22/11/2016

Les lçonsq$ du scrutin de dimanche

Les leçons à tirer du scrutin de la primaire de la droite et du centre

 

Qu’on veuille bien le reconnaître ou pas, le résultat de cette primaire a fait l’effet d’une bombe. Des forces jusqu’ici contenues par la tyrannie des médias et l’étouffoir des instituts de sondage se sont violemment libérées, faisant voler en éclats le cadran qui les maintenait prisonnières. Et de vrai, nul ne sait ce qui va se passer lors des vraies consultations électorales, je veux dire la présidentielle de 2017 et dans son sillage les élections législatives.

 

Donc, la première leçon à tirer est celle de l’afflux des électeurs pout un choix qui n’est qu’un préliminaire. Des heures durant, dans le froid sous la pluie, un dimanche de fin novembre que les familles passent généralement bien au chaud, les gens se sont déplacés pour voter. Et ils étaient pas moins de quatre millions. Un record !

 

Et comment ont ils voté, tous ces gens ? Leur premier objectif fut d’infliger un cinglant démenti aux enquêtes des sondeurs, un peu comme si l’écho de l’effet TRUMP se faisait sentir même dans une vraie fausse élection. Car, répétons le, il ne s’agissait que de préliminaires, les choses sérieuses n’arrivant que bien plus tard, dans environ 7 mois.

 

Certains commentateurs à courte vue nient tout effet Trump ; ils se trompent comme ils se sont trompés si souvent. Je pense que la profession de sondeurs, et même de commentateurs de la chose politique, vont connaître une mutation à nulle autre pareille. Et cela pose le problème de la relation des élites et du peuple. Ce petit peuple auquel les journalistes et les commentateurs dictaient avec arrogance dans quelle direction il devait se diriger ont secoué le joug insupportable de la bien-pensance et du politiquement correct pour donner libre cours à leur propre penchant.

 

Attention ! Je ne minimise pas le danger que cèle un tel comportement. On a besoin des élites. Il est de bon ton de critiquer l’ENA et les énarques. Mais que les énarques fassent grève une seule journée en France et le pays cessera de tourner rond, normalement. Depuis Platon et Aristote, depuis la plus haute antiquité grecque on a eu recours aux élites. La seule chose, c’est que Aristote n’a pas écrit que La politique, il a aussi rédigé l’Ethique à Nicomaque et l’Ethique à Eudème. Et élus et élites ont eu tendance à l’oublier. Il faut retrouver le sens de l’intérêt général. La politique doit cesser d’être un métier. Il y a dans ce pays des gens qui font de la politique depuis près de cinquante ans, et rien d’autre. Que voulez vous ? A la longue les gens veulent s’en débarrasser.

 

Il est un autre enseignement à tirer de ce scrutin qui fait couler tant d’encore, même ici en Israël où le journal télévisé a montré Nicolas Sarkozy et François Fillon, se répondant en quelque sorte, l’un à l’autre. Cet enseignement, c’est le désir brûlant d’une alternance. Certes, ce sont les opposants au gouvernement actuel qui ont voté, ce n’est donc pas une surprise qu’ils souhaitent un changement. Ce qui me frappe, c’est leur nombre.

 

Enfin, le troisième enseignement de ce scrutin, c’est que l’on va vivre un véritable saut dans l’inconnu. Il est évident que c’est F. Fillon qui va l’emporter et rien n’indique que Alain Juppé, symbole de l’ancien système, ira jusqu’au bout. Il a commis une erreur en disant dès la première phrase de son discours dimanche qu’il continuait le combat, ce qui signifie que la pensée contraire l’a un peu effleuré tout de même.

 

Enfin, on se trouve devant deux ou trois inconnues : François Hollande pour lequel j’implore un peu de justice, quelle que soit sa décision, n’a rien dit sur ce qu’il pense faire. Quant à Marine Le Pen, allons nous vivre avec elle ce qu’on vient de vivre avec A. Juppé, c’est-à-dire une dégringolade lors du vrai scrutin ? Et j’en viens au dernier point, Emmanuel Macron…

 

La France est trop conservatrice, trop traditionaliste pour nommer un quadragénaire à la présidence. En outre, il faut de l’argent, et pour en avoir, ainsi que des parrains, il faut un parti. Et il n’en a pas vraiment. Ce n’est pas En marche qui pourra y suppléer.

