02/12/2016

Hegel et le cas Hollande

Hegel et le cas Hollande...

Quelques mots d’introduction pour situer la prise de connaissance de la nouvelle qui a surclassé toutes les autres : à l’exception de quelques très rares fidèles, le président de la République n’avait mis personne dans la confidence… Mais dès que nous sommes descendus d’avion hier soir tard et que le chauffeur nous avait accueillis dans le véhicule, la nouvelle nous fut annoncée. Arrivés à la maison, la première chose à faire fut d’allumer la télévision… Et là, ce n’était plus le même homme, un être vêtu de noir, créant un contraste avec la blancheur immaculée de sa chemise, les traits tirés, la voix blanche, le regard d’un homme qui se libère, ne veut plus souffrir, se débarrasse d’un poids qui l’oppresse… Moins de dix minutes pour sceller une carrière de près de quatre décennies !

En écoutant les commentateurs qui disent tout et son contraire, je pense aussitôt à Hegel, mort en 1832 à Berlin et auquel je me suis de nouveau intéressé en travaillant sur Fr Rosenzweig, lequel avait justement soutenu sa thèse sur Hegel et l’Etat, c’est-à-dire sur sa philosophie politique. Beaucoup de gens pensent que Hegel n’a écrit que la phénoménologie de l’esprit, Les principes de la philosophie du droit, ou une biographie succincte de Jésus… Il a aussi écrit La philosophie de l’Histoire où il s’intéresse de très près à la politique et aux Etats.

Hegel, pour esprit génial qu’il fût, n’était pas un pacifiste bêlant ni un naïf ; il dit partout que l’Histoire est tragique, que les nations partent en guerre pour peu de choses et que face à des forces colossales s’agitant au sein de l’Histoire, les hommes, même les hommes d’Etat, sont emportés par le vent de l’Histoire comme de simples fétus de paille. C’est l’impression que j’ai ressentie en regardant cet homme, notre président, articuler difficilement le discours probablement le plus imprononçable de toute sa carrière.

Mais Hegel va encore plus loin ; il a écrit certaines phrases qui ont gravement choqué les jeunes étudiants que nous étions à vingt ans. Seule la pierre est innocente, ou encore toute conscience poursuit le meurtre d’une autre conscience (et surtout en politique où l’on fait flèche de tout bois)…

Dans cet effacement volontaire, d’autres diront contraint et forcé, je distingue, sans donner de noms, trois phases : a) le suicide politique (le fameux livre) b) l’assassinat politique (impossible de les nommer tous, tant ils sont nombreux c) le guet-apens politique (orchestré par deux hauts personnages de l’Etat… Mais que l’on se rassure, nul n’est vraiment coupable car la presse a donné ici un sérieux coup de main !

Que l’on nous comprenne bien ; nul n’est aveugle, tout le monde est au fait des erreurs, des atermoiements, des calculs, des revirements, des tergiversations etc… de François Hollande, mais cela ne justifie nullement cette pression qui a fini par l’empêcher de se représenter. Après tout, la défait annoncée n’eut pas été plus humiliante que celle de son ancien rival Nicolas Sarkozy.

Mais dans le cas précis de François Hollande, ceux qui se sont juré sa perte et qui ont réussi à le dissuader de se représenter, venaient tous de son camp, portent une part de  responsabilité dansr une politique rejetée par une impressionnante majorité de Français. Ah, j’oubliais les sondages : comment cet homme a-t-il fait pour ne pas avoir des aigreurs d’estomac ou même un ulcère en lisant chaque matin que Dieu fait, les résultats des sondages dont aucun, absolument aucun ne lui accordait la moindre chance.

Que l’on ne prenne pas ces réflexions pour un plaidoyer en faveur d’un président dont le mandat ne durera pas plus de six mois ! Je voudrais que l’on n’instille pas seulement un dose de proportionnelle mais d’éthique, de morale, dans le comportement des élites qui gouvernent. Les couronnes (mortuaires) que certains s’empressent de tresser à cet homme en l’assurant de leurs meilleurs sentiments ont quelque chose de choquant.

