23/07/2017

Le récit merveilleux des aventures de Joseph dans la Bible

L'histoire de Joseph dans le livre de la Genèse, un récit merveilleux

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22/07/2017

La lutte autour des lieux saints à Jérusalem

La lutte autour des lieux saints à Jérusalem

Quand on voit les tristes développements de  toute cette affaire on a du mal à discerner par quel cheminement on en est arrivé là où nous sommes.

Il y a quelques jours, deux policiers israéliens ont été lâchement assassinés par des terroristes arabes d’Israël ; les deux hommes étaient en faction près d’une porte de la vieille ville. Ls terroristes ont bénéficié de complicités comme le montre, sans la moindre discussion possible, les films de la vidéosurveillance. Le gouvernement israélien qui exerce sa souveraineté sur tout le territoire de la cité du roi David, sans toutefois avoir la haute main sur la mosquée en tant que telle (gérée directement par les Jordaniens) a dû prendre des mesures, et ce pour plusieurs raisons : d’abord, au plan intérieur et extérieur, il est responsable de la sécurité des personnes et des biens ; ensuite il ne peut pas permettre que les terroristes transforment un lieu saint en arsenal, et enfin il se devait de prendre des mesures pour empêcher que de telles attaques ne se reproduisent.

Les autorités militaires et policières ont fait valoir le fait suivant : en raison de la topographie des lieux saints, les cours de la mosquée Al aksa surplombent quelque peu le mur dit des Lamentations où des milliers de Juifs viennent prier tous les jours. Si des terroristes jetaient d’en haut des grenades ou des explosifs sur les fidèles en oraison, ce ne serait pas deux mais plusieurs dizaines de victimes qu’il faudrait alors déplorer. Et, en règle générale, un lieu où l’on vient prier ne saurait se transformer en zone de guerre. C’est fort de ces considérations que l’Etat d’Israël a installé les portiques de sécurité autour desquels se cristallise tout le problème.

Voyons aussi le problème du côté des Arabes. Selon eux, cette installation des portiques de sécurité ne sert la sécurité qu’en apparence, les Israéliens pratiqueraient une tactique de grignotage visant à priver, en fin de compte, les Arabes de leur lieu de prière.

Cette version des faits peut se comprendre mais elle ne résiste ni à la critique ni même à l’examen impartial. Que dirait on d’un Etat souverain qui laisse les armes circuler en toute liberté, qui permet qu’on tue ses policiers en toute impunité ? Une telle situation serait intenable et injustifiable.

Alors, pourquoi tant de graves incidents autour d’un tel malentendu ? C’est qu’aucune confiance n’est disponible, chacun prêtant à l’autre des noires arrière-pensées qu’il n’a pas toujours. Comment sortir de la crise dont tout le monde se mêle, jusques et y compris le président turc qui fait preuve de modération et d’activisme à la fois ? Ce qui est étonnant, venant de sa part. On note, cependant, que l’Egypte et l’Arabie saoudite font preuve d’une grande retenue, malgré les protestations d’usage, mais c’est vraiment le service minimum.

Il faut donc souhaiter que les choses rentrent dans l’ordre, même si ce problème entre Israéliens et Palestiniens, et au-delà entre Juifs et Arabes, ne disparaitra pas de sitôt.

Une dernière remarque : j’ai toujours pensé que ce conflit israélo-palestinien avait des racines religieuses profondes. Ce n’est sûrement pas le fruit du hasard si la scène s’embrase autour d’un problème religieux. J’ai toujours pensé qu’on aiderait puissamment à la résolution de ce conflit en déblayant le terrain au plan théologique. Il y a trop de haines recuites, notamment du côté arabe qui ne peut pas vivre avec l’idée que le drapeau des Juifs flotte fièrement au=dessus de leurs têtes et de leurs mosquées. Et pourtant, du point de vue du principe de réalité, il faudra bien s y faire.

Et puis, il existe d’autres moyens de s’entendre et même de cohabiter y compris avec des ennemis. Si les choses ne se calment pas rapidement, de grands changements sont à craindre au sein de la société israélienne qui doute de plus en plus de la possibilité de s’entendre avec ses voisins. Et le statut,  la question de l’avenir des Arabes israéliens va se poser en des termes encore inconnus à ce jour.

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21/07/2017

Honneur au général de Villier, ancien chef d'état major des armées

Honneur au général, chef d'état major des armées si injustement traité par des autorités politiques immatures et arrogantes.

Le général a d'abord fait preuve de courage en disant ce qu'il pense et en refusant de se laisser conduire par le bout du nez. Ensuite, il a fait preuve de dignité, d'une grande dignité en se retirant.

Il est déconcertant d'entendre des nouveaux venus prétendre que l'homme qui a acquis ses galons sur les champs de bataille a mis en scène sa sortie.

De l'avis unanime, on a provoqué une césure, une fracture dont la nation n'avait pas besoin. Comment le chef de l'état a t il vexer le chef d'état major devant ses subordonnés et en public? Comment ses conseillers ne lui ont ils pas siganlé le danger?

