23/10/2016

Policiers et enseignants= prodromes d’une déliquescence de l’Etat français ?

 

 

 

Policiers et enseignants= prodromes d’une déliquescence de l’Etat français ?

 

Certes, il est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude mais il s’agit sûrement de signes avant-coureurs qu’il faut prendre au sérieux. Faute de quoi, on irait vers une aggravation de la situation qui ne serait plus rattrapable, sinon par les grands moyens. Il n’est pas innocent de toucher à deux piliers fondamentaux de la vie sociale : la police qui assure le maintien de l’ordre, protégeant les personnes et les biens, les enseignants, l’éducation nationale qui détermine notre destin à tous, puisque c’est d’elle que dépend notre intégration à la société. Mais voilà, ceux qui troublent la paix sociale, manquent de respect )à ceux qui nous apprennent à lire et à écrire, ont un autre projet en tête. Ils ne veulent pas d’une société française, placée sous la bannière républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Ce sont eux que les autorités désignent pudiquement sous le nom de communautarisme pour ne pas stigmatiser l’ensemble de l’immigration non européenne.

 

Telle est la situation. On sait dans quelle direction ces laissés pour compte dirigent leur regard. Pour les empêcher d’aller faire le djihad en Syrie et en Irak, il a fallu leur retirer leurs documents de voyage, et cela n’a pas suffi.

 

On constate aussi un passerelle régulièrement empruntée par des délinquants pour rejoindre l’extrémisme. Et la police se retrouve confrontée à des gens que les juges ne condamnent pas avec la fermeté qui conviendrait. D’où les manifestation régulières de policiers qui se plaignent du manque de moyens en hommes et en matériels.

 

Mais ce qui frappe plus encore l’observateur impartial mais attentif, c’est la peur des policiers pour leur sécurité personnelle. Depuis l’assassinat atroce d’un couple de policiers chez eux, des agents reconnaissent vérifier s’ils ne sont pas suivis, le soir en rentrant chez eux. Ils demandent alors une réforme des situations où ils peuvent exercer leur légitime défense. Au nom de quel principe juridique demanderait on aux policiers de brûler vifs dans une voiture en flammes, sans pouvoir tirer sur leurs agresseurs ?

 

Les mêmes remarques valent pour les enseignants qui seuls et désarmés dans leurs classes face à des agresseurs de plus en plus violents. Il faut réagir et les observateurs doutent de la volonté du gouvernement de le faire…

 

Comme pour les enseignants et comme pour les forces de l’ordre, on s’étonne de la clémence des verdicts prononcés par les tribunaux lors du jugement des délinquants : des peines courtes ou avec sursis rendent les policiers fous de rage, surtout quand ils arrêtent de nouveau un délinquant ou un trafiquant arrêté la veille ou la semaine dernière.

 

Que va devenir la France si on ne fait rien ? Déjà la crise politique bat son plein, le parti au pouvoir envisageant même de ne pas soutenir le président pour un second mandat…

 

Il faut se ressaisir et avancer étendard déployé devant soi. L’étendard des valeurs républicaines.

13:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/10/2016

Jusqu'en 1979, Israël et l'Iran étaient les meilleurs amis du monde...

C'est une émission de Cyrille AMAR sur I23News qui m'a permis de vous offrir ces rélexions. En effet, ce rapprochement entre l'Etat hébreu, entouré d'ennemis implacables, et l'Iran, a obéi à une théorisation de l'idée diplomatique de David Ben Gourion: la théorie des cercles. Quand on est entouré d'ennemis, on essaie de se trouver des amis ailleurs C'est ainsi que Ben Gourion a jeté son dévolu sur des états musulmans mais non arabes, l'Iran et la Turquie.

Le journaliste adonné une métaphore que chacun peut comprendre: imaginez un élève dans une classe où tous les autres écoliers veulent l'expulser et ne lui veulent pas du bien. Comme il est cloué sur place, entendez comme Israël ne peut pas se mettre sa terre sur le dos et migrer au Canada ou à NY, il se cherche des amis dans d'autres classes de son école (comprenez la région du Moyen Orient). C'est ainsi que l'élève isralien s'est trouvé deux amis, un peu distants, mais fiables jadis: l'Iran et la Turquie, deux pays islamiques maids qui avaienr reconnu l'existence de l'état d'Israël.

