04/10/2017

Vers un dépassement hégélien du clivage gauche / droite en France?

droite gauche.pngL’une des qualités fondamentales des hommes qui réfléchissent n’est autre que la lucidité. Pourtant, les hommes politiques, tous et sans exception, qu’ils soient de droite ou de gauche, croient qu’ils vont changer les fondamentaux, l’ordre du monde. L’actuel président de la République, avec tout le respect qui lui est dû ainsi qu’à sa fonction, ne déroge pas à la règle. Il croit sincèrement que le pays souffre d’un mal quasi congénital et qu’il importe de l’en guérir au plus vite. Donc, cette attitude part d’une bonne intention, fort louable mais un peu difficile à réaliser.

Un exemple américain : Henry Kissinger avait jadis cloué le président Jimmy Carter au pilori en disant ceci : tous les présidents US ont voulu changer le monde mais ce président Carter se conduit comme s’il l’avait lui-même créé… Tout est dit. Souvenons-nous de V. Giscard d’Estaing qui, depuis ses terres d’Auvergne, clamait, avec un peu de vanité tout de même, qu’aujourd’hui marquait une ère nouvelle de la politique française. On connaît la suite. Tout est passé à la trappe, lui aussi voulait procéder à la décrispation, créer un statut de l’opposition, etc…

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23/09/2017

 Irons nous tous à l’université ? 

universite chapeau.jpgC’est probablement le plus dangereux de tous les défis qui se présentent et que Emmanuel Macron et son gouvernement doivent relever, l’admission dans l’enseignement supérieur de tous les bacheliers de France et de Navarre. Avant d’aborder le sujet, je dois faire un aveu : il est douloureux pour moi de développer ce que j’ai à dire car après trente-huit années de bons et loyaux services dans les universités française, allemandes et suisses, je pense, en effet, que certains bacheliers, notamment de l’enseignement technique ou professionnels perdent leur temps à l’université ou viennent à embouteiller des filières peu «professionnalisantes» et peu lucratives.

Je sais que cette expression n’est pas politiquement correcte et pourtant elle s’impose. C’est une partie de la sociologie française qu’il faut revoir de fond en comble car si l’on vous écarte de la voie royale, l’enseignement classique, littéraire ou philosophique, voire scientifique, mathématiques, physique et chimie, les élèves et leurs parents vivent cela comme une rétrogradation, un handicap dès de le départ dans la vie…

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27/08/2017

Bachar el Assad et la Syrie de demain 

Certains parlent d’une véritable résurrection, d’un phénix renaissant de ses cendres, d’autres jugent avec dégoût qu’il n’est pas digne de voir la lumière du jour, tant il a causé de malheurs et de destructions : plusieurs centaines de milliers de morts et des millions des déplacés. Ce qui a fait du peuple syrien un peuple éclaté, dispersé sur toute la surface du globe, une véritable diaspora. Mais les observateurs attentifs et impartiaux mettent de côté leur légitime indignation pour ne s’attacher qu’à la saisie de ce phénomène politique rare.

Voyons cela de plus près, à savoir comment un jeune étudiant en ophtalmologie à Londres, timide et réservé, sans aucune expérience politique et peu destiné à jouer le moindre rôle politique a sauvé sa vie et son pouvoir présidentiel, alors qu’on ne donnait plus très cher de sa peau.

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21/05/2008

LE PHILOSOPHE ET LE THEOLOGIEN : DEUX POINTS DE VUE SUR LA CITE MUSULMANE AL-GHZALI (OB. 1111) ET AVEROOES (OB.1196)

 

  LE PHILOSOPHE ET LE THEOLOGIEN : DEUX POINTS DE VUE SUR LA CITE MUSULMANE AL-GHZALI (OB. 1111) ET AVEROOES (OB.1196)

