20/05/2008

POUR OU CONTRE LES TRENTE-CINQ HEURES ?

POUR OU CONTRE LES TRENTE-CINQ HEURES ?
    Oui, telle est bien la question qui se pose, singulièrement après l’apparente dissonance survenue hier entre les déclarations du Secrétaire général de l’UMP et son nouvel adjoint, membre du gouvernement et chargé, précisément, de la politique de l’emploi. Un mot tout d’abord sur cette dissonance : l’expression de deux opinions divergentes n’implique pas le désaccord mais plutôt la richesse du débat. Il est normal que les hommes débattent et qu’une autorité supérieure tranche. Les trente-cinq heures resteront donc la norme en matière de durée légale du travail.
    Qu’ont apporté ces fameuses trente-cinq heures, voulues jadis par les socialistes ? Dans l’esprit de leurs concepteurs, il s’agissait de contraindre (n’ayons pas peur des mots) les chefs d’entreprise à embaucher à tour de bras, afin de résorber le chômage qui devenait endémique, sans pouvoir vraiment licencier si la conjoncture  l’exigeait. Un dispositif compliqué parachevait le système en surtaxant les heures supplémentaires… Les socialistes croyaient mettre ainsi les chefs d’entreprise au pied du mur, oubliant un postulat de bas, à savoir que nous évoluons dans une économie libérale de marché. La réaction des entrepreneurs fut de changer de siège social, voire même de financiariser leurs actifs industriels : on vend tout, on récupère l’argent et on le place dans des valeurs boursières, de préférence, à l’étranger.
    Le gouvernement actuel a pris le contre pied de cette doctrine économique dirigiste : voulant pallier la désertification industrielle et rendre attractive le pays aux yeux des acteurs économiques, il a fait de l’adage travailler plus pour gagner plus le maître mot de sa politique. Et pour compter les heures supplémentaires défiscalisées, on se fonde sur la norme (de plus en plus théorique, des trente-cinq heures). Si vous travaillez plus, c’est-à-dire après les trente-cinq heures, eh bien, vous recevrez plus d’argent. Sinon, vous avez parfaitement le droit d’en rester là où vous êtes…
    Ceux qui prônaient le démantèlement de la loi voulaient administrer un électrochoc au pays, les autres font preuve de plus de pragmatisme et de prudence. N’oublions jamais la nature frondeuse du pays et de ses habitants.

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16/05/2008

LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE

  

LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE
    Les derniers avatars de la grève d’hier semblent nous orienter vers une petite épreuve de force entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement, voire le président de la République. En effet, tant le président que son ministre de l’Education nationale ont décidé de contre attaquer : l’un en signalant le grand réservoir d’enseignants sans élèves ni affectation et en annonçant la création d’une agence de gestion des absences, et l’autre en annonçant une prochaine loi sur le service minimum.
    En France, les esprits s’échauffent vite et l’on entend déjà les syndicalistes pousser des cris d’orfraie selon lesquels on s’attaquerait au droit de grève et ainsi de suite…
    Il est normal que le gouvernement défende les parents et les enfants, cela sa passe ainsi dans tous les autres pays européens. Le service minimum est une obligation prévue par la loi. Il doit s’appliquer dans les transports, dans l’enseignement, partout où cela est nécessaire.
    Parallèlement, les travailleurs ont le droit (garanti par la Constitution) de faire grève, mais la grève , ce n’est ni la paralysie, ni l’asphyxie, ni la ruine d’un pays. Cela, tout le monde doit le comprendre. Plus de 65% des parents estiment que leurs enfants doivent être accueillis en cas de grève, car, autrement, comment pourraient-ils aller à leur travail ? Le service public, ce n’est pas le public au service de quelques uns, c’est une communauté nationale, une nation qui œuvre pour le bien-être de tous.
    Même en Italie, pays encore plus latin que la France, lorsque les transports sont en grève, la loi confine la grève à quelques heures bien spécifiques de la journée. Il faut que les travailleurs aillent au travail. Eh bien, la France ne fait que se mettre à la norme européenne. D’un autre côté, nous devons absolument veiller à la décrispation des relations sociales dans l’Hexagone…
 

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14/05/2008

LA GREVE DES ENSEIGNANTS DE DEMAIN EN FRANCE

 

 

