18/10/2012

Titre de la noteEst ce que la Syrie peut s’en sortir ?

Est ce que la Syrie peut s’en sortir ?

 

C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui. Personne ne s’intéresse plus au théâtre d’ombres dont l’acteur principal n’est autre que le vieux diplomate algérien qui vole d’un pays à l’autre, récoltant ici des promesses non tenues, et là des assurances qui ne valent pas grand chose.

 

La réalité est que Bachar el Assad est en train de pratiquer la politique de la terre brûler , en arabe siyassat al ard al mahrouka. Jamais, pas une s eule fois, il n’a tenté de parler avec l’opposition ; pas une fois il n’a proposé de faire un cessez le feu. Rien. Il a répondu par un gigantesque déploiement de forces. Et j’ajoute que je suis surpris par la vigueur du régime et par sa reprise en main du pays. Plus de désertions, plus de défections.

 

Et surtout, son armée est réapprovisionnée, elle passe à l’offensive, les troupes sont ravitaillées, se reposent et sont remplacées par des forces fraîches qui repartent au front. Donc, la révolte marque le pas. Ce n’est pas de sa faute car elle n’a pas l’armement nécessaire et mène néanmoins un combat héroïque : déjà plus de 30.000 morts.

 

Que faire pour en finir et abréger les souffrances du peuple syrien ? Les Occidentaux doivent envoyer quelques officiers des forces spéciales encadrer les insurgés. Faute de quoi, on ne s’en sortira pas.

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16/10/2012

Discours du récipiendaire

 Discours du récipiendaire

 

Messieurs les Ministres Bernard DEBRE Claude GOASGUEN et Claude GUEANT

Monsieur Jacques-Pierre GOUGEON, conseiller spécial de Monsieur le Premier Ministre JMA

Madame le professeur Blandine KRIEGEL et si vous le permettez chère Blandine,

 

 

S. Excellence. Monseigneur Luigi VENTURA, Nonce apostolique

S.E. Madame Susanne WASUM-RAINER, Ambassadeur d’Allemagne

Monsieur le Grand Rabbin Josy EISENBERG

 

Madame Céline BOULAY-ESPERONNIER, Conseiller de Paris et adjointe au Maire du XVIe arrondissement, Monsieur Claude GOASGUEN,

Monsieur Charles MALINAS, Conseiller diplomatique auprès de Madame la Ministre de la culture

M. Jean-Paul FAUGERE, Président de CNP-Assurances

Monsieur Xavier MUSCA, Directeur Général délégué du Crédit Agricole

Monsieur le Sous- Préfet Alain BOYER

Madame Anny FORESTIER, Proviseur du lycée Janson de Sailly

 

Monsieur Philippe OLIVIER, Conseiller pour la culture et pour l’enseignement supérieur auprès de M. le Sénateur-Maire de Strasbourg

 

 

Monsieur le Directeur Général des éditions Univers poche, M. François Laurent

Monsieur le Directeur Général des éditions Berg International, M. Georges NATAF

Monsieur le Directeur Général des éditions Armand Colin, M. Jean-Christophe TAMISIER

 

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis,

 

Avant toute chose je veux exprimer ma profonde gratitude à Madame le Professeur Blandine KRIEGEL, professeur émérite des Universités, ancienne chargée de mission à la présidence de la République et ancienne présidente du Haut comté à l’intégration, qui a si généreusement accepté de remplacer le Président Jean KAHN, rendu indisponible à la suite d’un petit problème de santé.

J’adresse donc à mon éminente collègue et Amie Blandine ma très vive gratitude

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14/10/2012

Faut-il intervenir au Mali ?

Faut-il intervenir au Mali ?

 

Oui, absolument, et sans hésiter. On ne recule pas devant le terrorisme car il ne connaît ni logique ni loi. Si vous négociez avec des terroristes, ils ne vous lâcheront jamais et découvrirons dans ce genre d’activité une pratique des plus lucratives.

 

On ne peut pas laisser des bandes armées islamistes, de surcroît, s’emparer de larges portions de territoire au point d’en faire de nouveaux Afghanistans. On a souvent demandé aux populations pour quelles raisons elles suivent docilement les terroristes. Elles répondent toutes que les Occidentaux font des opérations ponctuelles et finissent par partir, facilitant le retour des extrémistes lesquels se vengent cruellement de la population, livrée à elle-même.

 

Toutes proportions gardées, c’est ce que disent les paisibles habitants des banlieues et des cités ou des quartiers : la police vient et reste peu de temps, ensuite elle se replie, livrant ces territoires au bon vouloir des bandes.

 

Il faut donc intervenir en mettant bien en garde les ravisseurs des Européens : s’ils s’en prennent à leurs otages, ils le paieront fort cher et aucune grâce ne leur sera jamais accordée.

 

Mais cette situation est aussi un avertissement à ces états africains qui réclamèrent il y a des décennies  leur indépendance à cor et cri. Durant toutes ces années, ils ont dénoncé les méfaits du colonialisme et voici qu’aujourd’hui ils s’en remettent pour leur sécurité aux armes de la France et d’autres pays occidentaux réputés néo-colonialistes…

 

Il y a ici aussi une leçon de l’Histoire

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12/10/2012

Edith STEIN et le judaïsme de son temps

CONFERENCE PRONONCÉE AU COLLEGE DES BERNARDINS

LE VENDREDI 12 OCTOBRE 2012 A PARIS                  

 

 

EDITH STEIN ET LE JUDAÏSME DE SON TEMPS

              L’état du judaïsme d’Allemagne et de ’aire culturelle     germanique  à l’époque d’Edith Stein (1891-1943)

 

Pour les juifs d’Allemagne et de l’aire culturelle germanique, ce qui inclut l’Autriche-Hongrie et la quasi-totalité de ceux qui vivaient à l’est (Ostjuden) et au centre de l’Europe, le XIXe siècle, dans son ensemble, marque un tournant. Cette mutation mais aussi ce renouveau avaient débuté au cours du siècle précédent avec la personnalité à la fois charismatique et emblématique de Moïse Mendelssohn (1729-1786), célèbre tant pour ses œuvres que pour son ouverture d’esprit, son modernisme, son rapport aux autres et son amitié sincère et féconde avec Gottlob Ephraïm Lessing (ob. 1780), l’auteur de Nathan le sage, de la pièce de théâtre Die Juden et  de L’éducation du genre humain[1].

 

Mendelssohn peut être considéré, à juste titre, comme le fondateur du judaïsme prussien et du judaïsme moderne. Issu d’un milieu pauvre, né dans une bourgade peu connue de l’Anhalt, Dessau (il signait d’ailleurs Moshé mi-Dessau  dans sa correspondance hébraïque: Moïse de Dessau), son père était un modeste copiste de rouleaux de la Tora. Le jeune Moses quitta, dans des circonstances peu claires, sa bourgade natale et suivit à Berlin son mentor religieux, le grand rabbin David Fränkel, spécialiste connu du talmud de Jérusalem. Ce dernier veilla sur son jeune disciple dans la capitale prussienne en l’installant dans une opulente famille où il fit fonction de précepteur des enfants, moyennant le gîte et le couvert.

 

Sans trop m’y attarder -je renvoie au livre cité en note 1 que j’ai consacré à ce père-fondateur-  je rappelle que le legs spirituel de ce grand homme est diversement vu et apprécié par les historiens. On est en présence de deux écoles : la première dont je suis salue son esprit visionnaire et perçoit en lui le pionnier de l’Emancipation, conduisant son peuple hors du ghetto, avec bienveillance et discernement, sur la voie du progrès, de l’ouverture, tout en restant fidèle aux doctrines et aux pratiques ancestrales, tandis que la seconde, largement représentée dans l’historiographie israélienne actuelle, le traite de père de l’assimilation, de liquidateur de la tradition et le tient pour l’introducteur des ferments de la discorde au sein de la grande communauté juive d’Europe. On lui reproche aussi d’être responsable de l’ameublissement des structures religieuses traditionnelles.[2]

 

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11/10/2012

Les choses ne s’arrangent pas entre la Turquie et la Syrie

les choses ne s’arrangent pas entre la Turquie et la Syrie

 

Les choses vont en empirant puisque les Turcs ont dérouté un avion de ligne syrien qui provenait de Moscou avec à son bord des équipements incompatibles avec le transport aérien civil. L’avion a été immobilisé et sa cargaison saisie avant qu’il ne puisse poursuivre sa route.

 

La Syrie a parlé d’une piraterie aérienne, ce qui n’est guère étonnant. Par delà ce geste symbolique, on relève que les Syriens font l’objet d’une surveillance accrue, même si, sur le terrain, les choses ont plutôt l’impression de tourner à l’avantage du régime.

 

En effet, Damas semble presque entièrement pacifiée et Homs est encerclée. Le rouleau compresseur de l’armée syrienne est en marche. Ce qui est frappant, c’est que les désertions ont cessé, les défections de généraux et d’hommes politiques n’ont plus cours. Et surtout, l’armée du régime tient le coup alors qu’elle est mise à rude épreuve depuis près de vingt mois.

 

La stratégie des Occidents n’a pas payé : le régime est toujours là, même si on se demande comme il finance ce formidable effort de guerre et si l’on voit que les villes syriennes sont en ruines.

 

Il faut armer les insurgés ou au moins infiltrer des forces spéciales pour les vertébrer.

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10/10/2012

DSK : le retour.

DSK : le retour.

 

Ce matin, je voulais parler de tout autre chose, et notamment évoquer l’attentat odieux contre cette petite Afghane de 14 ans ennemie des talibans et que ces criminels ont tenté de tuer en lui tirant une balle dans la tête. Elle est actuellement soignée dans un hôpital de Peshawar au Pakistan. Il semble qu’on l’enverra dans un établissement à l’étranger où elle sera mieux prise en charge et soustraite à la vindicte des intégristes.

 

Je voudrais dire quelques mots sur le retour de DSK qui a fait hier à Séoul une brillante  conférence sur les grandes questions économiques de notre temps. Au fond, c’est là sa vraie vocation. Mais ce qui retient l’attention, c’est le début de la remontée des abimes de DSK. L’homme a visiblement mûri, il a enfin compris que la voie qu’il avait choisie ne menait qu’à l’impasse voire à la déchéance morale et politique. Mais dans le domaine de l’économie et des finances, il excelle et il vient de le prouver de nouveau. Désormais, il est sollicité comme conférencier international et comme consultant de grandes institutions publiques et privées.

 

Mais dans ses confidences, notamment à BFM TV et au journal Le Point, il va plus loin et parle de sa vie privée. Il rappelle qu’il a commis des erreurs mais qu’il n’a jamais été condamné nulle part, pas même aux USA où le procureur a classé l’affaire. Questionné sur ce qui s’est passé dans la fameuse suite du Sofitel de NY, il répond que cela na concerne pas les autres mais lui-même et la femme en question… Un peu court, mais pourquoi pas…

 

Dans environ dix-huit mois, un peu moins peut-être, et s’il ne commet pas de nouvelles frasques DSK redeviendra  une personnalité respectée et recherchée pour ses judicieux conseils financiers et économiques. On ne peut lui dénier un certain génie dans ces domaines. Il semble qu’il a enfin pris de bonnes résolutions.

 

Peut-on lui donner des conseils ? L’aider ? Je l’ignore. Mais il faut qu’il comprenne qu’un homme de sa trempe doit maîtriser les facultés inférieures de son âme, pour parler comme Aristote. Ou, pour parler comme les hassidim d’Europe de l’est au cours du XIXe siècle, procéder à la ha’ala’a, l’élévation (ou sublimation) des instincts.

 

C’est bien là le chemin de vie qui guide vers le haut l’homme intelligent (orah hayyim le ma’la la-maskil.)

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09/10/2012

Titre de la noteLa France est-elle malade ?

La France est-elle malade ?

 

La question peut hélas être posée. Les semaines se suivent et se ressemblent. Les journaux télévisés commencent par une énumération de faits divers : des lycéens qui poignardent un ou une professeur et les collègues qui réagissent légitimement en cessant d’enseigner. Des lycéens qui se poignardent mutuellement pour une banale affaire sentimentale… Une mère d’enfant qui agresse violemment une enseignante, etc…

 

Et aujourd’hui, c’est la découverte de cellules terroristes qui n’hésitent pas à commettre des attentats sur le sol national et ne contentent plus d’aller faire le djihad ailleurs, en Syrie, en Afghanistan ou au Pakistan…

 

Et à tout cela s’ajoutent les affres de la crise qui n’’épargne plus personne. Le gouvernement, mû par la louable volonté de redresser une situation catastrophique a opté pour une hausse des impôts. Certains lui reprochent de se concentrer sur ce seul point et de ne pas s’en prendre aux dépenses publiques, en d’autres termes aux dépenses sociales.. C’est la fameuse dialectique entre le verre à moitié vide ou à moitié plein.

 

Mais l’élément le plus préoccupant reste ces cellules terroristes dormantes, animées par des gens nés en France, donc sur le territoire national. Ces criminels se sont convertis au djihad et n’hésitent plus à commettre des attentats et à en projeter d’autres. Leur détermination s’avère lorsque l’un d’eux accueille les policiers les armes à la main et vide sur eux son chargeur…

 

Comment en sommes nous arrivés là ? Ceux qui sont nés dans le pays ont pu bénéficier du système scolaire et leurs parents n’ont pas été secondarisés par les institutions. Alors que s’est il passé ? C’est probablement le passage de ces gens dans l’univers carcéral qui est en cause. Il ne faut pas permettre au zèle convertisseur de ces gens de se développer dans les prisons. Ce n’est pas la première fois que de telles conversions s’opèrent dans cet univers de la détention.

 

Il faut prendre ce problème à bras le corps. Cela Marine Le Pen l’a compris. Elle l’a prouvé dimanche en début de soirée sur la 3e chaîne de télévision française.

 

Les autorités françaises devraient consacrer un peu plus d’attention à ces problèmes. La France doit retrouver sa bonne santé et profiter de ses atouts.

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08/10/2012

Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcadie

Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcadie

 

Hier soir, à Deauville, j’ai vu le film d’Arcadie. Il a duré deux heures.

c’était un peu longuet et à la fin tous les restaurants de Deauville étaient

fermés. Pourtant, nous avions passé une bonne soirée.

Que penser de ce film ? Je ne suis plus aussi positif, tant le plan du film s’est trop soumis au script de Yasmina Khadra. Je n’ai rien contre ce romancier algérien, mais il demeure prisonnier de conceptions et de visions qui méritent une bonne psyanalyse : c’est toujours cette image de la France, mère et la femme à la fois qu’on rêve d’aimer physiquement mais dont on demande aussi l’image maternelle tutélaire… Ce qui explique peut-être les relations passionnelles entre la France et l’Algérie. Ceci transparait immédiatement dans la première scène où une femme d’âge mûre, symbole avérée de la France, est attirée par un tout jeune homme, symbole du colonisé d’Algérie. Cela se passe bien, mais le jeune homme y prend goût et ne suit que son instinct.

 

Et c’est la douche froide : la Française d’âge mur le remet à sa place, elle parle d’un égarement, d’une grosse bêtise qu’il faut oublier au plus vite et lui enjoint de ne plus venir à l’improviste chez elle, comme  s’il était chez lui… Terrible désillusion dont le jeune homme, futur amoureux de la propre fille de cette adulte dévergondée, fera les frais. On peut le dire ; plaisir d’amour ne dure qu’un instant, chagrin d’amour dure toute une vie !

 

L’auteur du roman a une sensibilité islamo-  algérienne, à ses yeux, l’union physique entre la France et l’Algérie, la femme mûre et le jeune Arabe (comme l’appellent ses amis) ne parvient pas sublimer, à dépasser son complexe. Et le film n’aurait pas dû le suivre, car, jusqu’au bout, le spectateur moyen que je suis ne parvient pas à comprendre pourquoi il y a un drame…… La jeune femme eût elle pu vivre avec un tel homme ? Lui-même, brillant et doué, aurait-il pu oublier d’où il venait ? Au fond, qu’est ce que l’individu ? Demandez donc à Sören Kierkegaard !

 

Hautement symbolique est l’image du vieil homme qui se recueille sur la tombe de celle  qu’il a toujours aimée mais dont tout le séparait : les préjugés de la société coloniale, la religion, les mœurs, les origines, tout, absolument out. Et c’est bien là, alors qu’elle est dans le monde de la vérité, qu’il lui dit : je t’aime ! Quelle tristesse ! Seule la mort pouvait transcender tout cela et rapprocher ceux que la vie déparait indéfiniment.. Et c’est peut-être en cela que repose la grandeur du film. Ces deux là s’aimeront dans l’éternité dans le jardin d’Eden, dans Gan Eden biblique

 

Mais il ne fallait pas mettre deux heures à le dire.

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Titre de la noteLa fête de Simhat Tora, ce soir, clôture de soukkot.

La fête de Simhat Tora, ce soir, clôture de soukkot.

 

On a déjà eu l’occasion de parler de la joie de soukkot qui succède à l’austérité, voire à la gravité du jour des propitiations et du Nouvel An. Mais il y a une joie à la joie, celle de la Tora pour laquelle, de génération en génération, les juifs se sont faits tuer. Ils ont supporté toutes ces souffrances avec un incroyable stoïcisme. Déjà dans les écrits bibliques, probablement dans les Psaumes et le livre de Samuel, il est dit que les Hébreux sont emmenés pour Dieu à l’abattoir tous les jours (ki aleikha horagnou kol ha yom)…… Plus loin, il est même dit : nous sommes comme le bétail emmené à l’battoir (hayyinou ka-tson la-tévah youval…)

 

Et voilà que ces mêmes juifs tués à cause de leur Tora dansent à n’en plus finir avec, dans les bras, cette même Tora pour laquelle on les a si cruellement persécutés. Curieux paradoxe comme seul un peuple aussi étrange peut en vivre…

 

Pourquoi le destin juif est il si cruel ? Ernest Renan a dit dans son Histoire d’Israël que le peuple juif avait été chargé d’une mission extraordinaire qui présupposait sa propre disparition : écrire l’histoire des autres, l’histoire de l’humanité. Et pour ce faire, ajoutait le titulaire de la chaire d’hébreu et d’araméen au Collège de France, le peuple d’Israël devait disparaître… Curieux raisonnement pour expliquer un paradoxe non moins paradoxal.

 

Notre explication est différente : le peuple d’Israël a été chargé de rédimer l’humanité tout entière en lui montrant le droit chemin et en lui exposant les commandements de la Tora. Comme ces commandements heurtent la sensibilité ordinaire des hommes, ces messagers furent punis en raison du message dont ils étaient porteurs.

 

Mais alors pourquoi les juifs dansent –ils avec dans leurs bras l’objet de tous leurs malheurs ? C’est probablement en raison de leur foi inébranlable en Dieu.  Un passage talmudique met en relation les souffrances d’Israël et sa foi en Dieu. Il dit que les mérites d’Israël ne tiennent pas à sa fidélité à la législation divine ni au respect des préceptes mais au fait suivant : quelle qu’ait été la férocité de leurs persécuteurs et l’atrocité de leurs souffrances, ils n’ont jamais douté de leur Dieu. Même lors de la première catastrophe nationale, la destruction du Temple de Jérusalem en -586, les fils de Sion n’ont pas songé un seul instant à abandonner le Dieu de leurs père pour se ranger sous l’aide protectrice du Dieu babylonien…

 

C’est là peut être le mystère de la joie de la Tora, une joie souvent tempérée par une foule d’interdictions austères et un réseau très dense d’interdits.

 

C’est bien là l’imploration d’Israël qui tient en ces termes : et malgré tout cela, ton NOM nous ne l’avons pas oublié ; de grâce ne nous oublie pas (ou-be-khol zot chimekha lo shakhanou, na al tishkahénou !-)

 

Maurice-Ruben HAYOUN

In Tribune de Genève du 8 octobre 2012

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04/10/2012

Le torchon brûle entre la Syrie et la Turquie

Le torchon brûle entre la Syrie et la Turquie

 

Le grave incident militaire intervenu hier entre les deux pays voisins était prévisible : un tir de mortier parti de Syrie a touché toute une famille dans une zone habitée par des civils turcs, causant la mort de toute une famille. Les Turcs ont riposté tuant à leur à tour des militaires syriens.

 

La Turquie a aussitôt saisi l’OTAN dont elle fait partie et alerté l’ONU qui doit se réunir ce jour même pour examiner la situation.. IL faut absolument éviter cette escalade qui pourrait mettre ces deux pays dans une situation de guerre ouverte.

 

C’est de Turquie que partent les éléments de l’armée syrienne libre pour s’en prendre aux forces de Bachar el Assad. C’est aussi de ce pays que proviennent les renforts et les munitions pour les insurgés dont on dit aujourd’hui qu’ils contrôlent plus de 50% du territoire national.

 

Et si les choses ne se calment pas nous serons au bord d’une guerre ouverte. Les insurgés tentent d’établir un couloir sécurisé entre la frontière turque et le nord de leur pays, notamment la ville d’Alep. S’ils y réussissent, ils établiront alors une solide tête de pont leur permettant de faire affluer hommes et matériel, notamment de l’armement lourd, dont ils ont tant besoin.

 

Au fond, la Turquie se trouve, à son corps défendant, au centre du conflit. Elle n’a pas voulu être neutre et elle a eu raison. Mais la situation actuelle tout aussi délicate, voire inconfortable.

 

Si les insurgés ne sont pas mieux armés, le régime de Bacahr résistera encore longtemps et il n’est pas exclu qu’il cherche à provoquer une guerre régionale plus vaste avec l’aide de l’Iran et du Herzbollah.

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