 

Dans le livre de Daniel, modèle classique de toute apocalypse juive ( le voyant de Patmos s’en est lui-même inspiré), on met en garde contre celui qui voudrait déchiffrer les carnets de la Providence. Qui pouvait prédire, même au matin du 9 novembre, la victoire de Donald Trump ? Personne, pas même le principal intéressé.

 

Le problème qui se présente à nous derrière cette élection de dimanche est toujours le même : la France peut elle se réformer ? Les Français cesseront ils enfin de descendre dans les rues et de bloquer toutes réformes alors que le pays en a un besoin vital ?

 

C’est un philosophe, donc un non-politique qui le dit et le répète. Consentons enfin aux sacrifices nécessaires et cessons d’être, comme le disait le grand constitutionnel, un agrégat inconstitué de peuples désunis. Redevenons, comme sous le général de Gaulle une France unie ou presque. Car jusqu’à présent c’est une partie du pays qui a gouverné contre l’autre…

 

Maurice-Ruben HAYOUN

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20/11/2016

Un peu de justice pour François Hollande

(un peu de) Justice pour François Hollande

Les lignes suivantes ne sont ni un plaidoyer pour François Hollande ni un acte d’accusation à son encontre. C’est la publication d’un appel ce matin dans le JDD qui m’incite à prendre la plume. Depuis un certain temps déjà, il y aune vague de dénigrement et de critiques, fondées ou infondées qui rendent pratiquement inaudible tout acte du président de la République. Certes, il y a du vrai dans les critiques mais elles perdent de leur vigueur quand elles se muent en un véritable Hollande bashing, pour reprendre un néologisme qui veut dire ce qu’il veut dire.

En France, les luttes partisanes sont souvent, trop souvent, féroces et donc toujours cruelles. On a le droit, au plan strictement humain, de ressentir de la compassion pour un homme que les Français ont librement et régulièrement porté à la magistrature suprême mais qu’ils chargent depuis un certain temps de tous les péchés d’Israël… Le combat politique est ce qu’il est, surtout dans notre pays où l’idée même d’union nationale est considérée comme un péché, une faute irrémissible.

Je ne vais pas faire la liste des actions positives ou négatives, on peut tout dire, tout faire : le président a peut-être changé de politique sans bien expliquer ce qu’il entendait faire. Il a peut-être aussi concentré trop d’énergie sur des problèmes dits sociétaux afin, prétendent certains, de gagner du temps. J’avoue que la situation actuelle est difficilement tenable et tous les observateurs, partiaux ou impartiaux, s’accordent à dire que le président bat des records d’impopularité, qu’il ne sourit plus lors de ses apparitions publiques… Et pourtant, il ne ménage pas sa peine et continue d’œuvrer pour le pays.

Lorsque j’étais jeune germaniste je lisai un livre de Marthe Robert, intitulé : Seul comme Franz Kafka. Aujourd’hui, on pourrait dire seul comme François Hollande. Ce qui me frappe le plus, c’est de mesurer le degré, non d’impopularité, mais d’ingratitude certains qu’il a tirés de l’ombre, ces quelques ministres qu’il a nommés au gouvernement et qui font tout pour l’empêcher de se représenter ou de vivre une fin de mandat dans une sérénité relative.

Lorsque Emmanuel Macron (pour ne parler que de lui) a commencé à manifester quelques velléités d’indépendance, le président avait répondu aux questions des journalistes qui pointaient déjà ce qu’ils considéraient comme une trahison. Emu, le président avait répondu avec sincérité cette phrase étonnante dans le monde politique d’où toute amitié, toute reconnaissance, sont honteusement absentes : Il sait ce qu’il me doit…  Cette répartie montre que l’homme a conservé le sens des valeurs morales. Et j’y ai de nouveau pensé en écoutant M. Nicolas Sarkozy dire lors de son dernier meeting avant le jour des primaires, que toutes les trahisons du monde ne le feraient pas changer de direction, qu’il se voulait rassembleur, etc…

