à réfléchir, les positions évolueront. On se demande alors quel pourrait bien être l’avenir de ce territoire de Gaza :
a)    le rattachement à la Cisjordanie palestinienne par un corridor, le repeuplement de ce second territoire, peu peuplé par rapport à Gaza, en faisant venir des Gazaouis qui le voudraient, afin de soulager la pression sur cette bande de terre coincée entre l’Egypte et la mer.
b)    Ou le rattachement à l’Egypte qui a une longue histoire commune avec ce territoire mais qui se méfie du Hamas car ce mouvement n’est autre que le prolongement naturel du mouvement très surveillé sur les bords du Nil des Frères Musulmans. Ceci explique principalement le refus du président Moubarak d’ouvrir le terminal de Rafah…
c)     Quelle que soit la solution choisie, en cas de paix, on pourrait enfin penser au développement économique de la région où les hommes n’auraient plus à faire le coup de feu, mais un travail, une famille et une maison. Il y aurait un port et un aéroport pour exporter et importer des marchandises et non des armes comme le fait aujourd’hui le Hamas.
d)    La raison reprenant le dessus, on pourrait envisager une sorte de Marché Commun du Proche Orient qui intégrerait aussi bien le Liban, l’Egypte, la Palestine, Israël, la Syrie (si elle se démocratise…) et d’autres pays riverains.

Je vois d’ici les sourires narquois ou le regard sceptique, dubitatif des lecteurs, leur promptitude à contredire ou à décocher contre nous les flèches de leur ignorance (car je les lis tout de même les commentaires, même si je n’y réponds guère, car à 98% c’est affligeant) ; et pourtant, un jour ou l’autre, les armes finiront par se taire et la paix, lentement mais sûrement, arrivera.
    Espérons donc que le Hamas, qui commence à prendre conscience du désastre autour de lui, fléchira au Caire et reconnaîtra ce que le ministre égyptien des affaires étrangères avait dit, dès le premier jour du conflit : le Hamas s’est trompé…
 

Commentaires

  • Monsieur,
    Je fais certainement partie des 98% de commentaires qui vous affligent mais peut-être que votre arrogance attire un tel état de fait.
    Cette façon de dire que "Israël est de toutes manières dans une position légitime" et de passer outre à toutes les infractions qu'ils commettent sur plusieurs plans montre à quel point vous vous placez sur votre chaire universitaire et Israël avec!

  • @ Marie France de Meuron
    Quelle arrogance ?
    Dire que le hamas a fait de mauvais choix qui ont légitimé une action d'Israël n'est pas arrogant et ne signifie pas qu'Israël fait aussi parfois de mauvais choix.
    Dire que la guerre est un (atroce) moyen de constater (a) l'absence d'issue par la guerre et (b) de mettre en évidence l'obligation de dépasser le présent et ses douleurs pour accéder à la paix n'est pas arrogant.
    Soutenir le droit à l'existence des palestiniens et des israéliens n'est pas arrogant.
    Ce qui est affligeant, c'est de lire à quel point la détestation d'Israël permet de proférer des contre-vérités qui ne résistent à aucune analyse factuelle.

  • C'est absolument vrai, on n'a pas encore creusé ce genre de solution, à envisager pourtant.

    "La raison reprenant le dessus, on pourrait envisager une sorte de Marché Commun du Proche Orient qui intégrerait aussi bien le Liban, l’Egypte, la Palestine, Israël, la Syrie (si elle se démocratise…) et d’autres pays riverains."

    Si l'UE existe aujourd'hui, n'est-ce pas suite à la Seconde Guerre Mondiale ?
    De plus, non seulement les européens se sont battus entre eux, mais les russes aussi ont été impliqué.

    Sans parler des musulmans d'Afrique, des bataillons français, comme démontré par le film "Indigène".

    Historiquement, même si nous sommes tous du même continent, il y a une différence entre les anciens germains et les latins.

    Sarkozy tentait il y a quelques mois, l'Union pour la Méditerranée.

  • Et voila le ponpon. Du commerce, du commerce... parce que l'on ne mord pas la main qui vous nourrit. Ce n'est pas ce que demandent les Palestiniens, qui ont leur mot à dire, non ? et en plus on veut refiler le problème encombrant au voisin ! Arrogant. La voie est le retour des réfugiés, comme le stipule une résolution de l'ONU. Faut qu'on t'indique le numéro ?