L’ouvrage d’Avital Wohlman, intitulé, Contrepoint entre le sens commun et la philosophie en islam (Paris, Cerf, 2008) a l’avantage de relancer le débat sur un point fondamental de la spiritualité musulmane : quelle est la place impartie à la philosophie dans le système de la croyance, quelle est celle accordée à l’autre qui croit autrement? Et comment s’articule dans cette tradition religieuse, la relation à un bien culturel ou intellectuel d’autre provenance ? En l’occurrence, la philosophie. Au fond, la question que se posaient les deux penseurs est la suivante : qu’est-ce qu’un bon musulman ?
En s’attachant au débat qui opposa au cours du Moyen Age deux représentants de la pensée arabo-musulmane, l’un partisan de l’apport gréco-musulman, l’autre son farouche opposant et son implacable censeur, l’auteur  contribue à une problématique  qui connaît des prolongements parfaitement actuels. Certaines parties du livre (dont on ignore de quelle langue il a été traduit : l’hébreu ou l’anglais ?) sont plus alertes que d’autres, même si on se rend bien compte que l’auteur a surtout eu recours à des versions anglaises des sources musulmanes. Ceci crée des problèmes de compréhension sur lesquels on reviendra succinctement à la fin.
On pourra dire que la mise bout à bout de ces deux penseurs de l’islam médiéval s’apparente fort à l’étude d’un contraste. Nous n’apprenons pas grand chose de nouveau quant aux faits, mais l’auteur développe –et c’est l’essentiel- une thèse fort subtile sur le fondement croyant (mais non fidéiste) d’Averroès qui paraît bien avoir remodelé en quelque sorte son approche d’Aristote et de l’intelligence de son système philosophique en ménageant, à sa manière, une place à une sorte de Créateur, de formateur de l’univers que si trouve nommé ici l’Artisan.
Originaire de Tus en Iran, Al-Ghazali était le recteur respecté de la Nizzamiya de Bagdad de 1091 à 1095, date à laquelle il présente sa démission et est remplacé par son frère. Commence alors pour ce théologien de sensibilité soufie une dizaine d’années d’errances entrecoupées de méditations, de retraites et d’études. Concerné par la diffusion des idées philosophiques en islam, il aura à cœur de réduire à néant ce que les historiens nommeront le legs gréco-musulman, c’est-à-dire ce vaste effort interprétatif de la philosophie grecque traduite et commentée en arabe durant le Moyen Age. Al-Ghzaali et Averroès sont d’accord sur la grande valeur de leur livre révélé mais divergent sur un point essentiel : quel est le bon critère de lecture et d’interprétation de cette révélation ?  En d’autres termes, quel type d’herméneutique faut-il pour y parvenir ? Al-Ghazali s’en prend, lui, aux orgueilleux et aux prétentieux qui prétendent s’en remettre à leur raison pour les aider, alors qu’ils devraient, selon lui, être au fait de ses limites et se soumettre au sens commun ; Averroès, pour sa part, stigmatisera cette attitude assimilée à une déplorable indigence intellectuelle. La philosophie peut seule nous permettre d’accéder à une excellente intelligence du texte révélé. Et là, l’auteur du présent ouvrage se livre à de sagaces analyses montrant un Averroès croyant sincère et fidèle adepte de sa religion puisque, même en interprétant sa source grecque, Aristote, il s’ingénie à trouver une place pour un Dieu créateur. Mais Averroès est conscient que tous ne sauraient parvenir à un tel niveau, c’est pourquoi il recommande, comme le fit Maimonide dans son Guide des égarés, de ne pas permettre l’accès de ses livres aux non-philosophes.
