19/11/2010

Philosopher quand on est encore un enfant, apprendre à réfléchir

Philosopher quand on est encore un enfant, apprendre à réfléchir

 

Luc Chatel va peut-être entrer dans le livre des records ou même égaler Jules Ferry, notre icône nationale dans l’éducation et la culture. Il envisage d’introduire l’enseignement de la philosophie bien avant la classe terminale. On a vu à la télévision des enfants âgés de trois ans parler de la philosophe, en répétant avec application ce que leur maîtresse leur avait dit : cela aide à réfléchir.

Oui, réfléchir ! Toute éducation politique des habitants d’un pays repose sur la capacité à réfléchir, à bien choisir, à bien s’orienter. Si donc, les enfants sont sensibilisés dès leur plus jeune âge à ces notions, ce serait une grande victoire.

Je suis heureux de voir que cette initiative restreint considérablement la fameuse phrase de Michel e Montaigne, philosopher, c’est apprendre à mourir ! Cetes, toute aventure humaine s’achève dans un grand trou noir, mais philosopher c’est s’éclairer de ses lumières dans sa propre vie. C’est prévoir, se restreindre, calculer, savoir les limites de l’intellect humain, tenir compte des servitudes et des grandeurs de l’âme.

Et si on va vraiment au bout de ce qui est prévu, eh bien ce sera la grande revanche de Platon et d’Aristote sur Karl Marx.

La philosophie, le retour, pourrait-on dire !

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18/11/2010

La tentative de suicide d’un jeune lycéen à Bordeaux..

La tentative de suicide d’un jeune lycéen à Bordeaux..

Saura-t-on jamais ce qui a poussé ce jeune lycéen à commettre cet acte désespéré ? Commet peut-on, si jeune, être envahi par le doute, au point de vouloir quitter ce monde ainsi ? J’insiste sur le modus operandi, un peu comme si le jeune homme voulait expier quelque choses par le châtiment des flammes ?

Avait-il des problèmes familiaux ? Un mal vivre qui s’origine d’autre chose ? Il est vrai que nous ne connaissons pas bien nos adolescents pour lesquels la vie est devenue bien plus dure. La compétition devient de plus en plus vive, la réussite apparente (argent, clinquant etc) étant devenue le seul marqueur qui compte. On ne parle plus de valeurs humains mais de jeunes gens performants, flexibles, déterminés. Je ne suis pas contre mais ce n’est vraiment pas ainsi que l’on doit former la jeunesse..

Les seules valeurs qui comptent aujourd’hui sont celles qui sont cotées en bourse ; nous ne sommes pas contre, mais cette réification des êtres finit par faire des victimes. On leur dit à tous de sortir du lot, comme si tout le monde était soumis à un ordre de classement de sortie comme à l’ENA.

On ne veut pas que des héros et des vainqueurs, on veut aussi des hommes et des femmes avec leur sensibilité, leurs doutes et leurs hésitations

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17/11/2010

L’allocution télévisée de Nicolas Sarkozy ou comment réconcilier la France avec elle-même

L’allocution télévisée de Nicolas Sarkozy

ou comment réconcilier la France avec elle-même

 

J’ai écouté le président de la République avec l’attention que l’on devine et je me suis demandé ce qu’il pouvait bien s’être fixé comme objectif à long terme, par-delà toutes ces importantes mesures annoncées sur la dépendance, la réforme (tant attendue) de la fiscalité, la justice, l’immigration etc.. Je n’insinue nullement qu’il n’était pas clair ni convaincant. Bien au contraire. Je veux dire simplement que ce président, parvenu au delà de la seconde moitié de son mandat, se heurte aux mêmes problèmes que ses prédécesseurs : comment remédier à cette fracture qui accable notre société depuis la Révolution française.

J’ai don pensé au général de Gaulle qui déplorait dans ses Mémoires cette division intime des Français allant jusqu’à parler des «ferments de la discorde». L’homme du 18 juin 40 avait fort bien senti la nécessité de rapprocher le monde du capital du monde du travail et prôné cette fameuse participation, censée se tenir à égale distance des extrêmes : y est-il parvenu ? Ce n’est pas sûr puisque son lointain successeur est confronté aux mêmes questions demeurées sans réponse.