  • @Victor Devaud.

    Donc la voie de la paix vous semble arrogante... Et vous, avez-vous demandé au palestiniens ce qu'ils veulent ? Avez-vous parlé à ces palestiniens qui veulent la paix malgré vous ?

    Que proposez-vous à l'horizon 10 ou 20 ans ? je vous le redemande.

  • @Victor Devaud
    N'auriez-vous aucun plaisir à acheter des oranges, des fleurs ou du matériel d'irrigation produits en coopération par les deux pays ?
    Je ne vois pas ce qui contribue à votre ire !

  • @ Victor Devaud

    Pendant juste les deux mille dernières années, l'Europe, en a vu combien de guerres et combien de peuples ont disparu ou bien se sont vu fondre dans d'autres ?

    Des ... gaulois, il y en a t-il encore ?
    Si oui, dites-moi où, je vous prie.

    Depuis 1945, l'Europe a compris que la seule voie était celle de la paix, de la collaboration et de la solidarité.

    N'est-ce pas ce que l'on nous demande à nous, suisses, le 08.02.2009 ?

    Ricardo Lumengo, né le 22 février 1962 en Angola, est un homme politique suisse membre du Parti socialiste.
    Le 21 octobre 2007, il est élu au Conseil national où il devient le premier parlementaire d'origine africaine mais aussi le premier à avoir obtenu l'asile politique.

    Cet homme, a été reçu en Suisse, il a obtenu la nationalité suisse (mon cas est similaire, sauf que je n'ai pas demandé l'asile politique).
    Cet un noir, donc un africain. (pourtant la Suisse est toujours traitée de "raciste").

    A part la Jordanie ... quel autre pays voisin, ayant accueilli des réfugiés arabes de Palestine mandataire a accordé la nationalité à ces réfugiés ?

    Les réfugiés palestiniens sont les Palestiniens qui, parmi la diaspora palestinienne, ont un statut spécial de réfugié reconnu par l'UNRWA.

    Contrairement au statut de réfugié donné depuis 1945 par l'ONU aux autres populations déplacées au cours de conflits dans le reste du monde, le statut de réfugiés palestiniens englobe non seulement l'ensemble des personnes qui résidaient en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et qui ont quitté leur région suite à la guerre israélo-arabe de 1948-1949, mais comprend également leurs descendants.

    Leur nombre s'est ainsi multiplié par 5 en 50 ans.

    Le problème de ces réfugiés palestiniens se pose depuis plusieurs décennies, cette population n'ayant pas été absorbée dans la population des pays d'accueil et en l'absence de solution définitive au conflit israélo-arabe.

    Le "retour" de cette population sur des territoires aujourd'hui israéliens est revendiqué par les dirigeants palestiniens, tandis que les Israéliens le refusent dans leur grande majorité, craignant un déséquilibre démographique dans leur pays.

  • Chacun craint ce qu'il veut, mais évidemment si on laisse pourrir le problème en espérant tirer parti .... Je me base dans mes dires sur la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947, et la résolution 181. Allez voir ce qu'il y est dit (non-confiscation de terre, non discrimination). Dois-je vous rappeler que les arabes d'Israel ont encore une mention spéciale sur leurs passeports. C'est le seul pays au monde qui pratique encore ainsi, le précédent étant la Grèce avec la mention de la religion de ses citoyens (aboli depuis plusieurs années). Pourquoi donc accuser les voisins arabes de ne pas absorber les réfugiés, quand c'est à Israel de résoudre le problème. Un peu pervers, non ? Nous continuerons à revendiquer ce droit, dit par l'ONU

  • Nous sommes à Genève et à ce titre, je ne me rappelle pas avoir entendu quiconque demander aux huguenots de repartir chez eux, en France.

    Les années 1680 ont vu la population de Genève tripler.
    Alors qu'elle s'élevait à 16.000 habitants, plus de 30'000 huguenots s'y rendent, les premiers étant les plus proches, les paysans du pays de Gex qui chargent 4.000 charettes de leurs récolte.
    Une partie des arrivants repartira, lors de la Glorieuse rentrée de l'été 1688, qui voit les protestants vaudois du piémont italien réfugiés à Genève en 1687 se réinstaller dans leurs vallées, au terme d'une marche de 200 kilomètres, avec le feu vert du Duc de Savoie, au moment de la création de la ligue d'Augsbourg par Guillaume d'Orange III.
    Une fois rentrés chez eux, ces vaudois vont accueillir des protestants du Dauphiné venus des vallées voisines, comme le Queyras.
    Mais les renversements d'alliance du Duc de Savoie les obligent ensuite à fuir en Allemagne.