Mais Al-Ghazali n’était pas un ignorant en matière de philosophie ; il avait bien étudié Avicenne dont au moins une affirmation suscitait en lui un profond rejet : la logique, disait le grand maître persan, est comme Dieu puisqu’elle permet d’accéder à la métaphysique, c’est-à-dire à la vérité. C’est son Danesh nameh qui servit de base aux Intentions des philosophes du théologien. Ce dernier s’était juré de détruire les systèmes des philosophes dans un écrit intitulé Destruction des philosophes, mais auparavant, pour montrer qu’il savait de quoi il parlait, il rédigea cet opuscule où il résuma les doctrines qu’il voulait   pulvériser. Incarnation vivante de la foi, Al-Ghazali croit bon de glorifier l’accord qui unit selon lui , l’ensemble des théologiens, alors que la philosophie est controversée par ses propres tenants. C’est très probablement cette violente dénonciation de l’orgueil humain qui trouverait refuge dans la science (cette remarque faite quelques siècles avant Pascal) qui poussa le théologien à renoncer aux honneurs attachés à sa fonction de recteur d’académie…
La volonté de Dieu (irada) est absolument libre, c’est par elle qu’il a créé l’univers,  le temps et l’espace. Dieu est l’acteur absolu, le seul agent qui soit, le seul à pouvoir mériter cette appellation puisque son agir n’est suspendu à rien d’extérieur à lui.  Et nul ne pouvait le connaître en lui-même tel qu’il peut lui, s’auto-intelliger. Al-Ghazali n’est pas parvenu à ce résultat par un raisonnement mais bien par une intuition produite par un très profond examen de conscience (muhasabat al-nafs), une expression qui ressemble comme une sœur jumelle à l’expression hébraïque qui signifie la même chose, heshbon ha-néfésh. C’est cette foi vivante, chevillée au corps, qui poussa al-Ghazali à écrire son ouvrage au titre évocateur, La revivification des sciences de la religion (Ihya ‘ulum a-din)
Mais pour ce saint homme, le juif comme le chrétien sont des incroyants puisqu’ils n’adhèrent pas à la foi musulmane. Dans sa passion ou son aveuglement (comme le dira Averroès, près d’un siècle plus tard), Al-Ghazali va jusqu’à traiter d’hypocrites ceux qui se donnent pour des philosophes croyants mais qui, en réalité,  avancent voilés pour tromper les adeptes authentiques… Il dresse donc un ensemble de points servant de critère décisif pour départager le bon grain de l’ivraie.
A l’autre extrémité du spectre, Averroès est, lui, intimement convaincu du lien existant entre la révélation et la philosophie. Comment, se demande-t-il, trouver la bonne approche pour interpréter correctement la parole divine ? Comment distinguer l’affirmation simple, l’image, la métaphore, la métonymie, bref tous les procédés littéraires dont s’est servie la révélation pour parvenir jusqu’à nous ? Seule la boussole philosophique peut nous y aider.
Les pages les plus fortes du livre de Madame Wohlman  se lisent dans son explication des retouches apportées par Averroès à la physique et la métaphysique d’Aristote.  Tout tourne ici autour de la notion d’Artisan (en fait Créateur) de matière première et de volonté divine.  On se souvient que l’historiographie européenne avait produit, grâce à Renan, un Averroès incroyant, avançant masqué… Certains averroïstes latins comme Siger de Brabant et quelques autres (voir le livre de mon maître Georges Vajda, Isaac Albalag, averroïste juif… Vrin, 1962 ; la partie sur les averroïstes latins) ont créé cette curieuse théorie de la double vérité qui n’a jamais effleuré l’esprit du grand commentateur cordouan (je pense ce en quoi je ne crois pas et je crois en ce que je ne  pense pas…)