Les deux présidents, l’ancien et l’actuel ont été, dans une mesure presque égale, victimes des mêmes reniements : l’un, entouré de ses anciens ministres qui veulent le mettre hors course, l’autre, faisant face à ses anciens ministres qui font tout pour l’empêcher de se représenter. Et je me demande comment va se passer la primaire à gauche…

Le combat politique devrait observer quelques règles et le corps électoral devrait sanctionner celles et ceux qui sont dévorés par l’ambition laquelle anesthésie en eux tout sens des valeurs morales. Ces réflexions iréniques peuvent paraître d’un autre monde. Et l’élection du nouveau président des USA peut renforcer cette impression.

Comment le président fait il pour supporter tout cela ? Tous ces chiffres du chômage qui baisse si peu, ces indices d’impopularité qui persistent et l’impression qu’il ne réussit pas à rassembler son propre camp autour de lui.

L’avenir n’est écrit nulle part et je ne me risquerai pas déchiffrer les carnets de la Providence, comme dans le livre de Daniel.

Mais on peut, sans préjuger de la suite, demander un peu de modération et un peu plus de considération pour un homme qui se dépense sans compter pour son pays. D’ailleurs, rien ne garantit que d’autres auraient mieux fait.

Laissons les Français choisir. Ce sont eux qui auront le dernier mot et, de toute manière, les jeux ne sont pas faits.

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève de ce jour

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19/11/2016

Un chabbat spécial à la synagogue britannique rehov Mac Donald de Natanya

Un chabbat spécial à Natanya chez les Britanniques, rue Mac Donald...

 

Ce samedi, on a eu droit à la magnifique participation du choeur de Jérusalem, Ramataïm qui dédoublé la prière du chabbat en concert liturgique. Ce fut une apothéose, un gala en plein samedi, une prière qui a tourné au plaisir pour les yeux et surtout pour les oreilles.

J'ai déjà parlé de cette synagogue où les prières sont lues en hébreu et les allocutions du rabbin ainsi que celles du président se font en anglais, un anglaise d'où l'humour britannique est rarement absent.

Un vrai rêve, d'autant que de la galrie des dames, on applaudissait en cadence pour accompagner deux compostions liturgiques célèbres de la liturgie juive: Adon Olam (Maître de l'univers) et le Eyn kéélohénou (Notre Dieu est sans pareil).

Des prières généralement récitées presque machinalement étaient chantées avec cœur, rythmées par un ensemble d'environ une trentaine d'hommes adultes. 

Chaque verset était entonné par un seul membre du goupe et était repris en choeur par l'ensemble. Je vise le Adon olam qui signe la fin de l'office liturgique. Le premier couplet fut repris fortissimo par l'ensemble et j'ai pu voir qu'il tira quelques larmes de joie aux plus sensibles.

Autre temps fort: la pognnante bénédiction des forces armées d'Israël, Tsahal, condition sine qua non de la pérennité d'Israël dans cette région du monde.

Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'écrire ici même, ce lieu de prière est un rêve: pas un cri, pas une voix discordante, pas un conflit, la sérénité, la sérénité absolue comme il convient dans un tel lieu.

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Donald Trump et l'Europe: deux visions opposées du monde

Donald Trump et l'Europe: deux visions opposées du monde et de la vie

Je viens d'écouter attentivement un commentateur de la vie politique aux USA, un bon petit journaliste bien français qui se croit encore au XIXe siècle, donnant des conseils aux dirigeants de la plus grande puissance du monde... Ce gentil journaliste n'écoute pas de ses oreilles les paroles proférées par sa bouche: il juge les premières nominations de Trump trop droitières et dangereuses. Pas une fois il ne s'est demandé au nom de quoi les USA devraient payer pour la sécurité des auteres, pas une fois il ne s'est interrogé sur la légitimité que les victimes du 11 septembre ont à vouloir se défendre valablement, pas une fois il n' a évoqué la volonté nettement affirmée du peuple US de prendre ses distances avec la politique pratiquée par Obama et son équipe...

