07/09/2017

Que faire des migrants ? 

La récente décision de la Cour européenne de justice a remis cette délicate question au centre des débats : il se trouve quelques pays qui refusent, pour des raisons liées à leur passé historique, d’accueillir des migrants dont les mœurs et la culture sont radicalement différentes des leurs. Or, l’Europe a décidé d’imposer une certaine répartition de ces migrants, même dans des pays qui n’en veulent pas et qui se préparent à user de tous les moyens pour s’affranchir de leurs obligations, légitimes ou non. Il y a un malentendu à la base de tout ce débat : il y a très peu de réfugiés qui justifient du droit d’asile alors que l’immense majorité des migrants le sont pour des raisons économiques.

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04/09/2017

Le NEIN/NIET à la Turquie d’ Angela Merkel

Ce matin, en découvrant la nouvelle formule très prometteuse de www.i24news.tv/fr, j’ai eu le plaisir d’entendre Angela Merkel, suivi par son challenger Martin Schultz, dire que la Turquie n’avait définitivement pas sa place dans l’Union Européenne et qu’elle allait se concerter avec ses partenaires de l’Union pour mettre un terme officiel aux pourparlers d’adhésion. Enfin une dirigeante courageuse qui n’a pas peur et ne recule pas devant un satrape qui se prend pour un sultan, du style de Soliman le magnifique. Monsieur Erdogan croit que ses janissaires font le siège autour de Vienne, comme il y a plusieurs siècles. Je ne fais pas preuve de sévérité excessive mais je fais la part des choses.

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26/08/2017

L’Europe a-t-elle encore un avenir ?

L’Europe a-t-elle encore un avenir ?  Telle est la question de plus en plus angoissante que les gens se posent dans le vieux continent, menacé par d’incessantes arrivées de migrants et de réfugiés et hanté par des attaques au couteau quasi quotidiennes, à Paris,  Bruxelles, Barcelone, Berlin, Hambourg, Milan,  Londres, Rotterdam, Turku, Helsinki et ailleurs.

Il y tout juste deux ans, la vieille Europe croyait que ces attaques ne concernaient que Tel Aviv, Haïfa ou Beersheba, à savoir les cités israéliennes. Les gouvernements européens découvrent avec stupéfaction que cette maladie est mondiale et que nul n’est à l’abri. Comment en sommes nous arrivés là ?

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17/08/2008

NE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE

UNE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE
    Une sombre unanimité semble régner sur les prévisions économiques de la zone euro : le danger d’une récession n’est plus menaçant, il existe réellement, si l’on en croit les déclarations de la ministre française de l’économie et des finances, ainsi que le patron de l’Institut d’émission britannique, M. King.
    En fait, depuis la crise des subprimes aux USA, le renchérissement des matières premières partout dans le monde et l’inflation qui atteint des sommets inégalés depuis 2003, l’Europe monétaire et économique connaissait un état que les spécialistes (dont je ne suis pas) qualifiaient de stationnaire.
    Un seul point positif dans ce sombre tableau, la baisse du prix des hydrocarbures, due à la baisse de la demande, elle-même provoquée par la baisse de l’activité. Mais pour combien de temps ?
    Cette récession, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, va entraîner des conséquences graves pour la France dont la ministre de l’économie avoue elle-même qu’il faudra revoir certains aspects du budget, lequel se fondait sur un certain indice de croissance lequel garantissait, théoriquement au moins, une certain degré d’activité et d’emploi… Aux dernières nouvelles, le Premier Ministre français réunit dès demain lundi les ministres concernés pour traiter de la crise qui s’annonce. Il en sera certainement ainsi du Conseil des ministres en France qui se tiendra mercredi 21 août…
    Faut-il s’en étonner ? Vu les désordres financiers gravissimes que l’on a connus, les conséquences ne pouvaient qu’être celles que nous allons vivre. Politiquement, les gouvernements vont s’appliquer à en limiter la portée pour des raisons électorales. On ne parlera donc pas de rigueur ni de récession, mais de ralentissement économique… On nous dira même, pour nous consoler, que la première puissance économique européenne, l’Allemagne, voit son économie s’essouffler, elle dont l’excédent commercial ferait pâlir d’envie nombre de ses voisins.
    Cette situation pose une nouvelle fois, mais avec une acuité accrue, la question suivante : qui détermine qui ? La politique l’économie ou l’inverse ?
    Personnellement, j’opte pour l’économie libérale, la dérégulation, la suppression de tout ce qui peut gêner l’expansion économique et la liberté d’entreprendre. Mais quand on voit les problèmes que pose une économie sans foi ni loi (sinon la loi d’airain du profit à tout prix) on est en droit de se poser des questions… Par exemple : ne pouvait-on pas freiner cette hausse vertigineuse du prix du pétrole qui a grevé le budget de tant d’Européens à la veille de leurs vacances ?

