29/09/2008

LA FRANCE ET LE SPECTRE DE LA RÉCESSION

LA FRANCE ET LE SPECTRE DE LA RÉCESSION
    Il y a fort à parier que les semaines et les mois qui viennent ne nous apporteront guère d’embellie au plan économique. Les chiffres du chômage sont franchement mauvais, pires, au mois d’août, que tout ce que nous avons connu depuis quinze ans. Les créations d’emploi ne sont pas plus prometteuses : l’an dernier on avait eu plus de 300.000 postes nouveaux et cette année on ne dépassera pas les 40 000 en raison de la chute de la croissance. Ce phénomène frappe aussi bien le secteur privé que le secteur public qui est, lui aussi, pris dans des plans d’économie drastiques. Plus de 30.000 fonctionnaires ne seront pas remplacés cette année. Il faut dire que les précédents gouvernements socialistes avaient embauché une pléthore de gens…
    A ce climat morose s’ajoutent les retombées de la crise financière qui n’en finit pas. Ceux qui nous assuraient, il y a quelques mois, que l’économie européenne, et française, notamment, étaient saines et seraient pas contaminées par la crise américaines des subprimes se sont lourdement trompés. Des faillites retentissantes sont à l’ordre du jour et si on limite les dégâts, c’est tout simplement parce que les Etats européens se résignent à nationaliser…
    L’une des leçons à retenir de cette crise terrible, c’est le nouveau rôle que l’Etat se voit contraint de jouer en pleine bourrasque financière : nationaliser. Il y avait une dizaine d’années un grand débat en RFA sur l’ordre de préséance à accorder à l’économie et à la politique. Qui dictait sa loi à qui ? Eh bien, même si c’est l’Etat qui a le dernier mot en nationalisant, c’est bien l’économie qui l’y contraint. Ce sont donc les tenants du pouvoir économique qui ont le dernier mot, en réalité.

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22/09/2008

LES ELECTIONS SENATORIALES EN FRANCE

 

LES ELECTIONS SENATORIALES EN FRANCE
    Comme prévu, ce sont les partis de gauche qui ont enregistré quelques gains ce dimanche au cours des élections sénatoriales : environ vingt sièges  de gagnés, mais c’est la droite qui continuera d’avoir dans la haute assemblée la majorité absolue…
    C’était prévisible car ce sont les grands électeurs qui votent, à savoir les conseillers généraux, régionaux, les maires etc… environ 114 000 personnes. Et dans quelques jours, il faudra élire un nouveau président puisque l’actuel président, M. Christian Poncelet, n’est pas censé se représenter.
    On s’est souvent interrogé sur l’utilité du Sénat ; ces préoccupations avaient atteint leur paroxysme lorsque les plus hautes autorités de l’Etat avaient cherché à le faire disparaître. Des hommes comme Alain Poher et Gaston Monnerville avaient alors parlé de menées «sénaticides»…
    On n’en est plus là. Le Sénat est bien installé dans le paysage politique français. Ce qui pourrait arriver, c’est sé modernisation et la modification du mode de scrutin. Si l’on devait appliquer certaines mesures du rapport Attali, les départements et leur personnel politique seraient amenés à disparaître, ce qui, n’en doutons pas, modifier la donne.
    Mais on n’en est pas là : le Sénat a encore de très beaux jours devant lui. Et il permet une meilleure représentation des régions rurales ainsi qu’une bonne en compte de leurs intérêts spécifiques.
 