Le bilan de l'ancienne présidence en matière de politique étrangère est bien mince et nombreux sont ceux qui pensent qu'il faut revenir le traité avec l'Iran: les USA disposent de bien des moyens pour affaiblir le régime des mollahs. Illeur suffit de retarder le remboursement des milliards bloqués dans toutes les banques du monde. Il leur suffit d'opérer quelques manoeuvres militaires au large de ce pays pour le conduire à entrer dans le rang...

Je suis loin d'être un spécialiste de ces choses là, mais je vois que tous les alliés traditionnels des USA dans la région se plaignent d'Obama: l'Egypte, l'Arabie, les Emirats Arabes Unis, Dubaï, Aou Dhabi etc... La plupart de ces patys se sont même rapprochés d'Israël puisqu'ils ont le même ennemi, l'Iran des Mollahs qui veut les satelliser et régner en maître absolu sur la région!

Mais revenons au sujet: pourquoi donc tous ces commentateurs souhaitent ils une attitude passive des USA face au désordre causé de par le monde? Pourquoi veulent ils que les USA baissent pavillon comme le fait l'Europe? On pourrait faire comme tout le monde et dire que telle ou telle religion qui met le monde à feu et à sang, est une religion de paix, que ses adeptes sont de loyaux citoyens, etc... Certes, il y en a, il y a partout des gens de bonne volonté mais cela n'empêche pas de combattre ceux qui veulent détruire la civilisation judéo-chrétienne et la relplacer par de la barbarie.

Evidemment, ce petit confort intellectuel va disparaître car Trup veut vraiment changer les choses. Une ère nouvelle est en train de na^pitre et il est normal que les partisans de l'ancien régime regardent avec une grande inquiétude l'ancien monde qui sombre.

Il faut se ressaisir. IL faut regarder la éalité en face. Cette élection de Trump est un avertissement, prenons garde qu'elle ne devienne pas un tremblement de terre.

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18/11/2016

Obama la science, donneur de leçon?

Obama donneur de leçon?

Je me rends compte que certains ne se sont pas remis de la cuisante défaite de leur candidate, qu'ils n'ont pas vraiment saisi la nature de l'enjeu. Je le dis avec respect mais sans détour cat cela ne sert à rien de nier l'évidence.

On vite une ère nouvelle, chargée, il est vrai, d'incertitude et même, par certains aspects, inquiétante. Mais on récolte les fruits de ce qu'on a semé duant des décennies. Le peuple ne comprend plus les élites qui le dirigent, le peuple ne veut plus qu'on lui impose le politiquement correct, le peuple ne veut plus qu'on lui fasse honte ou des remontrances lorsqu'il dit qu'il y a trop de ceci, trop de cela, etc... Moi aussi, cela m'inquiète, mais peut on dissoudre le peuple? Doit on lui expliquer qu'il se trompe lorsqu'il demande moins d'étrangers, plus de sécurité, plus d'emploi, moins de déficits dus à des populations qui n'n'ont pas la même culture ni les mêmes moeurs?

Je me suis toujours demandé comment Eric Zemmour avait pu se tailler la part du lion dans le paysage journalistique et même politique. Je me demande encore comment un demi savant, un simple commentateur a pu vendre autant de livres! Eh bien, je me suis rendu qu'il était en prise directe sur le peuple et que nous, les soi disant élites, étions à côté de la plaque. Cela ne veut pas dire que je vais changer de discours, cela signifie simplement que les gens simples n'en peuvent plus.

J'ai entendu des directrices d'écoles primaires dans certains départements de la région Paris ùile de France, reconnaître qu'il y a des classes où figurent plus de vingt nationalités. Ces mêmes personnes recommandaient à leurs amis de scolariser leurs enfants dans le privé...

On marche sur la tête: transposez cela aux USA et vous comprendrez pourquoi Donald Trump l'a emporté. Evidemment, certains ne manqueront pas de remplacer les arguments par des invectives. Et cela ne changera rien à la situation. Donald TRump a été élu et l'actuel président finissant a été moralement récusé.

