Discours de clôture pour le 40e anniversaire de la Fraternité d'Abraham à la Mairie du XVI arrondissement de Paris, le 25 mars 2007

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LE PATRIARCHE ABRAHAM AUJOURD’HUI.*

MESDAMES, MESSIEURS,

AVANT TOUTE CHOSE, PERMETTEZ MOI, JE VOUS PRIE, D’EXPRIMER, EN MA QUALITE DE VICE-PRESIDENT DE LA FRATERNITE D’ABRAHAM, TOUTE MA GRATITUDE AUX CONFERENCIERS QUI VIENNENT DE NOUS PARLER DE LA FIGURE D’ABAHAM DE MANIERE SI RICHE ET SI TELANTUEUSE.
DANS TOUTES LES TRADITIONS RELIGIEUSES, L’ACTION, L’EXEMPLE ET LA PERSONNALITE DU PATRIARCHE FONT L’UNANIMITE.
FIGURE EMBLEMATIQUE DE L’HUMANITE A LA FOIS CROYANTE ET PENSANTE, PERSONNALITE TUTELAIRE DES TROIS GRANDES CONFESSIONS QUI DOMINENT NOTRE MONDE, LE PATRAIRCHE ABRAHAM A MEME DONNE SON NOM AUX RELIGIONS DITES MONOTHEISTES. ET L’ON PARLE BIEN VOLONTIERS DU MONOTHEISME ABRAHAMIQUE.
COMME CELA A ETE DIT ET REDIT ICI MEME, ABRAHAM N’EST PAS ENTRE DANS L’HISTOIRE DE L’HUMANITE COMME UN LEGISLATEUR AYANT PROMULGUE UNE LOI RELIGIEUSE PORTANT L’ESTAMPILLE INDELEBILE DE TELLE OU TELLE CONFESSION, MAIS SE SITUE A L’ORIGINE MEME D’UNE LOI ETHIQUE INSCRITE DANS LE CŒUR DE CHACUNE ET DE CHACUN D’ENTRE NOUS. MEME SI LA BIBLE HEBRAÏQUE, ET A SA SUITE LES EVANGILES ET LE CORAN, OFFRENT DU PATRIARCHE UN PORTRAIT OU TOUS LES TRAITS DE CARACTERE NE FONT PAS NECESSAIREMENT BON MENAGE, LA REPUTATION D’UN HOMME DE PAIX, PRATIQUANT L’HOSPITALITE ET ATTENTIF AUX JOIES ET AUX MALHEURS DES AUTRES, A FINI PAR S’IMPOSER.
ABRAHAM DANS NOTRE MEMOIRE COLLECTIVE NE LE CEDE EN RIEN AUX AUTRES CORYPHEES DE L’HUMANITE PENSANTE COMME SOCRATE, PLATON ET ARISTOTE QUI NOUS ONT LAISSE DES ŒUVRES AUXQUELLES NOUS CONTINUONS DE NOUS REFERER AUJOURD’HUI ENCORE. ET POURTANT, IL N’A RIEN ECRIT, NI LAISSE SINON UNE VIE EXEMPLAIRE , ENTIEREMENT VECUE DANS LE DROIT FIL DES ENSEIGNEMENTS ETHIQUES DU SEIGNEUR.
LORS DES CONTROVERSES QUI ONT OPPOSE ENTRE ELLES LES DIFFERENTES CONFESSIONS QUI POURTANT DERIVENT, EN DROITE LIGNE DE LUI, TOUT A ETE CRITIQUE SAUF ABRAHAM. VOICI UN HOMME QUI NOUS LEGUE L’EXEMPLAIRE D’UNE VIE AUTHENTIQUEMENT HUMAINE, FAITE DE MOMENTS HEUREUX MAIS AUSSI DE PEINES ET DE SOUFFRANCES. ABRAHAM N’A PAS TOUJOURS ETE UN MARI HEUREUX PAS PLUS QU’IL N’EST DEVENU PERE AU MOMENT OU IL LE DESIRAIT FORTEMENT. ET A TOUS ELS MOMENTS DE SA VIE, IL S’EST CONFORME A LA VOIX INTERIEURE QUI LUI DICTAIT LA CONDUITE A SUIVRE. JE NE PUIS M’EMPECHER DE RELEVER ICI, SANS M’Y ATTARDER, LE DOULOUREUX EPISODE DE LA LA LIGATURE D’ISAAC, JE DIS BIEN LIGATURE ET NON POINT SACRIFICE COMME ON LE LIT TROP SOUVENT.
MESDAMES, MESSIEURS, DANS LE TRAITEMENT DE LA QUESTION INITIALEMENT POSEE, DE LA RESPONSABILITE DES RELIGIONS ABRAHAMIQUE DANS LA CITE, ON NE PEUT PAS OMETTRE QUE LE PATRIARCHE FUT L’INCARNATION MEME D’UN ACTE FONDAMENTAL QUI A TENDANCE A DISPARAITRE A NOTRE EPOQUE : JE VEUX DIRE L’ORAISON OU LA PRIERE. ABRAHAM, C’EST BIEN CONNU, A ADRESSE A D- DES PRIERES POUR LES DEUX VILLES PECHERESSES SODOME ET GOMORRHE, IL A PLAIDE POUR LA REMISSION DES PECHES ET LE PARDON. IL ETAIT TOURNE VERS LES AUTRES. LA TRADITION JUIVE DRESSE UN PARALLELE ENTRE NOE ET ABRAHAM ET SOULIGNE QUE LE PREMIER S’EST CONTENTE DE PRIER POUR LUI ET SA FAMILLE TANDIS QUE LE SECOND A PRIE POUR LUI ET POUR TOUT L’UNIVERS. EN CE SENS IL A TOUJOURS INCARNE LES IDEAUX DE JUSTICE ET DE SOLIDARITE ENTRE LES HOMMES. QUELLE SOCIETE PEUT FONCTIONNER A PEU PRES NORMALEMENT SANS UN MINIMUM D’ENTRE AIDE ET DE JUSTICE ? QUELLE SOCIETE PEUT SE FERMER HERMETIQUEMENT A L’AUTRE, A L’ETRANGER, A CELUI QUI NE PARLE PAS NOTRE LANGUE, N’A PAS LES MEMES MŒURS MAIS A ETE, TOUT COMME NOUS, FAIT A L’IMAGE DU SEIGNEUR ?
LA ENCORE, LE PATRIARCHE TRACE LE CHEMIN QUE NOUS DEVONS SUIVRE. CE N’EST PAS SEULEMENT UN ANCETRE OUBLIE DONT LE SOUVENIR REMONTERAIT A LA NUIT DES TEMPS, A LA PRIME ENFANCE DE L’HUMANITE, CE PATRIARCHE EST AUSSI HIC ET NUNC, UN EXEMPLE A SUIVRE. SI L’ON SCRUTE AVEC DISCERNEMENT LES MAUX QUI AFFLIGENT NOS SOSCIETES MODERNES, ON SE REND IMMEDIATEMENT COMPTE QU’ILS RESULTENT PRESQUE TOUJOURS DU FAIT QUE NOUS NOUS SOMMES ELOIGNES DES IDEAUX ABRAHAMIQUES. CE QUI EST EXTRAORDINAIRE, C’EST QUE LA FIGURE IDEALE DU PATRIARCHE JOUAIT CE MEME ROLE DE REFERENCE ETHIQUE INCONTESTABLE DEPUIS L’EPOQUE DES GRANDS PROPHETES HEBRAIQUES, C’EST-A-DIRE DEPUIS LE VIIIE SIECLE AVANT NOTRE ERE OU LES VISIONNAIRES DE L’ANCIN ISRAEL HARANGAIENT LEUR PEUPLE EN L’INVITANT A S’INSPIRER D’UN SI HAUT EXEMPLAIRE : LEVEZ LES YEUX, DIRENT-ILS, LEVEZ LES YEUX ET VOUS VERREZ ABRAHAM VOTRE PATRIARCHE. UN AUTRE PROPHETE PARLERA DU PARTRIACHE COMME D’UNE MINE D’OU NOUS AVONS TOUS ETE EXTRAITS.
VOUS ME PERMETTREZ, S’IL VOUS PLAIT, DE CONCLURE, EN DONNANT LA PAROLE A UN GRAND PHILOSOPHE-HISTORIEN FRANÇAIS DU XIXE SIECLE, ERNEST RENAN QUI A RESUME EN UNE FORMULE A LA FOIS LAPIDAIRE ET DENSE, LA PROXIMITE TRES FORTE DE NOS RELIGIONS QUI, UN JOUR QUE JE SOUHAITE PROCHE, RETROUVERONT UNE FRATERNITE AUTOUR DE LA FIGURE DE NOTRE GRAND INSPIRATEUR, ABRAHAM. CETTE PHRASE, QUI SE LIT DANS LES ETUDES D’HISTOIRE RELIGIEUSE, LA VOICI : IL N’Y A QUE QUELQUES LIEUES DE JERUSALEM AU SINAI ET DU SINAI A LA MECQUE.

MRH
* DISCOURS DE CLOTURE PRONONCEE DIMANCHE 25 MARS 2007 A LA MAIRIE DU VIE ARRONDISSEMENT DE PARIS, A L’OCCASION DU QUARANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA FRATERNITE D’ABRAHAM


Commentaires

  • . o O ( mais pourquoi crie-t'il, le monsieur )

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