Tant dans ses commentaires de la Physique que de la Métaphysique d’Aristote, Averroès a précisé certaines notions du philosophe grec, par exemple l’idée de matière première, de Premier Moteur et de non-être. Ces points nodaux sont d’une importance cruciale pour tout commentateur ou interprète soucieux de rapprocher la religion de la philosophie. Aristote a parlé d’un Premier Moteur, immatériel et immobile qui met en mouvement un univers en dehors duquel il se trouve. Averroès admet, certes, que le temps et le mouvement sont éternels, donc incréés, et que par conséquent, l’univers, effet d’une Cause éternelle, ne peut qu’être éternel, mais éternel ne veut pas incréé… Il parle aussi du dessein divin, c’est-à-dire de l’intention divine qui a conçu, à sa façon, l’adventicité de l’univers, non point comme se la représente le vulgaire mais comme la conçoit le Sage, à savoir comme l’effet éternel d’une Cause éternelle… Averroès achève son long commentaire du livre Lambda de la Métaphysique par cette phrase qui est tout sauf fidéiste : la nature procède comme l’art…
Que devons nous entendre par la matière première ? Une matière qui, en réalité, n’a aucune forme concrète mais est disposée pour cette raison à les recevoir toutes… Cette définition est cruciale pour la problématique de l’adventicité ou l’éternité de l’univers. Si l’on dit, d’un point de vue religieux, que l’univers est passé du non-être à l’être, que veut dire cette première notion ? Averroès en distingue trois significations : le néant pur, si pur que même la pensée n’a pas prise sur lui, la privation de toute forme et c’est le cas de la matière première qui n’existe donc pas concrètement  et enfin, la chose en puissance qui n’existe qu’après avoir été actuée (passage à l’acte).
Averroès est très attentif aux modes de génération des êtres selon Aristote et il prend bonne note de cette phrase du Stagirite : les êtres naissent soit de l’art, soit de la nature soit de la fortune, soit du hasard… Ce qui laisse un peu de place pour la libre volonté créatrice de Dieu.  Madame Wohlman écrit : on comprendra dès lors que c’est grâce à sa foi dans l’existence tout autre de l’artisan divin qu’Averroès croit compléter la vision rationnelle qu’Aristote avait du monde. ( p 115)
Et Dieu ?  Averroès suit Aristote qui parle du Premier Moteur comme de la pensée qui se pense. De cet être immatériel, intellect suprême, faisant partie de l’économie générale de l’univers, Averroès veut faire un intellect qui produit l’univers par son intellection. Mais cette intellection n‘est pas quelque chose de mécanique, elle est dotée d’une forme de volonté. Mais que signifie la pensée qui se pense ? C’est une auto-intellection par laquelle le Premier Moteur ou Dieu, en se pensant, pense tous les êtres existants sous la forme la plus éminente qui soit, c’est-à-dire telles qu’elles existent e n lui…
Al-Ghazali ne pouvait guère souscrire à une telle représentation : pour lui, le sens commun du simple croyant est infiniment supérieur aux subtilités des philosophes lesquels sont de véritables zanadika, sorte d’hypocrites qui détruisent le consensus entre musulmans sincèrement croyants.
Madame Wohlman a écrit un livre stimulant dont certaines maladresses d’expression et de traduction viennent perturber la lecture et parfois même la compréhension. E.g ; on dit le monde sublunaire, on dit prédiquer de, on dit au principe de cette thèse gît le principe… J’ai écrit un Que sais-je ? sur Averroès et l’averroïsme (PUF, 1991) et il y a quelques phrases de ce livre que je n’ai pu comprendre…  Mais il apporte tout de même quelques aperçus judicieux qu’il convient de méditer.
En fait, Al-Ghzali et Averroès s’affrontent pour l’établissement d’une identité musulmane religieuse. Quel est le bon musulman ? Question d’actualité.