  LA GREVE DES ENSEIGNANTS DE DEMAIN EN FRANCE
    En sortirons nous un jour ? Je veux dire des grèves ! Je viens de suivre sur I TELE un débat entre le ministre Xavier DARCOS et le Secrétaire Général de la FSU. C’est assez étonnant d’entendre toujours les mêmes revendications et surtout cette volonté de faire en sorte que les grèves fassent mal et gênent la population.
    Le ministre a rappelé avec force et conviction qu’en huit ans, cela fait trente jours de grèves, un mois complet !
    Sans revenir le moins du monde sur le droit de grève, garanti par la Constitution, on peut aussi avoir égard au droit des parents de voir gardés leurs enfants et des élèves de recevoir un enseignement. Certes, le corps enseignant a des revendications légitimes mais il pourrait les faire valoir par d’autres biais que cette cogestion qu’il exige sans le dire franchement.
    Espérons qu’un jour -que nous souhaitons prochain-, les partenaires sociaux feront preuve de sagesse et comprendront que la vie évolue, que les choses changent et qu’il faut s’adapter. Les médecins nous disent qu’il y a un constant remaniement de la substance osseuse et qu’il ne s’arrête que lorsque cesse la vie.

 

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12/05/2008

La sécurité routière en France et les méfaits de l’alcoolisme au volant…

  La sécurité routière en France et les méfaits de l’alcoolisme au volant…
    La France compte près de 20 morts sur les routes au cours de ce week-end de Pentecôte, l’un des plus meurtriers de l’année. Il a été, hélas, à la hauteur de sa réputation. Le gouvernement ne pouvait pas ne pas réagir, d’autant que l’on pouvait, à juste titre, se féliciter d’un baisse du nombre des tués en avril…
    Mais que s’est-il passé ? Les analystes ont relevé des analogies frappantes entre tous ces accidents : dans toutes les régions concernées, les conducteurs étaient jeunes, avaient soit trop bu soit consommé du cannabis, soit les deux, et étaient sortis à l’aube de bars ou de boîtes de nuit. Il a donc été décidé de préparer un projet de loi renforçant les alcotests, notamment la nuit. Il est question d’installer des appareils de mesure dans les débits de boissons alcoolisées que les conducteurs utiliseraient pour savoir s’ils peuvent prendre le volant. On irait même jusqu’à installer dans les voitures une sorte de compteur qui refuserait le démarrage du moteur en cas d’alcoolémie élevée…
    C’est très bien, tout cela, mais il faut aussi faire comprendre aux fabricants et aux tenanciers d’établissements de nuit que les jeunes ne doivent pas boire à ce point. Un jeune étudiant, frais émoulu d’une grande école très prestigieuse, me confiait tout récemment que de grandes marques de spiritueux sponsorisaient ces belles soirées de fin d’études qui riment généralement avec grandes beuveries. Est-ce que la vie de nos enfants n’est pas plus importante ?

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06/05/2008

La réforme de l’assurance chômage en France

 

  La réforme de l’assurance chômage en France
    Eu égard aux habitudes françaises, c’est une véritable révolution qui s’ébauche dans la gestion du chômage puisque le gouvernement prévoit dès ce soir une refonte assez considérable du statut des chômeurs. Un mot, au préalable pour dire que le chômage est un drame personnel humain qui frappe aveuglément tout le monde. Même si l’on peut discerner une recherche plus ou moins enthousiaste d’un nouvel emploi chez certains, ce statut de non-travailleur n’est guère enviable. Et jusqu’à présent, l’Etat se contentait de payer sans trop chercher à contrôler. Depuis l’élection présidentielle, les comptes publics sont pris enfin au sérieux.
    Mais c e n’est pas tout, il y a aussi les échéances. L’Europe ne permet plus à la France de laisser filer les déficits. Il faut donc prendre des mesures et celles-ci se préparent activement.
           Désormais, il faudra accepter, sous peine de sanctions progressives, voire même  de radiation «tout emploi raisonnable» qui sera proposé en fonction de ses compétences, de son salaire précédent et de son domicile.… L’annonce de cette mesure, pourtant indispensable, provoque déjà une levée de boucliers. Mais le gouvernement semble décidé et on le comprend. Faute de mesures énergiques, on ne parviendra pas à assainir les comptes publics d’ici 2012…
            L’Allemagne, qui s’impose à nous nous comme exemple à suivre en dépit de la disparité de nos idiosyncrasies respectives, avait déjà mis de telles mesures en œuvre. Avec les résultats que l’on sait. Et même les tribunaux, saisis par des chômeurs radiés, ont donné raison au gouvernement.
           En ce si beau mois de mai où il faut aussi chaud à Genève qu’à Paris, va-t-on enfin rendre la France gouvernable ? Quand on voit les grèves déjà prévues les 15 et 22 mai, quand on voit le mouvement lycéen se remobiliser (malgré les épreuves du bac dans un mois !), on peut en douter.  Et pourtant, il faudra bien remonter la pente. On prête au défunt Premier Ministre Raymonde Barre, la sinistre réflexion suivante : il faut, aurait-il dit, attendre 2012 pour enclencher de grandes réformes car à ce moment là la France sera si mal en point qu’on ne pourra pas les différer… Il faut donc agir sans plus attendre.