Il peut compter sur toute notre compassion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17/11/2016

Les attentes israéleinnes depuis l'élection de Donald Trump

Les attentes israéliennes depuis l'élection de Trump

Ici, en Israël, l'attente est teintée d'un léger optimisme mais la joie est grande de voir la défait plus d'Obama que de Clinton. Le pouvoir israélien actuel se réjouit de coopérer avec les Republicains, n'ayant plus rien à attendre des Démocrates. Obama aurait dû en finir au plus vite avec l'Etat Islamique; il a fait tout le contraire, envoyent des forces spéciales à dose homéopathiques au lieu de rapper un grand coup. POur sauver les apparences il s'est livré à des bombradements massifs que l'EI ne redoutait plus du tout.

Enfin, Israël sair que D. Trump n'avalisera pas le traité avec l'Iran sous sa forme actuelle. Faut il s'en lamenter? Non point, car le nouvel homme fort des USA veut être sûr de faire passer aux Mollahs l'enie de produire la bombe atomique. Il connait la vraie nature d'un tel régime, ce que Obama feignait d'ignorer.

Toutes ces choses ont fini par s'accumuler et donner les résultats que l'on sait. Il y eut l'arrogance des démocrates et de Me Clinton, toutes ces choses, sans oublier l'attitude hyper négative de la presse. Il faut bien se rendre compte qu'une certaine presse, adossées à des élites, ou prétendues telles, a confisqué l pouvoir dictant aux petites gens que nous sommes ce qu'on doit faire, pour qui on doit voter etc.. Faute de quoi, on nous culpabiliser, on nous transformait en extrémistes, etc.. Eh bien, contre toute attente, l'élection de Trump a renversé  ce choix, rendant la parole au petit peuple.

Je répète qu'en ce qui me concerne qu'au acun candidat ne me convenait. Mais je respecte l'heureux élu et téloigne ma compassion à la perdante en espérant qu'elle finira par se départir de son arrogance et  du sentiment de sa propre supériorité.

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16/11/2016

B Obama, de la tournée triomphale au faire part de deuil?

Obama pensait sincèrement pouvoir se retirer les mains dans la poche, ayant installé Me Clintin bien au chaud à la Maison Blanche. Et c'est dans cet esprit qu'il avait imaginé cette mise en scène d'une tournée triomphale en Europe. Une sorte de couronnement de son action alors que son bilan en matière de politique étrangère est bien mince. Et le voila contraint de se livrer à une sorte d'explication post mortem des élections dans son pays. Ce n'est que justice: jamais président US n'a autant attaqué, voire diffamé un candidats que le peuple a fini par désigner comme son successeur. Si M. Obama avait une haute idée de ses fonctions finissantes, il aurait dû tranquillement annulé ce voyage qui ne sert à rien et qui coûte de l'argent au contribuable américain. Mais voila, le plaisir est trop grand et bientôt il ne disposera plus de rien, ni du budget, ni des honneurs. Avec, en prime, le lourd ardeau de la défaite, une défaite timbée du ciel, comme un couperet.

Le ton de cet éditorial n'est pas exagéré car tout de même, le futur ancien président et son épouse sont allés bien au-dela du permis. Surtout, l'épouse qui se voyait la future seconde présidente des USA. Quelle vaité, mais quelle vanité! Cela s'appelle perdre le sens des réalités. Déjà Obama a été un président par défaut, les USA ont voté contre Georges W. Bush et pas pour cet homme qui a tant tergiversé en Syrie et en Irak.

Aujourd'hui, dans la patrie de Platon et d'Aristote, il se livre à des considérations désabusées sur le sens de l'histoire, l'essence du pouvoir, l'avenir de l'humanité.

Le voila alors recasé: il pourra faire des conférences et observer de loin, comme Gulliver à Lilliput les actions audacieuses et louables de son successeur.

Répétons le: il faisait peine à voir, le teint presque blafard, le verbe non assuré. Les hommes politique ne sentent jamais le tomber de rideau. C'est triste. Mais c'est ainsi.

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14/11/2016

Hommage à Malek Chebel, l'ami trop tôt disparu

 

Me trouvant à l’étranger pour une tournée de conférences, j’apprends par une brève, diffusée par BFM TV la disparition de mon ami Malek à l’âge de 63 ans. Je n’aime pas sacrifier à ce genre d’exercice, surtout depuis la survenue d’attentats à Paris, à Saint-Denis et à Nice. Toutes ces commémorations, tous ces hommages à nos compatriotes disparus sont indispensables, mais génèrent une atmosphère de deuil permanent. Et pourtant, sans douter le moins du monde de cette nécessité de rendre hommage, on souhaite la rapide arrivée d’événements heureux, réjouissants, voire vivifiants.