A-t-on simplement idée des nuits blanches, des moments douloureux traversés par cet homme qui n’en reste pas moins un être humain comme nous tous ? Je l’imagine rédigeant tout seul ou sous les conseils de quelques rares fidèles ces quelques lignes, véritable testament politique…

Hegel a raison, l’Histoire est tragique. Ce philosophe avait de la politique une conception bien à lui. Vivant à l’époque où il n’ y avait pas une mais des Allemagnes, il a littéralement divinisé l’Etat car il fallait lutter contre l’émiettement en petites baronnies et autres principautés (die Kleinstaaterei). Bismarck a retenu la leçon, lui qui placarder dans toutes les salles de classes du Reich l’inscription suivante : l’homme n’est pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir son devoir. Absolument exaltant pour des enfants ou des adolescents !

Encore un petit fleuron de Hegel : les années de bonheur de l’humanité sont les pages blanches de l’Histoire..

François Hollande que l’on disait émule de François Mitterrand n’a pas lu ni relu Hegel. Mais s’il avait été le monstre froid et insensible, tel que certains le décrivent, il n’aurait pas cédé et se serait représenté contre vents et marées. Depuis quelques semaines, cet homme ne souriait plus, certains disent même qu’il avait perdu l’appétit…

Que faire, comment d’y prendre pour moraliser la politique, gouverner les hommes sans sacrifier tant de vertus humaines dans le seul but d’accéder au pouvoir ? Peut-être aurais-je dû m’en référer non pas à Hegel mais au livre de l’Ecclésiaste qui ouvre son immortel discours par une triple mention du même vocable : vanité.

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève

 

 

 

 

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Un très beau livre de Jean des Cars, Le siècle des sacres...

Jean des Cars, Le siècle des sacres (Perrin)

Quand vous posez ce beau livre, ce superbe livre, vous pensez une chose : il tombe bien, il tombe très bien et ferait l’objet d’un cadeau de fin d’année. C’est un chef-d’œuvre dont l’auteur, excellent écrivain, nous fait l’aubaine. Les photographies sont de véritables œuvres d’art. Les commentaires, brefs, sobres et élégants, retiendront l’attention des lecteurs cultivés ou qui cherchent à le devenir.

Les sacres, la royauté, les familles royales, les dynasties, tout ceci semble si loin de nous et pourtant, tous ces rites, toutes ces cérémonies filmées et diffusées dans le monde entier, nous marquent. J’ai été agréablement surpris de voir que même les origines de la monarchie de droit divin sont rappelées de manière claire et instructive.

Les lecteurs de la Bible se souviendront des deux livres du prophète Samuel dans la Bible hébraïque : Dieu demande à son envoyé d’aller oindre le jeune Saül, fils de Kish. On se rend compte qu’il existe une sorte de dyarchie au sommet : le prophète qui consacre et valide, au no de Dieu, l’institution royale, même si celle-ci peine à être acceptée par tous, Dieu étant le seul vrai monarque.. Et face au prophète d’où il tire sa force et sa légitimité, il y a le roi dont le comportement doit être conforme à la loi.

On l’oublie parfois, mais même l’empereur germanique Othon avait fait graver sur sa couronne sertie de pierres précieuses deus scènes montrant le roi David et son fils Salomon, bâtisseur du Temple de Jérusalem.

C’est donc dans la Bible que s’origine la monarchie de droit divin qui nous a gouvernés durant des siècles faisant de nous des sujets avant de nous accepter comme  citoyens.

Jean des Cars balaye un très large spectre qui aboutit à nos jours avec, entre autres, la très médiatique famille royale britannique.

Très beau livre, très agréable à regarder, a feuilleter et à lire.

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 2 décembre 2016

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23/11/2016

Séjour à la Mer Morte à Eyn Boqeq, au Herod's

Séjour à la Mer Morte au Herod's

Quel rêve! Mais quel paysage. C'est, en apparence, le bout du monde. Quand vous sortez de votre véhicule, vous êtes dans  un luxueux hôtel au milieu de nul part  La chaleur, plus de 30° celsius vous rappelle que vous êtes en plein désert, mais en face de vous cette couleur, ce bleu d'une mer chargée de sel et d'huile. Les rares baigneurs, pour la plupart russes ou russophones, comme a moitié du personnel du lieu, soignent leurs rhumatismes, leurs maux dermatologiques, etc... Il est vrai que ce sel vient à bout de tout. Quand vous ressortez soit de la mer elle-même, soit de la piscine d'eau de mer, bien chauffée, à l'intérieur, vous ressentez une sensation de légerté et de bien être.