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25/07/2008

VERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…

VERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…
    Celui qui suit pas à pas les réformes en rafale voulues par Nicolas Sarkozy se rend immédiatement compte que le président, loin d’accréditer la thèse fausse d’un esprit emporté et brouillon, est en réalité un parangon de stratégie quasi militaire…
    Quelques exemples : le remodelage de la carte scolaire et universitaire. Fini le carcan imposé par l’idéologie socialiste qui entendait tout réglementer et tout régenter. Désormais, les universités ont regagné leur autonomie longtemps niée et les parents peuvent inscrire leurs enfants où ils veulent. Au nom de la mixité sociale (entendez le nivellement par le bas) on devait inscrire son enfant dans le périmètre scolaire et tant pis si les classes contenaient 28 nationalités dont la plupart n’étaient pas originellement francophones…
    La carte judiciaire : la Garde des Sceaux a mené son affaire rondement en supprimant et ou en regroupant tant de juridictions que les économies réalisées se feront positivement sentir sur le budget futur de la justice.
    La carte hospitalière : là aussi, les coupes claires ont franches ! J’ai une réserve cependant, sur ce point précis : les femmes enceintes et les personnes âgées seront tenues de couvrir des distances plus grandes en cas d’urgence.
    Et tout récemment, la carte militaire : près de 55000 postes supprimés ou reclassés ! 83 sites rayés de la carte. Des agglomérations vont devoir tout repenser. Mais la modernisation des armées est à ce prix.
    La France change à grands pas après avoir sombré des années durant dans l’immobilisme le plus complet.
   
   

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ERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…

VERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…
    Celui qui suit pas à pas les réformes en rafale voulues par Nicolas Sarkozy se rend immédiatement compte que le président, loin d’accréditer la thèse fausse d’un esprit emporté et brouillon, est en réalité un parangon de stratégie quasi militaire…
    Quelques exemples : le remodelage de la carte scolaire et universitaire. Fini le carcan imposé par l’idéologie socialiste qui entendait tout réglementer et tout régenter. Désormais, les universités ont regagné leur autonomie longtemps niée et les parents peuvent inscrire leurs enfants où ils veulent. Au nom de la mixité sociale (entendez le nivellement par le bas) on devait inscrire son enfant dans le périmètre scolaire et tant pis si les classes contenaient 28 nationalités dont la plupart n’étaient pas originellement francophones…
    La carte judiciaire : la Garde des Sceaux a mené son affaire rondement en supprimant et ou en regroupant tant de juridictions que les économies réalisées se feront positivement sentir sur le budget futur de la justice.
    La carte hospitalière : là aussi, les coupes claires ont franches ! J’ai une réserve cependant, sur ce point précis : les femmes enceintes et les personnes âgées seront tenues de couvrir des distances plus grandes en cas d’urgence.
    Et tout récemment, la carte militaire : près de 55000 postes supprimés ou reclassés ! 83 sites rayés de la carte. Des agglomérations vont devoir tout repenser. Mais la modernisation des armées est à ce prix.
    La France change à grands pas après avoir sombré des années durant dans l’immobilisme le plus complet.
   
   

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24/07/2008

LA REFORME DES ARMEES…

 

LA REFORME DES ARMEES…
Fallait-il attendre ? Fallait-il faire comme le précédent de la République, c’est-à-dire reculer devant chaque difficulté au risque de compliquer la tâche des successeurs ? Nicolas Sarkozy a répondu avec fermeté : il ne tremblera pas en accomplissant la grande réforme qui attendait les armées françaises.
Certes, près de quatre vingt cins sites touchés, cinquanttrois mille hommes et femmes touchés par le mouvement des armées, ce n’est pas rien. Mais la mise à niveau des armées françaises en cas de crise militaire majeure et de nécessité de projection vers l’extérieur étaient à ce prix.
Certes, encore, il faut offrir aux sites touchés des compensations. Elle sont été trouvées, mais pas à n’importe quel prix.
Nous ne connaîtrons en France d’année électorale que dans quelque temps. Tout le monde se rend bien compte que seule l’UMP est en ordre de bataille derrière son chef naturel, le président de la république. Le PS est virtuellement inexistant, de l’aveu même de ses chefs les plus lucides…
La France aura quelques dix-huit mois difficiles à passer mais après ce rude régime elle sortira revigorée de l’épreuve. Une épreuve salutaire. La régénération est à ce prix.
 