    Ces piémontais avaient été aguerris dès l'épisode sanglant des Pâques Vaudoises de 1655, à l'issue duquel les écrits du pasteur Henri Arnaud avaient averti toute l'Europe protestante, plaçant par cet appel à la vigilance les jalons de la Glorieuse révolution anglaise de 1688.

    Les huguenots des villages queyrassins de Saint-Véran et Molines ont été respectivement 86 et 103 à émigrer en 1685, en grande partie à Genève.
    Parmi eux, les fondateurs de 4 des 3 premières usines d'impression d'indiennes en coton d'Europe: Daniel Vasserot et son neveu Antoine Fazy, tous deux du village de Saint-Véran.
    Une rue de Genève rappelle leur aventure et leur rôle dans l'histoire des indiennes de coton en Europe.
    L'un de leurs employés installera ensuite, pour son propre compte, cette industrie à Neuchatel, où s'y mettra ensuite la famille de Pourtalès, puis l'essaimage touche toute la suisse francophone, puis l'Alsace et la France-Comté, en particulier la ville frontalière de Mulhouse, où quatre frères protestants créent en 1746 DMC, et qui deviendra la première capitale européenne du coton, avant sa rivale Manchester.

    Genève voit aussi arriver des protestants de la région de Nîmes, en particulier Pierre Cazenove, dont les enfants émigreront à Londres pour fonder la Banque Cazenove, le seul établissement bancaire de l'époque encore en activité.

  • Et pour parler du niveau national, donc de toute la Suisse et en plus d'une époque récente, je vous rappelle les années 1970.

    Les Initiatives suisses contre la surpopulation étrangère sont des initiatives populaires déposées par des citoyens suisses pour lutter contre la surpopulation étrangère durant les années 1970.

    Elles furent lancées notamment par James Schwarzenbach, figure de proue de l'Action nationale contre l'emprise étrangère du peuple et de la patrie (ou simplement Action nationale).

    Ces initiatives firent grand bruit mais ne parvinrent pas à obtenir la majorité lors des votations.

  • Prenons un exemple encore plus récent et africain, cette fois-ci.
    2008 a vu éclater des violences en Afrique du Sud contre les immigrés du Zimbabwe.

    Avez-vous demandé à ce que Mugabé ou le Zimbabwe résout le problème ?

    "Pourquoi donc accuser les voisins arabes de ne pas absorber les réfugiés, quand c'est à Israël de résoudre le problème."

    Vous posez cette question malgré ce que j'avais écrit dans mon commentaire précédent le vôtre, à savoir :

    "Contrairement au statut de réfugié donné depuis 1945 par l'ONU aux autres populations déplacées au cours de conflits dans le reste du monde, le statut de réfugiés palestiniens englobe non seulement l'ensemble des personnes qui résidaient en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et qui ont quitté leur région suite à la guerre israélo-arabe de 1948-1949, mais comprend également leurs descendants."

    Cela démontre la pratique du système 2 poids, 2 mesures.

    De plus, Israël, depuis sa création reçoit des "colons" (expression utilisés par certains, mais ce sont quand même des réfugiés, pour certains en provenance des pays communistes, comme l'URSS) qu'elle tente d'intégrer, tant bien que mal.

    Depuis l'instauration du mur de Berlin, combien de "réfugiés politiques" sont arrivés en Occident ?
    Ils sont tous devenus citoyens du pays d'accueil et personne ne songe à les expulser.

  • Je vous ai répondu en plusieurs fois, pour éviter de voir mes commentaires bloqués, en raison de la taille d'un seul et unique commentaire.

  • Mais c'est magnifique. On cherche à présenter dans l'argumentation des contre exemples (de quoi) réussis pour dire: voyez, faites même chose et on mélange tout. Il ne s'agit pas ici de Schwarzenbach, je connais aussi mon histoire suisse, ni de l'évolution de l'Europe il y a 4 siècles ou même plus. Le problème des Palestiniens a commencé il y a 60 ans exactement. Israel n'a jamais eu le droit de coloniser ou de capter par la guerre quoi que ce soit. C'est pourquoi il n'y a pas de paix possible à long terme, du moins pas sans négociation. Faut-il rappeler que c'est un ultra juif Igal Amir qui a assassiné Rabin, qui venait de signer des accords prometteurs avec Arafat (à qui profite le crime est toujours la réflexion). On ne troque pas le droit contre l'aumône, ni ne remplace la justice par le pardon.

