23/11/2017

De l’esclavage aujourd’hui et jadis…

De l’esclavage aujourd’hui et jadis…

Les journalistes œuvrent parfois, mais pas toujours, en faveur d’une meilleure sensibilisation aux problèmes de notre temps. Ce n’est pas toujours le cas, ils concourent le plus souvent à gonfler des nouvelles qui n’en sont pas ou diffusent des informations qui ne méritent pas une telle ampleur. Mais depuis quelques jours, ces images de CNN montrant un abject marché aux esclaves en Libye nous ont ouvert les yeux.

C’est très bien, pour une fois un scoop qui n’est pas une tromperie sur la marchandise. Il convient à présent de ne pas instrumentaliser ces révélations et d’agir afin de mettre un terme à ce honteux trafic d’êtres humains : après plus de deux millénaires de judéo-christianisme , après l’humanisme, les Lumières de Cordoue à Berlin, la création de l’ONU succédant à la Société des Nations, on a toléré de telles choses qui signent une inacceptable dégradation de l’image de l’homme. Au seul motif de la couleur de sa peau. Souvenons nous de Voltaire qui condamnait, en vain, le commerce triangulaire, et attirait ironiquement l’attention des esprits éclairés en disant en substance ceci : mais avec une couleur de peau comme celle-là on ne peut qu’avoir une âme noire……… Et pourtant, cela n’a pas suffi.

Je me souviens d’une visite que je fis il y a une bonne quinzaine d’années à Dakar à l’invitation du gouvernement sénégalais. Je fis une conférence sur le talmud dans les locaux de la chambre de commerce, devant de grands chefs religieux enturbannés. L’idée fut exprimée de me faire visiter l’île de Gorée, point de départ africain le plus près des rivages du Nouveau Monde. Je m’y rendis en effet dès le lendemain et je visitai sous la conduite d’un guide la maison de l’esclave. Par delà les mises scènes, destinées au touriste de passage, je n’ai jamais oublié cette visite.

Mais ce qui me frappe aujourd’hui, c’est l’émotion feinte de nos gouvernements européens qui étaient au courant de ces marchés aux esclaves, de ces viols, de ces meurtres, bref de toutes ces horreurs, et qui ne réagissent qu’aujourd’hui car la nouvelle s’est répandue aux quatre coins du globe.

Pourtant, nous disposons en Europe de la Bible et de ses prescriptions vétérotestamentaires concernant l’inaliénable dignité humaine. Les mythes fondateurs de la religion d’Israël s’en réfèrent justement à la condamnation de l’esclavage : les Hébreux, retenus en Egypte après plus de deux siècles d’esclavage, sont libérés par l’intervention divine ! Ce n’est pas le fruit du hasard si l’histoire du judaïsme antique fait fond sur cette problématique. Le midrash, allié et compagnon inséparable de la Torah, fait même dire à Dieu la phrase suivante, brève mais Ô combien dense : ce sont mes esclaves (les enfants d’Israël) et non point des esclaves au service d’autres esclaves. Ceci constitue la plus belle déclaration ou proclamation concernant l’inaliénable dignité humaine.

Interprétant les tout premiers versets du livre de la Genèse, le Talmud s’interroge sur un point intéressant : pourquoi Dieu n’a t il créé qu’un seul ADAM et pas plusieurs, puisqu’il en avait le pouvoir, suite à sa toute-puissance ? La réponse arrive dans toute sa clarté : Dieu n’a créé qu’un seul ADAM primordial afin que nul ne puisse ne puisse dire à son voisin qu’il procède d’une lignée supérieure, d’Adam numéro 1 alors que les autres seraient de la ligné d’un Adam numéro 7 ou 18 !

Cette exégèse coupe l’herbe sous les pieds de toute théorie raciste ou ségrégationniste.

Mais quittons un instant le domaine des idées et des théories pour nous diriger vers la vie concrète, les relations pragmatiques, la vie de tous les jours. La blessure non cicatrisée de l’esclavage est encore vive, même de nos jours. Souvenons nous du livre qu’une ancienne garde des sceaux de la République française a publié il y a quelques années. Certains passages sont glaçants et nous invitent à l’examen de conscience, même si l’auteur en question est parfois excessive.