Mais ce n'est pas tout, reste la chose la plus importante, le service et la réponse aux attentes des clients. Ce n'est un secret pour personne que les Israéliens ont fait d'énormes progrès dans ce domaine. Et surtout, ils sont formé les fils des bédouins du voisinage qui servent à table, nettoient les lieux, refont les chambres et se  montrent très disponibles et très dévoués.

Le soir il faut encore environ 28° et une douce brise vous rend l'extérieur fort agréable. En face, sur l'autre rive, c'est la partie jordanienne de la Mer Morte et j'aime méditer sur ce voisinage, si proche et si lointain. 

On peut aussi penser à l'épisode du patriarche Abraham qui plaide en faveur des deux villes pécheresses que Dieu finira par noyer sous une pluie de feu et de soufre. Mais quel désert! Renan avait raison de dire que le désert est par nature monothéiste.

Mais pour écrire, pour se retrouver, pour revenir à soi, le désert est une vraie thérapie. Surtout si vous vous retrouvez dans ce bel établissement si bien équipé et si bien situé.

Vous avez les pieds dans l'eau, dans l'eau salée. Et Ce Herod's est là pour vous rendre le séjour fort agréable.

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22/11/2016

Les lçonsq$ du scrutin de dimanche

Les leçons à tirer du scrutin de la primaire de la droite et du centre

 

Qu’on veuille bien le reconnaître ou pas, le résultat de cette primaire a fait l’effet d’une bombe. Des forces jusqu’ici contenues par la tyrannie des médias et l’étouffoir des instituts de sondage se sont violemment libérées, faisant voler en éclats le cadran qui les maintenait prisonnières. Et de vrai, nul ne sait ce qui va se passer lors des vraies consultations électorales, je veux dire la présidentielle de 2017 et dans son sillage les élections législatives.

 

Donc, la première leçon à tirer est celle de l’afflux des électeurs pout un choix qui n’est qu’un préliminaire. Des heures durant, dans le froid sous la pluie, un dimanche de fin novembre que les familles passent généralement bien au chaud, les gens se sont déplacés pour voter. Et ils étaient pas moins de quatre millions. Un record !

 

Et comment ont ils voté, tous ces gens ? Leur premier objectif fut d’infliger un cinglant démenti aux enquêtes des sondeurs, un peu comme si l’écho de l’effet TRUMP se faisait sentir même dans une vraie fausse élection. Car, répétons le, il ne s’agissait que de préliminaires, les choses sérieuses n’arrivant que bien plus tard, dans environ 7 mois.

 

Certains commentateurs à courte vue nient tout effet Trump ; ils se trompent comme ils se sont trompés si souvent. Je pense que la profession de sondeurs, et même de commentateurs de la chose politique, vont connaître une mutation à nulle autre pareille. Et cela pose le problème de la relation des élites et du peuple. Ce petit peuple auquel les journalistes et les commentateurs dictaient avec arrogance dans quelle direction il devait se diriger ont secoué le joug insupportable de la bien-pensance et du politiquement correct pour donner libre cours à leur propre penchant.

 

Attention ! Je ne minimise pas le danger que cèle un tel comportement. On a besoin des élites. Il est de bon ton de critiquer l’ENA et les énarques. Mais que les énarques fassent grève une seule journée en France et le pays cessera de tourner rond, normalement. Depuis Platon et Aristote, depuis la plus haute antiquité grecque on a eu recours aux élites. La seule chose, c’est que Aristote n’a pas écrit que La politique, il a aussi rédigé l’Ethique à Nicomaque et l’Ethique à Eudème. Et élus et élites ont eu tendance à l’oublier. Il faut retrouver le sens de l’intérêt général. La politique doit cesser d’être un métier. Il y a dans ce pays des gens qui font de la politique depuis près de cinquante ans, et rien d’autre. Que voulez vous ? A la longue les gens veulent s’en débarrasser.

 

Il est un autre enseignement à tirer de ce scrutin qui fait couler tant d’encore, même ici en Israël où le journal télévisé a montré Nicolas Sarkozy et François Fillon, se répondant en quelque sorte, l’un à l’autre. Cet enseignement, c’est le désir brûlant d’une alternance. Certes, ce sont les opposants au gouvernement actuel qui ont voté, ce n’est donc pas une surprise qu’ils souhaitent un changement. Ce qui me frappe, c’est leur nombre.