 

17/05/2008

Vers une nouvelle charte de l’ONU ?

538255256.pngDivers événements nous conduisent à nous interroger sur l’éventuel élargissement de la saisie des Nations Unies afin de mieux assurer la paix dans le monde, de mieux combattre le terrorisme, de protéger les populations menacées et de lutter contre les inégalités. On peut prendre comme exemples les calamités naturelles qui ont frappé successivement la Birmanie et la Chine. Ensuite, on examinera les accents quasi-prophétiques du discours du Président Bush devant la Knését, un homme dont le pays est si puissant que ses vues ne peuvent laisser personne indifférent.

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15/05/2008

Le gouvernement libanais plie devant le Hezbollah…

 

 

Le gouvernement libanais plie devant le Hezbollah…
    Curieuse attitude du gouvernement de Fouad Seniora qui vient de retirer ses deux mesures responsables de la crise : l’enquête sur le réseau de télécommunications inféodés à l’Iran en plein Liban, mais aussi le renvoi de l’officier libanais chargé de la sécurité de l’aéroport, et qui accordait au Hezbollah une sorte de droit de regard sur les déplacements de certains personnages affrétant des jets privés…
    Soit le gouvernement a opté pour un repli tactique avant de s’en prendre, en position de force cette fois, au Hezbollah, soit c’est déjà un régime pro-iranien qui est aux commandes à Beyrouth…
    Et ceci arrive au moment où un Président Georges W. Bush, sur le départ, adresse à l’Iran et à la Syrie une sévère mise en garde.
    Nous excluons une abdication volontaire du gouvernement Seniora. Il reste le repli tactique : les chi’ites ont commis une erreur fatale en humiliant leurs frères ennemis sunnites en conquérant Beyrouth ouest et en montrant ce que pourrait être un Liban vivant sous la tutelle chi’ite. Pas de pluralisme, bâillonnement de la presse adverse, imposition d’une lourde chape de plomb idéologique, intimidation des autres à l’aide des armes, etc…
    C’est le type même d’humiliation que les Arabes n’oublient jamais. Sans omettre que le Hezbollah a retourné ses armes contre d’autres musulmans, ce qu’il avait juré ne jamais faire… On sait ce que valent de telles promesses !
    Et Israël dans tout cela ? Il est peu probable que ce pays, militairement supérieur à tous ses voisins, se laisse entraîner dans une escalade sans réagir.  Il y a don lieu de craindre un embrasement généralisé.
Que fera la Syrie ? Très probablement, elle ne versera pas d’huile sur le feu, les Israéliens ayant fermement prévenu qu’en cas de récidive, les choses ne se passeraient plus dans le ciel de Beyrouth mais au dessus de Damas.
    Mais quand donc comprendra-t-on de part et d’autre qu’il faut laisser une chance à la paix ? Et à Israël le loisir de vivre et de se développer…
 

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12/05/2008

Le Hezbollah, encore…

 

  Le Hezbollah, encore…
    Un honorable lecteur me demande pourquoi je souligne que le mouvement chi’ite prend ses ordres à Damas et à Téhéran, sans dire que la «majorité antisyrienne prend, elle, ses ordres à Washington.» (sic)
    La réponse est simple : le gouvernement légal du Liban, dirigé jusqu’à nouvel ordre par Monsieur Fouad Siniora, décide comme il l’entend. Il est le dépositaire de la volonté populaire. S’il estime que l’intégrité territoriale et la sécurité du Liban sont bien assurées ainsi, libre à lui. Si on n’est pas d’accord, et ce serait normal dans un régime démocratique, eh bien, il faut voter contre aux prochaines élections.
    Mais à quoi assistons nous ? Des efforts redoublés du même camp qui veut rompre le cadre de la légalité libanaise : a-t-on jamais une milice illégale, mieux armée que l’armée régulière, décider de la paix et de la guerre, provoquer une vértiable ruine de son propre pays pour complaire à d’anciens occupants du pays qui n’ont pas encore digéré leur évacuation forcée ? A-t-on jamais vu une milice qui quadrille militairement tout un quartier d’une capitale (Beyrouth ouest) et  provoquer de sanglants affrontements qui font des victimes ? A-t-on déjà vu une milice illégale s’emparer des rédactions de télévisions et de journaux d’autres partis politiques afin de les réduire au silence après les avoir mis à sac ? Et la liste serait longue… et on ne parle pas des attaques à l’encontre des attributs de la souveraineté libanaise qui font de cette milice illégale un status im statu…
    L’intérêt du pays du Cèdre est de vivre comme il l’entend, de faire la paix avec qui il veut, de veiller sur la sécurité de ses citoyens sans qu’ils soient espionnés dans leurs déplacements et que leurs communications téléphoniques soient écoutées…
    Il y a au Liban place pour tout le monde, tous ceux qui veulent coexister en paix avec leurs voisins.… Mais pour y parvenir, a-t-on le droit de bloquer les voies terrestres menant à l’aéroport ?  Alons ! Un peu de bon sens et tout rentreta dans l’odre. Mais quelle tristesse pour les victimes et leurs familles.

 

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08/05/2008

La Birmanie… et Bernard Kouchner

 

 La Birmanie… et Bernard Kouchner
    Je suis heureux de constater que le Ministre des Affaires étrangères français, le Dr Bernard Kouchner a eu la même idée que celle émise dans le blog hier matin, tenter de faire prévaloir le droit d’ingérence en Birmanie afin de forcer la main des généreux. Malheureusement, le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas suivi. IL faut aussi voir la constitution de ce Conseil : la Libye, la Chine, le Vietnam, la Russie…
    Mais il ne faut pas baisser les bras. En revanche, le nombre des victimes ne cesse pas d’augmenter et atteindra hélas, probablement, le nombre de victimes du tsunami d’il y a quelques années !
    Depuis qu’il est en charge de relations extérieures de la France, le Dr Kouchner pourrait donner l’impression –fausse- de confondre la diplomatie et l’humanitaire. En réalité, il n’en est rien car cet homme a instillé dans les relations internationales des doses sans cesse croissantes d’éthique. Il a tenté, avec ses moyens, de moraliser la vie internationale. Et ceci est digne d’éloges.
 

