Georges W. BUSH au proche Orient (suite)

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    Apparemment le Présiden t Bush veut vraiment laisser son empreinte au Moyen Orient puisqu'il a assuré que les Palestiniens auraient un Etat avant son départ de la Maison Blanche.

   Cela tient quelque peu de la pétition de principes. Et il a ajouté: d'un seul tenant. Comment serait-ce possible avec une partition de fait des territoires palestiniens? On imagine mal les autorités régissant la bande de Gaza se soumettant à Mahmoud Abbas…

    Quant aux conditions d'une paix durable, il est évident que le retour des réfugiés palestiniens est absolument inenvisageable: comment faire alors pour que l'Etat d'Israël reste un Etat juif, ce qui est sa vocation première?  En moins de cinqunate ans, il y aurait alors trois  Etats arabes; la Palestine, Israël et la Jordanie…

  Plus on se saisit de cette question, et pluys elle paraît insaissable… Que faire?

 

Commentaires

  • Tout est difficile à envisager quand les acteurs au pouvoir jouent les prolongations depuis des décennies. Les Israéliens sont les champions de la carotte et du bâton pour jouer la montre. La contiguïté de l'Etat palestinien a été rendue compliquée en raison de la colonisation massive qui a eu pour but de conquérir - contre le droit international - des portions de territoires qui devaient revenir aux Palestiniens. Regardez la carte des colonies : un territoire criblé par la réalisation d'une folie que Sharon avait encouragé de ses mots : "Courez sur chaque colline!". Voilà le problème qu'Israël peine à regarder en face. Alors que les Palestiniens sont expropriés à Jerusalem Est et vivent entassés dans leurs territoires, l'expansion des colonies a ruiné les espoirs de paix.
    On demande régulièrement des concessions aux Palestiniens, mais ils ont déjà tiré un trait sur une grande partie de leur territoire.
    Quant à Gaza, votre discours, je l'espère, relève davantage d'un grand raccourcis que d'une méconnaissance de l'Histoire. En rendant Gaza puis en l'enfermant pour en faire une prison à ciel ouvert, pouvait-on attendre autre chose qu'un chaos? La mauvaise foi générale se mêle à un déni de l'histoire et de son questionnement.
    Monsieur Hayoun, vous connaissez les nuances que les protagonistes font au sujet des réfugiés palestiniens. A Camp David déjà, en 2000, les Palestiniens ne demandaient pas un retour effectif mais déjà une reconnaissance de l'existence de ces réfugiés. Les Israéliens parlaient alors de faire un "geste humanitaire". Une intransigeance fâcheuse pour la suite des pourparlers de paix.

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