Il y a deux ans, les émeutes dans nos banlieues

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   Avons nous tiré les leçons des événements qui ont mis sens dessus dessous nos banlieues, il y a deux ans, jour pour jour, lorsque deux adolescents, se sentant ou se croyant poursuivis par les policiers se sont imprudmment réfugiés dans un transformateur électrique, entraînant ainsi leur mort par électrocution? Il faut prendre garde aux conséquences de ce drame.

  Je dois tout d'abord m'incliner devant la mémoire des victimes, deux jeunes enfants des banlieues, j'adresse à leurs parents, à leurs proches, à leurs amis, à tous ceux qui les ont aimés, mes condoléances les plus sincères. Mais j'ajoute, dans le même souffle, qu'il faut revoir les antécédents et les conséquents (comme on dit en philosophie) de ce drame.

  Lorsque le pouvoir actuel dit qu'il faut une immigration choisie, il est fondé à le dire. Au fond, comment peut-on accueillir des gens, venus d'ailleurs, sans les préparer suffisamment, sans les former, les sensibiliser aux valeurs de notre socio-culture et les prendre en charge dans toute la mesure du possible?

 Sans dire, comme Goethe, que nous préférons l'injustice au désordre, il faut bien reconnaître que les incendies, les attaques, les vols, les embuscades, bref, la transformation de nos grandes cités en zones de non droit, était inadmissible. Les torts, malheureusement pour nous, sont partagész. A partir du moment où nous acceptons des gens chez nous, nous devons veiller à les intégrer de notre mieux. Mais, en face, il faut aussi que nous réponde une volonté aussi forte d'intégration. Or, ce n'est pas le cas. Et je laisse de côté le ferment de la discorde implanté dans les cités par les islamistes…

 Espérons que de tels incidents ne se reproduisent plus jamais. Espérons que les deus secrétaires d'Etat Mesdames Amara et Yade feront avancer les choses dans la mesure du possible.

 Ce sera la meilleure façon d'honorer la mémoire des deux victimes. La France, chaque fois que ses moyens le lui ont permis, a été juste et généreuse.
 

Commentaires

  • Monsieur Maurice-Ruben Hayoun, savez-vous que nous ne sommes pas une banlieue parisienne et que vos états d'âme (franco-français) ne nous émeuvent pas.

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