10/11/2010

Le président Barck OBAMA et le monde musulman

Le président Barck OBAMA et le monde musulman

On reparlera certainement beaucoup de ce nouveau discours qui reprend et élargit celui du Caire d’il y a un peu plus d’un an. Mais cette fois-ci, son auteur est un peu mûri et a fini comprendre que les discours ne peuvent pas grand chose face à des réalités têtues. Il ne suffit pas de dire des mots gentils, de paraître angélique, pour changer les choses. C’est la grande leçon du discours qui nous apprend plus sur l’orateur que sur l’objectif qu’il cherchait à atteindre. Dans un pays comme l’Indonésie, pays non arabe mais renferment la plus grande population musulmane de l’univers, le terrorisme a été virulent mais fut combattu avec détermination.

Mais il semble que le président américain n’aborde pas le vrai sujet frontalement.

Les USA ont leur droit, par leur taille et leur économique et militaire de défendre leurs intérêts de par le monde et de pratiquer la politique qu’il juge conforme ) leurs désirs. En revanche, ils n’ont jamais attaqué le monde musulman, c’est une frange de l’islam radical qui est venue, il y a près de dix ans, les attaquer chez eux. La politique de défense subséquente qu’ils durent mener est donc amplement justifiée.

En revanche, il est un détail qui risque d’être reproché gravement à l’épouse du chef de la Maison Blanche, c’est le foulard beige qu’elle a jugé bon de mettre autour de ses cheveux. Elle est pourtant, elle, absolument chrétienne, et un tel gesye, fait en guise de respct et de considération, risque de relancer la polémique à l’encontre de sépoux que d’aucuns accusent de ne pas être un bon Amréricain.

Encore une fois, le président US commet des maladresses… Dommage !

08:05 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

09/11/2010

L’anniversaire de la nuit de cristal.

L’anniversaire de la nuit de cristal.

Un jeune juriste, Ernst von Rath, conseiller d’ambassade à Paris est, dit-on attaqué au Palais Beauharnais le 7 novembre 1938 par un jeune juif polonais du nom de Herschel Grynszpan. On a pensé qu’il s’agissait d’une vengeance en raison des mauvais traitements infligés à ses parents à la frontière germano-polonaise. D’autres historiens pensent qu’il s’agissait d’une querelle entre homosexuels et que von Rath avait déjà été grièvement blessé lorsque le jeune juif entra dans son bureau. Les nazis, dit-on, auraient monté toute cette affaire, d’une part, pour éliminer un homosexuel et d’autre part pour lancer leur premier grand pogrom.. Grièvement blessé le 8 novembre, le jeune diplomate décède le jour suivant, le 9 novembre. A Paris.

Dès l’annonce du décès tout se précipite et dans la nuit du 9 au 10 novembre une vague d’antisémitisme rageur se déchaîne : comment concilier cette terrible haine avec une prétendue spontanéité ? Ou alors les Nazis étaient-ils dans l’attente de la première occasion d’en découdre avec leurs juifs ? Mille synagogues sont brûlées et sept mille cinq cents juifs arrêtés.

Le sinistre journal nazi Der völkische Beobachter n’est pas en reste : en date du 14 novembre 1938 il décrit des funérailles grandioses à l’église luthérienne de Paris sous la présidence du baron Ernst von Weiszäcker, celui-là même qui sera assis sur le banc des accusés de Nuremberg pour avoir été secrétaire d’Etat d’Hitler.

Grynszpan naquit à Hanovre en 1921 et se rendit illégalement à Paris en 1936. Et comme on l’a dit plus haut, ses parents faisaient partie des 17000 juifs expulsés par les Nazis vers la Pologne. Ce qui aurait motivé son geste serait la carte postale envoyée le 3 novembre par sa sœur relatant les terribles conditions de vie qui leur étaient faites…

A-t-on manipulé le jeune juif pour lancer le terrible progrom ? La question est encore débattue…

18:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Hommage respectueux à Charles de Gaulle

Hommage respectueux à Charles de Gaulle

Il y a quarante ans, Charles de Gaulle s’éteignait chez lui à la Boisserie, terrassé par une crise cardiaque. Il aurait eu 80 ans quelques jours plus tard. Je me souviens très bien de cette triste journée de novembre et de l’allocution de Georges Pompidou qui dit que la France était veuve. Quarante ans après, dans une France qui a tant changé, que retenir de l’œuvre de ce grand homme dans d’innombrables domaines ?