21:17 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/07/2008

E CONGRÈS DE VERSAILLE ET LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE…

LE CONGRÈS DE VERSAILLE ET LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE…
    Conformément à ses promesses, Nicolas Sarkozy s’apprête à soumettre son projet de réforme constitutionnelle au parlement réuni en congrès à Versailles le lundi 21 juillet. Dans très peu de jours. Et l’adoption ou le rejet devrait se jouer à trois ou quatre voix près…
    Comment se présentent les choses ? Cette constitution voulue par le général de Gaulle à une époque où les Français étaient littéralement ingouvernables, requérait un pouvoir exécutif fort, avec une stabilité ministérielle reconnue. Il fallut donc donner à l’exécutif les instruments du pouvoir et de la puissance : e.g. l’article 16 (on en a parlé en mai 68) l’article 49.3, le droit de dissolution etc… Tout ceci a duré un bon demi siècle…
    Mais la France de 2008 n’a plus rien à voir avec celle de 1958, sortie de l’Indochine, et du Maroc, mais empêtrée dans les opérations de maintien de l’ordre en Algérie, etc… Aujourd’hui, la France est apaisée, en paix avec elle-même, si l’on excepte toutefois les grèves et les conflits du travail. En bref, la nouvelle société si chère à Jacques Chaban-Delmas, a remplacé la société bloquée si décriée jadis par Jacques Delors.
    Le nouveau président a donc décidé de rééquilibrer les pouvoirs de l’exécutif et du législatif : le parlement aura le droit de définir son ordre du jour, le président accordera un droit de réponse à l’opposition, certaines nominations hautement sensibles seront surveillées par les deux pouvoirs etc…
    Et c’est là que l’esprit partisan vient contredire aux intérêts supérieurs de la nation : l’opposition, le PS en tête, menace de faire échouer l’entreprise à la seule fin d’infliger un camouflet  au président. Le PS qui réclamait depuis un demi siècle à cor et cris cette réforme, confirme sa volonté de voter contre ! On croit rêver… Les Français ont tout de même le droit de demander des comptes aux partis lorsque ceux-ci placent leurs intérêts partisans au-dessus de ceux de la nation. Et ils risquent de s’en souvenir lors des prochaines élections.
    La dernière tentative du Président, dans une interview au journal Le Monde, se révèlera payante puisque les radicaux de gauche vont voter pour tandis qu’au moins 17 socialistes –dont Jack Lang) vont voter pour…
    Réponse le 21 juillet et on espère que les réformes se poursuivront en France.

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10/07/2008

LA FRANCE, PREMIERE PUISSANCE DIPLOMATIQUE MONDIALE ?

LA FRANCE, PREMIERE PUISSANCE DIPLOMATIQUE MONDIALE ?
    Ce matin, au terme de la réunion du G8 au Japon, la presse internationale (mais pas la presse française, car nul n’est prophète en son pays) ne tarit pas d’éloges sur le président Nicolas Sarkozy. Et avant de rédiger mon blog quotidien, j’ai pris soin d’écouter un grand nombre de commentaires : tous étaient très élogieux et positifs. Certains commentateurs allant même jusqu’à minimiser cette terrible dictature des sondages et comparant  le président français à son homologue américain ou au Premier Ministre… israélien (12% d’opinions favorables !)
    L’énumération des fais, des hauts faits diplomatiques du président Sarkozy est impressionnante :
a)    les infirmières bulgares qui lui doivent principalement leur libération car même si l’UE avait déjà entamé des pourparlers, seul Nicolas Sarkozy a mené l’affaire à son terme. Un adage talmudique dit qu’une œuvre ne porte que le nom de celui qui a donné la dernière touche (eyn ha-melacha nikrét ella ‘al shém gomrah)
b)    la tentative à moitié réussie de ramener le dictateur libyen dans le giron des nations fréquentables.
c)    La libération d’Ingrid Bettencourt ; sans la pression continuelle de la France, il n’est pas sûr que le gouvernement colombien auquel revient la palme de la victoire aurait agi dans ce sens.
d)    Le voyage en Israël et en Palestine avec deux discours retentissants, et surtout celui devant la Knését à Jérusalem qui fit date.
e)    Les pourparlers avec Bachar el-Assad qui, à l’instar de Kadhafi, se rapproche des nations civilisées grâce aux efforts du président français.
f)    Le sommet qui doit réunir les pays riverains de la Méditerranée à Paris où seront présents tant d’Etats arabes avec… Israël !
g)    La présidence de l’Europe avec le voyage du G8 et la rencontre avec le président chinois. Certes, cette visite a divisé les commentateurs qui y voient un affaiblissement face à la Chine… Mais le président agissait comme chef de l’Europe et ne pouvait adopter une position maximaliste, au risque de déplaire fortement en France même.
h)    Et enfin, ce matin même, vers 1O heures, le président, à peine revenu du Japon, doit parler à Strasbourg…

Certains commentateurs n’hésitaient pas à souligner que les Français risquaient de ne pas percevoir justement les mérites revenant à leur président, même de penser qu’ils se détournaient d’eux pour s’occuper de l’’extérieur.   Comme on le disait, nul n’est prophète en son pays (eyn navi be-‘iro)

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07/07/2008

DÉSORMAIS, QUAND IL Y AUNE GRÈVE EN FRANCE, ON NE LA SENT PLUS…

DÉSORMAIS, QUAND IL Y AUNE GRÈVE EN FRANCE, ON NE LA SENT PLUS…
    Cette petite phrase fait couler beaucoup d’encre et constituera certainement l’une des premières trouvailles d’une certaine presse, avide d’ exploiter des sujets brisants pour occuper ses plumes, quelque peu désœuvrées en ce début d’été.
    Mais tout d’abord, une remarque préliminaire : déjà à l’époque de Georges Pompidou, on s’élevait en France contre la politique dite des petites phrases. Une certaine presse, au lieu de se concentrer sur les grands sujets qui requièrent travail, application et compétence (e.g. le G8, la hausse du prix des carburants, des produits alimentaires, etc), se jette sur une petite phrase, détachée de son contexte, et que l’on jette littéralement en pâture à une opinion publique qui s’en repaît, faut de pouvoir se mettre autre chose sous la dent…
    Que l’on me comprenne bien, je n’attaque pas la presse, je ne dénigre pas le journalistes, j’en suis un occasionnellement, mais je considère que l’on ne devrait pas occulter les vrais problèmes ou préoccupations de l’actualité, en créant des dérivatifs. Depuis samedi soir, on ne parle que de la phrase du président Sarkozy devant les cadres de l’UMP. Mais cette phrase lapidaire, prononcée et accueillie dans un grand éclat de rire, ne visait nullement à humilier ni à railler.
    Son sens était bien le suivant : désormais, grâce à l’instauration d’un service minimum et d’un préalable nécessaire à toute mise en grève, les usagers que nous sommes tous ne sont plus pris en otage par une poignée de gens. Car la grève s’adresse à un employeur (l’Etat, les entreprises etc…) mais ne doit pas chercher à nuire à des millions de gens. Qu’avez vous à faire si les agents de la RATP, d’EDF, de la SNCF réclament à l’Etat des augmentations ? Pouvez vous les accorder. Bien sûr que non ! Et pourtant, ; on vous fera souffrir aussi longtemps qu’on n’aura pas eu satisfaction… Curieuse logique !
    L’exégèse de cette petite phrase, livrée par M. Claude GUEANT, me paraît très satisfaisante et bien fondée : grâce à la nouvelle réglementation, il n’ y a plus de grève anarchique, ni de grève prise d’otage. D’ailleurs, dans un pays civilisé, on dispose de tant d’autres façons de faire aboutir ses revendications. Par exemple : en travaillant mieux et plus. Ce que presque tous font.

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06/07/2008

POUR BIEN GOUVERNER LA FRANCE, FAUT-IL ÊTRE POPULAIRE ?



POUR BIEN GOUVERNER LA FRANCE, FAUT-IL ÊTRE POPULAIRE ?
    Cette question mérite d’être posée. Depuis l’élection du président Sarkozy, l’ère précédente apparaît comme l’ancien régime.  Que s’est-il passé ? Une chose très simple ? Toutes les réformes, pourtant nécessaires et placées à la remise, sont soudain réapparues : environ 55 en un an ! Pas étonnant que les anciens pouvoirs constitués, les baronnies, les camarillas, bref les groupes de pressions et d’intérêt se soient ligués contre le nouveau pouvoir pour tenter de le discréditer. En vain. Quelques exemples :
a)    fallait-il ne pas réagir après la terrible bévue de Carcassonne, alors que la méprise du sous officier aurait pu tourner au massacre ?
b)    la suppression de la publicité à la télévision publique entre 20h et 6 heures du matin : devait-on laisser des animateurs et des émissions nulles abêtirent les Français aux heures de grande écoute ?
c)    la réintégration de l’OTAN/ devait-on continuer comme si on est toujours une grande puissance militaire alors que le budget des armées connaît des coupes sombres ? C’eût été céder au mythe néo-gaulliste…
d)    les trente-cinq heures : devait-on laisser ce carcan juguler toute innovation de l’économie française ?
e)    le service minimum : fallait-il faire de millions de travailleurs de véritables otages de quelques grévistes toujours prêts à défendre mordicus des intérêts purement catégoriels ?
f)    Nous sommes avec le Luxembourg, je crois, le seul pays à faire de la poste un service public alors qu’il faudrait la transformer société anonyme : est-ce un crime ? Certes, non.

La liste pourrait se poursuivre à l’infini : tant de changements vous rendent nécessairement impopulaire, mais si le redressement du pays est à ce prix, il ne faut pas hésiter. Que l’on médite donc le montant de la dette de la France : un peu plus de 15.000 € par personne. Même les nouveaux-nés…

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01/07/2008

L’EMISSION D’ANTENNE 2, CE SOIR, SUR JAQUES CHIRAC

L’EMISSION D’ANTENNE 2, CE SOIR, SUR JAQUES CHIRAC
Avec pour principale actrice, mais aussi de très nombreux participants, Claude Chirac, la fille cadette du président, très sûre, maîtresse d’elle-même, dans la droite ligne de son président de père. L’émission est très bien faite, les témoignages tous positifs ou sur la réserve, mais aucun n’a dévoilé le vrai Chirac, ni même simplement le Chirac des zones d’ombre, le Chirac inquiétant, celui des «affaires», comme aident à le souligner certains milieux en France. Celui qui a su survivre aux attaques et aux complots, même de ses propres amis.
L’aspect le plus émouvant, le plus touchant, c’est le départ de l’Elysée après 12 années de présidence, et au terme de près de quatre décennies de vie politique. Un homme, quoiqu’on en pense, aux qualités et au destin extraordinaires… Un homme assez fatigué, visiblement déprimé à l’idée de quitter le pouvoir, même s’il tient à n’en rien montrer et à rester de marbre. Le témoignage des proches collaborateurs et de sa fille sont unanimes : l’homme a mal vécu les dernières semaines au palais de l’Elysée  et les premiers mois dans son appartement quai Voltaire…
Avant que son ami François Pineau ne le fasse venir à Saint-Tropez, Chirac s’ennuie à en mourir. Songez qu’à Biarritz on va jusqu’à lui refuser l’entrée d’un restaurant à cause du petit chien qu’il tient en laisse.
Les échanges furent très riches mais certains aspects sont restés dans l’ombre. Volontairement ? Par exemple, pas un mot sur l’accident vasculaire cérébral dont le Président D- soit loué, est sorti pratiquement indemne, mais qui a laissé le président atteint psychologiquement. Car, à partir de ce moment là, il savait que c’était la fin et qu’il ne se présenterait pas à un troisième mandat. Et puis, il y eut les rivalités et les affaires qui ont empoisonné la fin du quinquennat.
Mais l’épisode le plus touchant est constitué par la maladie de la fille aînée, Laurence, c’est peut-être cela le mal qui rongeait le président et qui lui donnait cet air enjoué, bon vivant et rigolard, un peu par ricochet. Comment résister aux blessures et aux coups de l’existence sinon en se redressant et en croquant la vie à belles dents, surtout si elle a été un peu dure avec vous…

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