J’ai écouté hier soir l’actuel ministre de l’éducation nationale condamner une réunion syndicale réservée aux non blancs, c’est-à-dire dédiée à des Africains, au motif qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre de quoi il s’agit. Le ministre a dit en substance : en voulant combattre le racisme, on adopte soi-même une attitude qualifiée de raciste… Ce n’est pas faux.

Mais comme ce marché aux esclaves (n’oublions pas Daesh qui vendait les femmes Yazidis) s’est passé dans un pays musulman, je me souviens d’une longue étude publiée par Bernard Lewis sur la question. Il y était question de la shu’ubiya.

Ce qui se passe aujourd’hui montre que nous devrions respecter un peu plus les commandements et les préceptes d’un lointain passé. Les choses changent mais pas la nature humaine.

Je vous propose de méditer sur ce vers de Charles Baudelaire : Le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes… Mais les anciens prophètes d’Israël l’avaient précédé lorsqu’ils font dire à Dieu qu’il nous donnera un cœur de chair pour remplacer un cœur de pierre…

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En ce jour d’indépendance, le Liban veut son indépendance…

En ce jour d’indépendance, le Liban veut son indépendance…

On pourrait penser qu’il s’agit là d’un simple jeu de mots, pourtant
cela recouvre une triste réalité qui risque de conduire ce petit pays
à l’équilibre instable vers une nouvelle guerre civile dont on se
souvient que la précédente fut ravageuse et très meurtrière.
Inutile de relater les choses par le menu. Tenons nous en aux tout
derniers développements :
Le jeune Premier ministre Hariri est convoqué à Ryad par ses
protecteurs saoudiens, furieux de découvrir que le Hezbollah est actif
aux côtés des rebelles yéménites et qu’il leur a prêté main forte pour
tirer un redoutable missile contre l’aéroport de la capitale
saoudienne. Le jeune prince héritier veut impressionner son protégé et
le retient envers et contre tout sur place. Il le convint même de
donner sa démission depuis Ryad et lui fait prononcer un discours où
il reprend mot pour mot les accusations de ses protecteurs saoudiens :
l’Iran et son bras armé au Liban, le Hezbollah, menace la souveraineté
libanaise, il se conduit comme en terrain conquis et il force les
autorités libanaises légitimes à accepter ce que Léonid Brejnev avait
jadis appelé la souveraineté limitée, parlant des états du glacis
soviétique. En clair : leur divine protectrice l’ancienne URSS
s’arrogeait le droit d’intervenir chez eux chaque fois que les
conquêtes du socialisme (sic) seraient menacées…
Au Liban, depuis plusieurs années et notamment depuis l’élection à la
présidence du général maronite Aoun, c’est le Hezbollah qui mène la
danse. Il se permet de provoquer Israël, il fait la guerre au nom de
l’Iran tant en Syrie qu’en Irak, voire même au Yémen. Bref, il mène sa
propre politique étrangère et de défense comme bon lui semble. La
dernière fois, lors de sa confrontation avec Israël, déclenchée à
l’instigation de son maître iranien, le Hezbollah a précipité le Liban
dans une guerre avec Israël, occasionnant au Liban dont il
s’autoproclame le bras armé et la divinité tutélaire de lourdes
pertes. Or, que l’on sache, personne ne lui a rien demandé. C’est la
lâcheté du général-président qui a avalisé cette tendance au motif de
faire face à une éventuelle agression israélienne. Au fond, ce n’est
plus le gouvernement libanais qui décide pour lui et pour son pays,
c’est la milice chiite armée, parfaitement illégale.
Qu’à cela ne tienne : le Hezbollah décide quand et si il doit
entraîner le Liban tout entier dans sa petite guerre personnelle
contre Israël, sur les ordres de ses maîtres iraniens.
Alors que vient faire l’Arabie dans cette affaire ? C’est elle qui est
visée, bien plus qu’Israël. Les Iraniens veulent occuper la place de
l’Arabie et font tout pour miner sa puissance.. Au Yémen et à Bahreïn,
les Mollahs soutiennent et arment les rebelles qui luttent contre les
alliés des Saoudiens.  Ce qui explique le rapprochement avec Israël et
la timide rétractation télévisuelle du ministre saoudien des affaires
étrangères ne change rien au fond du problème. L’alliance, déclarée ou
réservée, avec Israël fait partie de ce qu’on nomme une tendance
lourde car elle est dictée par des réalités stratégiques. On sait que
la logique au Proche Orient est assez élastique : entre le oui, d’un
côté, et le non, de l’autre, il n( a pas assez de place pour la tête
d’une épingle…
On comprend mieux, dès lors, l’exaspération saoudienne qui a donné un
coup de pied dans la fourmilière libanaise la privant de son
gouvernement pour précipiter la chute du Hezbollah, qui concentre sur
lui toutes les attaques, en sa fonction de perturbateur du jeu
politique libanais. On est stupéfait de découvrir qu’un président
chrétien remet à une milice chiite armée, donc illégale, les clés du
camion, si l’on ose dire. Il imagine une attaque israélienne
hypothétique et remet sa défense entre les mains des chiites.
Or, lors de la pacification de la vie politique libanaise, toutes les
milices avaient remis leurs armes aux autorités, hormis le Hezbollah
qui a même menacé d’user de la force armée si l’on voulait le désarmer
de force…
A quoi sert l’armée libanaise ? Là à nouveau, nous retrouvons
l’Arabie. L’analyse de cette dernière est la suivante : l’armée
libanaise doit être rééquipée, car elle n’a pas la parité avec la
milice qui défie le pouvoir. Les Saoudiens ont donc accepté de payer
la facture de gros contrats d’armement français au bénéfice des
Libanais afin que les soldats du pays du Cèdre puissent se mesurer à
la milice chiite qui nargue tout le monde et peut déclencher le chaos
du jour au lendemain.
Mais quel pays pourrait bien vivre avec cette épée de Damoclès
au-dessus de sa tête ? Aucun. D’autant que les Saoudiens ont décidé
d’extirper la main mise iranienne sur le Liban. Et cela n’augure rien
de bon.
Ce qui frappe, par ailleurs, l’observateur attentif, c’est la montée
en puissance de Poutine au Proche Orient et l’évanescence de Trump. On
se défend mal de l’impression que les USA ne s’intéressent plus au
Proche Orient ni au monde arabe. C’est l’Asie et ses énormes marchés
qui retient toute leur attention.
Mais un autre foyer se déclare au Liban et le Hezbollah, condamné
avant hier par la Ligue arabe comme mouvement terroriste, est la cible
de toutes les critiques et de toutes les attaques. Une majorité de
Libanais refuse de se voir entraîner dans une guette qui n’est pas la
leur. Ils demandent l’exécution d’une résolution de l’ONU exigeant le
désarmement du Hezbollah que l’Iran alimente en armes et en munitions.
Décidément, l’Orient nous étonnera toujours.
Le général Aoun s’est entretenu avec son premier ministre
démissionnaire et l’a convaincu de suspendre sa démission. Une
manœuvre se cache là-derrière : si le Hezbollah est acculé par
d’autres que par le président Aoun, celui-ci pourra sauver son
gouvernement, sa tête et celle de son Premier Ministre. Mais ce n’est
pas sûr, car les astuces ne durent jamais très longtemps…
L’heure décisive approche à grands pas car Hariri exigera, pour rester
en poste, des changements importants. Et qui dit que ses ennemis ne
recourront pas à la même méthode qui a définitivement neutralisé son
père Rafic ?
Golda Méir avait raison : Le Moyen Orient est un endroit dangereux,
parmi les plus instables du monde.

