La victoire des isalmistes en Turquie: une bonne nouvelle?

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Comment interpréter la victoire électorale de M. Erdogan en Turquie? Est-ce un bon signal pour l'Europe? J'en doute et ne suis pas d'accord avec mon éminent ami, Alexandre Adler qui dans Le Figaro de ce dernier samedi présentait une thèse très turocphine, vantant les mérites d'une adhésion turque à l'Union Européenne.

L'actuel président de la République française est contre, l'ancien Premier Minsitre Alain Juppé est contre, l'UMP dans son écrasante majorité est contre, la France elle-même, si elle venait à être consultée par référendum est contre. Qui est pour (à part mon ami Alexandre?) en France? Fort peu de gens…

A la rigueur, si le parti kémaliste, laïc, reprenait de couleurs, on pourrait œuvrer en faveur d'un partenariat privilégié, mais dans de telles conditions, cela paraît risqué au moment où le monde occidental (ONU en tête) a tant de difficultés à résoudre en Irak et en Afghanistan…

On peut même s'interroger sur les désirs d'un Turquie islamiste en Europe: il faut prendre de telles aspirations très au sérieux et s'interroger sur leur compatibilité avec nos valeurs.

La Turquie pourrait tout autant achever sa vocation dans un ensemble comprenant l'Iran la Syrie et les épubliques causcasiennes. Elle stabiliserait la région, se réconcilierait avec les Kurdes et les Arméniens. Ce serait très bien.

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