 

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30/04/2008

Ce mois de mai…


  Ce mois de mai…
    Et nous voilà repartis pour une journée de protestations et de manifestations comme on les aime tant en France ! Et de quoi s’agit-il cette fois -ci ? des retraites, assurément. On se demande combien de fois par ans les Français font grève ou protestent. C’est hallucinant et cela donne le vertige.
    Cette remarque ne signifie nullement que l’on ne prend pas en compte les sérieuses et légitimes préoccupations des salariés, tenus de louer leur force de travail pour vivre et faire vivre leurs familles. Mais il faut ajouter que tout le monde est concerné, tout le monde doit s’adapter pour survivre.
    Résumons la situation :  la longévité fait des progrès et c’est très heureux, il y a donc de plus en plus de gens qui accèdent à l’âge de la retraite et qui jouissent de ce statut légitime pour une plus longue durée. C’est très bien, grâce soit rendue à la Providence pour ce fait. Or, en France on travaille  moins pour une masse de retraités toujours plus grande. Il faut donc, si on veut suivre, rallonger la durée des cotisations, par conséquent passer à 41 ans, voire plus.
    Dès que l’on annonce cette vérité de bons sens, les protestations fusent. Si le gouvernement répond que c’est la seule manière de garantir les retraites, les syndicats rétorquent qu’il devrait taxer les entreprises et les riches. Ce qui ne correspond pas vraiment à l’orientation économique de la législature. Ces désaccords nous mènent tout droit à la grève et aux manifestations. On s’enferme dans un douloureux dilemme, un système binaire antinomique qui emprisonne dans un carcan rigide les relations sociales dans l’Hexagone.
    Ceci est éminemment regrettable car on voit que les entreprises délocalisent ou licencient. C’est encore le cas en Alsace, cette magnifique région, qui risque fort de perdre plus de 400 emplois. Un peu partout, les négociations sur les 35 heures reprennent… Un nombre de plus en plus grand de salariés comprend que l’unique façon de sauvegarder l’emploi est de travailler plus. Il faut que ce mouvement s’amplifie.
    C’est un problème de culture politique en France. Le général De Gaulle croyait pouvoir s’attaquer aux relations conflictuelles entre le travail et le capitale en prônant la participation. Cela n’a rien donné. Le président Pompidou qui avait suivi tout cela de près jugeait que l’on n’avait pas encore réglé les problèmes soulevés par la… Révolution. Il ajoutait même que si cela continuait, un jour un homme casqué et botté serait le seul à pouvoir trancher ce nœud gordien… Mais où allons nous ?

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29/04/2008

L’union méditerranéenne ou Union de la Méditerranée…

L’union méditerranéenne ou Union de la Méditerranée…

    En visite d’Etat en Tunisie, le président Sarkozy entend évidemment donner de la consistance à son projet d’union de la Méditerranée, même si l’Union Européenne, sous la pression de la Chancelière Fédérale Angela Merkel, a contraint le président français à mieux insérer son projet dans le cadre strictement communautaire.
    Le projet initial, tout aussi bon, cherchait à constituer un petit noyau d’Etats riverains de la Méditerranée, qu’ils fussent d’Europe et d’Afrique du Nord, voire de la méditerranée orientale (le Liban, Israël etc…). C’est plus sensé car des pays comme l’Espagne, l’Italie et la France, sans oublier Malte et le Portugal, ont plus de liens avec la Mare nostrum que l’Allemagne ou l’Angleterre…
    La France conservait aussi, par ce biais, une partie de son influence d’ancienne puissance tutélaire de la région. C’était aussi une façon d’aider les gens à se développer sur place, donc à rester chez eux. Car comme chacun sait, les capacités d’accueil de l’ France ont atteint leurs limites. En plus des contrats signés à Tunis, il y a aussi des accords sur la gestion des flux migratoires, un néologisme désignant la nécessité de maîtriser, voire d’inverser, les flux migratoires…
    La France reprendra certainement l’initiative lors de la présidence française de l’Union. Ce sera l’occasion, nous l’espérons, de grandes avancées pour tout le continent.

