Tsahal, victime d’indiscipline de la part des soldats religieux ? (19/12/2009)

Tsahal, victime d’indiscipline de la part des soldats religieux ?

Un récent article de cette semaine dans le journal Le Monde se faisait l’écho des craintes de l’Etat-Major israélien qui observerait une montée en puissance de jeunes officiers religieux dans ses bataillons d’élite. L’article se fondait sur une banderole exhibée devant le Mur des lamentations à Jérusalem lorsqu’un bataillon de ces mêmes soldats est venu prêter serment de défendre leur pays jusqu’à la mort. Or, la banderole litigieuse spécifiait que les soldats de ce bataillon d’élite n’accepterait pas de faire évacuer par la force telle ou telle implantation sauvage…

Tsahal, victime d’indiscipline de la part des soldats religieux ?

Un récent article de cette semaine dans le journal Le Monde se faisait l’écho des craintes de l’Etat-Major israélien qui observerait une montée en puissance de jeunes officiers religieux dans ses bataillons d’élite. L’article se fondait sur une banderole exhibée devant le Mur des lamentations à Jérusalem lorsqu’un bataillon de ces mêmes soldats est venu prêter serment de défendre leur pays jusqu’à la mort. Or, la banderole litigieuse spécifiait que les soldats de ce bataillon d’élite n’accepterait pas de faire évacuer par la force telle ou telle implantation sauvage…

La nouvelle a de quoi surprendre car il y a peu d’années, lorsque Ariel Sharon a donné l’ordre d’évacuer des points laissés aux Palestiniens, seuls une infime poignée de soldats de Tsahal ont été punis pour refuse d’obéissance… Et les points de peuplement à évacuer étaient autrement plus importants que ceux dont on parle aujourd’hui.

La question qui se pose est évidemment de savoir si l’armée d’Israël est toujours disciplinée (et Dieu merci, elle l’est !) où si elle entend sécréter à son niveau ce que devrait être la politique de l’Etat. Je ne crois vraiment pas qu’il y ait danger : aucune tentation bonapartiste n’a existé dans les rangs de Tsahal et l’armée a toujours obéi au pouvoir politique, sauf peut-être lorsque les généraux de Tsahal, inquiets des hésitations du premier ministre Lévy Eshkol lui ont (dirons nous) un peu forcer la main. En fait, ils redoutaient qu’un déclenchement arabe des hostilités ne coûte au pays des milliers de morts ils voulurent absolument faire l’économie. Mais en règle absolue, l’armée à l’Etat.

Il faut savoir que lors des dernières évacuations, menées tambour battant par Tsahal, des centaines de milliers de juifs d’Israël et du monde entier, ont fondu en larmes en voyant que des soldats juifs faisaient évacuer des synagogues en brutalisant (un peu) des orants qui ne voulaient pas quitter les lieux.

Le problème posé par les derniers développements est plus grave car il concerne l’expansion du sentiment religieux dans els rangs de m’armée et surtout dans le corps des officiers. De plus en plus d’hommes religieux acceptent de porter les armes mais introduisent dans les unités les idées que les rabbins orthodoxes leur ont inculquées. Est-ce , est-ce mal ? A d’autres d’en juger.

Mais il apparaît évident que ceux qui font vivre cet Etat dans un état de guerre permanent porte une part de responsabilité. Même quand le vice ministre israélien des affaires étrangères lance un appel à la paix, invitant les pays arabes environnant à ne plus se tromper d’ennemis et affronter courageusement les vrais défis (extrémisme, fanatisme, dictature, analphabétisme, exclusivisme religieux, pauvreté, maladies, etc…) il n’est pas sûr que son aêl soit entendu. Et c’est bien dommage. Car autant la guerre entraîne la guerre, la paix entraîne paix. Dans une atmosphère de paix, on veut persister dans la paix.

Mais quand cela commencera-t-il enfin ? L’année n’a plus que quelques jours et d’une année sur l’autre, on attend. Dans l’espoir que notre attente sera enfin couronnée de succès.

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