LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE

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LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE
    Les derniers avatars de la grève d’hier semblent nous orienter vers une petite épreuve de force entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement, voire le président de la République. En effet, tant le président que son ministre de l’Education nationale ont décidé de contre attaquer : l’un en signalant le grand réservoir d’enseignants sans élèves ni affectation et en annonçant la création d’une agence de gestion des absences, et l’autre en annonçant une prochaine loi sur le service minimum.
    En France, les esprits s’échauffent vite et l’on entend déjà les syndicalistes pousser des cris d’orfraie selon lesquels on s’attaquerait au droit de grève et ainsi de suite…
    Il est normal que le gouvernement défende les parents et les enfants, cela sa passe ainsi dans tous les autres pays européens. Le service minimum est une obligation prévue par la loi. Il doit s’appliquer dans les transports, dans l’enseignement, partout où cela est nécessaire.
    Parallèlement, les travailleurs ont le droit (garanti par la Constitution) de faire grève, mais la grève , ce n’est ni la paralysie, ni l’asphyxie, ni la ruine d’un pays. Cela, tout le monde doit le comprendre. Plus de 65% des parents estiment que leurs enfants doivent être accueillis en cas de grève, car, autrement, comment pourraient-ils aller à leur travail ? Le service public, ce n’est pas le public au service de quelques uns, c’est une communauté nationale, une nation qui œuvre pour le bien-être de tous.
    Même en Italie, pays encore plus latin que la France, lorsque les transports sont en grève, la loi confine la grève à quelques heures bien spécifiques de la journée. Il faut que les travailleurs aillent au travail. Eh bien, la France ne fait que se mettre à la norme européenne. D’un autre côté, nous devons absolument veiller à la décrispation des relations sociales dans l’Hexagone…
 

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