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07/05/2008

Comment ramener les généraux birmans à la raison ?

 

 

  Comment ramener les généraux birmans à la raison ?
    Oui, comment faire entendre raison aux dictateurs militaires de la Birmanie qui préfèrent temporiser au lieu de permettre à la communauté internationale de voler au secours de leur peuple meurtri et sinistré. Nous avons vu à la télévision des hommes et des femmes, mais aussi des moines et des bonzes, reconnaître qu’ils étaient livrés à eux-mêmes, qu’ils avaient dû -par leurs propres moyens- abattre les arbres déracinés par le cyclone et, qu’en guise d’eau potable, ils étaient dépendants de l’eau du fleuve…
    Au lieu d’expulser le journaliste britannique qui les critiquait, les autorités birmanes devraient saisir l’opportunité du malheur qui les frappe pour reprendre langue avec la communauté internationale sans perdre la face. Elles devraient aussi réfléchir à une éventuelle extension du droit d’ingérence : ne pas permettre aux nations d’aider les Birmans , c’est refuser une assistance à des personnes en danger… L’ONU est désormais doté de structures judiciaires pour juger de tels actes. Enfin, la Chine qui a barre sur ce régime, devrait se manifester un peu plus fortement
    C’est qu’au moment où l’on écrit, les morts et les disparus se chiffrent par dizaines de milliers. Prions le Seigneur pour qu’en tout état de cause, on n’arrive pas, dans les heures ou les jours qui viennent, au 100. 000 victimes.
    Si, à ce chiffre astronomique, devaient se surajouter des victimes de la faim, de la soif et des épidémies, les autorités de ce pays ne pourraient alors s’en prendre qu’à elles mêmes…

 

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La Chine et le Japon : un mariage du bout des lèvres


    La Chine et le Japon : un mariage du bout des lèvres
    C’est une visite historique du Président chinois au Japon où il a été reçu par le Premier Ministre nippon. Cela faisait près de dix ans qu’un tel événement ne s’était pas produit ! Pourquoi un tel rapprochement ? il suffit de jeter un coup d’œil sur une carte de géographie pour comprendre : la Mer de Chine est le couloir utilisé par toutes les importations et exportations du Japon. C’est la voie maritime empruntée par le Japon pour importer les hydrocarbures dont il a besoin. Quant à la Chine, elle a tout intérêt à coopérer avec la deuxième puissance économique mondiale dont les technologies de pointe lui sont aussi indispensables que l’air à respirer…
    En outre, les investissements chinois au Japon se montent à près de 70 milliards de dollars et la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Japon, avant même les Etats Unis d’Amérique…
    Certes, les Chinois n’ont pas oublié les massacres de Nankin en 1937 et on les comprend. Les militaristes japonais avaient alors massacré plus de 350. 000 civils sans égard pour l’âge, le sexe ou le statut social. Le climat entre les deux pays n’est donc pas au beau fixe. D’ailleurs, chaque fois qu’un Premier Ministre japonais se rend dans ce lieu de recueillement pour rendre hommage aux âmes des disparus pour l’Empereur, il s’attire des commentaires courroucés de la Chine qui n’oublie que ce mausolée abrite aussi les «âmes» de terribles criminels de guerre, responsables de centaines de milliers de morts.
    Mais les deux pays ont décidé de ne pas insulter l’avenir, comme disait le Général de Gaulle. La leçon qui s’impose à nous Européens, c’est que le centre de gravité du monde technologiquement avancé se déplace vers l’Asie. Et si nous ne nous éveillons pas, pire, si nous continuons à faire des grèves à répétition, nous finirons par compter encore moins qu’aujourd’hui …
   

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