04/06/2008

LA MORT DE PIERRE BEREGOVOY

 

 

  LA MORT DE PIERRE BEREGOVOY
Le livre de Pierre Follorou, le dernier secret (Paris, Fayard, 2008)

 Si l’on peut parler d’un cas tragique de la politique intérieure française de ces quinze dernières années, c’est assurément à la disparition de l’ancien premier Ministre Pierre Beregovoy que l’on pense immédiatement. Ce livre s’attache à reconstituer les circonstances de sa mort et déroule sous nos yeux les grandes étapes de sa carrière. Le jeune cheminot, fils d’un émigré russe ayant fui la révolution bolchevique, gravit patiemment tous les échelons de ses différents engagement pour s’imposer enfin, grâce à une ténacité sans pareille.
Dans son prologue, l’auteur, journaliste au Monde, s’attache à conforter la thèse du suicide, même si une récente émission sur FR3 un samedi soir il y a plus d’un mois, remettait cette thèse en question…
On lit l’histoire d’un homme qui ne fut jamais vraiment accepté par un milieu qui ne fut jamais le sien, un homme entièrement voué à l’admiration, voire au culte aveugle d’un chef qui, de l’aveu même de son épouse, Madame Gilberte Berégovoy, le manipula plus d’une fois. Modeste, vivant retiré de ce qui fait l’illusion du pouvoir, Beregovoy sera happé par un milieu qui lui donnera le vertige, au point qu’au lendemain de sa disparition tragique, sa mort dira qu’elle souhaitait que 1981 n’eût jamais eu lieu, signifiant par là que cette victoire a tout changé : les relations, le milieu, l’habitation et tout le reste.
Si l’on suit l’auteur, c’est le passage dans l’opposition après l’ivresse du pouvoir qui pousse le future Premier Ministre qui nouait des amitiés avec des personnes sulfureuses, un peu comme un nœud coulant se serre de plus en plus autour de votre coup… Ces hommes, moins scrupuleux que le Premier Ministre, sauront lui rappeler leurs largesses passées et exigeront un retour d’ascenseur …
Je passe sur les scandales dans lesquels le Premier Ministre n’avait rien à se reprocher pour arriver à ce prêt calamiteux d’un million de francs (un malheureux petit million) pour un appartement dans le XVIe arrondissement… Mais pour l’auteur, ce qui a délenché le geste fatal de Bérégovoy, c’est la crainte de voir le juge Thierry Jean-Pierre découvrir un compte numéroté sur lequel d’importantes sommes d’argent liquide avaient été déposées. Il y eut aussi l’incroyable imprudence  de membres très proches de la famille.
Tout ceci se termina dans le sang, sûrement le sang d’un innocent qui n’était pas le pire des hommes politiques de notre temps.

 

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30/05/2008

LE PASSE-TEMPS FAVORI DES SOCIALISTES FRANÇAIS…

LE PASSE-TEMPS FAVORI DES SOCIALISTES FRANÇAIS…
    Et si le passe-temps favori des socialistes français était de dire du mal les uns des autres, chaque fois qu’un congrès approche ?  Assurément, cela n’arrangera pas l’affaire des militants qui attendent désespérément une victoire électorale décisive. Mais cela convient apparemment aux leaders dits les éléphants qui briguent chacun la première place…
    Résumons la situation : depuis la mort de François Mitterand, seuls ont réussi ceux des socialistes français qui, tout en désavouant le vieux chef (souvenons nous du sous bénéfice d’inventaire de Lionel Jospin), ont poursuivi dans sa voie et utilisé les mêmes méthodes de divide et impera…
    Après l’intermède de M. Jospin, c’est un autre socialiste français, François Hollande qui s’est imposé à force de tours de passe-passe et de numéros d’équilibriste. Sans vouloir être désagréable, sa gestion du PS une décennie durant n’est vraiment pas une réussite. On dit l’homme intéressé par la candidature à l’élection présidentielle de 2007 lorsque soudain sa compagne, téléguidée par d’autres, s’est installée dans la place et lui a soufflé le poste sous le nez…
    La suite est connue : une candidate d’un parti qui ne la soutient pas, des éléphants qui se pressent à ses meetings en étant ailleurs et en attendant que cela se passe, bref une catastrophe… J’avais déjà écrit dans une note, en son temps, que la candidate du PS souffrait d’un triple handicap ou inadéquation : a) entre elle et le PS b) entre elle et son programme et c) entre elle et son propre staff (son conseiller économique est devenu ministre de Nicolas Sarkozy…)
    Et aujourd’hui, c’est reparti de plus belle : il suffit de lire l’article de Fr Hollande dans le journal Le Monde pour s’en convaincre. Il y a fort à parier que Bertrand Delanoë, Maire de Paris, va disputer à Madame Ségolène Royal sa place d’ancienne candidate à la présidentielle… Et cela repartira comme la dernière fois : unité de façade, on va au feu, on perd et on recommence. 

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29/05/2008

LA FRANCE ET SES TURBULENCES SOCIALES…

LA FRANCE ET SES TURBULENCES SOCIALES…
    Nous sommes à quelques semaines tout juste des départs en vacances ; la météorologie a été plutôt clémente ces temps ci et on devrait s’attendre à une humeur plus agréable des Français. Et que voyons nous? La grogne et le mécontentement enflent, compromettant même l’approvisionnement en poissons (rendez vous compte : bientôt plus de bouillabaisse à Marseille !), sans omettre le blocage des raffineries ou des dépôts de carburants…
    Certes, il existe un sérieux problème créé par le renchérissement des prix et notamment ceux des carburants. Il faut y apporter une solution le plus rapidement possible, dans le cadre des législations française et européenne.
    Mais est-ce suffisant pour justifier ces désordres ? Déjà toute une série de mécontents se donnent la main pour organiser la confusion et rendre la vie quotidienne encore plus compliquée : les ambulanciers, les taxis, les routiers, les agriculteurs, les marins pêcheurs, les enseignants, tous se préparent pour des actions censées leur donner satisfaction dans leurs revendications sociales ou salariales…
    Ne nous trompons pas ! Les revendications sont légitimes même si elles sont assez souvent exorbitantes. Mais pourquoi user de ces moyens là pour les faire aboutir ? Dans ce pays, il règne un vieux fond de conflictualité permanente et non d’urbanité. Aucun gouvernement, quelle que soit son orientation politique , n’est parvenu à réformer un pays qui en a bien besoin…
    Les Français ont travaillé dur (ceux, du moins, qui ont la chance d’avoir un emploi) durant plusieurs mois. L’été approche et l’on peut raisonnablement rêver d’évasion et de dépaysement : allons nous, en guise de prime, trouver des routes bloquées, des aéroports bondés et une pénurie de tant d’autres choses ?
    On pensera ce que l’on voudra de la politique actuelle, quelques faits demeurent incontestables : pour la première fois depuis des lustres, le plein emploi est à portée de main dans peu d’années, le service minimum mis en place par le gouvernement a rendu la dernière grève des transports presque indolore, le taux de croissance a été une grande surprise… Nombre d’autres progrès restent à faire, alors sourions et vivons heureux. Cela ne sert à rien de se plaindre constamment.

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27/05/2008

NICOLAS SARKOZY UN LÈVE-TÔT…

 

