UN JOUR ENTRE LES JOURS

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UN JOUR ENTRE LES JOURS
    Mardi 14 octobre 2008. Un jour comme tous les autres jours : le premier jour de la fête juive des cabanes, l’indice Nikkei des bourses asiatiques fait un bond de 14 points, du jamais vu, surtout les dépressions à répétition de ces derniers jours. Guillaume Depardieu est mort à l’hôpital de Garches, terrassé par une terrible pneumonie et venait d’être rapatrié de Roumanie… Un coureur autrichien du Tour de France, un bon grimpeur, est accusé de s’être dopé à je ne sais quelle substance. Résultat : on l’exclut de la compétition…
    Et ainsi, à l’avenant. Des nouvelles, des nouvelles, d’importance et d’impact divers, des nouvelles qui étonnent les uns, laissent indifférents les autres.
    Des réactions, aussi : le monde de la finance (et le monde, tout court) semble ne plus retenir son souffle, après l’injection de ous ces milliards, les marchés consentent enfin à remettre l’économie mondiale en marche. Le plan Sarkozy a été finalement plus performant que le plan Paulson et je pense qu’aujourd’hui, l’équipe du président Bush doit se mordre les doigts d’avoir laissé la banque Lehman Brothers aller à la faillite. C’était par cela qu’il fallait commencer : assurer et garantir les prêts interbancaires.
    Il est encore trop tôt pour tirer les enseignements de tout ce que nous venons de vivre. Mais ceux qui pensent refonder le capitalisme ont raison mais ils auront fort à faire. Cela me fait penser à ceci : lorsque des collectionneurs s’en vont répétant qu’il veulent un Matisse, un Manet ou un Picasso à un bon prix, ils l’ignorent peut-être mais ils encouragent certains fâcheux à organiser des opérations délictueuses pour mettre à disposition une magnifique œuvre d’art à un prix dérisoire. La même chose se produit lorsque les banquiers promettent un rendement de 8 à 10% sur des produits financiers… C’est impossible ! Mais ils l’ont fait. Avec les résultats que l’on sait.

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