10/02/2009

Les espoirs de paix semblent s’éloigner ou s’évanouir en Israël… Shalom, shalom, we-eyn shalom

Les espoirs de paix semblent s’éloigner ou s’évanouir en Israël…
Shalom, shalom, we-eyn shalom
Qui pourrait bien nier aujourd’hui l’impact de la dernière guerre contre le Hamas sur les élections législatives en Israël ? On peut difficilement distinguer entre les orientations idéologiques de différents partis, de droite ou de gauche, sauf retournement imprévu de la situation, les travaillistes touchent le fond, et Kadima, le likoud et le parti de Avigdor Liebermann sont tous, perçus comme des partis de droits, ou presque.
Cette évolution sera dommageable pour l’avenir immédiat d’Israël et une nouvelle fois on constate que la politique étrangère du pays est le problème numéro 1 de la politique intérieure. D’ailleurs, toute la politique étrangère se résume aux problèmes sécuritaires.
Avec ce mot tout est dit. Mais qui est responsable ? Certainement pas Israël qui se bat pour vivre et dont chaque jour est un acte héroïque de survie. Disons les choses honnêtement : a aucun moment ni le Hamas, ni l’OLP n’ont sérieusement menacé l’existence d’Israël. Mais au terme de plus de six décennies d’existence, l’Etat hébreu n’a jamais joui d’une seule journée de paix absolue, tant ses voisins lui vouent une haine tenace.
les palestiniens ont raison de se faire du souci sur les intentions réelles d’Israël à leur égard et à l’égard d’un Etat à eux. Pourquoi ? Parce qu’Israël est conscient que même, en temps de paix, ils n’auront toujours pas abandonné leur projet de détruire l’Etat juif. On demeure persuadé que le vrai déclic la vraie percée conceptuelle, demeure un réel changement de nature et de mentalité : l’arrêt complet des attaques contre Israël et la cessation absolue de la propagande haineuse dans els journaux, les radios et les télévisions. On en est hélas très loin. Or, tant que cela ne se produira pas, les choses ne changeront pas.
le résultat est que la grande absente dans ces élections n’est autre que la paix. Un récent sondage (encore un) indiquait que plus de 60% d’Israéliens ne considéraient plus la paix comme un objectif envisageable concrètement, tant ils sont excédés par les menaces et les attaques des Palestiniens. En fait, ces deux parties antagonistes vivent sur deux planètes différentes.
Mais qui pourra enfin les ramener vers la paix ? Les premiers pas de M. B. Obama montrent chaque jour un peu plus les limites de son action. Le président américain semble enfin prendre la mesure de la complexité des affaires de ce monde et la profondeur du désastre économique en Amérique . On n’entend guère sa secrétaire d’Etat et ses velléités d’ouverture vers l’Iran laissent rêveur.
Ces perspectives sont presque aussi sombres que les prévisions météorologiques. Que faire ?
Les résultats des élections législatives seront en tout état de cause, un raz de marée pour (dans l’ordre) le likoud, Kadima et Avigdore Liebermann… Peut-être aurons nous l’heureuse surprise de revoir vivant le jeune Gil’ad Shalit. Mais au Proche Orient, il faut s’attendre à tout. C’est-à-dire au pire.

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