Vu de la place Victor Hugo - Page 12

  • Pessah et Pâques chrétiennes…

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         Pessah et Pâques chrétiennes…

    Deux approches différentes d’un même événement fondateur

    A l’approche des célébrations pascales, tant chez les Juifs que chez les Chrétiens, il n’est pas inutile de dire un mot de la divergence d’interprétation de cette fête chez les uns et chez les autres. Le récit vétérotestamentaire de l’Exode est univoque mais les adeptes de l’Eglise primitive, tout juifs qu’ils étaient, l’ont interprété dans un autre sens, celui de la Résurrection tout en s’appuyant sur des versets prophétiques. Donc en restant dans le cadre biblique et juif, à la fois, quoique non rabbinique.

    L’Exode, d’une part, tel que le relate la Bible hébraïque, et la Résurrection de Jésus, telle qu’elle se lit dans les Evangiles, d’autre part, sont des événements majeurs de l’Histoire sainte. En termes de sociologie religieuse, on pourrait, avec tout le respect nécessaire à l’adresse des fidèles des deux religions, parler de «mythes fondateurs» qui gisent à la base même de la foi. Comme le recommandait Ernest Renan dans son Histoire des origines du christianisme, il ne sert à rien de bannir la légende puisqu’elle est la forme que revêt nécessairement la foi de l’humanité.

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  • Un ancien président de la République n’est pas un justiciable ordinaire…

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    Un ancien président de la République n’est pas un justiciable ordinaire…

    Je vois d’ici les gorges chaudes de certain qui diront qu’il n’existe pas de justice à géométrie variable, que tous les citoyens sont égaux devant la loi, etc.. Ces belles âmes ont raison, mais elle n’ont raison que partiellement. Car, comme le disent tous les philosophes, tant de l’Antiquité gréco-latine que ceux de l’Allemagne du XIXe siècle (Kant, Hegel, etc…), la justice contribue à une vie harmonieuse au sein des sociétés humaines. Ces penseurs commentaient le terrible adage latin Fiat justitia pereat mundus (Que la justice soit, le monde dût il en périr ! Certes, les fondements de la vie sociale ne peuvent pas ignorer la justice ni lui tourner délibérément le dos, mais qui peut prétendre ici-bas ne jamais se tromper ? Qui peut prétendre à quelque forme que ce soit d’infaillibilité judiciaire ?

    Je ne vais pas prendre la défense de Nicolas Sarkozy, il s’en tire très bien lui-même et dispose de très bons avocats. Mais je dois bien dire d’emblée que comme des millions de Français, j’ai été choqué par cette médiatisation, ce secret de l’instruction battu en brèche et cette résonance outrancière qui a décuplé les dommages infligés à un homme, à sa famille et à tous ceux qui croient en lui ou lui ont apporté leurs suffrages à l’occasion d’élections passées.

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  • Un nouveau livre sur l’Holocauste… (Laurence Rees, Albin Michel)

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    Un nouveau livre sur l’Holocauste… (Laurence Rees, Albin Michel)

    J’avoue avoir quelque peu hésité avant de commander ce bel ouvrage, massif et si instructif, me demandant simplement comment on pouvait apporter quelque chose de nouveau à la littérature déjà existante sur ce terrible sujet. Et pourtant, c’est un pari réussi de l’auteur, Laurence Rees, ancien des services historiques de la très sérieuse BBC. Et mon attente n’a guère été déçue. L’auteur adopte un plan naturel, en apparence, il enveloppe, par tranches chronologiques successives, tout ce qui a conduit à la catastrophe, à ce que les Nazis appelaient la solution finale (Endlösung) ; et il ne fait jamais doublon avec les travaux fondamentaux de grands historiens comme Raoul Hilberg et Saül Friedländer.

    Le non-spécialiste que j’avoue être y a trouvé maintes analyses nouvelles et des détails assez savoureux. Par exemple, Joseph Goebbels, l’infatigable propagandiste du régime, fut, dans son prime jeunesse, très amoureux d’une jeune institutrice d’origine juive à laquelle il tresse bien des couronnes dans son journal intime… avant de rompre avec elle et d’épouser en 1931, une belle blonde aux yeux bleus qui avait déjà été mariée et qui lui donnera une nombreuse progéniture. En lisant ce livre sur l’Holocauste, j’ai appris que c’est un capitaine juif, Hugo Gutmann, officier comandant le caporal Hitler lors de la Grande guerre, qui demanda sa décoration de la croix de fer de première classe afin de récompenser sa bravoure au front… Et cela, Hitler s’est toujours gardé de le faire savoir.