 

Enfin, le troisième enseignement de ce scrutin, c’est que l’on va vivre un véritable saut dans l’inconnu. Il est évident que c’est F. Fillon qui va l’emporter et rien n’indique que Alain Juppé, symbole de l’ancien système, ira jusqu’au bout. Il a commis une erreur en disant dès la première phrase de son discours dimanche qu’il continuait le combat, ce qui signifie que la pensée contraire l’a un peu effleuré tout de même.

 

Enfin, on se trouve devant deux ou trois inconnues : François Hollande pour lequel j’implore un peu de justice, quelle que soit sa décision, n’a rien dit sur ce qu’il pense faire. Quant à Marine Le Pen, allons nous vivre avec elle ce qu’on vient de vivre avec A. Juppé, c’est-à-dire une dégringolade lors du vrai scrutin ? Et j’en viens au dernier point, Emmanuel Macron…

 

La France est trop conservatrice, trop traditionaliste pour nommer un quadragénaire à la présidence. En outre, il faut de l’argent, et pour en avoir, ainsi que des parrains, il faut un parti. Et il n’en a pas vraiment. Ce n’est pas En marche qui pourra y suppléer.

 

Dans le livre de Daniel, modèle classique de toute apocalypse juive ( le voyant de Patmos s’en est lui-même inspiré), on met en garde contre celui qui voudrait déchiffrer les carnets de la Providence. Qui pouvait prédire, même au matin du 9 novembre, la victoire de Donald Trump ? Personne, pas même le principal intéressé.

 

Le problème qui se présente à nous derrière cette élection de dimanche est toujours le même : la France peut elle se réformer ? Les Français cesseront ils enfin de descendre dans les rues et de bloquer toutes réformes alors que le pays en a un besoin vital ?

 

C’est un philosophe, donc un non-politique qui le dit et le répète. Consentons enfin aux sacrifices nécessaires et cessons d’être, comme le disait le grand constitutionnel, un agrégat inconstitué de peuples désunis. Redevenons, comme sous le général de Gaulle une France unie ou presque. Car jusqu’à présent c’est une partie du pays qui a gouverné contre l’autre…

 

Maurice-Ruben HAYOUN

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20/11/2016

Un peu de justice pour François Hollande

(un peu de) Justice pour François Hollande

Les lignes suivantes ne sont ni un plaidoyer pour François Hollande ni un acte d’accusation à son encontre. C’est la publication d’un appel ce matin dans le JDD qui m’incite à prendre la plume. Depuis un certain temps déjà, il y aune vague de dénigrement et de critiques, fondées ou infondées qui rendent pratiquement inaudible tout acte du président de la République. Certes, il y a du vrai dans les critiques mais elles perdent de leur vigueur quand elles se muent en un véritable Hollande bashing, pour reprendre un néologisme qui veut dire ce qu’il veut dire.

En France, les luttes partisanes sont souvent, trop souvent, féroces et donc toujours cruelles. On a le droit, au plan strictement humain, de ressentir de la compassion pour un homme que les Français ont librement et régulièrement porté à la magistrature suprême mais qu’ils chargent depuis un certain temps de tous les péchés d’Israël… Le combat politique est ce qu’il est, surtout dans notre pays où l’idée même d’union nationale est considérée comme un péché, une faute irrémissible.

Je ne vais pas faire la liste des actions positives ou négatives, on peut tout dire, tout faire : le président a peut-être changé de politique sans bien expliquer ce qu’il entendait faire. Il a peut-être aussi concentré trop d’énergie sur des problèmes dits sociétaux afin, prétendent certains, de gagner du temps. J’avoue que la situation actuelle est difficilement tenable et tous les observateurs, partiaux ou impartiaux, s’accordent à dire que le président bat des records d’impopularité, qu’il ne sourit plus lors de ses apparitions publiques… Et pourtant, il ne ménage pas sa peine et continue d’œuvrer pour le pays.

Lorsque j’étais jeune germaniste je lisai un livre de Marthe Robert, intitulé : Seul comme Franz Kafka. Aujourd’hui, on pourrait dire seul comme François Hollande. Ce qui me frappe le plus, c’est de mesurer le degré, non d’impopularité, mais d’ingratitude certains qu’il a tirés de l’ombre, ces quelques ministres qu’il a nommés au gouvernement et qui font tout pour l’empêcher de se représenter ou de vivre une fin de mandat dans une sérénité relative.

Lorsque Emmanuel Macron (pour ne parler que de lui) a commencé à manifester quelques velléités d’indépendance, le président avait répondu aux questions des journalistes qui pointaient déjà ce qu’ils considéraient comme une trahison. Emu, le président avait répondu avec sincérité cette phrase étonnante dans le monde politique d’où toute amitié, toute reconnaissance, sont honteusement absentes : Il sait ce qu’il me doit…  Cette répartie montre que l’homme a conservé le sens des valeurs morales. Et j’y ai de nouveau pensé en écoutant M. Nicolas Sarkozy dire lors de son dernier meeting avant le jour des primaires, que toutes les trahisons du monde ne le feraient pas changer de direction, qu’il se voulait rassembleur, etc…

Les deux présidents, l’ancien et l’actuel ont été, dans une mesure presque égale, victimes des mêmes reniements : l’un, entouré de ses anciens ministres qui veulent le mettre hors course, l’autre, faisant face à ses anciens ministres qui font tout pour l’empêcher de se représenter. Et je me demande comment va se passer la primaire à gauche…

Le combat politique devrait observer quelques règles et le corps électoral devrait sanctionner celles et ceux qui sont dévorés par l’ambition laquelle anesthésie en eux tout sens des valeurs morales. Ces réflexions iréniques peuvent paraître d’un autre monde. Et l’élection du nouveau président des USA peut renforcer cette impression.

Comment le président fait il pour supporter tout cela ? Tous ces chiffres du chômage qui baisse si peu, ces indices d’impopularité qui persistent et l’impression qu’il ne réussit pas à rassembler son propre camp autour de lui.

L’avenir n’est écrit nulle part et je ne me risquerai pas déchiffrer les carnets de la Providence, comme dans le livre de Daniel.

Mais on peut, sans préjuger de la suite, demander un peu de modération et un peu plus de considération pour un homme qui se dépense sans compter pour son pays. D’ailleurs, rien ne garantit que d’autres auraient mieux fait.

Laissons les Français choisir. Ce sont eux qui auront le dernier mot et, de toute manière, les jeux ne sont pas faits.

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève de ce jour

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19/11/2016

Un chabbat spécial à la synagogue britannique rehov Mac Donald de Natanya

Un chabbat spécial à Natanya chez les Britanniques, rue Mac Donald...

 

Ce samedi, on a eu droit à la magnifique participation du choeur de Jérusalem, Ramataïm qui dédoublé la prière du chabbat en concert liturgique. Ce fut une apothéose, un gala en plein samedi, une prière qui a tourné au plaisir pour les yeux et surtout pour les oreilles.

J'ai déjà parlé de cette synagogue où les prières sont lues en hébreu et les allocutions du rabbin ainsi que celles du président se font en anglais, un anglaise d'où l'humour britannique est rarement absent.

Un vrai rêve, d'autant que de la galrie des dames, on applaudissait en cadence pour accompagner deux compostions liturgiques célèbres de la liturgie juive: Adon Olam (Maître de l'univers) et le Eyn kéélohénou (Notre Dieu est sans pareil).

Des prières généralement récitées presque machinalement étaient chantées avec cœur, rythmées par un ensemble d'environ une trentaine d'hommes adultes. 

Chaque verset était entonné par un seul membre du goupe et était repris en choeur par l'ensemble. Je vise le Adon olam qui signe la fin de l'office liturgique. Le premier couplet fut repris fortissimo par l'ensemble et j'ai pu voir qu'il tira quelques larmes de joie aux plus sensibles.

Autre temps fort: la pognnante bénédiction des forces armées d'Israël, Tsahal, condition sine qua non de la pérennité d'Israël dans cette région du monde.

Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'écrire ici même, ce lieu de prière est un rêve: pas un cri, pas une voix discordante, pas un conflit, la sérénité, la sérénité absolue comme il convient dans un tel lieu.

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Donald Trump et l'Europe: deux visions opposées du monde

Donald Trump et l'Europe: deux visions opposées du monde et de la vie

Je viens d'écouter attentivement un commentateur de la vie politique aux USA, un bon petit journaliste bien français qui se croit encore au XIXe siècle, donnant des conseils aux dirigeants de la plus grande puissance du monde... Ce gentil journaliste n'écoute pas de ses oreilles les paroles proférées par sa bouche: il juge les premières nominations de Trump trop droitières et dangereuses. Pas une fois il ne s'est demandé au nom de quoi les USA devraient payer pour la sécurité des auteres, pas une fois il ne s'est interrogé sur la légitimité que les victimes du 11 septembre ont à vouloir se défendre valablement, pas une fois il n' a évoqué la volonté nettement affirmée du peuple US de prendre ses distances avec la politique pratiquée par Obama et son équipe...

Le bilan de l'ancienne présidence en matière de politique étrangère est bien mince et nombreux sont ceux qui pensent qu'il faut revenir le traité avec l'Iran: les USA disposent de bien des moyens pour affaiblir le régime des mollahs. Illeur suffit de retarder le remboursement des milliards bloqués dans toutes les banques du monde. Il leur suffit d'opérer quelques manoeuvres militaires au large de ce pays pour le conduire à entrer dans le rang...

Je suis loin d'être un spécialiste de ces choses là, mais je vois que tous les alliés traditionnels des USA dans la région se plaignent d'Obama: l'Egypte, l'Arabie, les Emirats Arabes Unis, Dubaï, Aou Dhabi etc... La plupart de ces patys se sont même rapprochés d'Israël puisqu'ils ont le même ennemi, l'Iran des Mollahs qui veut les satelliser et régner en maître absolu sur la région!

Mais revenons au sujet: pourquoi donc tous ces commentateurs souhaitent ils une attitude passive des USA face au désordre causé de par le monde? Pourquoi veulent ils que les USA baissent pavillon comme le fait l'Europe? On pourrait faire comme tout le monde et dire que telle ou telle religion qui met le monde à feu et à sang, est une religion de paix, que ses adeptes sont de loyaux citoyens, etc... Certes, il y en a, il y a partout des gens de bonne volonté mais cela n'empêche pas de combattre ceux qui veulent détruire la civilisation judéo-chrétienne et la relplacer par de la barbarie.

Evidemment, ce petit confort intellectuel va disparaître car Trup veut vraiment changer les choses. Une ère nouvelle est en train de na^pitre et il est normal que les partisans de l'ancien régime regardent avec une grande inquiétude l'ancien monde qui sombre.

Il faut se ressaisir. IL faut regarder la éalité en face. Cette élection de Trump est un avertissement, prenons garde qu'elle ne devienne pas un tremblement de terre.

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18/11/2016

Obama la science, donneur de leçon?

Obama donneur de leçon?

Je me rends compte que certains ne se sont pas remis de la cuisante défaite de leur candidate, qu'ils n'ont pas vraiment saisi la nature de l'enjeu. Je le dis avec respect mais sans détour cat cela ne sert à rien de nier l'évidence.

On vite une ère nouvelle, chargée, il est vrai, d'incertitude et même, par certains aspects, inquiétante. Mais on récolte les fruits de ce qu'on a semé duant des décennies. Le peuple ne comprend plus les élites qui le dirigent, le peuple ne veut plus qu'on lui impose le politiquement correct, le peuple ne veut plus qu'on lui fasse honte ou des remontrances lorsqu'il dit qu'il y a trop de ceci, trop de cela, etc... Moi aussi, cela m'inquiète, mais peut on dissoudre le peuple? Doit on lui expliquer qu'il se trompe lorsqu'il demande moins d'étrangers, plus de sécurité, plus d'emploi, moins de déficits dus à des populations qui n'n'ont pas la même culture ni les mêmes moeurs?

Je me suis toujours demandé comment Eric Zemmour avait pu se tailler la part du lion dans le paysage journalistique et même politique. Je me demande encore comment un demi savant, un simple commentateur a pu vendre autant de livres! Eh bien, je me suis rendu qu'il était en prise directe sur le peuple et que nous, les soi disant élites, étions à côté de la plaque. Cela ne veut pas dire que je vais changer de discours, cela signifie simplement que les gens simples n'en peuvent plus.

J'ai entendu des directrices d'écoles primaires dans certains départements de la région Paris ùile de France, reconnaître qu'il y a des classes où figurent plus de vingt nationalités. Ces mêmes personnes recommandaient à leurs amis de scolariser leurs enfants dans le privé...

