Le moral des Français

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  Si l'on cherchait une nouvelle preuve de l'interdépendance du moral ou du psychologique d'une part, et du concret ou du matériel, d'autre part, il suffirait de renvoyer au cas d'espèce assez rarer que constituent les Français moyens. Déjà du temps de Georges Pompidou, les éditorialistes nous régalaient  d'articles (surtout dans le creux de l'automne, en novembre, lorsque la nuit tombe si vite) sur la délectation morose, la sinistrose et la morosité des Français.

   Et en parcourant le supplément du journal Le Monde sur l'argent et les assurances, on relève que les Français dépensent de plus en plus d'argent pour des polices d'assurances portant sur la santé (cancer, Alzheimer etc…), les accidents (surtout après les émeutes dans les banlieues) et la protection de leurs biens…

  Comment s'explique cette inquéitude croissante, cet avenir incertain, et surtout, comment y rémédier? Philosophe de formation et de profession, je ne me hasarderai guère sur le terrain mouvant de la sociologie. Cependant, on peut dire, de manière empirique, que la France n'a pas pris à temps les mesures qui devaient accompagner les changements qui s'effectuent sous nos yeux. Cette politique de l'autruche a conduit à inventer un concept fallacieux: l'exception française. Existe--t-il un seul être au monde qui puisse déroger aux règles de l'évolution socio-économique?

 

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