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  • Les oripeaux du religieux ne font pas toujours la religion…

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    Les oripeaux du religieux ne font pas toujours la religion…

    L’époque que nous vivons connaît bien des confusions, certaines volontaires et sciemment créées, tandis que d’autres naissent sous le coup de la paresse, de l’ignorance ou de l’oppression. Mais dans tous ces cas de figure, le problème demeure le même ; comment détecter que ce qui se donne pour une conception de la foi, l’adhésion à une croyance religieuse, relève vraiment de l’ordre du religieux ? Cette question est la plus cruciale de notre époque où les civilisations et les cultures s’affrontent continuellement, sans savoir vraiment à qui elles ont affaire : sommes nous dans le territoire du religieux, du sacré, du numineux ou avons nous affaire à de faux-monnayeurs qui se rendent coupables d’une énorme tromperie sur la marchandise ?

    Avant d’entrer dans le vif du sujet et de parler des sources juives, chrétiennes et musulmanes, il faut dire, en guise de préambule, que maintes sectes, maintes hérésies (au sens étymologique), maintes chapelles, maintes doctrines politiques assez inavouables aiment à se parer des plumes du paon et à arborer les signes extérieurs d’une religion (parfois très reconnue et ayant pignon sur rue) alors qu’elles ne cherchent qu’une chose : se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas, une religion ! Ne revenons pas sur les différents sens du terme latin qui a donné religion. D’autant qu’il n’est pas transposable dans des langues non européennes, en l’occurrence sémitiques. En clair, l’hébreu n’a pas de véritable terme pour désigner la religion au sens où l’entend par exemple l’église catholique. Juifs et Musulmans mêlent, indépendamment les uns des autres, des sens aussi différents que législations, ethnies, nomocraties, théocraties, etc… Le terme DAT, utilisé aujourd’hui même pour désigner les cultes (le ministère des cultes : misrad ha datot) n’est même pas d’origine hébraïque certaine bien qu’il connaisse quelques occurrences dans le corpus biblique…

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  • Mais où s’arrêtera donc Vladimir Poutine?

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    Mais où s’arrêtera donc Vladimir Poutine?

    En considérant l’émoi dans lequel les agissements supposés de certaines forces russes (officielles ou supposées telles) ont plongé les grandes capitales occidentales –lesquelles n’ont jamais réagi comme elles auraient dû réagir- je me suis souvenu d’une remarque frappée au coin du bon sens de feu Georges Pompidou. L’ancien président français comparait l’Union Soviétique de son temps à une marée montante, une sorte de fleuve impétueux. Il disait, en gros, que si vous mettez toute une haute montagne sur le parcours d’un tel fleuve, celui-ci la contourne, il dévie de sa route sans dévier de son objectif. Mais si vous érigez une digue, digne de ce nom, alors vous stoppez la submersion… Vous avez deviné : le fleuve, c’est la politique agressive de l’ex URSS et la digue c’est une politique occidentale qui ose l’affronter sans jamais baisser la garde.

    Si le défunt président a l’opportunité d’observer, de là où il se trouve, ce qui se passe depuis la tentative de meurtre de Salsbury, il peut se dire que l’on a négligé ses conseils. Or, ceux ci étaient très fondés et parfaitement adaptés à la situation présente.

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  • A VÉRITÉ, LA RÉVÉLATION ET LA RELIGION SELON FRANZ ROSENZWEIG À LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT DE PARIS

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    GRANDES LIGNES DE LA CONFÉRENCE DU 15 MARS SUR

     

    LA VÉRITÉ, LA RÉVÉLATION ET LA RELIGION SELON FRANZ ROSENZWEIG À LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT DE PARIS

     

    QUI ÉTAIT FRANZ ROSENZWEIG? 1886-1929

     

    SITUATION SOCIAL, FILS UNIQUE;

     

    ALLEMAGNE AVEC CONVERSIONS DES JUIFS

     

    OEUVRE MAJEURE: ÉTOILE DE LA RÉDEMPTION EN 1921

     

    QUESTIONS SUR LA VÉRITÉ, SUR LA CHRISTIANISME, LA PHILOSOPHIE.

