18/11/2017

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Les nouvelles ne sont pas bonnes, elles sont même franchement inquiétantes, en provenance du Proche Orient. En sont responsables le régime iranien et son bras armé au Proche Orient, le Hezbollah, qui sera bientôt libéré du bourbier irako-syrien et prépare déjà un nouveau théâtre de confrontation, avec Israël en l’occurrence. Outre le fait qu’il ne mesure pas la nature du danger qu’il va susciter de la part d’un pays comme Israël, préparé au mieux à cette confrontation, l’Iran des Mollahs ne comprend pas ce qu’il risque de subir, avant même qu’il ait eu le temps de déclencher les hostilités…

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Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Tsahal et la guerre préventive: vers une réédition de Juin 67?

Les nouvelles ne sont pas bonnes, elles sont même franchement inquiétantes, en provenance du Proche Orient. En sont responsables le régime iranien et son bras armé au Proche Orient, le Hezbollah, qui sera bientôt libéré du bourbier irako-syrien et prépare déjà un nouveau théâtre de confrontation, avec Israël en l’occurrence. Outre le fait qu’il ne mesure pas la nature du danger qu’il va susciter de la part d’un pays comme Israël, préparé au mieux à cette confrontation, l’Iran des Mollahs ne comprend pas ce qu’il risque de subir, avant même qu’il ait eu le temps de déclencher les hostilités…

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15/11/2017

Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

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Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

Le courageux discours d’Emmanuel Macron sur les banlieues et le communautarisme

Suivant un dosage subtil et bien maîtrisé, le président de la République a commencé par rendre hommage silencieusement (et il a bien fait) aux victimes de la barbarie islamiste d’il y a deux ans, avant de se tourner vers les banlieues qu’il entend tirer de leur état d’abandon et d’une déshérence qu’elles vivent très mal. Et on les comprend. Tout simplement, et ceci représente une nouveauté dans la conduite politique des affaires intérieures, le président a nommé les choses par leur nom, attribuant aux uns et aux autres les responsabilités qui sont les leurs et les devoirs qui leur incombent.

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14/11/2017

La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

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La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

La Russie de Vladimir Poutine, à la manoeuvre de toutes les déstabilisations du monde libre?

Cela commence à faire beaucoup. On voit la Russie ou ses bataillons de redoutables hackers un peu partout, derrière toutes les déstabilisations qui défraient la chronique. Je ne sais pas si cela est fondé mais la fréquence et la multitude des attaques ne peuvent pas reposer sur rien. Et surtout, la mollesse des réactions du Kremlin nous laisse dubitatifs. Reprenons les choses depuis leur genèse. Le premier point de départ, celui qui se situe à l’origine des origines, c’est le déclin (qui rime avec kremlin) de l’empire soviétique qui a donné naissance à une Russie rabougrie, défaite, réduite à une entité devenue l’ombre d’elle-même, et ce, sur tous les plans, pas seulement militaire, idéologique et industrielle, mais aussi aux plans économiques et commerciaux. Sans oublier un aspect qui se révèle catastrophique , la plan démographique.

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09/11/2017

Emmanuel Macron et son interprétation de l’essence et des origines de l’islam…

Emmanuel Macron et son interprétation de l’essence et des origines de l’islam…

Le président de la République tient parfois des discours inspirés, ce qui est un peu une nouveauté en politique. On se souvient de la campagne électorale, au moment où il commençait à rameuter les foules. Certains journalistes, goguenards, avaient été surpris par son état d’exaltation et avaient parlé de discours prophétiques, voire messianiques.. On y a presque eu droit hier lors du discours d’inauguration du très beau musée du Louvre d’Abu Dhabi.

