04/10/2017

Vers un dépassement hégélien du clivage gauche / droite en France?

droite gauche.pngL’une des qualités fondamentales des hommes qui réfléchissent n’est autre que la lucidité. Pourtant, les hommes politiques, tous et sans exception, qu’ils soient de droite ou de gauche, croient qu’ils vont changer les fondamentaux, l’ordre du monde. L’actuel président de la République, avec tout le respect qui lui est dû ainsi qu’à sa fonction, ne déroge pas à la règle. Il croit sincèrement que le pays souffre d’un mal quasi congénital et qu’il importe de l’en guérir au plus vite. Donc, cette attitude part d’une bonne intention, fort louable mais un peu difficile à réaliser.

Un exemple américain : Henry Kissinger avait jadis cloué le président Jimmy Carter au pilori en disant ceci : tous les présidents US ont voulu changer le monde mais ce président Carter se conduit comme s’il l’avait lui-même créé… Tout est dit. Souvenons-nous de V. Giscard d’Estaing qui, depuis ses terres d’Auvergne, clamait, avec un peu de vanité tout de même, qu’aujourd’hui marquait une ère nouvelle de la politique française. On connaît la suite. Tout est passé à la trappe, lui aussi voulait procéder à la décrispation, créer un statut de l’opposition, etc…

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01/10/2017

La montée des séparatismes : Catalogne, Kurdistan, etc… 

regions europes 2008.pngC’est un phénomène qui n’est pas vraiment nouveau, en tout cas en France mais aussi et surtout dans l’Espagne voisine. Chacun se souvient des Basques et de la violence armée qu’ils avaient dirigée contre l’Etat espagnol qu’ils affublaient de noms d’oiseaux… On se souvient aussi des velléités de certains séparatistes alsaciens qui entendaient faire cavalier seul dans l’Union Européenne. Et il ne faut pas oublier nos compatriotes bretons qui plaidaient naïvement pour une Bretagne libre…

Et pourtant tout ceci appartient au passé, plus aucun mouvement de ce type n’existe, toutes les régions se développement harmonieusement et personne ne songe plus à se séparer de Paris. Miracle du centralisme jacobin ! N’oublions pas la Kabylie que certains services spéciaux avaient encouragé à se distinguer de l’Etat algérien. Mais la répression a été si forte et si implacable que l’affaire a fait long feu.

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27/09/2017

Emmanuel Macron à la Sorbonne: mauvais timing pour un catalogue de la Redoute

Macron Sorbone reuters.JPGEtait-ce une bonne idée de prononcer un tel discours sur l’avenir de l’Europe alors que le pays voisin qui détient les clés de toute avancée, de toute innovation dans le domaine européen, risque d’être bloqué, paralysé, pendant de longues semaines avant de former un gouvernement puisque Angela Merkel paie les erreurs de sa politique migratoire : plus d’un million d’électeurs lui ont faussé compagnie pour se jeter dans les bras de l’AFD.

Ce n’était pas une bonne idée de tenir un tel discours, qui a duré près de 90 minutes, dans un lieu chargé d’histoire, mais un discours qui tenait plus du catalogue de la Redoute que d’un programme politique réalisable dans un avenir proche. En suivant ce discours en direct, j’ai eu un réflexe, j’ai immédiatement pensé au grand discours prononcé le 11 mars 1812 à la Sorbonne par Ernest Renan sur un thème voisin :

Qu’est ce qu’une nation ?

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07/09/2017

Que faire des migrants ? 

La récente décision de la Cour européenne de justice a remis cette délicate question au centre des débats : il se trouve quelques pays qui refusent, pour des raisons liées à leur passé historique, d’accueillir des migrants dont les mœurs et la culture sont radicalement différentes des leurs. Or, l’Europe a décidé d’imposer une certaine répartition de ces migrants, même dans des pays qui n’en veulent pas et qui se préparent à user de tous les moyens pour s’affranchir de leurs obligations, légitimes ou non. Il y a un malentendu à la base de tout ce débat : il y a très peu de réfugiés qui justifient du droit d’asile alors que l’immense majorité des migrants le sont pour des raisons économiques.