     

    SE SPÉCIALISE SUR HEGEL ET SES IDÉES POLITIQUES. THÈSE IMPRIMÉE APRÈS LA FIN DE LA GRANDE GUERRE

     

    PROFONDE MÉFIANCE À L’ÉGARD DE LA POLITIQUE.

     

    NUIT DU 7 JUILLET 1913 À LEIPZIG EN COMPAGNIE D’UN JUIF CONVERTI DES L’ÂGE DE 18 ANS EURGE ROSENSTOCK-HUESSY

     

    CRISE SPIRITUELLE DE F R, À DEUX DOIGTS DE SE CONVERTIR AU PROTESTANTISME APRÈS CETTE NUIT DE CONFRONTATION:ARGUMENTS DE ERH §LE JUDAÎSME NE SIGNIFIE PLUS RIEN.

     

    SES PROPRES COUSINS GERMAINS S’ÉTAIENT CONVERTIS AU PROTESTANTISME, L’UN DEVIENT MÊME PASTEUR. EHRENBERG

     

    AU TERME DE CETTE NUIT DE CONTROVERSE ET DE JOUTE THÉOLOGIQUE, FR DEMANDE UN TEMPS DE RÉFLEXION.

     

    ARRIVE LE JOUR DU GRAND PARDON QU’IL PASSE DANS UN PETIT ORATOIRE POLONAIS à Berlin PRÈS DE LA POTSDAMER BRÜCKE: CES JUIFS SIMPLES ET PAUVRES L’ÉMEUVENT: IL DÉCIDE DE RESTER JUIF.

     

    MAIS LA GUERRE ÉCLATE ET IL EST SOLDAT DANS LES TRANCHÉES DES BALKANS. IL RÉFLÉCHIT SUR LA PLACE DE DIEU DANS LA VIE DES HOMMES ET DU MONDE. Ecrit fébrilement L’étoile de la rédemption

     

    RETOUR DE LA GUERRE, ÉCRIT ENTRE AUTRES LE NOUVEAU PENSER: INSTILLE UNE DOSE DE THÉOLOGIE DANS LA SPÉCULATION PHILOSOPHIQUE.

     

    Decide réfléchir dans le cadre des catégories suivantes: Création, révélation, rédemption.

     

    1924; CARL SCHMITT PUBLIE POLITISCHE THEOLOGIE.

     

    COMMENT CONCILIER CET OXYMORE. Théologie // Politique

     

    QUE VAUT LA RÉVALATION FACE À LA SPÉCULATION PHILOSOPHIQUE?

     

    PEUT ON PARER LA POLITIQUE DE VERTUS THÉOLOGIQUES?

     

    PROCESSUS DE SÉCULARISATION MENÉ DEPUIS LA RENAISSANCE, SPINOZA, LES LUMIÈRES ET LA LOI DE SÉPARATION EN FRANCE

     

    QUELLE EST LA RELIGION QUI DIT VRAI? QUI EST LE VERUS ISRAEL? Comment tenir un discours sur Dieu? On peut tout juste lui adresser un discours, une prière.

     

    DIEU VEUT LES DEUX OUVRIERS, LE JUIF ET LE CHRÉTIEN.
    C’EST LUI LE VÉRIFICATEUR (DIE BEWÄHRUNG)

     

    C’EST DIEU QUI SAIT, MAIS VOILA L’EUROPE A TOURNÉ LE DOS À LA RELIGION QUI ÉTAIT POURTANT LE FONDEMENT DE L’EUROPE CHRÉTIENNE.

     

    CONCLUSION: LES LIMITES DE LA SÉCULRAISATION. EN DÉTRÔNANT L’ÉGLISE CATHOLIQUE, ON A AUSSI EXPULSÉ DIEU DE SON SANCTUAIARE. ON A DONNÉ UN COUP DE BALAIS DANS LE CIEL.

