L'état de la France selon le Figaro du 20 mars 2007

Imprimer






L’ÉTAT DE LA FRANCE,
D’APRES UNE ENQUETE DU FIGARO EN DATE DU 20 MARS 2007

DECIDEMMENT, EN FRANCE, CE SONT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES QUI FONT BOUGER LES CHOSES. AUCUNE AUTRE CONSULTATION ELECTORALE NE MOBILISE AUTANT D’ENERGIE NI NE RETIENT AUSSI DURABLEMENT L’ATTENTION. C’EST ASSUREMENT L’EFFET INDUIT PAR LA CONSTITUTION DE LA VE REPUBLIQUE OU LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE EST LA CLE DE VOUTE DE NOS INSTITUTIONS. ON PEUT DONC LIRE DANS LE FIGARO UNE BONNE TRENTAINE DE PAGES OU TOUteS LES GRANDES QUESTIONS D’UNE SOCIETE MODERNE EUROPEENNE, EN L’OCCURRENCE CELLES DE LA FRANCE SONT EVOQUEES AVEC TALENT. CERTES, LES AUTEURS NE SONT PAS DES EXPERTS MAIS DE SIMPLES JOURNALISTES SPECIALISES ET TOUTES LES CONTRIBUTIONS N’AVANCENT PAS D’UN MEME PAS, MAIS L’IMPRESSION D’ENSEMBLE QUI SE DEGAGE EST INCONTESTABLEMENT BONNE. IL FAUT DONC EXPRIMER SA GRATITUDE AU JOURNAL QUI A EU LA BONNE IDEE DE GRATIFIER SES ELCTEURS D’UNE TELLE MINE D’INFORMATIONS.
IL Y A EN TETE DE CE CAHIER UN EDITORIAL DE M. NICOLAS BEYTOUT, DIRECTEUR DE LA REDACTION QUI RESUME BIEN, AVEC LES NUANCES QUI CONVIENNENT, LA SITUATION. NI ALARMISTE, NI COMPLAISANT, SANS LE MOINDRE PARTI PRIS NI ESPRIT DE CONNIVENCE, IL ENONCE CLAIREMENT QUE LA FRANCE VA MAL MAIS QUE LES FRANÇAIS PEUVENT REMONTER LA PENTE S’ILS CONSENTENT ENFIN L’EFFORT QUI COMMANDE TOUT LE RESTE : RETROUVER LA CONFIANCE EN SOI. IL NE FAUT PAS S’Y TROmpER ET END EDUIRE QUE C’EST DU DEJA VU, LE FAMEUX DISCOURS SUR «LES ATOUTS DE LA FRANCE» ETC… NON POINT, LES FRANÇAIS, S’ILS CONSENTENT AUX REFORMES NECESSAIRES, A COMMENCER PAR CELLES QUI NOUS TOUCHENT TOUS PERSONNELLEMENT, ACHEVERONT LA MODERNIDATION TANT ATTENDUE ET MAINTES RETARDEE DU PAYS. C’EST UN CLIMAT. DU TEMPS DE GEORGES POMPIDOU, IL ETAIT DE BON TON DE DENONCER LA DELECTATION MOROSE, EXPRESSION EMPRUNTEE AU LATIN, TANT LA POPULATION DECLENCHAIT DES GREVES ET DES MANIFESTATIONS DES QUE LE GOUVERNEMENT PRENAIT UNE DECISION. QUI NE SE SOUVIENT DE LA TERRIBLE PETITE PHRASE DU CHEF DE LA CGT GEORGES SEGUY : CE SEPTENNAT POURRAIT ETRE D’UNE BIEN COURTE DUREE, ET QUI, DANS UN AUTRE REGIME, AURAIT IMMANQUABLEMENT ENTRAINE L’APPLICATION DE L’ARTICLE 16… GRACE EN SOIT RENDUE AU CIEL, NOUS N’EN SOMMES PLUS LA, MAIS, COMME LE RELEVE UN JOURNALISTE, IL EXISTE CHEZ NOUS, DE NOS JOURS, UNS SORTE DE PRAGMATISME A TROIS TERMES : LE GOUVERNEMENT DECIDE DE REFORMER, LES FRANÇAIS A L’APPEL DES SYNDICATS MANIFESTENT, BLOQUENT LES USINES ET ENTRAVENT LA CIRCULATION, ET LE GOUVERNEMENT RECULE… L’AUTEUR DE CES LIGNES QUI FUT PROFESSEUR A L’UNIVERSITE DE HEIDELBERG PENDANT UN QUaRT DE SIECLE, SE SOUVIENT DES GROS TITRES DE LA PRESSE ALLEMANDE, NOMMANT LA FRANCE NON PLUS FRANKREICH MAIS STREIKLAND (LE PAYS DES GREVES)…