Il faut faire attention. L'actuel président qui se voulait jupitérien fait du sarkozysme sans Sarkozy. C'est bien dommage car il a commencé à galvauder à toute vitesse un considérable capital de symmpathie.

Cette affaire laissera des traces. L'opposition va tenter de l'exploiter en proposant au général évincé une tribune, voire bien plus.

Le président devrait désormais y réfléchir à deux fois avant de parler. Il faut savoir garder la tête froide, même quand on se voit comme un monarque républicain.

A bon entendeur salut! L'ancin chef d'état major es un homme bien.

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11/07/2017

L'historien Marc Bloch et Simone Veil face au kaddish: deux façons d'assulmer l'héritage juif

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10/07/2017

L'historien Marc Bloch et Simone Veil sur le Kaddish; deux façons d'assumer l'héritatge juif

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06/07/2017

Multiple judaïsme? Le cas de Simone Veil…

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02/07/2017

De la corruption des édiles en Israël...

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27/06/2017

Gorbatschow, précurseur ou modéle de Macron? La chasse aux âmes mortes

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25/06/2017

Le départ de l'Ambassadeur Harald Braun de l'ONU

L’ambassadeur d’Allemagne à l’ONU, le Dr Harald W. Braun, tire sa révérence, mission accomplie

Pendant au moins trois années pleines, l’Allemagne a disposé d’un éminent diplomate pour la représenter à l’ONU en tant que représentant permanent. Après tant de bons et loyaux services, l’ambassadeur Braun se retire. Il sera regretté par tous ses collègues qui ont apprécié sa finesse, sa délicatesse et son efficacité.

Un mot sur ce grand personnage dont le talent égale la discrétion et la modestie.

Comment ai-je rencontré ce très sympathique personnage ? Souvent, dans la vie, les choses arrivent par hasard : le prédécesseur de Monsieur Harald W. Braun, H.W. Beuth, au poste de ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris, s’apprêtait à quitter son poste pour une nouvelle affectation et il laissa à son successeur quelques recommandations, notamment prendre contact avec moi et maintenir mes relations étroites avec l’ambassade d’Allemagne à Paris.

Dès notre première rencontre, le courant passait. J’ai été impressionné par ce diplomate polyglotte, doté d’une finesse intellectuelle rare et ouvert sur le monde. Harald Braun se sentait très bien dans son poste à Paris ; chaque fin de semaine ou presque, il rejoignait sa chère épouse à Munich. Mais les qualités de cet homme le firent remarquer par le ministre de l’époque qui l’invita à le rejoindre à Berlin en qualité de secrétaire général du ministère. Il me téléphona pour me dire combien quitter Paris le peinait mais qu’il n’avait pas d’autre option que de dire oui… Il se rendit donc à Berlin après avoir organisé rue Marbeau une belle soirée d’adieu où tous les diplomates en poste dans la capitale française étaient présents. Danielle et moi étions sur place et avons tenu à marquer notre amitié pour Harald et sa chère épouse Ute.

Mais la carrière du future ambassadeur ne s’arrêta pas là ; peu après, il fut promu Staatssekretär des auswärtigen Amtes, c’est-à-dire conseiller diplomatique du gouvernement allemand. Dès lors, la voie était ouverte, libre, pour accéder au poste prestigieux de représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’ONU. Un parcours sans faute qui trouve son couronnement dans une carrière exemplaire à tous égards.

Polyglotte, francophile, très cultivé, Harald Braun quitte bientôt ses fonctions à New York. Mais pour ce remarquable diplomate, ce n’est pas comme un marin qui pose son sac, i.e. qui se retire. Après quelque temps de repos et de recueillement, l’ambassadeur Braun va sûrement se lancer dans de nouvelles aventures. Nul doute que cette seconde carrière sera couronné de succès.

L’Allemagne doit à ces grands diplomates la transformation radicale de son image. Je sais de science sûre que les relations entre l’ambassadeur Braun et son collègue israélien Danny Danon sont excellentes. La République Fédérale conduit une politique responsable, consciente de ses devoirs et de ses engagements moraux à l’égard de tant de peuples, notamment des juifs. Et je me souviens d’une belle soirée passée au Kind David de Jérusalem lorsque l’ambassadeur Braun avait accompagné le président de la République Gauck lors d’une visite officielle en Israël.

Je tenais absolument à rendre un hommage mérité à un grand ambassadeur et à un ami très cher qui nous a récemment accueillis dans sa belle résidence à New Yok, au cours du mois d’avril.

Bonne chance à Monsieur l’Ambassadeur et à sa chère épouse.

Maurice-Ruben HAYOUN

In Tribune de Genève du 25 juin 2016

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22/06/2017

Et Dieu créa la femme... De la condamnation de la compagnie israelienne ELAL

 

Et Dieu créa la femme... De la condamnation de la compagnie israelienne ELAL

 

L’affaire fait grand bruit. Toutes la presse en parle, tant en France qu’à l’étranger. Ayant personnellement vécu une telle situation, un religieux ayant refusé de s’asseoir près d’une dame, sous mes yeux, je vis l’employée d’EL AL conduire le récalcitrant vers un autre siège afin de ne pas le contrarier. D’autres fois, je vis des dames compatissantes se lever sans bruit et aller ailleurs dans l’avion parce qu’un barbu refusait de s’asseoir à côté d’elle.