On marche sur la tête: transposez cela aux USA et vous comprendrez pourquoi Donald Trump l'a emporté. Evidemment, certains ne manqueront pas de remplacer les arguments par des invectives. Et cela ne changera rien à la situation. Donald TRump a été élu et l'actuel président finissant a été moralement récusé.

Il peut compter sur toute notre compassion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17/11/2016

Les attentes israéleinnes depuis l'élection de Donald Trump

Les attentes israéliennes depuis l'élection de Trump

Ici, en Israël, l'attente est teintée d'un léger optimisme mais la joie est grande de voir la défait plus d'Obama que de Clinton. Le pouvoir israélien actuel se réjouit de coopérer avec les Republicains, n'ayant plus rien à attendre des Démocrates. Obama aurait dû en finir au plus vite avec l'Etat Islamique; il a fait tout le contraire, envoyent des forces spéciales à dose homéopathiques au lieu de rapper un grand coup. POur sauver les apparences il s'est livré à des bombradements massifs que l'EI ne redoutait plus du tout.

Enfin, Israël sair que D. Trump n'avalisera pas le traité avec l'Iran sous sa forme actuelle. Faut il s'en lamenter? Non point, car le nouvel homme fort des USA veut être sûr de faire passer aux Mollahs l'enie de produire la bombe atomique. Il connait la vraie nature d'un tel régime, ce que Obama feignait d'ignorer.

Toutes ces choses ont fini par s'accumuler et donner les résultats que l'on sait. Il y eut l'arrogance des démocrates et de Me Clinton, toutes ces choses, sans oublier l'attitude hyper négative de la presse. Il faut bien se rendre compte qu'une certaine presse, adossées à des élites, ou prétendues telles, a confisqué l pouvoir dictant aux petites gens que nous sommes ce qu'on doit faire, pour qui on doit voter etc.. Faute de quoi, on nous culpabiliser, on nous transformait en extrémistes, etc.. Eh bien, contre toute attente, l'élection de Trump a renversé  ce choix, rendant la parole au petit peuple.

Je répète qu'en ce qui me concerne qu'au acun candidat ne me convenait. Mais je respecte l'heureux élu et téloigne ma compassion à la perdante en espérant qu'elle finira par se départir de son arrogance et  du sentiment de sa propre supériorité.

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16/11/2016

B Obama, de la tournée triomphale au faire part de deuil?

Obama pensait sincèrement pouvoir se retirer les mains dans la poche, ayant installé Me Clintin bien au chaud à la Maison Blanche. Et c'est dans cet esprit qu'il avait imaginé cette mise en scène d'une tournée triomphale en Europe. Une sorte de couronnement de son action alors que son bilan en matière de politique étrangère est bien mince. Et le voila contraint de se livrer à une sorte d'explication post mortem des élections dans son pays. Ce n'est que justice: jamais président US n'a autant attaqué, voire diffamé un candidats que le peuple a fini par désigner comme son successeur. Si M. Obama avait une haute idée de ses fonctions finissantes, il aurait dû tranquillement annulé ce voyage qui ne sert à rien et qui coûte de l'argent au contribuable américain. Mais voila, le plaisir est trop grand et bientôt il ne disposera plus de rien, ni du budget, ni des honneurs. Avec, en prime, le lourd ardeau de la défaite, une défaite timbée du ciel, comme un couperet.

Le ton de cet éditorial n'est pas exagéré car tout de même, le futur ancien président et son épouse sont allés bien au-dela du permis. Surtout, l'épouse qui se voyait la future seconde présidente des USA. Quelle vaité, mais quelle vanité! Cela s'appelle perdre le sens des réalités. Déjà Obama a été un président par défaut, les USA ont voté contre Georges W. Bush et pas pour cet homme qui a tant tergiversé en Syrie et en Irak.

Aujourd'hui, dans la patrie de Platon et d'Aristote, il se livre à des considérations désabusées sur le sens de l'histoire, l'essence du pouvoir, l'avenir de l'humanité.

Le voila alors recasé: il pourra faire des conférences et observer de loin, comme Gulliver à Lilliput les actions audacieuses et louables de son successeur.

Répétons le: il faisait peine à voir, le teint presque blafard, le verbe non assuré. Les hommes politique ne sentent jamais le tomber de rideau. C'est triste. Mais c'est ainsi.

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