Un ancien membre du Mossad qui se promenait jadis tranquillement dans les rues de Téhéran, ne se cachait point, fréquentait la communauté juive locale forte jadis de près de 100 000 âmes, raconte les liens étroits existant jadis entre les services spéciaux des deux pays. Pour l'Iran, d'obédience chiite, le nationaliste pan-arabe de Nasser était réellement inquéitant et ne laissait rien envisager de bon. Et puis, il y avait aussi la règle suivante: les amis de nos amis sont nos amis. Le Chah était le gendarme US du golfe persique or les USA sont le soutien éternel de l'Etat juif...

On raconte même qu'en 1979, après la fuite du Chah de Téhéran, le Premier Ministre nommé par le roi fuguitf, Chappour Bajhtiar fit venir le correspondant du Mossad da,s son bureau et lui prodigua des conseils de sérénité du genre: nous contrôlons la situation, les juifs n'ont rien à craindre, etc… Mais il ajouta ceci en substance: mais si vous noua aidez à nous débarrasser de la source de tous nos maux (l'imam Khomeyni) eh bien, on ne réagira pas. L'espion israélien a même ajouté que le président français de l'époque aurait fait la même proposition aux services spéciaux de l'Etat juif. Ce qui reste à vérifier. Mais dans les deux cas, le Mossad a refusé prudemment de s'embarquer dans une telle opération....

On nous dit aussi lors de l'émission que des centaines d'Israéliens, attirés oar la croissance à deux chiffres de l'Iran, vinrent offrir leurs services. Malheureusement, les prêches enflammés de l'imam allaient tout changer.

Les Israéliens décampèrent, suiviis par des milliers de Juifs de Téhéran... Quelle histoire!

Dès dans l'Antiquité, les Hébreux avaient rencontré le grand empire perse et fut séduit par lui.

Peut on espérer un retour? Pourquoi pas, ouvrons notre cœur à l'espérane. Après tout, même le sultan Erdogan a fait machine arrière et a fini par comprendre qu'Israël était un état fort et qu'il fallait compter avec lui.

Cette conversion relèverait du miracle: ls ayatollas qui rêvent de détruire Israël se rallieraient à lui. Un miracle.

Mais la terre d'Israël n'est elle pas la terre où Dieu a fait des miracles/ En arabe pour dire que Dieu peut tout, on dit inama Allah tabaraka wa taala ala koul shayin quadir

19:16 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

21/10/2016

André Chouraqui, tel que je l’ai connu... Hommage au maître et à l’ami

En prévision de l'hommage qui sera rendu à André CHOURAQUI prochainement au Collège des Bernardins, je publie ici quelques lignes en hommage à un maître et un ami.

 

 

André Chouraqui, tel que je l’ai connu... Hommage au maître et à l’ami

Comme tous les gens de ma génération, j’ai débord connu le nom d’André avant d’avoir le privilège de le contacter personnellement. Son nom, sa réputation le précédaient. Et assurément il en imposait au tout jeune étudiant que j’étais. Dans tous les milieux juifs et même au delà, notamment judéo-chrétiens, le nom d’André Chouraqui était un véritable sésame. Sa grande notoriété, méritée à plus d’un titre, suscitait quelque envie, notamment dans certains milieux rabbiniques ou orthodoxes qui lui reprochaient son ouverture au monde chrétien et sa pratique assidue de l’amitié et du dialogue entre ces grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Il a connu les souverains pontifes de la chrétienté et jouissait de leur grande estime.