  • Ne vous étonnez pas qu'il y ait des gens, dans ce vaste monde, pour vous répondre, si vous commencez par "Le problème des Palestiniens a commencé il y a 60 ans exactement." que le problème des juifs a commencé à une autre date, peut importe laquelle.

    "Israël n'a jamais eu le droit de coloniser ou de capter par la guerre quoi que ce soit."

    Affirmation totalement gratuite, parce que personne d'autre ne l'a eu non plus et personne (j'ose espérer) ne l'aura jamais.

    Concernant Igal Amir, des fanatiques il y en a partout.

    Le problème d'Israël a commencé # lorsque l’empereur Hadrien ordonne de rebâtir Jérusalem sous le nom d'Ælia Capitolina en l'honneur de Jupiter et interdit la circoncision, une nouvelle révolte juive éclate, en 132, sous la direction de Simon Bar-Kokheba.

    En 135, les troupes romaines finissent par écraser la rébellion dans le sang. Le royaume de Judée est définitivement aboli et complètement intégré dans la province romaine de Syrie Palestine.
    Jérusalem est déclarée cité romaine et interdite aux Juifs sous peine de mort.

    Les juifs de Palestine se regroupèrent en Galilée et autour du lac de Tibériade.

  • Négocier dites-vous ... mais sur quelle base ?

    "C'est pourquoi il n'y a pas de paix possible à long terme, du moins pas sans négociation."

    Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine (ou plus exactement de ce qui restait de la Palestine, une partie ayant déjà été séparée afin de constituer la Transjordanie) élaboré par l'UNSCOP est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU, à New York (résolution 181 de l'assemblée générale).

    Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international.

    Le refus de ce plan par les pays arabes ainsi que la détérioration des relations entre juifs et arabes en Palestine conduit à la Guerre israélo-arabe de 1948.

    Les britanniques ont reçu la Palestine mandataire, ont découpé la Transjordanie, crée Israël.

    1922 : La Transjordanie (partie orientale du territoire mandataire britannique) devient un émirat autonome.
    Elle est soustraite à l’immigration juive.

  • Mea culpa

    Voila une notion que l'on devrait lire et voir beaucoup plus souvent.
    Était-ce normal de découper la Palestine mandataire reçue en entier ?
    Certains veulent que l'erreur soit celle de la création d'Israël, alors qu'elle est postérieure au découpage, au morcellement.
    On donne 75% aux arabes (terme utilisé à l'époque, sous la domination ottomane) et ensuite on veut encore morceler le 25% restant entre les juifs et les arabes.

  • Ce qui est aussi dramatique dans cette guerre présente, c'est de faire le bilan de l'énorme travail accompli par le peuple israëlien pendant tant d'années pour construire leur Etat et de constater que ce même Etat sème autant d'horreurs actuellement. Détruire autrui, c'est aussi se détruire soi-même.

  • Guerre ou pas, cela reste en travers de la gorge de tous les antisémites de la terre de voir les juifs constitué en un état.
    L'on peut arguer comme l'on veut on y échappe pas.
    Tous les chrétiens (et pas seulement) dans le monde aimerait voir les juifs recevoir des claques et tendre l'autre joue.
    Haine et vengeance restent des sentiments humains.

  • Monsieur Victor Dimitrescu,

    Vous écrivez:

    "Tous les chrétiens (et pas seulement) dans le monde aimerait voir les juifs recevoir des claques et tendre l'autre joue."

    Avec des affirmations pareilles, vous allez certainement renforcer la crédibilité de votre position.
    Laissez donc un peu les Chrétiens (et pas seulement) tranquilles et essayez, si c'est possible, de balayer devant votre porte !

    La difficulté jusqu'à présent insurmontée de parvenir à un réglement acceptable du PROBLEME ISRAELO-PALESTINIEN réside dans l'incapacité des deux parties de reconnaître les droits de l'autre et de consentir (enfin) des concession inévitables.