 

Pour un philosophe spécialiste à la fois d’études juives et germaniques, cette attitude à l’égard du genre féminin pose un bon nombre de questions. Nulle part, dans les textes révélés, il n‘est question d’une diabolisation de la femme. Certes, il y eut Eve et le mythe de la femme tentatrice qui induit son propre mari en tentation à la suite d’une ruse du serpent, et qui, par ce fait même, provoque la ruine du genre humain, plus spécifiquement celle de son sexe à tout jamais. Mais nous sommes au XXIe siècle de l’ère usuelle.

 

Cela relève de l’interprétation littérale du texte, voire du littéralisme biblique le plus étroit. Dans d’autres passages du Pentateuque, l’image de la femme n’est plus la même. N’oublions pas que selon les premiers chapitres du livre de l’Exode, c’est Sephora, une madianite non juive qui procéda à la circoncision de son mari, qui n’était autre que Moïse notre Maître. Excusez du peu…

 

N’oublions pas Myriam dont le puits légendaire suivait le peuple de Dieu dans tous ses déplacements. Souvenons nous aussi de Yaël qui donna ses ordres au général Shamgar ben Anat pour vaincre les ennemis du peuple d’Israël. Bref, on pourrait trouver d’interminables exemples tant dans le Pentateuque que dans les sources juives anciennes (Talmud et Midrash). Certes, une certaine phallocratie, pour ne pas dire un certain machisme, persistent ; voire prospèrent, dus au fait que ce furent des hommes et non des femmes qui étaient à la manœuvre. Et avec le temps, de tels préjugés se sont ancrés dans la conscience des gens.

 

J’en veux pour preuve la supériorité donnée à la naissance d’un garçon par rapport  à celle d’une fille. On nous rétorque que le garçon apporte avec lui quantité de mitswot et de bénédictions de la mila alors que zévéd ha bat se fait dans la discrétion. Mais je pense qu’il y a d’autres choses en ligne de compte. Les hommes religieux, ou prétendus tels, se méfient plus d’eux-mêmes que de la femme qu’ils tiennent pour l’essence de la tentation, et même du péché. Si on réfléchit bien, c’est la ligne de défense choisie par Adam lui-même qui impute à sa femme la faute : c’est la femme que tu m’as donnée qui m’a tenté et j’ai fini par manger (le fruit défendu)… Conclusion pour les simples d’esprit, la femme, c’est le diable.

 

Le problème avec les barbus, c’est qu’ils donnent à la religion les inflexions qu’ils veulent bien lui donner, tout en ostracisant ceux qui ne vivent ni ne pensent comme eux. Pourtant, comment concevoir qu’un Dieu d’amour et de bonté puisse bannir de son empirée la moitié de l’humanité ? L’homme et la femme, le mâle et la femelle, sont absolument compatibles et représentent deux modes d’être au sein d’une même et unique humanité. La femme, c’est aussi être, mais autrement (Levinas)

 

Comment font les religieux pour avoir autant d’enfants tout en déconsidérant les femmes ? Evidemment, ils visent les autres femmes, pas la leur en propre. En soi, de telles défigurations du système religieux ne seraient pas aussi graves si elles ne débouchaient pas sur des applications pratiques de la vie quotidienne. Déjà, certains religieux n’avaient pas hésité à terroriser des petites filles de leur voisinage, coupables (pauvres petites) de porter des jupes trop courtes ou d’avoir les bras nus. On a l’impression d’être en plein Moyen Age.

Le vrai judaïsme, celui qui se nomme ke-dat Moshé we israël est il vraiment incarné par ces hommes en noir, coiffés de chapeaux à larges bords, le visage mangé par une barbe non taillée et enveloppés d’une grande redingote noire, même si la température extérieure avoisine les 40° ? Cela me fait penser aux Dunkelmännerbriefe de la Renaissance lorsque l’humanisme naissant devait combattre les obscurantistes d’Europe… Johannes Reuchlin a fini par triompher de J. Pfefferkorn, le renégat.

 

Il faut tout faire pour que notre judaïsme ne subisse pas ce type de régression, il ne faut pas que le judaïsme, par l’ignorance et l’impéritie de quelques uns, revienne à l’âge de pierre. Quand je pense que lorsque j’étais le secrétaire rapporteur du Consistoire de Paris, certains rabbins, même jeunes, refusaient de serrer la main d’une dame. Je l’ai fait un nombre incalculable de fois et je n’ai pas été envahi par des pensées impures.

 

Je veux bien admettre que le chant d’une femme (Kol ba isha erwa) constitue une nudité, si son mari fait sa prière dans pièce d’â côté, mais tout de même !!

 

C et épisode peu glorieux nous rappelle que toute bonne religion doit être une religion éclairée et humaniste : comment, dès lors, contraindre une femme octogénaire à changer place ? Est-on encore une bombe sexuelle à cet âge là ?

 

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