Tout commence pour Charles de Gaulle avec l’appel du 18 juin 40, lorsque ce général inconnu prend sur lui de haranguer son pays occupé par l’ennemi nazi et stigmatise les forces de la soumission et de la collaboration. Ce jour là et jusqu’à la fin de la guerre, de Gaulle a lavé la souillure qui entacha soudain les couleurs du pays. Après la Libération et quelques années d’expérience du pouvoir, l’homme se réfugie chez lui à Colombey les deux Eglises où il rédige ses Mémoires de guerre. Je me souviens les avoir dévorés et avoir apprécié ce style ciselé qui faisait la spécificité de l’écriture de de Gaulle.

Il y eut ensuite cette lune de miel entre l’homme de l’appel du 18 juin et la France avec laquelle il entretenait une relation quasi charnelle, mais qui ne durera que de 1958 à 1962, date de l’indépendance de l’Algérie.

Que de déchirements, que de victimes et de peines ! Hier soir, le confident du Général Alain Peyrfitte, disparu depuis, apparut dans une émission pour dire ce que le Général lui avait communiqué sous le sceau du secret. J’ai été surpris par cette intervention que j’écoutai pour la première fois : le général ne croyait pas en l’intégration des musulmans d’Algérie en France. Il évoquait même, selon l’ancien ministre, un mélange irréalisable entre l’huile et le vinaigre, les Algériens qui pourraient alors tous venir en France métropolitaine s’ils étaient français et ajouta-t-il, ce qui m’a un peu choqué : Colombey les deux Eglise ne serait plus que Colombey les deux mosquées… L’a-t-il vraiment dit ? Les deux sont morts..

Ensuite, il y eut mai 68 et ce referendum sur la régionalisation, sorte d’acte suicidaire d’un homme politique prisonnier de ses principes. Quel panache lorsque le grand homme décida de mettre sa menace à exécution.

Mais que serait devenue la France, quelle voie aurait-elle suivi si de Gaulle était allé jusqu’au terme de son mandat ? Cela, Dieu seul le sait.

Nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire d’un grand fils de la France, l’homme de l’appel du 18 juin 40.

08:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/11/2010

Le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Théodore Herzl

Le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Théodore Herzl

Né le 2 mai 1860 et mort en 1904, à tout juste 44 ans à la suite d’un inlassable labeur en faveur de la cause sioniste, Herzl aurait eu, en cette année 2010, 150 ans. La ville de Bâle où l’immortel fondateur du sioniste politique a convoqué le premier congrès sioniste mondial en 1897 a salué l’événement par une exposition dans un musée.

Cet homme avait écrit l’Etat des Juifs (Der Judenstaat) après avoir assisté au procès et à la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire à Paris. Dans sa chambre d’hôtel il écrivit frénétiquement ce qui allait donner con livre sus mentionné. Il fut un temps où en arrivant à l’aéroport de Lod en Israël on lisait une immense qui portait l’inscription suivante : ‘im tirtsou eyn zo aggada. C’était la traduction hébraïque de la phrase allemande : wenn ihr wollt, wird das keine Legende sein.. Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende.

David Bengourion a transformé le rêve en réalit

20:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Comment et pourquoi cesser de fumer?

le tabac, la santé publique et l’etat

J’ai longuement hésité ce matin avant de jeter mon dévolu sur ce thème bien que la visite de M. Obama en Asie, la tenue du G20 prochainement et les élections en Afrique aient aussi retenu mon attention.