Le type d’émission d’hier soir relève d’un genre convenu et obéit nécessairement à un rituel presque immuable : les journalistes doivent paraître éloignés de toute complaisance. Pour recueillir l’agrément de leur corporation, ils doivent chercher à mettre le chef de l’Etat en difficulté, faute de quoi leurs confrères le leur reprocheront à longueur d’éditoriaux leur supposée mansuétude, voire leur connivence…

Mais l’essentiel n’est pas là : le président a visiblement changé, combatif sans être pugnace, sûr de lui sans être cassant, il a appris et a décidé de changer de posture tout en appliquant la même politique. Une sorte de force tranquille, nouvelle mouture. Et je dois dire, tout en faisant droit aux critiques de l’opposition, qu’il n’a pas tort. Loin de là. On aura noté aussi le rééquilibrage de la relation avec le Premier Ministre, et l’hommage appuyé qui lui est rendu, un homme compétent, a-t-il dit, travailleur, venu du même horizon politique et appartenant à la même génération. Une mention tout aussi élogieuse est adressée à son rival moins heureux (pour parler comme M. Giscard d’Estaing) mais le président prend bien soin de dire : il n’y a qu’un seul Premier Ministre.

Sans même parler de l’exemple allemand que le Président prend pour modèle et il a raison, il est un point nodal, au-delà de l’abandon prévu du bouclier fiscal et de la suppression de l’impôt sur la fortune, dont faut parler. C’est le devenir de la France et de son identité nationale. A mes yeux, c’est le passage le plus prégnant, le plus lourd de conséquences de l’intervention du chef de l’Etat. Et qui pèsera dans sa décision de se représenter en 2012.

Nicolas Sarkozy a évoqué les malentendus expliquant l’omission des termes «identité nationale» pour ne laisser place qu’à l’immigration, désormais placée sous l’autorité du ministère de l’intérieur car il dispose des moyens nécessaires pour réguler, voire inverser les flux migratoires. Sans chercher à être trop précis pour ne pas paraître prendre pour cible telle immigration plutôt que telle autre, le président a jugé que l’on avait accueilli trop d’étrangers sans pouvoir les intégrer convenablement. La référence aux déclarations du pape étaient bienvenues ainsi que celle, plutôt fameuse d’un ancien Premier Ministre socialiste.. Mais le message était clair : ceux qui viennent en France doivent être animés de la volonté de s’intégrer et d’un esprit de domination et de conquête. Le président a été très convaincant en montrant qu’il fallait concilier deux impératifs assez contradictoires ; poursuivre la politique d’accueil et de générosité de notre pays tout en veillant à ce que les Français se sentent, comme ils l’ont toujours fait, chez eux en France, sans que des département entiers ne deviennent des ghetti…

Un dernier point longuement évoqué par le chef de l’Etat et qui se rapproche, quoique indirectement, de cette question d’une immigration bien maîtrisée : c’est le problème de la dépendance et donc du vieillissement de la population européenne. C’était un problème qui n’était jamais mentionné il y a une cinquantaine d’années (sauf par le clairvoyant Michel Debré qui prônait une politique fortement nataliste) mais qui se pose aujourd’hui avec une acuité certaine : il nous faudra dans les décennies à venir quelques millions d’hommes et de femmes qui viendront s’intégrer, s’incorporer à la France. Mais pour devenir français il faut, tout en restant soi-même, incarner les valeurs de la France avec loyauté. Toutes les vagues d’immigration l’attestent. On y est parvenu jusqu’ici. Il faut continuer en montrant aux autres qu’on n’a pas de haine de soi et que nous sommes heureux d’être nous-mêmes.

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16/11/2010

L’Euro en sursis ?

L’Euro en sursis ?

Oui, la menace n’est pas imaginaire, il se pourrait fort que l’Euro ne fût plus là dans quelques années, dans peu d’années, vers la mi 2013, lorsque l’Allemagne, le bon élève de la classe européenne, cessera de jouer les banquiers renfloueurs des cancres monétaires de la dite zone.

On a parfois été surpris par la virulence de certaines déclarations de la chancelière Angela Merkel et de son ministre des finances, M. Schäuble. Notamment lorsque la presse allemande a utilisé un anagramme peu flatteur pour désigner ceux qui risquaient de faire tout le bateau monétaire européen : les PIGS pour Portugal, Ialien, Griechenland, Spanien. Je pense qu’aucune traduction n’est nécessaire.

Pourquoi les craintes deviennent-elles soudain plus vives ? Parce que des pays comme l’Irlande, non contents de menacer notre équilibre monétaire, nous font des poussées de fièvre nationaliste et refusent de reconnaître publiquement l’évidence : ils sont au bord de la faillite et risquent tout simplement la cessation de paiements… On en est arrivé à un scénario tragi-comique : c’est Bruxelles qui insiste pour que Dublin accepte une avance du fonds de solidarité, arguant que l’Irlande peut encore tenir et n’a guère besoin d’être renflouée… On croit rêver.

Il faut sanctionner les mauvais élèves et au besoin, les exclure, surtout si’ls menacent l’ensemble de l’édifice. Le Portugal ne fera probablement plus partie de la zone Euro dans quelque temps. Pourtant, il a pris les mesures nécessaires à temps et les conduit jusqu’au bout. La Grèce n’est toujours pas rassurante malgré l’apport chinois, quant à l’Espagne, le gouvernement socialiste actuel est à bout de souffle. Comme disent les éditorialistes de la presse allemande, Unter roten Fahnen kommt man in die roten Zahlen, les drapeaux rouges conduisent toujours dans le rouge..

Nos amis britanniques furent bien inspirés de ne pas abandonner leur vénérable livre Sterling qui a fait ses preuves.

Quant à la France, il semble qu’elle ait enfin pris le bon chemin, même si son taux d’emprunt sur les marchés financiers internationaux atteint des niveaux préoccupants. Le président Sarkozy a donc décidé de réduire fortement les déficits.

En conclusion, il faut sélectionner qui reste dans la zone Euro et qui doit absolument en sortir. Encore une fois, lorsque l’Allemagne refusera de renflouer les caisses, que se passera-t-il ?

Dans le livre de la Genèse, on nous parle des dispositions prises par le patriarche Jacob pour parer à toute attaque de son frère Esaü, furieux de s’être fait voler son droit d’aînesse, sorte de primogéniture. Il divise son camp en plusieurs sections en disant ceci : Si Esaü s’en prend à l’un des camps et l’extermine, eh bien les autres camps seront sauvés !

La même chose vaut de l’Euro : si l’Irlande ne veut pas qu’on l’aide, qu’elle parte, sans mettre en danger notre monnaie.

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15/11/2010

François Fillon ou la consécration, salaire de la persévérance…

François Fillon ou la consécration, salaire de la persévérance…

 

Après une si longue attente, ce qui allait de soi a fini par s’imposer : le président de la République, fin stratège, n’a peut-être jamais vraiment hésité, tout en donnant l’impression que différentes possibilités s’offraient à lui. La politique est un art bien difficile avec des sinuosités assez tortueuses. Car, au fond, comment remercier un Premier Ministre, aimé de l’opinion, adoubé par la majorité de l’Assemblée Nationale, et qui est loin d’avoir démérité ? Sans même parler de son bilan qui est d’une incontestable consistance.

Comment se passer d’un homme qui a tenu le cap pendant ces huit dernières semaines, traversées par pas moins de huit journées d’action afin d’entraver l’adoption de la réforme du système des retraites dont le pays avait tant besoin ? Certains penseront peut-être que je suis de parti pris, mais on devrait se souvenir de l’épisode de 1995 quand le Premier Ministre de l’époque a dû partir… Cette année avec M. François Fillon, un tel scénario n’a jamais été envisagé.

On a évoqué en titre la persévérance, intelligente et pleine de discernement de M. François Fillon, ce point mérite au moins un petit développement : alors que les commentateurs se gaussaient d’un Premier Ministre qui n’aurait été qu’un simple faire-valoir du chef de l’Etat, François Fillon a constamment maintenu le cap, cru en lui-même, insensible aux critiques injustifiées. Les Français, peuple assez ingouvernable mais tout de même pétri de bon sens, ont su reconnaître en lui un parfait honnête homme : le voici redevenu un Premier Ministre exerçant ses fonctions dans leur plénitude, pour reprendre une expression de Raymond Barre. Certes, les débuts ont dû être difficiles, mais c’est le métier qui veut cela.

François Fillon a aussi tordu le cou à deux idées que l’on présentait comme des faits d’expérience : le locataire de Matignon deviendrait inéluctablement le rival de celui qui l’a nommé à ce poste et quand il quitte ses fonctions, il serait usé jusqu’à la corde, vidé, épuisé.. Regardez le Premier Ministre, il n’a même plus mal au dos et je ne l’aperçois plus, à un jet de pierre de la Place Victor Hugo…

Il faut aussi dire un mot d’une double vertu cardinale, si rare en politique, la fidélité, synonyme de loyauté. Si vous interrogez les Français, ou même les citoyens d’autres pays démocratiques dans le monde, ils vous diront que la pratique politique évoque hélas le dévoiement et le cynisme, et ce n’est pas le philosophe, auteur de ces lignes, qui les démentirait…

François Fillon me semble trancher avantageusement par rapport à cela car il incarne de vraies vertus. Certes, il ne faut pas être trop tendre en politique, mais croire en des valeurs, notamment sociales (et il en a car il se revendique de son mentor, le regretté Philippe Séguin) ne nuit pas. Bien au contraire.

Avec adresse et efficacité, sans jamais dire publiquement de paroles brutales ou offensantes contre qui que ce soit, François Fillon, bien entouré et très bien conseillé, a obtenu ce qu’il souhaitait, moins de deux semaines après exprimé sa volonté de rester à son poste. Mais Seigneur, pourquoi ne l’a-t-il pas fait un peu plus tôt ?

Bonne chance, Monsieur le Premier Ministre !

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14/11/2010

LES PHILOSOPHES SONT ILS APTES A DIRIGER LA SOCIETE ET LE GOUVERNEMENT ?

LES PHILOSOPHES SONT ILS APTES A DIRIGER LA SOCIETE ET LE GOUVERNEMENT ?

Depuis Platon, voire même depuis le temps des philosophes pré socratiques, on se pose la même question : qui doit diriger la cité ? Les philosophes doivent-ils être aussi des princes-philosophes-hommes d’Etat ? Platon et toute la tradition gréco-musulmane du Moyen Age ont répondu positivement à cette question. Mais comment faire pour réaliser cette ambition ?
En optant pour le philosophe homme d’Etat, porté à la tête de la cité, les hommes se sont imaginés que la vertu pourrait mener et inspirer la société. Mais il faudrait changer l’homme, sa nature profonde, ses valeurs et ses ambitions. Or, comme disait Charles Baudelaire, le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes…
Pour changer la physionomie de nos villes, il suffit de quelques coups de pioches ou l’entrée en action des bull-dozers. Il en va tout autrement de la mentalité et du cœur des hommes. Il suffit de voir la différence insurmontable entre ce qui relève de la logique et ce qui relève de la psychologie.
Ce travail de longue haleine d’amélioration de la nature humaine doit être mené parallèlement à l’éducation politique des masses qui ne deviendront, hélas, jamais des élites. Alors, comment faire ? Laisser les choses en l’état ou foncer tête baissée dans le mur ? Les deux alternatives ne sont pas satisfaisantes.
Il faudrait insérer dans la gouvernance des règles éthiques, voire même les graver dans la constitution de chaque pays.  Mais ceci présuppose que l’on divulgue aux masses l’état réel des finances de chaque pays. Peut-on rester au pouvoir qu’on a durement conquis en disant la vérité aux gens ? C’est peu probable et ce serait faire preuve de naïveté que de le croire.
Des gouvernants plutôt cyniques avaient dit que les peuples avaient des hommes politiques à leur image. Les hommes politiques qu’ils méritent en somme. Nous voilà renvoyés devant nous mêmes.

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13/11/2010

QUE PENSER DU FILM DE GUILLAUME CANET, DES PETITS MOUCHOIRS ? PAS VRAIMENT DU BIEN..

QUE PENSER DU FILM DE GUILLAUME CANET, DES PETITS MOUCHOIRS ? PAS VRAIMENT DU BIEN..

Hier soir, vendredi, la pluie s’est arrêtée de tomber sur Pont l’Evêque et une petite foule compacte se masse près du petit cinéma tout rénové. Ce cinéma doté d’une salle digne des années cinquante, ressemble à présent à une salle de petite ville de province. On se prépare à voir le film de Guillaume Canet, Les petits mouchoirs.
Du début à la fin, et ce fut long, plus de deux heures trente, j’ai rongé mon frein : il faut dire que le battage médiatique qui a fait ses preuves (plus de deux millions d’entrées) nous a induits en erreur car ce film n’en est pas un, c’est un collage de plusieurs sketchs plus ou moins réussis à grand renfort de produits dus à des sponsors : je sais bien qu’on est pas loin de Bordeaux, mais tout de même faire autant la promotion du vin rouge, c’est indécent. Ces messieurs en boivent même au petit-déjeuner, devant leurs enfants. Quant à Marion Cotillard qui doit hélas encore faire ses preuves, elle a carrément une bouteille de Bordeaux sur sa table de nuit, comme d’autres ont un livre de chevet..
Au lieu de parler de mouchoirs, il eût fallu nommer ce film les paumés car il s’agit d’un groupe d’amis qui partent en vacances ensemble  avec tous les malentendus et les quiproquos qui jaillissent généralement lorsque des gens qui croient bien se connaître vivent ensemble quelques jours alors qu’ils n’ont rien en commun, ou pire encore, laissent apparaître des attirances un peu contre nature.. Car figurez vous que ce film prétend aussi avoir une valeur éducative puisque un père donne à ses tout jeunes enfants une définition de l’homosexualité. Ce qui est parfaitement son droit puisque l’homosexualité n’est pas interdite, seule la pédophilie l’est..
Croyez moi, ce fut presque un supplice de rester assis pendant plus de deux heurs à subir ces platitudes et ces enfantillages de grands adolescents obsédés par les femmes (et particulièrement celle du voisin) par les cigarettes et l’alcool. On se demande vraiment dans quel pays on vit lorsque l’on sait que plus de deux millions de spectateurs l’ont vu. Et certains s’apprêtent même à le revoir…
Le film se divise en réalité en deux parties : la première, la plus longue et la plus assommante, exhibe des couples où rien ne marche, où tout le monde se ment, souffre d’une stress incroyable, a des sautes d’humeur, subit des déconvenues sentimentales et des déceptions amoureuses… Tout ce petit monde cohabite vaille que vaille et le film s’essouffle jusqu’au moment où l’on apprend que l’ami accidenté du début du film vient de décéder. Là se produit un choc qui remet en question la situation factice de chacun… C’est là que le film rebondit mais pour peu de temps et encore, c’est, si je peux dire, à la faveur d’un enterrement ! Les deux amis fâchés à cause de leur homosexualité latente tombent dans les bras l’un de l’autre, tout le monde pleure et s’embrasse par dessus le cercueil. Cette débauche de sentiments faciles ne sauve pas le film.
Alors, comment expliquer cet engouement populaire ? Probablement par cette bande de copains dans lesquels le Français moyen se reconnaît.. Et il y a aussi la perte des valeurs, surtout familiales et amoureuses (les hommes et les femmes considérant les relations sexuelles comme de simples formalités n’engageant à rien) ; bref, une sorte de photographie assez simpliste de la réalité sociale contemporaine. Et les enfants dans tout cela ? C’est assez triste car ils assistent à la sidérante vacuité de leurs parents. Comment alors se construire ? L’absence totale  de valeurs n’est pas une valeur.
Ce qui m’a le plus déplu, c’est le rôle joué par la presse, notamment télévisuelle : un présentateur du journal télévisé, généralement mieux inspiré, en a dit le plus grand bien, ce qui a contribué à fausser la donne.
Tout de même : une ou deux grandes marques de voitures, des grands crus de Bordeaux, des cigarettes, des bateaux, des vêtements, etc.. Mais où est le film ? Ah, j’oubliais : les larmes…
Vous n’êtes pas obligés d’aller voir ce film. Canet nous avait habitués à bien mieux. Espérons qu’il reviendra un jour à son précédent niveau.

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12/11/2010

LES RESULTATS DU G20 DE SEOUL ET LA CONFERENCE DE PRESSE DE NICOLAS SARKOZY

LES RESULTATS DU G20 DE SEOUL ET LA CONFERENCE DE PRESSE DE NICOLAS SARKOZY
Je viens de regarder à la télévision la conférence de presse du président français qui fait le point à la fois sur les résultats obtenus et les mesures à prendre  dans l’avenir. Les objectifs atteints sont réduits mais encourageants. On s’est mis d’accord pour tenter de mettre un terme à tous ces désordres monétaires et économiques mondiaux, mais on reconnaît que l’égoïsme des Etats n’est pas encore victorieusement battu en brèche. En fait, la partie se joue entre les deux géants mondiaux, la Chine et les USA, qui, semble-t-il, se sont déjà mis d’accord en catimini, en quelque sorte.
Le président a parlé de 42 crises depuis 1990. C’est à peine croyable ! Il a plaidé en faveur d’une remise à plat totale du système de Bretton-Woods qui avait consacré la suprématie incontestée d’une seule monnaie, le billet vert. Il a aussi dénoncé les mouvements erratiques  du dollar (l’expression est déjà fort ancienne et remonte au moins à Georges Pompidou), l’augmentation soudaine des matières premières ou des énergies fossiles, bref tout ce qui porte préjudice à une bonne gouvernance économique mondiale.
Une question intéressante d’un journaliste suisse qui représente le journal Le Temps de Genève : la Suisse pourrait-elle être intégrée au G20 puisqu’elle compte et a son mot à dire dans le système monétaire ?
La réponse du président français a été très courtoise, habile et diplomatique : la Suisse pourrait fort bien être associée à des séminaires préparatoires du G20 afin qu’il soit tenu compte de son apport et de sa vision des problèmes. Quant à une adhésion pure et simple de ce pays au G20 il existe des critères assez stricts que la Suisse ne remplit pas encore.
A quoi a servi ce G20 ? Allez, soyons respectueux envers M. Nicolas Sarkozy et disons qu’il saura mettre son inépuisable énergie au service d’une très bonne cause : la remise en ordre du système bancaire et d’une ordre économique juste au niveau de la planète.

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11/11/2010

A QUOI PEUT BIEN SERVIR LE G 20 DE SEOUL ?

A QUOI PEUT BIEN SERVIR LE G 20 DE SEOUL ?
Il faut beaucoup de foi en Dieu et d’optimisme pour penser que la réunion des chefs d’Etat de Séoul va déboucher sur des résultats concrets. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’éviter ce qu’on appelle déjà la guerre des monnaies en tentant de raisonner les deux plus grandes puissance dans ce domaine : les USA et la Chine.
On nous répète à longueur de journée que la situation économique du géant américain est peu enviable ces derniers temps et que les tiraillements autour du dollar pourraient bien provoquer une nouvelle crise financière. On nous dit aussi que les Chinois sous évaluent leur propre monnaie pour stimuler toujours plus leurs exportations, déjà considérables, et s’imposer comme l’atelier du monde entier, puisque toutes les marques de produits, les plus nombreux, sont en réalité des sous marques chinoises.
Les USA n’ont pas lésiné sur les moyens en faisant fonctionner la planche à billets : 600 milliards de dollar injectés dans le réseau mondial. La Chine a beau protester, elle n’en détient pas moins les plus grandes réserves mondiales de billet vert et n’a donc pas intérêt à lui nuire. Elle se ruinerait de la même façon.
Les Européens se plaignent et protestent mais que peuvent ils faire ? On dit que le président Nicolas Sarkozy rêve de tout remettre à plat et de réformer en profondeur le système monétaire international. On lui souhaite bien du plaisir et beaucoup de courage. Puisque c’est la France qui va présider le G 20 durant l’année à venir.

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10/11/2010

Ces mèls étranges venus d'Afrique:mise au point.

Ces mèls étranges venus d'Afrique: mise au point.

 

Il y a quelques semaine,s j'avais fait un blog pour dénoncer les nuisances et les escroqueries d'une quantité astronomique de mèles dont la provenance africiane ne faisait guère de doute, par les noms de famille, le style et les demandes formulées. Un journaliste africain s'est cru habilité à me reprocher mon mépris sur ses concitoyens et compatriotes.

 

Mais voila pendant le week end écoulé, le journaliste Delahousse a consacré tout un focus sur France o les mèles que je dénonçais étaient qualifiés comme provenant d'Afrique de l'ouest et les détails donnés étaient stupéfiants par leur côté absusif et malhonnête. Ainsi des gens qui exercent un chantage sur des pauvres hères sans jugement, des femmes délaissées auxquelles on promet monts et merveilles mais auxquelles on arrache quelques milliers d'Euros pour soi disant payer le billet d'avion afin de les rejoindre... Et j'en passe.

Une dame se trouvant dans cette situation a été interviwée sur ce point: il faut entendre ce qu'elle disait.

Enfin les pertes, les rapines et les escroqueries ramènent à ces messieurs plus de 2 000 000 €. qui dit mieux?

Alors avant de taxer les autres d'arrogance et de mépris pour les Africains, il faut bien vérifier les sources.

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