Le premier livre d’André que je pus feuilleter portait sur le statut juridique du Juif marocain. Livre de juriste mais déjà, en dessous de ces pages sérieuses, perçait l’homme passionné d’études juives. Plus tard, en lisant sa belle biographie dont je parlerai plus loin, je me rendis compte qu’il était entièrement dévoré par la même préoccupation que nous tous, une quête identitaire l’habitait et qui n’avait rien à voir avec un repli ou un embrigadement communautaire. L’homme, passionné par les lettres juives, et tout particulièrement par le fondement même de l’histoire judéo-hébraïque, à savoir la Bible, se consacra au renouveau de son message, quand il s’attela à la traduction, Ô combien stimulante et originale, des documents révélés et fondateurs des trois grands monothéismes. Pour André, la quête de la transcendance ne connaissait aucune barrière, pas même confessionnelle. Je rappelle, au passage, qu’il fut co-fondateur de la Fraternité d’Abraham avec le Père Nantet et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Si Hamza Boubakeur, le père de l’ancien président du Conseil Français du Culte Musulman, notre ami le Dr Dalil Boubakeur. Ce fut au lendemain de la guerre des six jours dont l’année prochaine, en 2017, marquera le cinquantième anniversaire. Cette fraternité fut fondée à la grande mosquée de Paris, tout un symbole.

Lorsque je me mis à publier et à paraître dans les médias, tant en France qu’en Israël, où André et Annette avaient choisi d’habiter, tout en conservant un charmant pied à terre à Paris, cela ne passa pas inaperçu aux yeux de notre défunt ami. Quand j’étais le secrétaire-rapporteur du Consistoire de Paris et Président de la commission Culture et avenir du judaïsme, j’avais proposé André pour un prix qui fut finalement attribué à une autre personnalité. Mais André ne m’en tint pas rigueur et c’est alors que commença ce qu’on peut nommer l’histoire d’une amitié. Je n’occulterai pas que nos deux fortes personnalités commencèrent par s’aheurter, sans jamais développer d’hostilité caractérisée. Je me souviens d’un fait marquant qui avait quelque peu irrité André. Plusieurs volumes de sa célèbre traduction de la Bible avaient été repris chez Jean-Claude Lattès, mon premier éditeur, et comme je collaborais alors au Monde des Livres, je reçus cette œuvre pour en rendre compte dans le supplément littéraire de ce grand quotidien du soir.

J’étais alors jeune et assez présomptueux et je fis quelques remarques aigres-douces sans jamais dévaluer la traduction qui me fit découvrir des aspects absolument nouveaux. Lorsqu’André prit connaissance de l’article –qui couvrait plus de la moitié d’une page- il me fit venir chez lui à Paris et m’administra une leçon que j’ai bien méditée : il m’expliqua que sa méthode était nouvelle et originale, qu’il était sorti des sentiers battus (ce qui est vrai) et que je n’avais peut-être pas tout à fait raison dans mes critiques. Mais après sa brève mise au point, il m’offrit son dernier livre et se déclara prêt à me rendre le même service… dans le Figaro dont il connaissait bien le directeur de la rédaction d’alors, Franz-Olivier Gisbert.

Je dois vous raconter un détail assez piquant. Il s’agissait de rendre compte des deux volumes de mon livre Les Lumières de Cordoue à Berlin (J-C Lattès 1995-97). André me demanda de lui préparer un texte qu’il signerait après l’avoir amendé ou enrichi. Et je me souviens qu’il tenait à ajouter le mention suivante : maghrébin germaniste… Car il s’étonnait qu’un séfarade, natif d’Agadir, fût devenu un germaniste occupant une chaire de philosophie allemande à l’Université de Heidelberg !

Je m’y opposais énergiquement et le texte fit plusieurs navettes entre nous. André jubilait car il savourait en quelque sorte sa revanche, mais il finit par renoncer à sa demande : la mention maghrébin germaniste disparut de la version finale publiée par le Figaro.

Cet heureux dénouement pava la voie à un dîner chez nous en présence du préfet Robert-Noël Castellani, du recteur de la Grande Mosquée de Paris, le Dr Dalil Boubakeur, de Danielle et de sa maman et bien sûr d’Annette et d’André. Lors de ce dîner, André évoqua la visite du père du recteur à Jérusalem après la guerre des six h-jours et la réunification de la cité du roi David. C’était lui qui en avait pris l’initiative et qui lança l’invitation.

Comme nos relations étaient très cordiales, je pensai à André lorsque les attentats du 11 septembre 2001 survinrent aux USA. Je lui proposai de rédiger sur la question un article que nous signerions ensemble. Ce fut fait et le 1er novembre 2011 Le Figaro publia en première page un bel article signé de nous deux, et intitulé : De quel islam parlons nous ?