Le président -un énarque comme tout le gotha politique et administratif français- a prononcé des paroles sensées mais aussi contestables sur un sujet parmi les plus sensibles du moment, l’islam, ses origines et sa vocation dans notre monde contemporain. Et quand je dis sensible, je n’exagère pas. Songez que cette religion et ses caricatures ont occupé de manière marquante l’élection présidentielle. Songez que pour se prémunir contre le terrorisme islamiste on a vécu sou le règne de l’état d’urgence pendant longtemps et que nous en sommes sortis uniquement après avoir intégré dans la loi ordinaire des dispositions de l’état d’urgence…

C’est dire combien la parole présidentielle d’hier doit être scrutée à la loupe. J’ignore l’identité du conseiller qui a tenu la plume à la demande du président, mais on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que celui qui a prononcé l’allocution (devant maintes têtes couronnées arabo-musulmanes) a dû en peser chaque mot.

Pourtant, si la sincérité et l’authenticité des sentiments présidentiels ne font pas l’ombre d’un doute, les paroles prononcées, notamment la référence à un hypothétique syncrétisme qui serait à l’œuvre dans la religion mahométane, est une notion dont je doute qu’elle soit vraiment partagée par les auditeurs présents hier… Certes, la recherche historique, la science des religions comparées pointent dans la direction suivie par la parole présidentielle, mais une entité politique comme les Emirats Arabes Unis en est éloignée par des années-lumière.

Le président a eu raison de souligner que cette religion, gravement déformée par ceux qui l’instrumentalisent à des fins politiques, n’a jamais –et c’est son droit absolu- voulu procéder à une séparation qu’elle juge arbitraire, entre la loi religieuse (shari’a) et la vie politique ou publique. Le mot arabe pour laïcité est un néologisme très récent et doit son existence à des chrétiens orientaux, maronites principalement ; il fut formé au plan morphogénétique sur le terme désignant le monde ou la mondanité (alam, alamiya ou almaniya) : affaires ou choses de ce monde par opposition au monde du divin.

Le président a parlé à juste titre des monothéismes pour dire qu’ils se complètent et n’excluent pas mutuellement. C’est bien vrai mais il faut aussi tenir compte d’un dogme indéplaçable (unverrückbar) au sein de l’islam qui voit en son propre prophète le sceau de l’inspiration prophétique, la fin d’un cycle qu’il couronnerait ; ce qui implique clairement une sorte d’exclusivisme religieux et une inerrance prophétique. Or, cela heurte frontalement notre système socio-politique qui procède au découplage des convictions religieuses et de l’emplacement au sein du corps social. En clair : les gens peuvent croire ou ne pas croire, cela n’aura aucune incidence sur l’égalité des chances qui structure toute notre organisation sociale.

Mais ces idées présidentielles sont principalement l’expression d’un vœu digne d’éloge : expliquer clairement et publiquement à quelques dirigeants du monde arabo-musulman qu’il faut favoriser ce qui rapproche et bannir enfin tout ce qui divise, isole ou conduit à des confrontations violentes. On laisse loin derrière soi les temps des croisades et du djihad. Je rappelle que ce terme n’a pas qu’un sens guerrier. Il peut aussi désigner la confrontation avec soi-même par le biais de l’exégèse afin de découvrir quel est le vrai sens du verbe divin, de la Révélation. Etnat entendu que la polysémie du verbe divin ne sera jamais contenue entièrement par notre intellect humain.

Et dans ce sens, il faut saluer la parole présidentielle qui n’a pas hésité à qualifier de menteurs ceux qui trompent leur monde en faisant croire que le seul dialogue entre les religions passe par la guerre, la coercition et le mépris de l’Autre alors que dès 1179 le médecin-philosophe musulman Averroès, nourri d’idées puisées dans le legs gréco-arabe, recommandait dans son Traité décisif de pratiquer une exégèse du dialogue et d’ouverture à l’Autre et au monde.

Certes, le président français a célébré avec des envolées lyriques le culte de la paix, de la beauté et de la culture. Pour parler comme les Anglo-saxons, c’est du soft power. Mais la visite à la frégate J.B. accompagne ce geste de paix et d’ouverture. C’est une belle articulation du soft et du hard power.

En face des petits EAU, juste en face, à quelques milles marins, il y aune puissance qui a érigé en norme tout le contraire de ce que prône le président de la République, l’Iran des Mollahs, un pays qui risque d’entraîner le monde entier dans une grave confrontation armée dans unee région déjà très instable.