NICOLAS SARKOZY UN LÈVE-TÔT…
    La nuit a été très courte pour le Président de la République… Levé dès 4 heures du matin, il se rendit vers 5 heures au marché d’Intérêt national pour rencontrer ceux qui se lèvent tôt et travaillent. Après ce passage sur place, il a donné une interview sur une grande station  de radio périphérique pour annoncer de nouvelles mesures, notamment de soutien aux consommateurs. Il s’est aussi occupé d’une ligne du RER particulièrement empruntée chaque jour : près d’un million de voyageurs…
    On peut s’interroger sur cet activisme présidentiel ; certains sont même allés jusqu’à dire que le Président qui n’a jamais été Premier Ministre agit comme tel, alors qu’il se trouve à l’Elysée et non à Matignon… Cette remarque est étonnante puisque Nicolas Sarkozy avait maintes fois martelé qu’il serait un président qui gouverne.
    Ce qui frappe en revanche, plus sérieusement, c’est la mentalité des catégories socio-professionnelles touchées par la hausse du prix des carburants : comme si tout les usagers n’étaient pas touchés dans une égale mesure… On est surpris de lire que certains menacent en disant qu’il vont de nouveau bloquer les villes, les aéroports, les routes etc… C’est assez incroyable ! On a l’impression que la mentalité française ne parvient pas à se dépouiller une fois pour toutes de cet esprit frondeur, volontiers contestataire et jamais satisfait. Et parfois violent.
    Loin de moi l’idée de nier les réelles difficultés que rencontrent tant de nos concitoyens de France mais aussi d’Europe (Italie, Espagne, Portugal, ) et qu’il faut aider absolument. Dans le cadre de la loi et de la réglementation européenne. Mais tout de même : doit-on briser les abris bus, dévaliser les rayons de poissons des supermarchés, occuper les péages d’autoroutes… Bref, on ne parvient pas à changer la mentalité des gens.
    Finissons sur une note poétique : Charles Baudelaire, le poète maudit, disait, dans son désespoir face à la nature humaine, ceci : le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes. C’est l’opposition entre les cœurs de pierre et les cœurs de chair… Mais restons optimistes et continuons de croire en l’homme.
   
   
 

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25/05/2008

L'affaire d'Outreau: la justice en question

 

L’affaire d’Outreau

Trois ans avant sa mort et au terme d'une vie bien remplie, Ernest Renan écrivait, en guise d'introduction à son Examen de conscience philosophique (1889), les lignes suivantes :
«   La production de la vérité est un phénomène objectif, étranger au moi, qui se passe en nous sans nous, une sorte de précipité chimique que nous devons nous contenter de regarder avec curiosité. »

La quête de vérité gît au fondement même de toute volonté d'équité. Le séisme d'Outreau, aux conséquences si lourdes, montre combien on s'est écarté, volontairement ou pas, de l'impératif catégorique de la justice : identifier et punir les coupables, en épargnant les innocents.
 

 

                    L’affaire d’Outreau

Trois ans avant sa mort et au terme d'une vie bien remplie, Ernest Renan écrivait, en guise d'introduction à son Examen de conscience philosophique (1889), les lignes suivantes :
«   La production de la vérité est un phénomène objectif, étranger au moi, qui se passe en nous sans nous, une sorte de précipité chimique que nous devons nous contenter de regarder avec curiosité. »

La quête de vérité gît au fondement même de toute volonté d'équité. Le séisme d'Outreau, aux conséquences si lourdes, montre combien on s'est écarté, volontairement ou pas, de l'impératif catégorique de la justice : identifier et punir les coupables, en épargnant les innocents.

Or, existe-t-il un domaine où la découverte de la vérité est plus cruciale, plus vitale que le domaine judiciaire ? Certes, non. Mais qui est en charge de cette redoutable recherche sinon un être humain qui nous ressemble en tout point mais que ses fonctions investissent d'un pouvoir redoutable ?  Le juge d'instruction.

En dépit de mises en cause à la fois massives graves et récurrentes de quelques magistrat, il convient, pour élever le débat, de s'interroger sur toutes les circonstances qui ont rendu possible cette énorme erreur judiciaire (onze personnes injustement détenues pendant des années) et de replacer le fonctionnement de la justice dans son véritable contexte, celui de la société contemporaine.

Par-delà les erreurs manifestes (et j'en veux pour preuve le cas de ce jeune détenu qui induit délibérément en erreur le juge en le lançant sur les traces d'un cadavre imaginaire…), on ne saurait concentrer toutes les critiques sur un seul individu, même si son rôle dans ce naufrage judiciaire est incontournable.

On ne rend pas la justice dans un espace éthérique ni en vase clos. Il existe des facteurs extérieurs qui déterminent, qu'on le veuille ou non, le prononcé de tel verdict ou de tel autre. Quand une société, accablée de mille maux et vacillant sur ses fondements, est ébranlée par des scandales de pédophilie, de meurtres en série, de séquestrations d'enfants et de crimes de toutes sortes, la pression des media et de l'opinion est si forte que nul ne peut, en définitive, se soustraire à l'esprit de son temps.

Pourquoi formuler une telle exigence à l'endroit exclusif des juges ?  Faudrait-il leur interdire la lecture des journaux, l'audition des radios et  des programmes télévisuels ? L’évidence s’impose à tous : Dans le verdict d'un juge se reflète nécessairement un certain état de nos sociétés.

Or, que voyons-nous ? Une démission générale de toutes les sources traditionnelles d'autorité qui sont soit systématiquement attaquées soit littéralement niées : familles, écoles, églises, sociétés philosophiques, aucune institution ne résiste à cette déferlante qui atteint nos sociétés dans leurs fondements mêmes. Plus rien, ou presque, n’a de sens.

Comment s'étonner, dès lors, de l'embrasement de nos banlieues puisque la cellule familiale, berceau indispensable de la pensée et première éducatrice des enfants, si tous les modèles, tous les paradigmes sont réduits à néant. Aux côtés de ce nihilisme qui ne veut pas dire son nom, on perçoit l'émergence d'un véritable anitinomisme, une attitude qui consiste à nier frontalement toute idée de loi.  Or cette même loi  se veut à la sage et pérenne : c’est la sagesse du législateur qui lui confère cette pérennité puisqu’elle ambitionne de fonder en droit l’équité. Depuis quelques années déjà,  les majorités parlementaires varient dans leur choix fondamentaux en fonction d’une opinion publique, d’une vox populi, nécessairement versatile mais propre à déterminer, lors des prochaines consultations, la réélection ou la défaite des parlementaires… Ceci explique bien des choses : les mêmes qui se plaignent de l’insécurité croissante et réclament une répression accrue (en l’occurrence la généralisation, par exemple, de la détention provisoire) s’émeuvent des conditions de celle-ci  et étalent leur indignation lorsque la justice commet des faux pas comme celui d’Outreau…

 Est-ce la bonne méthode ? Si les parents ont perdu tout prestige aux yeux de leurs enfants et que ces derniers se cherchent désespérément d'autres modèles qu’ils ne trouvent plus, comme jadis, à la maison ou dans leur environnement immédiat, comment leur transmettre ces quelques valeurs qui ne se transmettent –originellement- que de père à fils et de mère à fille ?
A la base de la profonde crise actuelle que nous traversons se trouve une incertitude qui affecte gravement tous les secteurs de la vie sociale, ce qui nous conduit immanquablement à la préparation des magistrats. Or, les juges eux-mêmes reçoivent une formation juridique qui ne les arme pas suffisamment bien pour affronter les situations auxquelles ils seront confrontés. On a souvent pointé du doigt la jeunesse (c'est-à-dire l'inexpérience) du juge, ce qui n’est  pas la  plus invraisemblable des hypothèses… 


On a pu lire dans les colonnes du journal Le Monde les belles et émouvantes déclarations du magistrat le plus gradé de France, Guy Canivet, aujourd’hui membre du Conseil Constitutionnel, évoquant une justice rendue, «les mains tremblantes» et recommandant de voir en le justiciable «son prochain». Ce sont des paroles frappées au coin du bon sens et empreintes d'une humanité profonde. Est-ce si difficile à concevoir, à mettre en pratique ?

De toutes parts des voix s'élèvent pour réclamer une refonte totale des procédures pénales  Cette exigence est parfaitement fondée et l'on ne peut que s'étonner de l'étonnement des parlementaires découvrant l'application concrète des lois qu'ils ont mêmes votées : la brutalité des perquisitions matinales, le transfèrement des gardés à vue et leurs interrogatoires pratiqués parfois  sans ménagement.

On ne fermera probablement pas le dossier d’Outreau en se servant d’un bouc émissaire, voué aux gémonies car chargé de tous nos péchés. C’est à un examen de conscience (comme l’écrivait Renan il y a plus d’un siècle) que nous sommes tous conviés. Et d’abord en se disant que cela peut arriver à n’importe qui, qu’il faut être prudent lorsqu’il y va de la vie et de la liberté d’un être humain. Et au-delà de l’institution judiciaire qui a visiblement connu des dysfonctionnements, il y a les grands moyens d’information qui  ont involontairement prêté la main à ce déni de justice en gavant leurs lecteurs en quête d’émotions rares…

Ici-bas,  nul n’est infaillible. Nous devons donc aider les magistrats à mieux faire leur travail : notre démocratie en dépend. 






 




 

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23/05/2008

LA REFOEME CONSTITUTIONNELLE EN FRANCE : UNE CHANCE POUR CHANGER LA POLITIQUE

 

 

LA REFOEME CONSTITUTIONNELLE EN FRANCE : UNE CHANCE POUR CHANGER LA POLITIQUE
    Et si pour une fois le bon sens l’emportait dans ce pays ? La tribune signée par 17 députés socialistes français dans le Monde d’hier laisse entrevoir une issue heureuse pour l’adoption de la réforme de la Constitution qui requiert une majorité des 3/5e.
    On comprend les luttes partisanes qui sont de bonne guerre, mais on comprend beaucoup moins les marchandages ou les tentatives de faire monter les enchères. Les modifications apportées transformeront la vie politique du pays et représenteront une réelle avancée démocratique, si on avait la bonne idée d’adopter définitivement le projet.
    Je pense à la limitation du mandat présidentiel, au référendum d’initiative populaire etc… Pour un peuple assez actif, un demi siècle sans changer, c’est trop. Or la constitution de 1958 a tout juste un demi siècle. Il était temps de l’adapter au temps qui passe.
    Mais laissez moi former quelques vœux qui, je l’espère, ne seront pas des vœux pieux : il faut réconcilier les Français avec la politique, leur montrer qu’il faut s’engager, mais pour cela il faut réformer les mœurs de la classe politique qui, une fois en poste, ne rend plus de comptes et n’en fait qu’à sa tête. Il faut de l’ambition, de l’émulation, de la persévérance, mais il ne faut pas être prêt à tout pour arriver. Il faut savoir qu’une fois, entamée, une carrière politique doit penser à son arrêt : retourner dans sa profession, dans son corps d’origine, ou à ses affaires. C’est plus sain. Et c’est mieux pour tout le monde.
 

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20/05/2008

LES REFORMES EN FRANCE ; LES OGM ET LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Cet après-midi et jusqu’à la fin de la semaine, au moins, si tout se passe comme prévu, les parlementaires français vont débattre de deux réformes importantes : les OGM et la révision de la Constitution.

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POUR OU CONTRE LES TRENTE-CINQ HEURES ?

POUR OU CONTRE LES TRENTE-CINQ HEURES ?
    Oui, telle est bien la question qui se pose, singulièrement après l’apparente dissonance survenue hier entre les déclarations du Secrétaire général de l’UMP et son nouvel adjoint, membre du gouvernement et chargé, précisément, de la politique de l’emploi. Un mot tout d’abord sur cette dissonance : l’expression de deux opinions divergentes n’implique pas le désaccord mais plutôt la richesse du débat. Il est normal que les hommes débattent et qu’une autorité supérieure tranche. Les trente-cinq heures resteront donc la norme en matière de durée légale du travail.
    Qu’ont apporté ces fameuses trente-cinq heures, voulues jadis par les socialistes ? Dans l’esprit de leurs concepteurs, il s’agissait de contraindre (n’ayons pas peur des mots) les chefs d’entreprise à embaucher à tour de bras, afin de résorber le chômage qui devenait endémique, sans pouvoir vraiment licencier si la conjoncture  l’exigeait. Un dispositif compliqué parachevait le système en surtaxant les heures supplémentaires… Les socialistes croyaient mettre ainsi les chefs d’entreprise au pied du mur, oubliant un postulat de bas, à savoir que nous évoluons dans une économie libérale de marché. La réaction des entrepreneurs fut de changer de siège social, voire même de financiariser leurs actifs industriels : on vend tout, on récupère l’argent et on le place dans des valeurs boursières, de préférence, à l’étranger.
    Le gouvernement actuel a pris le contre pied de cette doctrine économique dirigiste : voulant pallier la désertification industrielle et rendre attractive le pays aux yeux des acteurs économiques, il a fait de l’adage travailler plus pour gagner plus le maître mot de sa politique. Et pour compter les heures supplémentaires défiscalisées, on se fonde sur la norme (de plus en plus théorique, des trente-cinq heures). Si vous travaillez plus, c’est-à-dire après les trente-cinq heures, eh bien, vous recevrez plus d’argent. Sinon, vous avez parfaitement le droit d’en rester là où vous êtes…
    Ceux qui prônaient le démantèlement de la loi voulaient administrer un électrochoc au pays, les autres font preuve de plus de pragmatisme et de prudence. N’oublions jamais la nature frondeuse du pays et de ses habitants.

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16/05/2008

LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE

  

LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA FONCTION PUBLIQUE EN FRANCE
    Les derniers avatars de la grève d’hier semblent nous orienter vers une petite épreuve de force entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement, voire le président de la République. En effet, tant le président que son ministre de l’Education nationale ont décidé de contre attaquer : l’un en signalant le grand réservoir d’enseignants sans élèves ni affectation et en annonçant la création d’une agence de gestion des absences, et l’autre en annonçant une prochaine loi sur le service minimum.
    En France, les esprits s’échauffent vite et l’on entend déjà les syndicalistes pousser des cris d’orfraie selon lesquels on s’attaquerait au droit de grève et ainsi de suite…
    Il est normal que le gouvernement défende les parents et les enfants, cela sa passe ainsi dans tous les autres pays européens. Le service minimum est une obligation prévue par la loi. Il doit s’appliquer dans les transports, dans l’enseignement, partout où cela est nécessaire.
    Parallèlement, les travailleurs ont le droit (garanti par la Constitution) de faire grève, mais la grève , ce n’est ni la paralysie, ni l’asphyxie, ni la ruine d’un pays. Cela, tout le monde doit le comprendre. Plus de 65% des parents estiment que leurs enfants doivent être accueillis en cas de grève, car, autrement, comment pourraient-ils aller à leur travail ? Le service public, ce n’est pas le public au service de quelques uns, c’est une communauté nationale, une nation qui œuvre pour le bien-être de tous.
    Même en Italie, pays encore plus latin que la France, lorsque les transports sont en grève, la loi confine la grève à quelques heures bien spécifiques de la journée. Il faut que les travailleurs aillent au travail. Eh bien, la France ne fait que se mettre à la norme européenne. D’un autre côté, nous devons absolument veiller à la décrispation des relations sociales dans l’Hexagone…
 

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14/05/2008

LA GREVE DES ENSEIGNANTS DE DEMAIN EN FRANCE

 

 

  LA GREVE DES ENSEIGNANTS DE DEMAIN EN FRANCE
    En sortirons nous un jour ? Je veux dire des grèves ! Je viens de suivre sur I TELE un débat entre le ministre Xavier DARCOS et le Secrétaire Général de la FSU. C’est assez étonnant d’entendre toujours les mêmes revendications et surtout cette volonté de faire en sorte que les grèves fassent mal et gênent la population.
    Le ministre a rappelé avec force et conviction qu’en huit ans, cela fait trente jours de grèves, un mois complet !
    Sans revenir le moins du monde sur le droit de grève, garanti par la Constitution, on peut aussi avoir égard au droit des parents de voir gardés leurs enfants et des élèves de recevoir un enseignement. Certes, le corps enseignant a des revendications légitimes mais il pourrait les faire valoir par d’autres biais que cette cogestion qu’il exige sans le dire franchement.
    Espérons qu’un jour -que nous souhaitons prochain-, les partenaires sociaux feront preuve de sagesse et comprendront que la vie évolue, que les choses changent et qu’il faut s’adapter. Les médecins nous disent qu’il y a un constant remaniement de la substance osseuse et qu’il ne s’arrête que lorsque cesse la vie.

 

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