Mais nos relations si amicales et si fécondes ne se limitèrent pas à cela. J’ai beaucoup appris d’André lequel m’expliqua, un peu comme Martin Buber qu’il connut à Jérusalem (il en fut le maire-adjoint), que l’enseignement majeur du judaïsme était avant tout la notion d’alliance avec Dieu… Ce point de vue n’est pas très orthodoxe mais André savait penser au-delà des conventions et des sentiers battus. Lorsque je rédigeai mon ouvrage Le judaïsme libéral (Hermann Editions, 20015), au sein duquel la notion d’alliance prend le pas sur tout le reste, je me souvins de cette leçon donnée par André.

Je voudrais, pour finir, dire un mot de sa belle autobiographie dont je rendis compte jadis dans La Tribune de Genève. André a mené une vie sous le signe de la grâce…

Ce grand traducteur de la Bible hébraïque, des Evangiles et du Coran, a quitté cun monde qu’il a tenté de changer pour une réalité meilleure. Sa vie s’est achevée dans la cité qu’il a le plus chérie sur cette terre et à laquelle il consacra un inlassable labeur. Pionnier des amitiés judéo-chrétiennes, adepte infatigable du dialogue des religions et des cultures, co-fondateur de la Fraternité d’Abraham André nous laissera le souvenir d’un homme de paix et de culture.

D'Aïn-Temouchent (Algérie) à Jérusalem, tel pourrait bien être la trame principale de l’autobiographie d'un homme dont l'histoire personnelle se confond presque avec celle du judaïsme de notre siècle. Né en 1917, année de la Déclaration Balfour, André Natan Chouraqui est originaire d'un monde qui n'est plus et qui jamais ne ressuscitera. C'est un peu Le monde d'hier de Stefan Zweig, un monde englouti par l'Histoire, par l'oubli d'où l'auteur l'a opportunément sorti et sauvé.

André évoque son Algérie natale qu'il a tant aimée, lui qui traduisit les documents sacrés des trois grandes religions, juive, chrétienne et musulmane. La société coloniale est, certes, critiquée et l'auteur n'a jamais repris à son compte le moindre racisme anti-arabe. C’est l’amour qui a le plus compté et qui a même donné son titre à son autobiographie, L'amour fort comme la mort (Cantique des Cantiques 8; 6).

Le lecteur ou l’auditeur doit savoir que ce prélude sur la mort, sur lequel s’ouvre l’autobiographie, fraye la voie vers la vie: ne lira-t-il pas avec quelque étonnement l'épitaphe que l'auteur a lui-même écrit: mort de joie?! Une telle inscription n'étonne plus lorsque l'on prend connaissance de la paralysie qui frappa le tout jeune adolescent, momentanément privé de l'usage de certains membres qu'il retrouvera, cependant, à force de volonté et de persévérance. Le jeune André découvrira au Lycée de garçons d'Oran un monde nouveau. Il vécut lui aussi ce traumatisme de l'acculturation et du modernisme qui le prépara, pour ainsi dire, à ce qui l'attendait à Paris où il débarqua en 1935 et où il décida, parallèlement à ses études de droit, de suivre les cours de l'Ecole Rabbinique de France.

Durant les sombres années de l’Occupation, lorsque l'Ecole se replie sur Chamalières, André côtoie certains maîtres rencontrés à Paris. Il cite aussi Marc Chagall qui s'apprêtait alors à peindre ses superbes œuvres bibliques. N’omettons pas les rencontres et les conversations avec Albert Camus qui travaillait jadis à La peste et à L'étranger . L'écrivain demanda un jour au bibliste en herbe de lui parler des références scripturaires à la peste. André nomme dévér pour dire la peste en hébreu et signale que, vocalisé autrement, la même racine a donné davar, la parole. Et Camus d'observer: Ainsi la peste serait la conséquence d'une déformation de la parole… ( (p 243). L'action d’André sera relevée même par un observateur aussi illustre et aussi attentif que le roi Hassan II du Maroc qui l'invitera à Marrakech pour s'entretenir avec lui de paix mais aussi de la situation de ses anciens sujets établis en Israël.

Mais c’est à l’auteur judéo-arabe des Devoirs des cœurs, Bahyé ibn Pakouda de Saragosse (Xe siècle), traduit en français par André, que revient l'épilogue : Je te cherchais en chacune de mes routes, en chacune des lettres de ce livre, aimé de toute ma passion, parce qu'il est le seul au monde à chanter ton vrai Nom ---- l'Être qui a été, qui est, qui sera de toute éternité.

J’adresse sa chère famille, sa chère épouse et ses enfants, mes vœux les plus chers.

Puisse le nom de notre inoubliable André CHOURAQUI être pour nous tous source de bénédictions

Maurice-Ruben HAYOUN

Professeur à l’Uni de Genève

10:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/10/2016

Mossoul: victoire militaire à venir et impasse politique au bout du compte?

Victoire militaire ou impasse politique?

On peut parler du bourbier irakien. Une remarque s'impose même si elle n'est guère réjouissante: seuls les dictateurs peuvent tenir d'une main de er des pays constitués d'une mosaïque de peuple: Saddam en Irak, Assag en Syrie, Ali Abdallah Salé au Yémen et Khaddafi en Libye…

On comprend que Obama ait décidé de ne pas y rester et surtout de ne plus s'y réengager. Là il faut ce qu'il faut pour que les Irakiens s'en sortent face à Daesh, mais guère plus. Après lui, on ne doit compter que sur soi-même.

En effet, on a entendu hier le président turc parler en termes comminatoires au premier ministre irakien qui ne veut pas de ses troupes dans son pays. Mais il n y a pas que cela. L'armée irakienne, qu'est elle au juste? On l'ignore, mais elle n'est pas seule. Il y a les milices chiites, les milices tribales sunnites qui ont des comptes à régler avec leurs frères ennemis les chiites.

Et il y a les Peshmergas que Erdogan surveille comme on surveille le lait sur le feu. C'est pour cela qu'il se livre à un chantage pressant. Il ne veut pas que les Kurdes soient trop forts. Et je n'oublie pas les Iraniens qui ont fait de l'Irak un véritable protectorat.

N'oublions pas non plus la Syrie où Poutine s'emploie à remodeler le paysage à sa guise car il craint un effet de contagion chez lui.

L'Orient est très compliqué.

15:49 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

11/10/2016

Poutine viendra t il à Paris inaugurer le nouvau centre culturel russe?

Comment recevoir correctement Poutine à Paris?

En effet, l'église russe, flambant neuve, doit être inaugurée ces jours ci mais les autorités françaises hésitent: comment recevoir le bombardier d'Alep, dont le pays est formellement accusé de crimes de guerre. Cet incident est révélateur de plusieurs dysfonctionnements. Poutine et la Russie refusent de recevoir des leçons d'humanisme ou d'éthique de la part des Occidentaux qui sont responsables, dit il, du chaos irakien et qui ont floué les Russes lors du vote du Conseil de sécurité au sujet de la libye. Officiellement, il s'agissait de préserver la population de la libye d'un massacre, d'un bain de sang et voila que les Franco-britanniques en profitent pour détruire le régime du colonel libyen! Depuis, Poutine ne veut plus rien entendre et les résultats aux élections législatives ne vont pas le freiner, tout au contraire.

Sans même oublier le problème des sanctions anti-russes qui provoquent sur place une récession mais porte aussi préjudice aux paysans et industriels européens. Et n'oublions les troubles suscités en Ukraine par les Russes qui ont annexé la Crimée, ce qui constitue la première violation des frontières en Europe héritées de la seconde guerre mondiale.

On le voit, les choses se compliquent de manière formidable et dangereuse. Est ce un retour à la guerre froide, ce n'est pas une ânerie que de le dire...

10:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/10/2016

L’aspect affligeant de la campagne présidentielle aux USA

L’aspect affligeant de la campagne présidentielle aux USA

Affligeant est un bien faible mot. Comment en sommes nous arrivés là ? Le pays le plus puissant au monde offre un spectacle incroyable et oppose deux personnalités de qualité plutôt médiocre qui s’affrontent sur des sujets et des discours en dessous de la ceinture. Or, de ceux là sortira nécessairement le futur président des USA. Comment alors leur faire confiance ? Comment les suivre, comment les imiter ?