La culture, l’intelligence, le culte de l’art, l’action de réfléchir et d’agir sur le monde qui nous entoure, telle est la voie qu’ Emmanuel Macron recommande au monde islamique.

Le salafisme n’est pas l’islam.

Maurice-Ruben HAYOUN in 

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08/11/2017

Donald Trump, un président US qui dérange…

Donald Trump, un président US qui dérange…

Cet homme considéré comme un ovni de la vie politique nationale et internationale, continue de déranger, et d’intriguer, même un an après son élection controversée, voire contestée, puisque des sénateurs démocrates n’ont pas hésité à parler d’impeachment peu après la proclamation de sa victoire. Mais pourquoi donc une telle levée de boucliers alors que cette première année d’exercice du pouvoir marque la belle santé de la bourse et une nette diminution du chômage, le retour de l’Amérique sur la scène internationale et enfin la preuve cinglante que le statut de grande puissance, d’hyperpuissance ne peut pas s’accommoder d’une position de repli, si chère à Barack Obama et à son clone, Hillary Clinton ?

Une chape de plomb s’est abattue sur ceux qui désirent juger Trump à l’aune de valeurs vraiment objectives et qui n’entendent pas lui imposer leurs propres critères, leurs propres préjugés. L’auteur de ces lignes a lui-même longuement mûri ce qu’il écrit ici, craignant les procès d’intention et les condamnations à l’emporte-pièce.

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07/11/2017

Une dépouille mortelle peut elle servir de monnaie d’échange?

Une dépouille mortelle peut elle servir de monnaie d’échange?

Le débat qui se déroule sous nos yeux en Israël autour de la récupération des dépouilles de deux soldats israéliens prouve, une fois de plus, que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat comme les autres, à plus d’un titre.

L’Etat d’Israël se réclame, se prévaut d’une promesse divine, d’une Terre de promission, d’un système de valeurs intrinsèquement religieuses, accompagnées de principes démocratiques et humanitaires qui s’enracinent dans un humus dit laïc… C’est la relation dialectique entre ces deux domaines, c’est cette tension polaire, étrangère à toute entité politique, autre qu’Israël, qui fait la grandeur mais aussi la vulnérabilité morale de l’Etat juif.

David Ben Gourion, le réalisateur de l’utopie sioniste, était un Juif irréligieux (ce fut dur de le convaincre de passer à la synagogue le jour de la proclamation d’indépendance) mais qui brandissait toujours la Bible pour fonder de manière irrécusable les droits du peuple d’Israël sur la terre ancestrale. Il n’existait pas, aux yeux de Ben Gourion, cet athée juif (sic), de preuve plus absolue, plus accomplie de la légitimité d’Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif …

Cela a eu et continue d’avoir d’incroyables répercussions sur l’action de cet Etat juif qui doit, chaque jour que Dieu fait, de se battre pour rester en vie. Les racines qui le portent ne lui permettent pas d’agir à sa guise, il doit sans cesse veiller à ce que son action politique demeure conforme aux valeurs qu’il est censé incarner.

Aujourd’hui, il se bat par tous les moyens, surtout pacifiques et humanitaires, pour rendre à deux familles juives d’Israël, le corps de leur fils rué au combat. Le Hamas qui le détient comme il a détenu cinq années durant le soldat franco-israélien Gilad Shalit, au mépris de toutes les lois et conventions réglant le statut des prisonniers de guerre, refuse obstinément de rendre ces deux dépouilles dans l’espoir de faire monter les enchères et d’obtenir la libération de ses propres prisonniers, comme dans le précédent échange. Or, le pays tout entier a vécu cet échange comme un profond traumatisme. La mère de l’un des deux soldats tués a cru bon de saisir la cour suprême, connue pour son activisme et son orientation critique à l’égard des décisions gouvernementales.

La compassion la plus élémentaire nous commande d’accepter cette initiative, même si elle n’a aucune chance d’aboutir, la cour suprême ne pouvant pas dicter au gouvernement son propre mode d’action. Certaines voix autorisées s’élèvent pour condamner cette action au motif que cela renforce les exigences du Hamas… On se trouve devant une véritable aporie kantienne : les deux camps ont raison !

Mais il y a l’aspect moral, voire éthico-religieux, jamais passé sous silence dans ce pays qui veut respecter les droits de l’homme tout en devant se défendre, les armes à la main. Mais dans le contexte précis de ce jour, il s’agit d’un marché macabre : Israël a récupéré les cadavres de cinq membres du Djihad islamique. Sans l’avoir jamais dit clairement, on semble s’acheminer vers une sorte d’échange qui n’ose pas dire son nom ; le Hamas rend les deux dépouilles israéliennes et Israël rend les djihadistes morts qui sont en sa possession.

Ce n’est pas seulement la morale juive qui interdit une telle attitude, c’est la conscience humaine universelle. Même si, dans certaines situations, il est permis de faire flèche d e tout bois, ou de recourir à des méthodes que l’éthique universelle réprouve.

Le Hamas ne s’embarrasse pas de telles considérations,, pour lui, la fin justifie les moyens. Pendant cinq années de détention de G. Shalit, sa famille n’a presque jamais eu la possibilité de s’assurer qu’il était bien en vie alors que les prisonniers palestiniens en Israël jouissent d’un traitement conforme aux conventions de Genève.

Mais ce danger est secondaire, le vrai danger qui menace Israël, c’est le renoncement à ses impératifs éthiques, la trahison de ses idéaux humanitaires, proclamés par ses prophètes dont les plus anciens remontent aux IX-VIIIe siècles avant notre ère. L’humanisme de Jésus n’est pas né d’une génération spontanée, il s’enracine dans une tradition plurimillénaire. La défense du faible, l’amour de l’Autre, même de l’ennemi, la reconnaissance de la part qui lui revient au sein de l’humanité universelle, tout ceci et bien d’autres choses se trouvent dans le messianisme biblique.

Et la tradition postbiblique ne s’est guère écartée de ces valeurs, au contraire, elle les a renforcées, raffermies, même dans les situations les plus extrêmes. Ce judéo-christianisme structure aujourd’hui encore les fondements de nos sociétés occidentales. Dans ce sens, il y a une genèse religieuse du politique, sans que cela n’affecte le moins du monde la laïcité.

Pour finir : faut-il procéder à un échange macabre de cadavres ? Il faudrait arriver à un accord librement consenti par les deux parties, excluant tout marchandage avilissant.

Me revient en mémoire un adage talmudique attribué à Rav Hunna : Dieu est toujours avec ceux qui souffrent. Et si les hommes cessaient de se faire souffrir les uns les autres, tant de graves questions restées en suspend seraient réglées. Y compris celle-ci.

Maurice-Ruben HAYOUN

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06/11/2017

La démission du Premier Ministre libanais, le sunnite Saad Hariri

La démission du Premier Ministre libanais, le sunnite Saad Hariri

Le Moyen Orient m’a toujours fait penser au grand magasin La Samaritaine dont le slogan publicitaire favoris était : il se passe toujours quelque chose à la Samaritaine… Chaque matin que Dieu fait, en allumant la radio ou la télévision, les organes de presse d’Occident (Europe, USA, Australie) ne m’étonnent que dans des cas exceptionnels, mais quand je regarde I24News ou une télévision arabe comme Al-Jazira, il y a toujours de l’inattendu. Il se passe toujours quelque chose : la destruction d’un tunnel offensif, la récupération de cinq cadavres, les réactions, etc…

C’est exactement ce qui s’est passé hier ou avant hier avec la démission surprise de Saad Hariri, le fils du premier ministre libanais du même nom, tué lors d’un attentat avec toute sa suite. Le tribunal pénal international, après des années d’enquêtes et d’efforts, a lancé des mandats d’arrêt contre des membres du Hezbollah que cette organisation terroristes refuse de présenter à la justice et qui auraient trouvé refuge en Iran, dit-on.

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