    Ce n'est pas en clamant aveuglément comme le font Juifs et Musulmans, soutenus chacun par des "alliés" étrangers inconséquents, que l'on verra la paix triompher.
    Les choses étant ce qu'elles sont actuellement, je me demande d'ailleurs si les intéressés la veulent vraiment cette paix dont les médias nous rebattent les oreilles !

  • Gérard, j'aimerais bien connaître vos revendications, mais d'une manière un peu plus claire.

    "Laissez donc un peu les Chrétiens (et pas seulement) tranquilles et essayez, si c'est possible, de balayer devant votre porte !"

    Ce n'est pas le sujet de l'article, ce n'est pas ma personne que l'on discute, peut-être n'avez vous pas lu le titre : "Une lueur d'espoir".

    Finalement non, ne me répondez pas.

  • @gerard
    D'abord, je soutiens l'appel à trouver les chemins de la paix que contient votre message mais pense que les chrétiens sont concernés par le conflit au Moyen-Orient.

    Les frères musulmans ont organisé de nombreuses actions meurtrières contre les chrétiens coptes d'Egypte.

    Depuis que l'autorité palestinienne a repris l'administration de la Cisjordanie en 1993, près de 300'000 chrétiens ont émigré sous la pression et se sont réfugié principalement au Chili.

    A Noël, le hamas a interdit aux chrétiens de se rendre à Betlehem et a bombardé le terminal erez au moment où un groupe de plus de 100 chrétiens passait pour s'y rendre quand même. A la fin 2008, le parlement du hamas a instauré la charia à Gaza.

    Et je ne parle pas de ce qui est arrivé aux chrétiens libanais dont l'épisode le plus connu est le massacre des palestiniens à Sabra et Chatila par les phalanges chrétiennes en réponse à un massacre commis par des palestiniens peu avant. L'horreur de tous les côtés. Sans oublier les églises dynamitées...

    Oui, les chrétiens sont très concernés par ce qui se passe en cette région qui est le berceau de leur foi.

  • @ Hector

    Je me demande si Damour, au Liban, en 1976 ne doit pas aussi être mentionné.

  • @Victor
    Il est inutile de chercher à être exaustif.
    Il faut surtout comprendre que l'un des buts des mouvements islamistes est de libérer les territoires conquis par l'Islam de toute présence étrangère, soit par élimination physique, soit par dhimmitude (dhimmi = Untermensch chez les nazis).
    Les autres buts sont la conquête ou reconquête des territoires non musulmans par conversion ou élimination (cf revendication attentats de Madrid) et la retour à la charia des territoires musulmans dont le comportements sont incompatibles (cf guerre civile d'Algérie, Taliban d'Afghanistan, etc.)
    Il se trouve que les juifs sont actuellement plus coriaces que les chrétiens. Ils sont donc la première cible (désignée notamment dans la conférence de Téhéran en 1990). Mais les chrétiens ne perdent rien pour attendre. Ils sont simplement utlisés pour la première étape.
    Mes mots sont très durs mais cela est écrit dans les textes fondateurs et s'observe dans la réalité du monde, même si tactiquement, le chemin peut prendre temporairement des détours.
    Si l'on vise la coexistence respectueuse et pacifique de chaque foi de ce monde, il faut faciliter l'émergence de gouvernements de nations musulmanes qui prennent en compte une lecture plus contemporaine des textes sous la lumière de l'évolution des savoirs et des concepts de vie en société (Tunisie, Maroc, Algérie, par exemple).
    Parlant de cette évolution interne par rapport aux textes fondateurs, christianisme et judaïsme progressent dans ce sens mais ont encore du chemin...
    Le soutien au peuple palestinien ne doit pas se faire à n'importe quel prix et, à titre personnel (c'est donc une opinion que je partage au moins avec moi-même, chacun étant libre d'en avoir une autre), je m'oppose très fermement à ce qu'il passe par un soutien l'islam radical.

  • @ Hector

    Vous avez bien raison.
    J'aimerais toutefois vous demander de visiter le lien ci-dessus :

    www.dvdrama.com/news-15046-minus-et-cortex-vont-conquerir-le-dvd.php

  • Mr V.Dimitrescu,

    Sans vouloir entrer dans une polémique sans fin, croyez vous que dans un forum tel que celui ci, ce soit à vous d'imposer à un intervenant de répondre à un commentaire s'il le juge nécessaire ?

    Ce n'est pas votre personne que j'ai visée, c'est ce que vous avez écrit et que j'ai d'ailleurs cité. Si c'était hors sujet, c'est vous qui avez pris l'initiative de vous en écarter et non moi.
    Mais finalement, puisqu'il faut mettre les points sur les "i", j'ai réagi, car j'ai vu dans votre affirmation une sorte de procès d'intention aux Chrétiens (et pas seulement) dans leur attitude supposée vis à vis des Juifs. Vous n'avez pas de justification pour vous exprimer comme vous l'avez fait.
    Mon commentaire à ce sujet était certes un peu vif; j'en suis maintenant désolé.

    Au début du commentaire en cause, vous me demandez quelles sont mes revendications.

    Il me semble que j'avais été clair : Je souhaite que les deux parties en présence, Israêliens et Palestiniens arrivent à surmonter leurs positions extremistes, qu'il comprennent qu'il n'y a pas de solution au conflit qui les oppose si durement (notamment pour les populations civiles) sans faire preuve de compréhension et de concessions.
    Je souhaite aussi que des puissances étrangères aux belligérants, au lieu de souffler sur le feu en incitant ceux ci à radicaliser leur position, se comportent comme des intermédiaires efficaces et crédibles dans la recherche d'une solution pacifique et finalement bénéfique pour tous.
    Et on ne peut pas passer pour l'adversaire comme un intermédiaire efficace et crédible en se montrant outrageusement partisan d'une cause ou de l'autre.

    Ces conflits où deux populations se disputent le contrôle d'une terre sont extrèmement douloureux et peuvent malheureusement durer très longtemps. L'histoire de l'humanité en est pleine d'exemples. Chacune de ces populations peut avancer des arguments en faveur de sa cause. Mais passer son temps à ressasser les mêmes revendications, les mêmes accusations en occultant ses propres défaillances ne sert à rien, sinon à prolonger le mal.

    En bref il faut, pardon il faudrait, que chacun fasse preuve de bonne volonté, arrête de pratiquer le "oeil pour oeil, dent pour dent" et fasse preuve à la fois de bonne volonté et de bon sens.

    Si vous le permettez V. Dimitrescu, je vais ajouter un mot pour Hector.

    Vous me dites que les Chrétiens sont concernés par ce qui se passe en Palestine où ils sont (ou seraient, je n'ai pas de source sûre) par les Musulmans. Je pense que c'est là un autre problème que le conflit Israelo-Palestinien même s'il lui est un peu lié.
    Si l'on se base sur les incitations du Coran à l'égard des infidèles, on ne doit pas s'étonner de l'élimination progressive des Chrétiens des terres Musulmanes. Mais il ne faut peut être pas exagérer de nos jours l'impact de ces incitations.
    Par contre, et là je vois venir les reproches que vont me faire mes amis Juifs, je pense que les Musulmans considèrent que tout l'Occident, Europe et surtout Etats Unis ont une position favorable à l'Etat d'Israël. Le vote récent du Conseil de Sécurité de l'ONU me paraît en être une preuve évidente. A mon avis cela n'est pas sans conséquence sur l'attitude et le comportement des Musulmans vis à vis des Chrétiens. Et bien sûr je le déplore !

  • @Gerard
    Il s'agissait juste de différencier les objectifs de l'islam radical de celui des autres, en particulier des nationalistes politiques 'ordinaires'. Rappelons-nous que la plupart des pays de la région ont été créé durant le XXème siècle lors de la décolonisation (française, anglaise, italienne et turque). Israël est l'un d'eux qui est simplement juif pendant que les autres sont arabes (Liban, Syrie, Jordanie, Lybie, ...)
    Concernant plus précisément les objectifs de l'Islam radical, surfez simplement sur leurs sites ou sur les sites d'étude les concernant. Ils ne se cachent pas.
    Pour le reste, je vous suis dans la plupart de vos propos.

  • Gérard, je ne peut qu'être d'accord avec.
    Toute intervention d'un tiers doit être exclue, pour qu'une négociation digne de ce nom puisse avoir lieu.
    [pour l'amour du débat, je fais l'impasse sur vos interpellations]

    D'ailleurs, je pense que la meilleure façon pour l'opinion publique mondiale de se rendre utile, serait celle de demander à son (chacun) gouvernement d'arrêter de prendre position.

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