Imaginez vous un débat au cours duquel les challengers s’accusent de pratiques sexuelles inacceptable, un discours avilissant sur les femmes. Et quand le débat s’ouvre, les deux candidats s’envoient d’incroyables accusations. En présence d’un ancien président US, époux de la candidate démocrate, Donald Trump parle de viols, d’inconduite conjugale, de traitement incroyable des femmes, etc… Alors que le monde entier attend de connaître les orientations économiques du pays.

Pendant ce temps, la Russie de Vladimir Poutine avance ses pions sur place en Syrie et ne reculera pas car l’hyperpuissance est paralysée par la campagne électorale jusqu’au début de janvier 2017… D’ici là, Alep aura été noyée sous les bombes et Daesh aura probablement disparu au plan territorial.

Les USA auront beaucoup de travail à fournir s’ils veulent restaurer leur leadership moral mondial. Les inconduites sexuelles de Bill Clinton appartiennent au passé mais elles jettent toujours une lumière crue sur la candidate qui peine à apparaître comme une personnalité vertueuse et irréprochable.

Il est probable que Hillary Clinton deviendra la future président. Est ce un gage sérieux pour l’avenir ? J’en doute. Mais comme disent les Britanniques : Wait and see…

 

08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

09/10/2016

Les hommes politiques et les femmes: le cas de Donald Trump…

Les hommes politiques et les femmes: le cas de Donald Trump…

Les récentes révélations concernant certains agissements particulièrement choquants à l’endroit des femmes, de la part du candidat républicain à l’élection présidentielle US auront au moins un effet bénéfique, ont au moins un mérite : attirer enfin l’attention sur une insupportable injustice commise à l’endroit des femmes par des hommes disposant d’un pouvoir, qu’il soit financier ou politique et parfois les deux.

Je ne reviendrai pas sur les détails signalés avec une veulerie incroyable par cet homme qui veut diriger la plus puissante nation au monde. Je risquerai simplement quelques réflexions sur deux aspects de cette injustice : ceux qui usent de leur position de force pour mettre des femmes, dépendant d’eux, sous coupe réglée, et aussi, hélas, des femmes qui usent de leurs charmes pour obtenir ce qu’elles veulent : une nomination politique ou administrative, une augmentation de salaire ou une mesure individuelle qu’elles ne peuvent pas obtenir par des moyens plus légaux…

Qu’on me comprenne bien car je veux éviter tout malentendu : je condamne absolument et sans la moindre réserve, les mœurs inqualifiables de ces hommes politiques ou de ces patrons, ou de ces petits chefs, qui écrasent, avilissent ou assujettissent de pauvres femmes, qui doivent travailler pour subsister et assurer le quotidien de leurs familles, surtout quand elles élèvent seules leurs enfants. Refuser d’accorder leurs faveurs à ceux dont elles dépendent économiquement signifie presque toujours la perte de l’emploi, être victime de bassesses et de brimades dans leur vie quotidienne, au travail, avec des répercussions presque automatiques dans leur vie privée…

Des êtres qui s’aiment n’ont pas à être conformistes ni à bannir certaines pratiques amoureuses que chacun ou chacune est libre d’aimer, de rechercher ou de prodiguer. Mais dans le cas qui nous occupe, on assiste à un cynisme éhonté et même fier de sa conduite, présentée comme une victoire, un triomphalisme personnel.