Ainsi donc, le gouvernement français vient de procéder à une hausse de 6% du prix du tabac. N’étant pas moi-même fumeur, mais appréciant de temps en temps quelques bons cigares (sans avoir d’addiction, je le répète) je ne me sens pas concerné. Toutefois, on peut se poser la question qui commande toutes les autres : pourquoi les gens fument-ils ? Qu’est-ce qui les incite à fumer, les pousse à quitter leur bureau pour fumer ? Comment peuvent-ils, en attendant leur plat au restaurant, sortir pour «en griller une» ? Certaines publicités s’en étaient jadis même emparées de manière douteuse : on disait alors prendre un verre de whisky avant l’amour pour fouetter le sang, et fumer une cigarette après…… Heureusement, de tels slogans ont disparu.

Mais alors pourquoi les gens fument-ils ? C’est probablement un puissant dérivatif qui nous permet d’échapper à une existence morne, routinière et inintéressante. Ou alors, c’est aussi un acte gratuit (mais dangereux à la longue) qui nous permet de contempler les volutes de fumée, comme on regarderait des bulles de savon, produits absolument éphémères dans un environnement social de productivisme effréné.

Ce qui frappe aussi, c’est de contempler sur le coup des dix-sept heures, de la terrasse d’un café, les gens sortant des bureaux, se diriger vers le métro le plus proche, une cigarette à la bouche, un peu comme si un tel geste signe la reprise de la liberté, l’affranchissement des normes du travail, la liberté, quoi !

Dans cette configuration, le fumeur n’est pas seul, il y a en face de lui l’Etat qui taxe et prélève des impôts. Sur un paquet de 5 € 50, il ne resterait que 60 centimes au fabriquant… Les gains de l’Etat se monteraient à des dizaines de milliards qu’il al e cynisme de prétendre reverser à la sécurité sociale. Mais pourquoi un tel transfert alors que des milliers de gens meurent chaque année de tabagisme ? On nous répond que nul n’est contraint de fumer et que chacun a le droit de faire ce qu’il entend à condition de respecter les règles..

Curieux raisonnement ! En fait, certains sociologues pensent autrement et soumettent des idées sur la question qui peuvent paraître iconoclastes. Ce seraient les couches sociales les plus défavorisées, les moins éduquées, n’ayant aucune visibilité ni ouverture sur la culture et le développement qui se réfugieraient dans ce dérivatif fumeux. Désespérées par la nullité de l’entourage. Une sorte d’univers onirique, n’ayant guère plus de consistance qu’un mirage aux effets hallucinogènes..

Mais qui sait ?

08:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/11/2010

Les syndicats et les grèves : un échec pathétique et cuisant

Les syndicats et les grèves : un échec pathétique et cuisant

Les centrales syndicales auraient dû le savoir et en tenir compte : le gouvernement était le dos au mur et ne pouvait guère reculer sans se déjuger de manière ultime. Certains commentateurs sont même allés jusqu’à dire que l’enjeu n’était autre que le… premier tour de l’élection présidentiel de 2012 ! C’est bien possible, mais je n’en sais rien.

Ce que nous voyons, en revanche, c’est que la sagesse, la pondération et le bon sens ont déserté le camp syndical. Certes, les salariés étaient, comme on dit, remontés contre la réforme des retraites, une réforme, hélas, plus que nécessaire pour sauver, durant un peu de temps encore, le système par répartition. Car, ne nous leurrons point : il faudra y revenir et prendre des mesures encore plus draconiennes, voire passer purement et simplement au système de capitalisation. Et là, on se souviendra avec nostalgie de ce qu’était la doulce France…

Mis à part les mères de plus de trois enfants et les salariés affectés par une pénibilité aisément reconnue, le gouvernement a bien fait d’imposer son projet. Il a aménagé la loi pour les deux catégories mentionnées ci-dessus : mais il a eu raison d’éviter le retour subreptice des régimes spéciaux honnis et responsables de la situation actuelle : savez vous que certains partent à la retraite (avec un taux plein) à 52 ans !!?

Il fallait réagir et le gouvernement l’a fait. Au lieu de discuter sérieusement et d’élargir les négociations, la CGT, qui semble renouer avec le jusqu’au-boutisme des Georges Séguy et Henri Krasucki, a voulu foncer droit dans le mur, pensant pouvoir, de cette manière, bloquer la dynamique du gouvernement de Nicolas Sarkozy et préparer l’alternance. Le problème est que la CGT a trouvé à qui parler. Elle aurait dû le savoir bien avant…

Et aujourd’hui, c’est, au choix, la débandade, ou la désunion syndicale. Les spécialistes du jeu d’échecs vous diront qu’il faut toujours jouer trois coups d’avance, se demander ce qui va bien pouvoir se passer après. La CGT en est à sa huitième journée d’action et songe à en préparer une neuvième.

Pour le dire en anglais : blind leading the blind

11:03 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

06/11/2010

Nazisme et diplomatie : le ministère allemand des affaires étrangères a-t-il été une assocication criminelle sous le IIIe Reich ?

Nazisme et diplomatie : le ministère allemand des affaires étrangères a-t-il été une assocication criminelle sous le IIIe Reich ?

Comme on a pu le voir en parcourant certains journaux, la publication d’un imposant ouvrage, plus de huit cents pages, sur le comportement des diplomates allemands à l’époque national-socialiste, ne cesse de défrayer la chronique outre-Rhin. Jochka Fischer, alors ministre des affaires étrangères, voulut faire la lumière sur le comportement de la diplomatie allemande sous le IIIe Reich en commandant en 2006 une enquête globale et détaillée à une commission d’historiens indépendants qui purent œuvrer à leur guise et eurent accès aux archives. Cette commission qui vient de publier son rapport aux édition Blessing de Munich comprend quatre historiens dont un israélien, le professeur Moshé Zimmermann de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de cet imposant travail qui suscite déjà des controverses et même des critiques d’autres historiens.

Lire la suite

11:30 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

05/11/2010

La France et la Chine

La France et la Chine

Tout le monde se souvient du titre qu’Alain Peyrrefitte avait donné à son livre best seller, reprenant un mot de Napoléon I : quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera.. A elle seule, cette phrase symbolise le rapport ambiguë que notre monde a toujours entretenu avec l’empire du Milieu.

La visite du président chinois en France est un bon signe, c’est encourageant mais elle contient aussi de nombreuses incertitudes. Il faut tout d’abord se féliciter du réchauffement des relations sino-françaises. Cette réactivation doit sûrement beaucoup à la présence et au talent de Monsieur l’Ambassadeur Jean-David Lévitte dont j’ai bien connu le père Georges Lévitte qui me parlait alors tant de son fils, diplomate à Pékin du temps d’Eteinne Manach.

Le problème est qu’aujourd’hui, la Chine est bien réveillée : elle n’est plus la Chine d’il y a trois ou quatre décennies. Même les contrats signés ne sont pas unilatéralement en faveur de la France puisque les Chinois exigent de plus en plus de transfert de technologie au point de se substituer très vite à leurs propres concessionnaires : c’est ce qu’on apprend en lisant La Tribune à Paris… Les airbus, les fournitures d’Areva et tant d‘autres choses ne durent que le temps dont la Chine a besoin pour reprendre le dessus et dicter, d’une certaine façon, sa loi commerciale… et politique.

Ce qui me conduit au second volet, assez important au regard de l’éthique internationale. Je ne plaide pas en faveur d’une religion de l’éthique ni d’un respect scrupuleux des droits de l’homme. Ce n’est pas faute de conviction, c’est par réalisme. On l’a vu pour le Tibet, on le voit pour le tout nouveau prix Nobel de la paix.. La Chine se veut inflecible sur ces sujets là.

Que faire ? Une si grande puissance devrait comprendre que l’on ne peut pas opprimer éternellement des millions d’êtres humains. Les droits de l‘homme et la démocratie ne sont pas des freins à l‘expansion économique, bien au contraire, ils stimulent et développent cette dernière.

La diplomatie chinoise doit devenir plus lisible dans ces deux domaines. Mais un pays comme la France est-il en situation de peser ? Même les USA doutent d’eux mêmes face au géant chinois qui leur disputera, dans moins de deux décennies, la parité technologique, voire militaire.

Encore un défi qu’il faudra relever.

08:48 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/11/2010

François Fillon, un homme d’Etat

François Fillon, un homme d’Etat

 

Ce matin, je comptais parler de la visite en France du président chinois et, en arrière-fond, du G 20. Mais je n’avais pas eu connaissance du discours du Premier Ministre François Fillon dont la tonalité m’a beaucoup plu. Voici un Premier Ministre qui existe par lui-même, qui affirme clairement ce qu’il pense et ce en quoi il croit, un homme, en somme qui est solidement installé à la barre et qui souhaite y rester.

Et pourquoi pas ? Son bilan plaide nettement en sa faveur. La première des qualités de François Fillon, qualité hélas assez rare dans les milieux politiques où l’amitié n’a aucune place, c’est la fidélité et la rectitude. Si tout le monde respectait cette vertu, l’action politique aurait un autre visage et attirerait bien plus de monde. Son image dans l’opinion serait nettement meilleure.

La seconde vertu dianoétique (intellectuelle, selon Aristote dans l’Ethique à Nicomaque) de François Fillon est la placidité, la gestion calme d’un pays généralement agité lorsqu’on bouscule ses habitudes. On l’a vu tout récemment pour la réforme du système des retraites. L’homme a changé au cours de ces années passées à Matignon : il a pris de l’assurance, a élargi ses perspectives, s’est montré à la hauteur des défis qui se présentaient à lui et surtout il a, à chaque instant, exercé une influence apaisante dans un pays, je le répète, à la mentalité révolutionnaire toujours en éveil.

Enfin, le Premier Ministre est habile sans être cynique. IL est déterminé mais n’éveille jamais chez ses concitoyens l’impression de vouloir passer en force. Dernier mais non moindre : il n’a jamais fait d’ombre au Président de la République, donnant à la fonction de Premier Ministre sous la Ve République, un caractère irénique plutôt nouveau.

L’argumentaire de François Fillon, présenté dans le discours d’hier devant les ingénieurs (s’attendaient-ils vraiment à une telle annonce ?) est à l’image de son auteur : clair, net et précis.

Dans notre pays, le président de la République est la clef de voûte de nos institutions. Le choix de son Premier Ministre lui appartient, et il lui appartient exclusivement. Il n’est cependant pas défendu, sans vouloir faire usage d’arguties byzantines ou talmudiques, de dire très respectueusement que la continuité est parfois plus risquée que le changement.

Aucun autre Premier Ministre n’aurait pu nous faire traverser cette grave série de grèves (les historiens parlerons de ce mois d’octobre 2010 comme d’un mini mai 68 qui a failli réussir) sans incident majeur.

François Fillon, Premier Ministre heureux, a réussi à le faire.

08:57 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

03/11/2010

Le président OBAMA : No, we can not..

Le président OBAMA : No, we can not..

Pour une fois, les sondages ne se sont pas trompés ; la défaite semble cuisante à la chambre des Représentants et l’avance au Sénat réduite à une poignée de sièges. Et ces résultats n’ont été obtenus que parce que le président en place s’est démené pour son camp, sillonnant le pays en long et en large. Pour dire remuer ciel et terre, les Américains disent : he left no stone unturned..

Comment s’explique cette véritable descente aux enfers ? Probablement par la crise économique à laquelle le président s’est courageusement mesure mais avec peu de résultats. Mais il n’est pas responsable de tout ce qui ne va pas. Cependant, l’erreur vient des électeurs américains eux-mêmes : comment envoyer à la Maison Blanche un homme, certes, jeune et déterminé, mais manquant cruellement d’expérience au plan national et international ? Ironie cruelle de l’histoire : même le siège de Sénateur de l’Illinois, occupé par l’actuel président, est tombé dans l’escarcelle du parti républicain.

Certains président même que la poigné de voix majoritaire ( 4 ou 6) au Sénat pourrait être débauchée par les Républicains car le succès appelle le succès.

La presse parle de désamour, de désillusion : j’ai moi même entendu des interviews d’électeurs américains, anciens supporters enthousiastes de M. Obama, le critiquer vertement sur les ondes et lui rapprochant de n’avoir rien fait. Ce qui est un peu injuste.

Le problème est que personne ne peut faire illusion longtemps. Je crois que c’est Churchill qui disait que l’on peut tromper une seule personne tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps..

A méditer.

08:36 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook