L'université au sein de la société française

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Université et société. On croirait lire du Léo Strauss, le grand spécialiste du libéralisme ancien et moderne qui écrivit en 1951 un brillant petit ouvrage intitulé Persécution et art d'écrire… De quoi s'agit-il? Du fossé qui se creuse toujours entre le développement du progrès social, d'une part, et les avancées de la pensée philosophique d'autre part.

C'est dire combien l'évolution du système universitaire est à surveiller comme le lait sur le feu dans les sociétés contemporaines, et singulièrement en France où Madame Valérie Pécresse, aidée par M.M. Sarkozy et Fillon, est parvenue à proposer une réforme sans jeter des milliers d'étudiants et de professeurs dans les rues du pays.

L'autonomie des universités est bienvenue, mais ceux qui tentèrent de s'y opposer, craignaient que cette nouvelle politique ne génère des inégalités, comme si tout dans la vie avançait d'un même pas. Une université vieille de 8 siècles et située au cœur d'une capitale mondiale ne saurait évoluer comme un autre établissement, si méritant soit-il, mais de création récente et placé dans un lieu, disons, moins favorisé. Ces deux strcutures ne sauraient se comparer puisqu'elles ne sont pas comparables.

Restait l'idée d'introduire un zeste de sélection juste à l'entrée en première année du Master, c'est-à-dire en quatrième année. Cette disposition fut retirée du projet de loi et ce n'est pas si mal, si cela doit permettre une adoption clame et tranquille de la nouvelle loi.

Il faut vraiment adresser des félicitations largement méritées à Me Pécresse qui, malgré son jeune âge et son inexpérience en matière d'enseignement, est parvenue à passer avec succès et haut la main son premier examen de passage.

C'est cela aussi l'art d'écrire un projet de loi et de le bien négocier…

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