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02/07/2008

RÉCONCILIER L’EUROPE ET LES CITOYENS

RÉCONCILIER L’EUROPE ET LES CITOYENS
    On se défend mal de l’impression que l’Europe, je veux dire la construction de l’Europe politique, a un problème avec les citoyens des pays qu’elle veut intégrer et unifier. On le voit pour ce qui est du référendum ou des ratifications. Décidément, ce non irlandais ne cesse de nous causer du souci. Et voici que c’est le président polonais qui avait pourtant jadis donné son accord qui refuse de ratifier. Utiliserait-il l’Europe comme moyen de pression en politique intérieure contre son Premier Ministre libéral ?  C’est possible, mais ce qui compte pour nous, c’est que cela donne la très fâcheuse impression que l’Europe risque une panné d’une durée prolongée.
    A Paris, tous les responsables souhaitent que cet exemple ne soit guère suivi par la République tchèque. Pourtant, la chancelière fédérale, souvent en désaccord avec le Président français, avait apporté son soutien à la poursuite du processus de ratification du Traité de Lisbonne qui est incontestablement un progrès par rapport à celui de Nice.
    Mais le problème majeur et qui explique toutes ces tergiversations, c’est que l’homme simple, l’homme de la rue en Europe ne sent pas que les structures et les institutions le protègent ou le comprennent. Il a, au contraire, l’impression fondée ou infondée, que l’on se désintéresse de sa vie quotidienne, de son existence et de ses difficultés.
    Et les exemples ne manquent pas : alors que la bureaucratie bruxelloise  se mêle souvent de ce qui ne la regarde pas, les hommes et les femmes notent que l’on ne fait rien contre la hausse des carburants, contre la baisse de la TVA sur certains produits ou services (e.g. la restauration). En une phrase, que l’Europe n’est jamais là où on l’attend. C’est un véritable défi qui attend le Président français. Souhaitons lui de réussir. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Exemple : le conflit ou le désaccord avec le Commissaire européen Mandelson, absent du dîner d’hier à l’Elysée.
    Et je ne parle pas du casse-tête turc qui nous réserve bien des surprises.
   

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30/06/2008

NICOLAS SARKOZY PREND LA PRÉSIDENCE DE L’EUROPE

  NICOLAS SARKOZY PREND LA PRÉSIDENCE DE L’EUROPE
    La semaine qui s’annonce va être cruciale, la France prend la présidence de l’Europe, après le non irlandais. La semaine suivante sera encore plus déterminante puisque la France convoque à Paris les pays riverains de la Méditerranée le 13 juillet pour la fameuse UPM (Union pour la Méditerranée).
    Ces deux choses vont de pair et d’ailleurs le président français a placé en tête de ses priorités la lutte contre l’immigration clandestine : il est fondamental d’aider les Africains de rester chez eux, à y vivre confortablement dans le respect de leur mode de vie et de leurs traditions ancestrales. Toujours au cours du mois de juillet, Nicolas Sarkozy se rendra en Irlande : pourra-t-il faire avancer le dossier ? On le lui souhaite, mais les chances paraissent réduites tant les Irlandais ont été matraqués par une propagande anti-européenne…
    Mais comme il aime les défis, le président français va avoir à faire à forte partie avec le dialogue autour de la Méditerranée. Toute la question porte sur la place d’Israël. Les Algériens ont tenté de faire monter les enchères en entretenant le flou sur leur participation tandis que le colonel Khadafi, lui, a carrément marqué son désaccord. Mais  le président français qui le connaît ne désespère pas et a dépêché auprès du bouillonnant colonel son collaborateur le plus proche, M. Claude GUEANT,  pour tenter de le convaincre de venir à Paris.
    C’est un grand pari que le Président  doit réussir. Ce ne sera pas facile, mais qui ne tente rien n’a rien.

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20/06/2008

LES CONSÉQUENCES DU NON IRLANDAIS AU TRAITÉ DE LISBONNE

LES CONSÉQUENCES DU NON IRLANDAIS AU TRAITÉ DE LISBONNE
    Cela risque d’être très difficile, beaucoup plus qu’on ne l’avait imaginé : en fin de compte, Bruxelles ne se mobilise pas assez pour faire échec aux forces dites euro sceptiques dans les pays en voie d’adhésion au traité en question. La Commission se contente d’observer de loin, alors qu’il faudrait, sans commettre d’ingérence, favoriser et aider les forces qui vont dans le sens souhaité.
    La Chancelière fédérale a raison de dire que nous devons poursuivre dans la voie de la ratification, quoi qu’en pensent et que fassent des républiques comme la Tchéquie et l’Irlande.  Si les USA, jadis, avaient connu autant d’atermoiements et de tergiversations, la grande puissance que sont les Etats Unis n’aurait pas vu le jour.
    Le président Sarkozy a raison de pousser les feux dans la même direction car après la ratification quasi générale, on pourra se tourner vers les récalcitrants et les indécis pour leur dire ; alors, que pensez vous faire ? S’ils veulent négocier un statut à part au sein de l’UE pourquoi pas ? Mais qu’ils le disent franchement et qu’ils ne retardent pas les autres.

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19/06/2008

LA LOI EUROPEENE CONTRE L’IMMIGRATION ILLEGALE…

 

LA LOI EUROPEENE CONTRE L’IMMIGRATION ILLEGALE…
    Voici une loi qui était inéluctable. Durant de longues années, les pays du vieux continent ont, à titre individuel, fermé les yeux sur ce problème grave  d’une immigration incontrôlée. Le repli identitaire de nombreux pays du continent, confrontés à un flux migratoire menaçant de les submerger, n’osaient pas intervenir vraiment, craignant les reproches de ségrégation et de racisme. Mais l’évolution des mentalités de certains pays (Allemagne, Danemark, Hollande et même la France) a fait que l’immigration illégale et non choisie devenait un enjeu électoral d’importance.  A l’argument économique est venu s’ajouter un autre facteur, plus délicat et plus difficile à définir, celui de l’identité européenne. La question qui se pose est de savoir si la culture des migrants des pays en voie de développement ou de civilisations autres que la civilisation européenne, était compatible avec les vraies valeurs de ce continent. Car plus qu’un espace géographique, l’Europe se signale avant tout par son attachement à certaines valeurs, pas toujours unanimement respectées par tous les nouveaux venus : au moment où nous écrivons, les médias parlent d’un tournoi de basket féminin interdit aux hommes ( !!!), ce qui a conduit le maire de la localité à refuser de mettre un stade à la disposition des organisateurs de cette manifestation sportive si spéciale…
    Le parlement européen s’est prononcé à une écrasante majorité, il a même durci les législations existantes de certains pays, en laissant, toutefois, la possibilité de conserver nos propres législation moins contraignantes.
    Quelles leçons devons nous tirer de cette évolution qui était, je le répète, prévisible ? D’abord, l’échec d’une certaine politique de l’intégration qui s’explique (parfois mais pas toujours) par l’inconduite et l’abus de l’hospitalité ; ensuite il y a la crise économique mondiale qui a entraîné un chômage endémique dans tant de pays, incapables de redresser leurs comptes (notamment de sécurité sociale) et de les ramener à l’équilibre. Enfin, il y a la menace terroriste qui depuis le 11 septembre 2001, s’est invitée dans la mémoire collective des gens.
    Il ne faudrait pas se limiter à des mesures répressives ou simplement coercitives. Nous devons veiller sur nos propres intérêts mais c’est une obligation morale pour nous d’aider les autres. Si nous voulons qu’ils restent chez eux, il faut les aider à le faire. Dans un contexte mondialisé, n’importe quel citoyen d’Afrique peut regarder à la télévision l’abondance des pays qui le font rêver. Faisons en sorte que les pays en question retiennent leurs nationaux en gérant mieux, en gouvernant démocratiquement et en répartissant plus justement les revenus du PIB.
 

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LE NON IRLANDAIS ET SES CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE

 

 

LE NON IRLANDAIS ET SES CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE
    Le président de la commission européenne a raison de dire, après l’échec de l’Irlande, qu’il ne faut pas s’attendre que les peuples votent pour l’Europe le dimanche alors qu’on a passé toute la semaine à la critiquer… Même à l’étranger, les choses ne semblaient pas évidentes : comment un petit pays comme l’Irlande qui doit tant à l’Europe (son décollage économique, notamment) a-t-il pu mettre en échec le vote d’adhésion au Traité de Lisbonne et bloquer ainsi la dynamique de ratification des autres pays ?
    Laissons de côté la propagande irresponsable de quelques ennemis invétérés de l’Europe et d’autres insulaires irraisonnés et voyons les raisons objectives de ce refus : petit pays de l’Union, l’Irlande a craint de voir disparaître son régime fiscal avantageux qui draine vers elle tant d’entreprises et de travailleurs, des plus qualifiés au moins experts ; ensuite, il y a la législation sur l’avortement et enfin la crainte diffuse de se voir noyer dans un flux bureaucratique de Bruxelles… Bruxelles que tout le monde critique mais dont personne ne peut se passer.
    Dans quelques jours, c’est la France qui prendra la présidence de l’Union et il faudra déployer des trésors d’ingéniosité diplomatique pour faire avancer le char européen. Il n’est pas normal qu’un petit pays, si sympathique soit-il, ait l’entière latitude de faire s’arrêter en rase campagne de grandes puissances. L’Europe est une voie à double sens, elle donne beaucoup mais doit recevoir, en retour, quelque chose.  Que personne ne l’oublie.
    Il ne faut pas que les décisions soient prises à l’unanimité mais à la majorité simple ; le Traité de Lisbonne devrait être adopté lui aussi à la majorité. Que les petits pays que nous respectons y réfléchissent à deux fois avant de commettre de telles actions. Mais attendons et la sagesse l’emportera. Le président français a été bien inspiré de dire qu’il ne fallait ni dramatiser ni minimiser…
 

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