     

    L’HOMME PEUT IL SE PASSER DE RELIGION? LES MOUVEMENTS POLITIQUES D’EUROPE N’ONT ILS PAS TENTE DE SE MUER EN RELIGIONS NON RELIGIEUSES MAIS AVEC DES RITES COMPARABLES…

    L’arbitre suprême n’est autre que Dieu. Paul Ricoeur a eu raison de dire que la pensée de Rosenzweig est une théologie philosophante…

     

    COMMENT FAIRE? COMMENT REVENIR EN ARRIÈRE? LIVRE DE JF COLOSIMO

  • GRANDES LIGNES DE LA CONFÉRENCE DU 15 MARS SURLA VÉRITÉ, LA RÉVÉLATION ET LA RELIGION SELON FRANZ ROSENZWEIG À LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT DE PARIS

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  • Hommage au professeur Jean Jolivet

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    C’est avec une profonde peine que j’apprends la disparition de mon maître en philosophie médiévale, le professeur Jean JOLIVET. Je lui dois tant. Dans les moments difficiles, il m’a soutenu sans faille. Il m’a conseillé, a relu mes articles scientifiques, m’a donné d’innombrables conseils dont j’ai toujours grandement profité. C’est un homme qui avait d’incontestables qualités humaines, accompagnées d’éminentes qualités intellectuelles.

     

    Le professeur Jean JOLIVET dont l’une des filles évoque infra la mémoire fut une personnalité reconnue par tous ses pairs tant à la Sorbonne (EPHE, Ve section) qu’au CNRS. Grand médiéviste, éminent arabisant, spécialiste de la falsafa (legs gréco-arabe du Moyen Age), cet homme a marqué de son empreinte les études médiévistes.

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  • Clemens August von Galen, un évêque qui a dit non à Hitler

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    Clemens August von Galen, un évêque qui a dit non à Hitler… (Paris, Le Cerf)

    Voici une excellente contribution, solidement documentée et remarquablement bien écrite, aux relations entre le camp des catholiques allemands, incarné par un comte devenu évêque, Clemens August von Galen (1878-1946) et les autorités national-socialiste durant toutes ces années du pouvoir hitlérien. Il s’agit d’un homme remarquable, membre d’une fratrie comprenant au total 13 enfants, garçons et filles dont les deux tiers seulement survécurent jusqu’à l’âge adulte. Ici, le futur héros se nomme Clemens August (Clau pour la famille et les intimes), un géant de près de deux mètres, qui commença par être très sensible aux plaisirs et aux privilèges de sa caste (c’était un homme d’ancienne aristocratie dont les titres de noblesse remontaient à plus de sept siècles) pour se désintéresser progressivement de ces futilités (il aimait la chasse, notamment, et la vie de château) et embrasser la carrière ecclésiastique après une longue période d’incubation, pourrait-on dire. Etudes supérieures, voyage à Rome, audience auprès du souverain pontife, longue maturation de son projet de vie etc…

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  • Ce que des historiens, enfin objectifs, diront de la présidence de Donald Trump en 2100…

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    Ce que des historiens, enfin objectifs, diront de la présidence de Donald Trump en 2100…

    En effet, que diront-ils ? Je l’ignore mais une chose me paraît indubitable : justice sera rendue à un homme dont les méthodes sont radicalement nouvelles et le mode de gouverner absolument inouï : même aux yeux de son propre entourage . Mais au moins, on n’aura plus dans ces futurs manuels d’histoire tant de condamnations de tout ce que fait ce président US, honni de la gauche et des intellectuels dits progressistes. De vrai, avant même qu’il ait agi ou fini d’agir, que pleuvent déjà les condamnations, les rejets et les moqueries. Mais voilà, l’homme a tenu, il marqué des points et a réussi au moins une réforme fiscale qui change la donne aux USA et ailleurs. Pour la guerre commerciale, c’est plus nuancé.

    Mais vous devinez quel est l’événement nouveau et marquant qui me pousse à reprendre la plume pour parler du locataire de la Maison Blanche : sa décision, sans prévenir personne ni solliciter l’avis de son Secrétaire d’Etat, d’accepter le principe d’une rencontre avec Kim Jong Un, le dictateur fou de la Corée du nord. Ce qui est du jamais vu. Et comme la presse même de gauche est essentiellement conservatrice et veut que son aval, son adoubement continuent de compter, elle regimbe, se moque et doute de tout ce que fait ou entreprend de faire un tel président.

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