Pour Malek, aujourd’hui disparu, c’est un hommage amical, respectueux de l’homme et de son œuvre dans de multiples domaines que je souhaite lui rendre.

En lui, la communauté franco-musulmane perd un de ses meilleurs fils et représentants, attaché à sa culture religieuse autant qu’aux valeurs républicaines, c’est-à-dire en termes clairs, ne plaçant jamais au premier plan de son action d’autres valeurs, notamment religieuses. Ce n’était pas très difficile pour lui qui avait entrepris une œuvre de mise à portée, de rapprochement et d’explication, notamment par ses traductions, ses interviews à la radio et à la télévision au cours desquelles il a toujours donné l’avantage à un islam modéré et respectueux des convictions et engagements d’autrui.

J’ai souvenance d’au moins deux colloques auxquels nous avions participé, aux côtés d’autres personnalités. Le premier eut lieu dans la salle des fêtes de la mairie de Levallois et le second à Bordeaux. Nous nous croisions aussi lors de salons du livre en différents endroits

A Levallois, nous venions de nous rencontrer, ce fut la première rencontre et nous eûmes à confronter nos idées sur le dialogue interreligieux. Il y avait aussi un évêque dont le nom m’échappe… La question qui se posa en tout premier lieu portait sur l’ordre d’intervention. Malek eut quelques difficulté à accepter d’intervenir le dernier, l’islam étant le dernier représentant du monothéisme et cette postériorité temporelle n’avait rien d’ontologique ! En fin de compte, il accepta mais cela déclencha une petite opposition entre nous deux. En revanche, sur les questions de fond, notamment le respect absolu des règles de la laïcité, Malek développa un point de vue assez subtil, apparemment modéré mais assez tranché intérieurement. C’est que le musulman de base n’est pas toujours enclin à accepter dans sa vie quotidienne l’approche des intellectuels de sa propre communauté. Et Malek ne concevait pas son action comme une retraite dans une tour d’ivoire. Il fallait  comprendre mais aussi faire comprendre à la majorité silencieuse, faute de quoi on tenait un solipsisme…

La seconde rencontre fut plus longue, tout un week end à Bordeaux, et se déroula devant des centaines de spectateurs, musulmans à 99% (il y avait trois juifs, moi inclus, et je me souviens que le maire Alain Juppé avait ordonné à ses collaborateurs de ne pas divulguer l’adresse de mon hôtel…)

Malek fut à la fois l’organisateur de la rencontre et son principal orateur ; il avait inscrit au programme du colloque un thème qui lui a toujours tenu à cœur : l’Islam des Lumières, c’est-à-dire l’islam du Moyen Age, médiéval mais non moyenageux, un islam qui, au moins par ses couches sociales les plus cultivées et les plus ouvertes, est allé au devant de l’esprit, du prochain, n’hésitant pas, à l’instar d’Averroès, de reprendre ce qu’il y avait de mieux dans l’hellénisme tardif, générant ainsi un nouveau legs philosophique gréco-musulman.

La réinstallation de cette culture si riche et si ouverte dans les consciences, tel fut l’objectif de Malek qui, lors de ce colloque (où nous avons joué à guichets fermés, toutes les places étaient prises), a fait preuve de courage intellectuel mais aussi physique. Dire devant un tel auditoire de près de 400 personnes ce qu’il pensait de la personnalité et de l’œuvre terroriste de Oussama Ben Laden, m’a stupéfié. Moi, en ma qualité de philosophe juif, qui devais évoquer l’héritage de la philosophie d’Averroès , je marchais sur des œufs car certains trouvaient que je n’avais pas à intervenir dans un tel contexte. Avec le soutien de Malek qui me tressa des couronnes (imméritées) en me présentant, je pus parler durant une bonne demi heure des représentants et commentateurs juifs médiévaux d’Averroès, et notamment de son magnifique Traité décisif où le penseur cordouan exposait sa théorie des rapports entre la philosophie et la religion.