TOUTE SITUATION présente S’EXPLIQUE PAR LE PASSE RECENT. L’HOMME QUI A VRAIMENT GALVANISE LES ENERGIES ET LES FORCES PROFONDES DE NOTRE PAYS AVAIT VU LE JOUR A LA FIN DU XIXE SIECLE. SON ENERGIE ET SA PUISSANCE, SON ESPRIT VISIONNAIRE ONT FAIT DE LA FRANCE CE QU’ELLE FUT AU LENDEMAIN D’UNE GUERRE AFFREUSE ET PARTICULIEREMENT DESTRUCTRICE. CONNAISSANT BIEN L’AME FRANÇAISE ET PLAÇANT TOUJOURS LE SACRIFICE AVANT LA JOUISSANCE, IL S’EMPLOYA A TISSER SOUS LES YEUX EBAHIS DES FRANÇAIS UNE IDEE DE LA FRANCE (UNE CERTAINE IDEE, AIMAIT-IL A DIRE), DE SA GRANDEUR ET DE SON PRESTIGE. CETTE FAÇON DE FAIRE SE JUSTIFIAIT, A L’EPOQUE PRECISE OU ELLE SE DEROULAIT, MAIS PLUS DU TOUT AUJOURD’HUI. ON L’AURA COMPRIS, AUCUN DES SUCCESSEURS DU GENERAL N’A REUSSI A BIEN NEGOCIER LE VIRAGE POST-GAULLISTE, LES FRANÇAIS ETANT ATTACHES A CELUI QUI LEUR A IMPOSE UNE CERTAINE IDEE D’EUX-MEMES. UNE IDEE QUI A TOUJOURS FAIT SOURIRE NOS VOISINS D’OUTRE-RHIN OU D’OUTRE-ATLANTIQUE. LES PREMIERS NE SE GENERENT PAS POUR DIRE, APRES L’ELECTION DE G. POMPIDOU QU’UN «GESTIONNAIRE AVAIT SUCCEDE A UN VISIONNAIRE»… EN TERMES MOINS DIPLOMATIQUES, IL ETAIT GRAND TEMPS QUE NOUS REMeTTIONS LES PIEDS SUR TERRE.

C’EST PRECISEMENT LA PROBLEMATIQUE QUI TRAVERSE L’ENSEMBLE DES CONTRIBUTIONS DES JOURNALISTES DU FIGARO : QU’IL S’AGISSE DE NOTRE RANG DANS LE MONDE OU AU SEIN DE L’EUROPE, QU’IL S’AGISSE DES AVANCEES OU DES RECULS DE NOTRE LANGUE, DE NOTRE CULTURE, QU’IL S’AGISSE ENFIN DES PERFORMANCES DE NOTRE ECONOMIE, DE NOTRE ARMEE (DANS SES MISSIONS DE PAIX A L’ETRANGER, OU QU’IL S’AGISSE, ENFIN, DES PROBLEMES INTERIEURS COMME L’ECOLE, LA JUSTICE, LA VIOLENCE URBAINE, L’EMPLOI, L’IMMIGRATION ET L’INSECURITE, ETC… UN RECENTRAGE S’IMPOSE. TOUTE LA QUESTION DEMEURE QUAND, COMMENT ET PAR QUI ?

TOUTE REFORME, MOINS LE PLUS INDOLORE, PREUSSPOSE UN MINIMUM D’ADHESION DES CITOYENS, UNE VOLONTE DE PORTER ENSEMBLE LE FARDEAU QUI S’IMPOSE EQUITABLEMENT A LA NATION TOUT ENTIERE.
DEPUIS ALAIN PIERRFITTE JUSQU'A NICOLAS BAVEREZ, ON NOUS PARLE DU MAL FRANÇAIS OU MEME DU DECLIN DE NOTRE PAYS. LE DIAGNOSTIC, BON OU MAUVAIS, EST DESORMAIS. ET SI NOUS PASSIONS ENFIN AU PROTOCOLE THERAPEUTIQUE ?

Les commentaires sont fermés.