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04/09/2017

Le NEIN/NIET à la Turquie d’ Angela Merkel

Ce matin, en découvrant la nouvelle formule très prometteuse de www.i24news.tv/fr, j’ai eu le plaisir d’entendre Angela Merkel, suivi par son challenger Martin Schultz, dire que la Turquie n’avait définitivement pas sa place dans l’Union Européenne et qu’elle allait se concerter avec ses partenaires de l’Union pour mettre un terme officiel aux pourparlers d’adhésion. Enfin une dirigeante courageuse qui n’a pas peur et ne recule pas devant un satrape qui se prend pour un sultan, du style de Soliman le magnifique. Monsieur Erdogan croit que ses janissaires font le siège autour de Vienne, comme il y a plusieurs siècles. Je ne fais pas preuve de sévérité excessive mais je fais la part des choses.

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26/08/2017

L’Europe a-t-elle encore un avenir ?

L’Europe a-t-elle encore un avenir ?  Telle est la question de plus en plus angoissante que les gens se posent dans le vieux continent, menacé par d’incessantes arrivées de migrants et de réfugiés et hanté par des attaques au couteau quasi quotidiennes, à Paris,  Bruxelles, Barcelone, Berlin, Hambourg, Milan,  Londres, Rotterdam, Turku, Helsinki et ailleurs.

Il y tout juste deux ans, la vieille Europe croyait que ces attaques ne concernaient que Tel Aviv, Haïfa ou Beersheba, à savoir les cités israéliennes. Les gouvernements européens découvrent avec stupéfaction que cette maladie est mondiale et que nul n’est à l’abri. Comment en sommes nous arrivés là ?

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17/08/2008

NE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE

UNE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE
    Une sombre unanimité semble régner sur les prévisions économiques de la zone euro : le danger d’une récession n’est plus menaçant, il existe réellement, si l’on en croit les déclarations de la ministre française de l’économie et des finances, ainsi que le patron de l’Institut d’émission britannique, M. King.
    En fait, depuis la crise des subprimes aux USA, le renchérissement des matières premières partout dans le monde et l’inflation qui atteint des sommets inégalés depuis 2003, l’Europe monétaire et économique connaissait un état que les spécialistes (dont je ne suis pas) qualifiaient de stationnaire.
    Un seul point positif dans ce sombre tableau, la baisse du prix des hydrocarbures, due à la baisse de la demande, elle-même provoquée par la baisse de l’activité. Mais pour combien de temps ?
    Cette récession, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, va entraîner des conséquences graves pour la France dont la ministre de l’économie avoue elle-même qu’il faudra revoir certains aspects du budget, lequel se fondait sur un certain indice de croissance lequel garantissait, théoriquement au moins, une certain degré d’activité et d’emploi… Aux dernières nouvelles, le Premier Ministre français réunit dès demain lundi les ministres concernés pour traiter de la crise qui s’annonce. Il en sera certainement ainsi du Conseil des ministres en France qui se tiendra mercredi 21 août…
    Faut-il s’en étonner ? Vu les désordres financiers gravissimes que l’on a connus, les conséquences ne pouvaient qu’être celles que nous allons vivre. Politiquement, les gouvernements vont s’appliquer à en limiter la portée pour des raisons électorales. On ne parlera donc pas de rigueur ni de récession, mais de ralentissement économique… On nous dira même, pour nous consoler, que la première puissance économique européenne, l’Allemagne, voit son économie s’essouffler, elle dont l’excédent commercial ferait pâlir d’envie nombre de ses voisins.
    Cette situation pose une nouvelle fois, mais avec une acuité accrue, la question suivante : qui détermine qui ? La politique l’économie ou l’inverse ?
    Personnellement, j’opte pour l’économie libérale, la dérégulation, la suppression de tout ce qui peut gêner l’expansion économique et la liberté d’entreprendre. Mais quand on voit les problèmes que pose une économie sans foi ni loi (sinon la loi d’airain du profit à tout prix) on est en droit de se poser des questions… Par exemple : ne pouvait-on pas freiner cette hausse vertigineuse du prix du pétrole qui a grevé le budget de tant d’Européens à la veille de leurs vacances ?

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02/07/2008

RÉCONCILIER L’EUROPE ET LES CITOYENS

RÉCONCILIER L’EUROPE ET LES CITOYENS
    On se défend mal de l’impression que l’Europe, je veux dire la construction de l’Europe politique, a un problème avec les citoyens des pays qu’elle veut intégrer et unifier. On le voit pour ce qui est du référendum ou des ratifications. Décidément, ce non irlandais ne cesse de nous causer du souci. Et voici que c’est le président polonais qui avait pourtant jadis donné son accord qui refuse de ratifier. Utiliserait-il l’Europe comme moyen de pression en politique intérieure contre son Premier Ministre libéral ?  C’est possible, mais ce qui compte pour nous, c’est que cela donne la très fâcheuse impression que l’Europe risque une panné d’une durée prolongée.
    A Paris, tous les responsables souhaitent que cet exemple ne soit guère suivi par la République tchèque. Pourtant, la chancelière fédérale, souvent en désaccord avec le Président français, avait apporté son soutien à la poursuite du processus de ratification du Traité de Lisbonne qui est incontestablement un progrès par rapport à celui de Nice.
    Mais le problème majeur et qui explique toutes ces tergiversations, c’est que l’homme simple, l’homme de la rue en Europe ne sent pas que les structures et les institutions le protègent ou le comprennent. Il a, au contraire, l’impression fondée ou infondée, que l’on se désintéresse de sa vie quotidienne, de son existence et de ses difficultés.
    Et les exemples ne manquent pas : alors que la bureaucratie bruxelloise  se mêle souvent de ce qui ne la regarde pas, les hommes et les femmes notent que l’on ne fait rien contre la hausse des carburants, contre la baisse de la TVA sur certains produits ou services (e.g. la restauration). En une phrase, que l’Europe n’est jamais là où on l’attend. C’est un véritable défi qui attend le Président français. Souhaitons lui de réussir. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Exemple : le conflit ou le désaccord avec le Commissaire européen Mandelson, absent du dîner d’hier à l’Elysée.
    Et je ne parle pas du casse-tête turc qui nous réserve bien des surprises.
   

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30/06/2008

NICOLAS SARKOZY PREND LA PRÉSIDENCE DE L’EUROPE

  NICOLAS SARKOZY PREND LA PRÉSIDENCE DE L’EUROPE
    La semaine qui s’annonce va être cruciale, la France prend la présidence de l’Europe, après le non irlandais. La semaine suivante sera encore plus déterminante puisque la France convoque à Paris les pays riverains de la Méditerranée le 13 juillet pour la fameuse UPM (Union pour la Méditerranée).
    Ces deux choses vont de pair et d’ailleurs le président français a placé en tête de ses priorités la lutte contre l’immigration clandestine : il est fondamental d’aider les Africains de rester chez eux, à y vivre confortablement dans le respect de leur mode de vie et de leurs traditions ancestrales. Toujours au cours du mois de juillet, Nicolas Sarkozy se rendra en Irlande : pourra-t-il faire avancer le dossier ? On le lui souhaite, mais les chances paraissent réduites tant les Irlandais ont été matraqués par une propagande anti-européenne…
    Mais comme il aime les défis, le président français va avoir à faire à forte partie avec le dialogue autour de la Méditerranée. Toute la question porte sur la place d’Israël. Les Algériens ont tenté de faire monter les enchères en entretenant le flou sur leur participation tandis que le colonel Khadafi, lui, a carrément marqué son désaccord. Mais  le président français qui le connaît ne désespère pas et a dépêché auprès du bouillonnant colonel son collaborateur le plus proche, M. Claude GUEANT,  pour tenter de le convaincre de venir à Paris.
    C’est un grand pari que le Président  doit réussir. Ce ne sera pas facile, mais qui ne tente rien n’a rien.

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20/06/2008

LES CONSÉQUENCES DU NON IRLANDAIS AU TRAITÉ DE LISBONNE

LES CONSÉQUENCES DU NON IRLANDAIS AU TRAITÉ DE LISBONNE
    Cela risque d’être très difficile, beaucoup plus qu’on ne l’avait imaginé : en fin de compte, Bruxelles ne se mobilise pas assez pour faire échec aux forces dites euro sceptiques dans les pays en voie d’adhésion au traité en question. La Commission se contente d’observer de loin, alors qu’il faudrait, sans commettre d’ingérence, favoriser et aider les forces qui vont dans le sens souhaité.
    La Chancelière fédérale a raison de dire que nous devons poursuivre dans la voie de la ratification, quoi qu’en pensent et que fassent des républiques comme la Tchéquie et l’Irlande.  Si les USA, jadis, avaient connu autant d’atermoiements et de tergiversations, la grande puissance que sont les Etats Unis n’aurait pas vu le jour.
    Le président Sarkozy a raison de pousser les feux dans la même direction car après la ratification quasi générale, on pourra se tourner vers les récalcitrants et les indécis pour leur dire ; alors, que pensez vous faire ? S’ils veulent négocier un statut à part au sein de l’UE pourquoi pas ? Mais qu’ils le disent franchement et qu’ils ne retardent pas les autres.

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