C’est bien connu et cette banalité traîne dans tous les manuels : Averroès n’eut pas d’héritiers dans sa propre communauté religieuse, ce furent d’abord ses commentateurs juifs, et ensuite chrétiens qui le firent connaître et préservèrent son héritage philosophique. On se souvient du théologien soufi Abuhamid Alghazali, l’auteur des Intentions des philosophes, suivies de la Destruction des philosophes. Même si Averroès a rejeté par une cinglante réfutation les déclarations du théologien, sous le titre ironique de Destruction de la destruction (Tahafut al Tahafut), le coup fut presque mortel.

C’est cette déchirure que Malek a tenté de raccommoder et de rapiécer. Ce ne fut pas facile, surtout dans un monde médiatique occupé à tout simplifier, à tout abréger, de crainte d’une baisse de l’audimat !

Mais ne soyons pas pessimistes, Malek nous a quittés mais son œuvre lui survivra. Le monde arabo-musulman a besoin d’hommes comme lui pour bien comprendre que la paix, le respect d’autrui, l’accueil des sans patrie, des rejetés, l’assistance apportée aux nécessiteux et aux malades, oui telles sont les bonnes actions que l’on attend de toute religion qui se respecte.
Et Malek l’avait très bien compris.

 

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09/11/2016

L’élection de Donald Trump, c’est la défaite et le désaveu des Obama

 

L’élection de Donald Trump, c’est la défaite et le désaveu des Obama

 

Cette élection surprise d’un homme que la presse US a entièrement voué aux gémonies, disant de lui pis que pendre, diffusant un enregistrement où il parlait très mal des femmes et débiter des grivoiseries, oui toutes les tentatives pour l’écarter du pouvoir et le noircir aux yeux de l’opinion publique ont été vouées à l’échec. La solidité de ce septuagénaire  équivaut à un cinglant désaveu du pouvoir en place, je veux dire de Barack Obama qui risque d’être sérieusement handicapé pour la suite de son mandat. Certes, il ne pouvait que coller à la candidate démocrate car il savait fort bien que D. Trump se promettait de défaire toutes ces réformes, notamment le très controversé Obama care…

 

Mais ce n’est ni le plus grave, ni le plus important. Ce qui est gravissime, ce sont les erreurs de la presse et aussi les fausses prévisions des sondeurs. Jusqu’à la dernière minute, les instituts de sondages donnaient la candidate démocrate vainqueur. Et comme les media avaient donné de Trump une image des plus affreuses, les gens n’ont pas suivi et même dans les états réputés hostiles au parti républicain, ils ont massivement voté pour Trump.

 

C’est très grave. Ce n’est pas l’élection qui l’est, car après tout il y a le précédent de Ronald Reagan où cette même presse et les intellectuels de la côte ouest voyaient un acteur raté, eh bien il est l’homme qui a détruit l’URSS sans tirer un seul missile. En 1989, elle ‘na pas pu suivre la guerre des étoiles que Reagan avait enclenchée : la posture idéologique n’a pas pu sauver un régime menacé par la faillite économique.

 

Les faits aujourd’hui ne sont pas comparables mais le constat est tout aussi aberrant : comment les meilleurs média du monde, les meilleurs instituts de sondage ont ils pu se tromper à ce point ? Tourner le dos à une opinion publique qui les considère entièrement corrompus, dévoyés et centrés sur eux-mêmes ? Derrière ces résultats se profile une profonde crise spirituelle, le rejet des élites, accusées d’avoir tourné le dos à la vraie vie, celle des gens simples qui n’ont fréquenté ni Yale ni Harvard  mais qui voudraient être gouvernés par des gens comme eux… Cette accession à la Maison Blanche d’un grand chef d’entreprise va changer tant de choses. Mais le plus grave, au risque de me répéter, c’est la perte de confiance dans les média, copieusement sifflés dans tous les meetings de Trump… Sauf erreur de ma part, les media à plus de 90% étaient pour la candidate démocrate.  Et pourtant, elle a été battue.

 

Les sans voix, les petites gens, les sans diplômes, bref les gens simples ont été conquis par un tribun un peu populiste mais qui n’a jamais fréquenté les meilleures pépinières de l’establishment. Je pense toujours que le couple Obama a signé ici son indifférence et la preuve qu’il ne sentait plus le pays : cela va être très dur de rester jusqu’en janvier. Obama dont l’acquis en matière de politique étrangère est bien mince peut se faire du souci surtout concernant l’accord avec l’Iran…

 

En plus de la crise politique, il va devoir affronter une grave crise morale. On dit qu’il a déjà convié Trump à venir parler avec lui dès demain, de l’avenir du pays. Trump s’y rendra par politesse mais il n’aura pas oublié de sitôt ce que Obama et son épouse disaient de lui il y a moins de quarante-huit heures…

 

Je pense que cette élection aura aussi des conséquences sur l’élection présidentielle en France. Certains électeurs risquent d’établir un parallélisme entre Donal Trump et… Marie Le Pen. Cela va renforcer aussi la méfiance à l’égard des médias et des élites, que l’on dit coupées des réalités… C’est un peu vrai, mais un pays comme la France ne tiendrait pas une seule journée si tous les énarques, tous les polytechniciens, tous les professeurs et tous les avocats cessaient le travail.

 

Comment ressouder ensemble ces deux blocs de la socio culture française ? Trump l’a  compris puisqu’il a déjà lancé un appel vibrant à l’unité de la population US. Mais il est évident que dès janvier il va administrer à son pays un véritable électrochoc : une vingtaine de décrets présidentiels qui mettront tout à plat, tout ce que son prédécesseur aura fait. Je le répète, il faut de l’éthique, de vraies idées et non pas des slogans, une vraie stratégie et non pas de la tactique. Je me suis toujours dit que l’élection d’un président afro-américain ne représentait pas grand chose, si ce n’est par sa valeur symbolique..

 

Mais cela n’a pas suffi puisque même la Pennsylvanie, bastion démocrate s’il en est, suit Trump. Je le répète, que Trump ait été élu n’est pas grave en soi, ce qui l’est véritablement c’est la crise morale : le désaveu des élites, la méfiance vis-à-vis de la classe politique.

 

Et ce genre de crise est plutôt contagieuse : mais en quelques mois d’ici mai 2017, un président et un gouvernement courageux peuvent peut-être redresser la barre.

 

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 9 novembre 2016

 

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06/11/2016

L’actuelle campagne électorale présidentielle aux USA : Du jamais vu…

 

L’actuelle campagne électorale présidentielle aux USA : Du jamais vu…

 

Je n’ai jamais vu ça, jamais, jamais. Cette campagne électorale marquera un dévoiement sans précédent des élections dans le nouveau monde… jamais une campagne ne s’était autant abaissée au point de donner d’innombrables coups en dessous de la ceinture. Et même cette remarque, c’est peu dire. Voir une ancienne première dame insister lourdement sur des déclarations grivoises au sujet des femmes et des relations sexuelles, c’est reconnaître la bassesse d’une telle campagne. Et c’est surtout reconnaître l’absence d’arguments proprement politiques. D’ailleurs quel que soit le vainqueur, car il y en aura un, les Américains reconnaissent n’aimer vraiment aucun des deux candidats, ce sera donc une élection par défaut.

A-t-on déjà vu un candidats traiter sa concurrente de femme dévoyée (nasty woman) de femme corrompue (crooked woman) ? Et la dame, ainsi traitée, répondre en disant qu’on an peur pour nos filles si cet homme passait au bureau ovale… Pire, qu’il ne faut pas lui confier le bouton nucléaire, comme si y appuyer ne dépendait que d’un seul homme !!

 

Pourtant ces deux là ont supplanté tous les concurrents de leur propre camp et sont censés être le résultats d’un écrémage sévère. Seigneur Dieu, alors que devaient être les autres ?

 

Vivement que cette farce électorale prenne fin et sue l’élu puisse enfin se mesurer à la réalité. Et quand on voit le président afro américain voler de ctet façon au secours de Hilary Clinton, on s’interroge sur ses secrètes motivations alors qu’il y a quelques années Hilary faisait contre son protecteur en disat : Shame on you Barack Obama…

 

Franchement vivement la fin de la politique.
De cette politique

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