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21/11/2017

Le long calvaire d’Angela Merkel

Le long calvaire d’Angela Merkel

Elle semblait indéboulonnable. Elle semblait être comme un roc et pourtant les électeurs allemands ne lui ont plus accordé leur confiance comme ils avaient coutume de le faire depuis douze ans. Est ce la fin ? Est ce l’usure du pouvoir ? Est ce une excessive confiance en soi ? Il ne fait pas l’ombre d’un doute que la chancelière allemande n’a pas tenu compte du désir des Allemands moyens de ne plus accueillir plus d’un million de réfugiés ou prétendus tels, disons des migrants dont la socio-culture n’a rien de commun avec les citoyens du bord du Rhin. Certes, cela partait de bons sentiments, quoiqu’à l’arrière-plan il y avait aussi le souci de pallier au manque de bras et de mains d’oeuvre dont l’industrie allemande va avoir besoin dans la prochaine décennie. Or, l’Allemagne n’a plus d’excédent des naissances depuis de nombreuses années. Je me souviens d’il y a quelques années lorsque un autre gouvernement avait décidé de recruter des informaticiens venus des Indes ; cela avait soulevé une grande vague de protestations avec ce slogan, pas mal trouvé, que j’ai retenu tant il m’amusait : Kinder statt Inder (Des enfants plutôt que des Indiens)