Dans les milieux de pouvoir (culturel, économique, politique) les femmes ont longtemps subi et continuent de subir le diktat des hommes : l’homme (avec un petit h) ne doit pas être un loup pour la femme… Quand les deux s’aiment, ils se complètent, s’unissent, voire, pour les plus chanceux et les plus comblés, fusionnent… C’est tout le contraire de présenter ces privautés sexuelles comme une domination, un asservissement, une dévaluation…

A ce cynisme masculin qui dure depuis des temps immémoriaux, largement impuni et devenu presque une banalité, fait face, depuis peu, un cynisme de même nature, mais incarné par des femmes qui entendent user à l’égard des hommes des mêmes armes que ces derniers utilisent contre elles… Elles aussi recherchent le plaisir arraché à l’homme, el compromettent par des maternités dissimulées pour être ensuite brandies au grand jour, ruinant la vie familiale des imprudents qui pensaient jouir impunément d’une double vie… Elles instrumentalisent les hommes comme ces derniers les ont cyniquement instrumentalisées…

Récemment, une chaîne de télévision a diffusé un filme américain où un homme marié, un magnat de l’industrie a eu une aventure avec une femme qui se retrouve enceinte de ses œuvres, lui demande de reconnaître l’enfant et de tout abandonner pour la rejoindre… Ce qu’il refuse de faire, provoquant par là même la ruine de se vie de famille.

Changer l’homme, voici la chose la plus dure à faire. Pour rénover la politique, introduire plus de justice sociale, égaliser les relations entre les sexes, bref instaurer un ordre éthique universel, c’est qu’il faut modifier en profondeur. Chaque jour que Dieu fait, nous prenons nos repas ou conduisons nos voitures en écoutant les médias égrener le nombre de morts causés par la guerre et des catastrophes naturels : la ruine de l’existence de milliers de nos congénères ne nous coupent pas l’appétit. Nous sommes devenus comme les bactéries résistant aux antibiotiques… C’est peu glorieux.

Certains, les plus cyniques ou les plus désabusés d’entre eux, que les femmes sont imprévisibles, d’humeur changeante, imprudentes, intéressées, ambitieuses, manipulatrices, et j’en passe ! Cela peut être vrai dans certain cas comme pour les hommes mais de là à en faire une généralisation, voilà une ligne rouge qu’il est interdit de franchir.

 

09:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/10/2016

Poutine osera t il envahir les républiques baltes?

Tension croisssante entre Moscou et Washington: Poutine osera t il envahir les républiques baltes?

La question est loin d’être saugrenue. Après l’inaction des Occidentaux lors de l’annexion de la Crimée, Poutine n’a pas été découragée dans sa volonté de rétablir la grandeur passée de la Russie. Il a dit partout que le jour le plus triste de sa vie fut la chute de l’URSS et ajouté qu’il regrettait amèrement la politique suivie par Gorbatchev.

Depuis lors, la tension est allée croissant entre les USA et la Russie au point que le secrétaire d’Etat US a accusé publiquement Moscou de crimes de guerre en Syrie. Depuis ces graves accusations, Moscou et son allié syrien continuent de bombarder la ville d’Alep où quelques centaines de djihadistes sont encore retranchés. Mais pas pour longtemps car les plans des Russes et de Bachar sont clairs : il faut reprendre la ville, battre à plate couture les rebelles, qu’ils sont d’opposition modérée ou de Daesh car c’est la seule manière de réimplanter la Russie au Proche Orient et d’étouffer dans l’œuf des velléités islamistes dans les secteurs musulmans de la fédération de Russie.

N’oublons pas l’Ukraine où Poutine refuse obstinément d’appliquer les accords de Minsk. On déplore des centaines et des centaines de mort dans une guerre qui ne dit pas son vrai nom. C’est pourquoi, dans toute l’Europe de l’est on observe les faits et gestes de Poutine avec une inquiétude à peine dissimulée. Le pays qui se sent menacé et qui se réarme est évidemment la Pologne qui a subi un demi siècle durant la botte soviétique. Mais la Mologne compte plusieurs dizaines de millions d’habitants, ce qui n’est pas le cas des républiques baltes dont l’adhésion à l’OTAN mécontente gravement Moscou laquelle serait capable d’y fomenter des troubles, voire des menées séparatistes.

D’autres agissements russes à Moscou même suscitent bien des inquiétudes de la part des USA : des diplomates US ont été drogués dans un bar. Le troisième secrétaire de l’Ambassade a été victime d’une agression commise par un policier à deux pas de son ambassade. D’autres diplomates retrouvent leur domicile avec la télévision allumée, des choses dérangées alors qu’ils avaient tout laissé en ordre en quittant l’appartement. Ce harcèlement semble systématique et même les protestations au plus haut niveau n’y ont pas mis bon ordre.