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Y a-t-il un pilote dans l’avion du Parti socialiste français ?

 

  Y a-t-il un pilote dans l’avion du Parti socialiste français ?
    Mais que se passe-t-il donc au PS ? Chaque jour qui passe voit grossir le nombre de candidats à la présidentielle… Cela devient presque grotesque, tant les socialistes n’ont pas encore guéri de leur maladie enfantine qui est de croire en un destin national, pour peu qu’on s’en sente capable… à ses propres yeux.
    Certes, celui qui aurait pu mettre un terme élégamment à ce trop plein se nomme M. Hollande qui, s’il partait de ce pas, libérerait un poste qu’il ne tien plus vraiment et contraindrait ses chers camarades à mettre de l’ordre dans leur parti. Mais, voilà, il ne l’entend pas de cette oreille et préfère rester, coûte que coûte.
    Cette attitude ne rend pas service à un parti qui se cherche et qui est sérieusement menacé d’implosion. Le comble est atteint quand on voit telle ou telle personnalité tirer des plans sur la comète 2012… Et cela ne va pas s’arrêter là. Si cela continue, ne resteront au PS que les candidats putatifs à la présidentielle…

 

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25/04/2008

La prestation télévisée de Nicolas SARKOZY, hier soir.

 

 

 

NICOLAS SARKOZY : AN 1     

    Comme on pouvait s’y attendre, le président est resté fidèle à ses engagements,  a fait preuve d’une grande sérénité face à des journalistes qui se sont très correctement acquittés de leur tâche. L’arrière-plan de cette grande représentation médiatique était pourtant peu favorable : les sondages ne sont vraiment pas bons, le mécontentement gagne et les Français se disent de plus en plus inquiets en raison de la baisse de leur pouvoir d’achat. Bien que cet aspect n’ait pas été abordé de manière frontale, M. Sarkozy a axé ses propos initiaux sur une analyse lucide de l’état de la France au lendemain de son élection : endettement, remise à plus tard des réformes, irruption de la mondialisation qui change les règles du jeu et, face à tous ces facteurs, une mentalité rétive aux changements. Le président a fait le procès généralisé des conservatismes. C’est là un constat fort ancien ; déjà Georges Pompidou affirmait que rien ne s’acquiert une fois pour toutes, au contraire, tout se conquiert.  Un principe que nos compatriotes ont parfois du mal à admettre… Vers la même époque, Alexandre Sanguinetti allait plus loin encore en disant que les Français rêvaient de venir au monde après que tout avait été payé : de la maternelle aux obsèques…
    Comment faire échec à cet immobilisme qui inhibe et paralyse à la fois ? En réhabilitant la valeur du travail répond invariablement le président qui reprend ainsi un point central de son programme économique : travailler plus pour gagner plus.  Il faut dire qu’il fut encore plus convaincant que par le passé en martelant ce principe auquel il semble adhérer de toutes les fibres de son être. On a perçu, tout au long de l’intervention présidentielle, un effort pédagogique plus soutenu, le chef de l’Etat reconnaissant volontiers ici et là un déficit d’explication de ses réformes et surtout la nécessité de ne pas confondre  simultanéité et successivité : un certain temps sépare obligatoirement l’engagement des réformes de l’apparition de leurs résultats.
    On a parfois l’impression en lisant les commentaires qui accompagnent les sondages que le mandat présidentiel ne court que  sur … un ans !  Nicolas Sarkozy a rappelé posément qu’il était là pour cinq ans, que les réformes étaient l’unique manière de combattre la triple crise (bancaire, énergétique et financière) traversée par la France. Les mesures de soutien au pouvoir d’achat sont répétées avec plus de force. La fameuse trilogie :  travail, croissance et pouvoir d’achat a de fortes chances d’emporter l’adhésion des Français. Il est vrai que dans notre pays, on attend tout de l’Etat. Et le président doit en tenir compte même si, comme il le dit lui-même, il croit au capitalisme (qu’il faut, précise-t-il, moraliser) il fait confiance aux entrepreneurs qu’il faut promouvoir contre les spéculateurs et entend développer la concurrence afin de juguler des hausses de prix que l’on n’observe pas dans les autres pays de l’Union…
    Une mesure, ou plutôt une préconisation nouvelle est constituée par l‘idée de répartir les dividendes des entreprises bénéficiaires en trois grandes parties :  les investissements, les salariés et les actionnaires. En abordant le chapitre économique, le président a souligné l’effet nocif des trente-cinq heures, responsables de l’amputation du pouvoir d’achat des salariés. Comment gagner un peu plus en travaillant toujours un peu moins ? M. Sarkozy a rappelé qu’il faut remonter à 1974 pour trouver un budget en équilibre de l’Etat… Mais ce constat ne s’accompagne pas d’un tour de vis dans le domaine social puisque le chef de l’Etat a rendu un hommage appuyé aux syndicats en soulignant leur esprit de responsabilité.
    Une telle conférence de presse ne pouvait passer sous silence l’affaire brûlante des travailleurs sans papiers. On a eu droit à un discours ferme : pas de régularisation massive, examen au cas par cas des dossiers et application de la loi qui prévoit clairement des dérogations. Une nouvelle fois, il a rejeté toute culpabilisation, ou toute haine de soi qui affecte souvent ceux qui défendent le douloureux dossier des étrangers en situation irrégulière.
    C’est, enfin, sur le chapitre de la politique étrangère que le chef de l’Etat s’est le plus animé. Parlant de l’attitude à adopter face à la Chine, il a rappelé que ce pays totalisait à lui seul un quart de la population mondiale, qu’il avait un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU et qu’il était le seul à avoir l’oreille de certains pays (e.g. le Soudan).  Il faut donc, tout en ménageant la susceptibilité nationale des Chinois, les conduire à prendre langue avec le Dalaï Lama. Et sur l’Afghanistan, le Président a été clair et ferme : on ne discute pas avec les Talibans qui privent les jeunes filles de toute scolarité, amputent les jeunes femmes qui se mettent du vernis à ongles ou qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir, exécutaient publiquement des malheureuses accusées d’adultère…  L’envoi de quelques centaines d’hommes supplémentaires est une nécessité à un moment où la France s’apprête à présider l’Union Européenne. On ne se couchera pas, dit le président, et on défendra les valeurs auxquelles on croit.
    La même fermeté se retrouve s’agissant du Hamas et de l’Iran, deux entités dont les responsables ont réitéré leur volonté de rayer Israël de la carte.
    En somme, un discours vigoureux et clair, un style moins flamboyant avec un zeste d’autocritique, de la pudeur même lorsque fut évoquée sa vie privée. Nicolas Sarkozy aborde l’an II de sa présidence avec une sérénité profonde.
Maurice-Ruben HAYOUN


 

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23/04/2008

La violence à l'école

      La semiane dernière, dans le journal Le monde, paraissait un article en page 3 entièrement consacré à la violence scolaire ou dans le cadre des établissements scolaires. Je veux dire, pas seulement les petites affaires de racket dans la cour de l'établissement, mais de véritables assauts, organoisés par des élèves indisicplinés et définitivement exclus des classes.

     Ce qui m'a le plus ému, c'est cette écriture d'écolier dans des cahiers d'écolier et avec le style appliqué des écoliers. Cela m'a rappelé ma tendre enfance et à ce moment là il n y avait pas ce genre de débordements.

    Ces écoliers, tous de Seine Saint Denis (le fameux neuf trois, comme dit en France) s'adressent à Monsieur l'Inspecteur Général avec une politesse exquise, lui disent respectueusement qu'ils ne peuvent plus travailler dans de telles conditions, et qu'au bout de l'année il y a le BEPC et qu'après il y aura le bac, car, ajoutent-ils, nous avons promis à nos chers parents d'avoir un bon métier…. Ils prient donc la hiérarchie de faire acte d'autorité… 

     Je n'exagère pas en disant que la lecture de ces lettres, chefs d'uvre de candeur et d'innocence, m'a presque tiré des larmes. Comment peut-on laisser des enfants dans de telles situations?

        Qui osera dire que les jeunes ne veulent pas travailler, ne pensent qu'à envoyer des SMS et à pianoter sur des consoles? Voila des jeunes filles et des jeunes gens, appliqués, studieux et désireux de réussir.

        Si vous lisiez la description d'une attaque dans la cour d'un établissement avec une petite explosion, dégageant de la fumée et la projection des bennes à ordures  de l'école contre les murs des salles de classes, que penseriez vous?

        Eh bien, je pense pour ma part que l'inspection générale doit réagir et aider ceux qui velent s'en sortir. Nous dzmandons pardon à ces enfants, victimes de violence dont nous ne parvenons pas, nous adultes, à les préserver. Mais courage!
 

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