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19/11/2017

Mohammed ben Salman: La mencace iranienne passe avant la question palestinienne

Mohammed ben Salman: La mencace iranienne passe avant la question palestinienne

Les choses se bousculent au Proche Orient. Cela va très vite car le jeune prince héritier impose son propre tempo à ses interlocuteurs, ayant soudain pris conscience de la gravité du danger représenté par l’Iran et son bras armé libanais, le Hezbollah. Nous ne nous répétons pas, les choses ont évolué très vite depuis deux jours : Saad Hariri qui, visiblement, n’a pas les épaules assez larges pour faire face à la situation, n’a dû sa remise en liberté et son exfiltration d’Arabie qu’à l’action diplomatique de la France, va devoir affronter la réalité : il va se rendre dans sa capitale, prendre part aux festivités du jour de l’indépendance de son pays mais l’incertitude plane sur son avenir : je doute qu’il renie ce qu’il a dit à Riyad car les enjeux sont trop importants et surtout la détermination du prince héritier saoudien est absolue. Il ne peut plus se taire sur le rôle néfaste joué par la même puissance étrangère déstabilisatrice de la région, toujours la même, et faire comme si de rien n’était. C’est impossible. Ce qui signifie qu’il va assurer son propre intérim et expédier les affaires courantes. Mais ce qui va être intéressant à observer, c’est l’attitude de ceux qu’il a dénoncés.

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18/11/2017

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Les nouvelles ne sont pas bonnes, elles sont même franchement inquiétantes, en provenance du Proche Orient. En sont responsables le régime iranien et son bras armé au Proche Orient, le Hezbollah, qui sera bientôt libéré du bourbier irako-syrien et prépare déjà un nouveau théâtre de confrontation, avec Israël en l’occurrence. Outre le fait qu’il ne mesure pas la nature du danger qu’il va susciter de la part d’un pays comme Israël, préparé au mieux à cette confrontation, l’Iran des Mollahs ne comprend pas ce qu’il risque de subir, avant même qu’il ait eu le temps de déclencher les hostilités…

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Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Les nouvelles ne sont pas bonnes, elles sont même franchement inquiétantes, en provenance du Proche Orient. En sont responsables le régime iranien et son bras armé au Proche Orient, le Hezbollah, qui sera bientôt libéré du bourbier irako-syrien et prépare déjà un nouveau théâtre de confrontation, avec Israël en l’occurrence. Outre le fait qu’il ne mesure pas la nature du danger qu’il va susciter de la part d’un pays comme Israël, préparé au mieux à cette confrontation, l’Iran des Mollahs ne comprend pas ce qu’il risque de subir, avant même qu’il ait eu le temps de déclencher les hostilités…

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15/11/2017

Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

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Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

Suivant un dosage subtil et bien maîtrisé, le président de la République a commencé par rendre hommage silencieusement (et il a bien fait) aux victimes de la barbarie islamiste d’il y a deux ans, avant de se tourner vers les banlieues qu’il entend tirer de leur état d’abandon et d’une déshérence qu’elles vivent très mal. Et on les comprend. Tout simplement, et ceci représente une nouveauté dans la conduite politique des affaires intérieures, le président a nommé les choses par leur nom, attribuant aux uns et aux autres les responsabilités qui sont les leurs et les devoirs qui leur incombent.

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14/11/2017

La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

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La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

Cela commence à faire beaucoup. On voit la Russie ou ses bataillons de redoutables hackers un peu partout, derrière toutes les déstabilisations qui défraient la chronique. Je ne sais pas si cela est fondé mais la fréquence et la multitude des attaques ne peuvent pas reposer sur rien. Et surtout, la mollesse des réactions du Kremlin nous laisse dubitatifs. Reprenons les choses depuis leur genèse. Le premier point de départ, celui qui se situe à l’origine des origines, c’est le déclin (qui rime avec kremlin) de l’empire soviétique qui a donné naissance à une Russie rabougrie, défaite, réduite à une entité devenue l’ombre d’elle-même, et ce, sur tous les plans, pas seulement militaire, idéologique et industrielle, mais aussi aux plans économiques et commerciaux. Sans oublier un aspect qui se révèle catastrophique , la plan démographique.

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