Même à l’ONU la Russie va opposer son véto à la résolution française ; le ministre français a fait preuve de naïveté lorsque son homologue Lavrov a répondu qu’on allait travailler sur la résolution… Résultat : les Russes ont produit une contre résolution où il n’est fait aucune mention des bombardements. Coup d’épée dans l’eau de la diplomatie française laquelle a tenté de revenir dans le jeu… Avec le succès qu’on l’on sait.

Que ferons nous si les Russes s’en prenaient aux Etats baltes ? Je rappelle que Pour-tine a renforcé la défense anti-aérienne de sa base à Tartous…

11:08 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

07/10/2016

Les casques blancs syriens méritent le Prix Nobel de la Paix

Les casques blancs syriens méritent le Prix Nobel de la Paix

Ils se sont rendus célèbres par une devise qui figure dans le Talmud de Babylone depuis les IIIe-Ve siècle de notre ère : Qui sauve une seule vie sauve l’humanité dans sa totalité. Cette recommandation hautement éthique figure dans la quasi totalité des religions et des spiritualités, celles qui sont authentiques et ne tuent jamais, au grand jamais, au nom de Dieu…

On a vu ces hommes, ces volontaires, affronter les risques de chute, voire de mort sous les décombres provoqués par les bombardements et les attaques de toutes sortes. Ce matin encore, on a vu un jeune casque blanc en pleurs, tenant entre ses mains, un nouveau-né d’un mois, arraché à la mort. Ces hommes, tous des volontaires, proviennent de toutes les classes sociales et n’ont qu’un objectif : se porter au secours de leurs concitoyens, sans distinction de couleur de peau ni de religion. Le respect de la vie humaine prime sur tout le reste.

Je trouve symbolique le fait que des Syriens prennent pour devise un apophtegme talmudique, ce qui montre une fois de plus l’universalité de la loi morale, laquelle se place au-dessus des religions et des dénominations confessionnelles ; surtout dans une région du monde où elles forment une mosaïque, génératrice d’identités meurtrières, pour parler comme M. Amin Maalouf.

Auront ils le prix Nobel de la paix ces casques blancs ? Je l’ignore, mais sans faire de peine peine à personne, je dois dire qu’ils le méritent.

09:52 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/10/2016

Les primaires à la présidentielle française: quelques réflexions

Les primaires à la présidentielle française: quelques réflexions

C’est une nouveauté sans conteste : depuis quelque temps, on a décidé de départager les candidats à l’élection présidentielle en convoquant les électeurs avant l’élection elle-même, ce qui veut dire qu’on préjuge du résultat final puisqu’on empêche fatalement d’autres gens de se présenter, considérant qu’ils n’avaient aucune chance de l’emporter. On peut donc dire que le postulat de cette pratique est largement contestable. Mais c’est l’air du temps et il faut s’y plier. Toutefois, cette approche souffre quelques exceptions puisque tous les candidats de gauche ne participeront pas aux primaires pour une simple raison : ils dépendent de l’organisation matérielle de cette primaire par les partis, lesquels n’agissent pas toujours par pure philanthropie. Et surtout ceux qui participent à cet écrémage, pour ainsi dire, s’engagent à soutenir le candidat arrivé en tête… Des gens comme Jean-Luc Mélenchon font cavalier seul.

Un mot des candidats connus à droite ou à gauche : A droite, la question se jouera entre deux candidats, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, mais il en est un qui fait du forcing médiatique juste pour être assuré de ne pas retomber dans le néant après l’élection, étant entendu qu’il n’a strictement aucune chance. Il en devient même extravagant et agaçant. En particulier quand il fait semblant de ne se rallier à aucun candidat, ce qui montre bien qu’il poursuit des visées personnelles de carrière…

Tant de candidats à droite se sont déclarés uniquement pour exister médiatiquement ; ainsi, ils sont invités par les radios et les télévisions. Le meilleur exemple nous est livré par ce député qui n’a même pas été capable de réunir les parrainages nécessaires…

Ce spectacle est désolant et il faut tout faire pour y remédier.

11:12 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook