23/10/2010

Incidents frontaliers entre l’US Army et les Gardiens de la révolutio

Incidents frontaliers entre l’US Army et les Gardiens de la révolution à la frontière occidentale de l’Iran

 

On pourrait penser qu’il s’agit d’une guerre de l’ombre tant les incidents curieux, les disparitions mystérieuses et les explosions de sites iraniens nucléaires, se succèdent à un rythme encore jamais vu. Et ces derniers jours, France 24 a, dans un focus, parlé d’incidents meurtriers à la frontière entre l’Iran et l’Irak, mettant aux prises les Marines et les pasdarans.

Les journalistes, spécialistes de ce genre d’informations, ne semblent guère s’émouvoir de ce black out observé par les deux parties. On ne reconnaît pas des incidents dont souhaite qu’ils demeurent secrets. C’est possible, mais une chose est sûre : il y a entre l’Iran et les forces US en irak un regain d’activités qui ne laisse rien augurer de bon.

On a déjà eu l’occasion de parler de cette mystérieuse explosion dans une base de missiles qui serait due à des en,gins de destruction. Mais les habitants des villages voisins de la base, réveillés par de terribles explosions, ont cru à un raid aérien. Mais dans ce cas, ce serait des avions US ultra furtifs (pilotés par qui) qui en seraient responsables.

Et si cela s’ajoute à des incidents frontaliers, cela laisse présager des changements graves : quand on veut lancer une offensive de grande envergure, les militaires testent les défenses ennemies en lançant des opérations de commandos, entraînés à la survie dans le désert, ne circulant que la nuit et se reposant ou observant de jour. Toutes les hypothèses sont envisageables. Nous ne saurons jamais la vérité exacte : j’avoue ma perplexité.

Car d’où viennent ces bribes d’information ? Et pourquoi les services israéliens ont été les premiers à divulguer l’attaque (ou l’accident) du 12 octobre ? Etait-ce une sorte de cadeau offert au président iranien venu narguer les Israéliens tout près de la frontière ?

Tout ceci est bien étrange. Si on pouvait nous renseigne

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FACE AUX SYNDICATS, LE GOUVERNEMENT A FINI PAR L‘EMPORTER

FACE AUX SYNDICATS, LE GOUVERNEMENT A FINI PAR L‘EMPORTER

 

Oui, et personne ne s’en réjouit. Mais les syndicats avec leur jusuqu’auboutisme l’ont cherché. ils ont cru qu’ils mettraient le gouvernement à genoux : ils ont joué et ont perdu.

Etait-il concevable que la rue se substituât aux autorités légales pour distribuer le carburant, ouvrir les barrages et filtrer les barrages. En principe, dans un Etat de droit, ce sont là des fonctions régaliennes du gouvernement et de personne d’autre.

Vous vous souvenez peut-être de cet état pré-insurrectionnel dont on parlait ici même dans ce blog. Etait-il concevable que les grévistes se mettent à jouer à la guérilla ? A bloquer les aéroports ? Ensuite les raffineries ? Bientôt les minoteries et les boulangeries ?

Personne, parmi les grévistes, ne s’est soucié de l’image que l’on donnait de la France à l’étranger et même en Europe ? A t on vu ce qui se passe en Grande Bretagne, en Espagne et en Italie ?

Certes, le gouvernement a gagné, le front syndical a éclaté et la CGT va se retrouver toute seule, comme d’habitude. Il ne faut pas humilier les syndicats, mais ceux ci ont joué leur va tout et n’ont pas gagné. Désormais, ils réfléchiront plus d’une fois avant de lancer leurs mandants dans des grèves illimitées.

En revanche, et c’est l’aspect positif, on va peut-être changer de mentalité en France. discuter au lieu de casser, de blouqer et de tout désorganiser. Car qui va payer la facture ? Les contribuables, surtout ceux qui n’ont pas fait grève ?

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22/10/2010

Israël a attaqué l’Iran

Israël a attaqué l’Iran

Selon toute vraisemblance, c’est bien ce qui s’est passé il y a environ dix jours lorsqu’un important site de missiles, capables d’emporter des charges, même nucléaires, situé dans un massif montagneux ultra secret, a soudain explosé , entraînant la mort de dizaine de gardiens de la révolution et l’annihilation de toutes les armes stockées sur place…

Embarrassé, le pouvoir iranien a commencé par publier des communiqués contradictoires sur cette affaire, initialement présentée comme un accident mais nullement comme le résultat d’un sabotage réussi. C’est une affaire grave qui indique clairement que la guerre, non conventionnelle, mais très violente, entre l’Iran des Mollahs et le monde occidental, a déjà commencé. Une guerre non déclarée mais un réel état de belligérance.

Assurément, tous les regards se tournent vers Israël et lui imputent cette action spectaculaire. Mais pour le moment une seule chose est sûre : une importante base de missiles de courte et moyenne portée, située à l’ouest de l’Iran, non loin de la frontière irakienne, a été détruite. Des soupçons se portent aussi sur les nationalistes du Kurdistan voisin qui ont maille à partir avec les Mollahs. Par ailleurs, le pouvoir iranien s’est soudain rendu compte de sa vulnérabilité extrême et de l’existence certaine de complicités intérieures, à l’intérieur même de la base de missiles, voire du pouvoir iranien lui-même.

Au fond, et je le répète, la seule chose dont on soit sûr, c’est de la destruction de cette base. Il est vrai que l’Iran fait l’objet d’une incroyable surveillance tant satellitaire qu’électronique. On se souvient du bug informatique mystérieusement survenu il y a quelques semaines et qui a paralysé, comme par hasard, les ordinateurs de la centrale nucléaire de Boucherbe. Et là aussi, étrangement, les soupçons se sont portés sur les USA et Israël.. Qu’en est il au juste ? D- seul le sait pour le moment.

Toutefois, tous ces incidents montrent un pouvoir iranien aux abois. On comprendrait alors un peu la hargne de M. Ahmaninedjad, venu haranguer le Hezbollah aux portes d’Israël, à moins de 4 lm de la frontière. Le monde entier avait relevé l’impressionnante impavidité israélienne face à une telle provocation. Et pour cause : les Israéliens, et eux seuls peut-être, savaient ce qui s’était passé et comprenaient donc aisément la hargne du président iranien qui venait de perdre un volet crucial de sa panoplie de défense.

Que retirer de tout cela ? L’instabilité politique continue en Iran. L’opposition, la résistance au régime a changé de nature, elle s’organise en profondeur. La vulnérabilité du régime saute aux yeux de sa population qui comprend mieux aujourd’hui qu’il engage le pays dans des sentiers dangereux. Enfin, que ses jours sont comptés.

Quel dommage ! L’Iran, héritier du grand legs de la Perse antique nous avait habitués à bien mieux. Vivement que ce grand pays reprenne toute sa place dans le concert des nations et s’engage dans la voie de la prospérité et de la paix.

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21/10/2010

LA MAFIA, INVINCIBLE PIEUVRE…

LA MAFIA, INVINCIBLE PIEUVRE…

 

J’ai suivi hier soir sur ARTE une remarquable émission sur la mafia sicilienne. Que de révélations, que de précisions, un reportage d’une grande valeur. On revient sur la naissance de ce phénomène spécifique au sud de l’Europe et plus particulièrement italien, mais italien de l’extrême sud. Pourquoi ? parce que l’unité italienne, telle que réalisée par Garibaldi (qui ouvrit largement ses rangs aux mafieux) était une chose bien théorique aux yeux des gens de Naples, de Palerme ou de Reggio de Calabre. Pour les habitants de ces contrées oubliées, il fallait s’en sortir par tous les moyens, y compris peu recommandables.

Le reportage a montré que depuis plus d’un siècle et demi, toutes les institutions républicaines, ecclésiastiques, voire même l’armée et les services secrets n’ont pas hésité à faire appel à la mafia qui bafoue les lois joyeusement, brise les grèves, attaque et tue les militants de gauche, sert de garde prétorienne aux grands propriétaires terriens, aide les Alliés à débarquer en Sicile… Bref une polyvalence inouïe, un peu comme une cellule souche, totipotente… Utilisable partout, en tout lieu !

Les hommes frustes, issus de petits villages isolés et condamnés à une misère endémique ont émigré aux USA où ils appliquèrent les recettes de leur pays d’origine. Ils se révélèrent de remarquables organisateurs. La justice américaine ne tarda pas à réagir mais lorsqu’éclata la guerre, on n’hésita pas à tirer de sa cellule Lucky Luciano (ainsi appelé car ayant survécu à un attentat violent) pour s’assurer de complicités sur place et limiter la résistance au débarquement en Sicile. Enfin, pour éviter d’éventuelles revendications sociales, les généraux US fermèrent les yeux sur les trafics d’alcool et de cigarettes que l’Amérique exporta à profusion vers cette partie affamée et privée de l’Europe. Sur place, l’US Army se montre reconnaissante et nomme maires et gouverneurs de province les têtes de la mafia ! On ferme même les yeux sur les réseaux de prostitution dont les soldats ont tant besoin.

Un détail m’a frappé , bien plus que d’autres. Lorsque Benito Mussolini se rend en Sicile, il est, comme le veut la règle, accompagné par une multitude de policiers et de gendarmes. Les mafieux de l’île croient bien faire en lui tenant à peu de choses près le discours suivant : Excellence, ici, nous nous occupons de tout, vous n’avez pas besoin de tant d’hommes en armes. Nous avons tout ce qu’il faut…

Le Duce fut estomaqué par de telles déclarations. Rentré à Rome, il décida de faire la guerre à la pieuvre. Mal lui en prit car celle-ci avait déjà infiltré son propre parti fasciste et put se présenter comme une innocente victime d’une injuste répression…

Mais le coup le plus génial de la pieuvre fut le suivant : lorsque les Alliés les approchèrent pour les sonder, les mafieux arguèrent de la répression qui s’était abattue sur eux pour dire qu’ils étaient anti-fascistes et que les ennemis de leurs ennemis étaient leurs amis..

Un dernier point, un peu polémique : l’action conjugué l’Eglise catholique avec la mafia. Seul un courageux cardinal de Palerme a osé demander l’excommunication des mafieux et fait valoir que les pratiques de la mafia étaient contraires aux principes de l’Eglise et aux règles de l’Etat républicain. Ce prélat a sauvé l’honneur de l’Eglise, détentrice de l’Evangile

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20/10/2010

La France à sec : vers une pénurie de carburant

 

La France à sec : vers une pénurie de carburant

C’est effectivement ce qui risquait de se produire, si le gouvernement n’avait pas pris la courageuse décision de débloquer les dépôts de carburant par les forces de l’ordre. On n’avait encore jamais vu cela depuis mai 68. Et on pense que les historiens évoqueront aussi octobre 2010 comme ils parlent désormais de mai 68.

Est-il normal que des syndicats minoritaires bloquent à l’envi ce qu’ils veulent, à la seule fin de satisfaire leur désir d’en découdre avec un ordre social qu’ils rejettent ? Ce matin, on a détaillé ce que le gouvernement britannique de David Cameron envisageait de faire pour maintenir la tête du pays hors de l’eau. En France, je crois que le dixième de ces mesures ferait couler des fleuves de sang dans les rues : Dieu nous en préserve !

Il faut aussi revenir sur la définition (je dis bien la définition et non le droit) de faire grève : qu’est-ce à dire ? Où a t on vu que cela permet aux grévistes de bloquer des sources d’énergie, destinées, par cette pénurie, à paralyser la vie du pays ? On ne compte plus les millions de journées de travail perdues, les bouleversements, les reports, la mauvaise image du pays, partout dans le monde…… Même les pays de l’Europe du sud se moquent de la France et des Français.

Je ne suis pas loin de penser que les syndicats sont tombés à pieds joints dans le piège que le gouvernement leur avait savamment tendu : c’est facile de faire descendre les gens dans la rue, surtout dans un pays comme la France où subsiste depuis toujours un zeste d’insatisfaction et de jalousie sociales, c’est autrement plus difficile de les faire rentrer chez eux, sans rien dans leur musette. Les syndicats sont condamnés à une fuite en avant, dépassés par les extrémistes qui n’ont rien à perdre, les lycéens sont trop jeunes pour se prémunir contre les casseurs.. Résultat : les Français, la majorité silencieuse, se retournent contre les fauteurs de troubles en voyant les voitures en feu, le désordre et l’anarchie : il y eut hier à Lyon, place Belcourt, de véritables batailles de rues avec vandalisme et pillage de magasins : tiens, est ce que cela a quelque chose à voir avec les retraites ?

Une seule difficulté pour le gouvernement : expédier au plus vite la discussion de la loi au Sénat. Il ne faut pas que cela dure. L’immense majorité de ce pays est respectueuse de la loi. Une fois qu’elle est votée. Rideau. Dura lex, sed lex.

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19/10/2010

La situation en France : bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ?

 

La situation en France : bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ?

 

Il est navrant de voir comment les choses se détériorent dans ce pays, où commence d’ailleurs un véritable bras de fer entre un pouvoir conscient de ses devoirs et devant réaliser des réformes, et un groupe de syndicats qui ne savent plus vraiment où aller. Il suffit de voir ce que l’on nomme pudiquement des dérapages : Les lycéens qui sont infiltrés par des casseurs, un lycée qui est incendié dans une ville française et dont le maire reconnaît sans fioriture qu’il s’agit d’un incendie criminel… Des routiers, jadis sympa, bloquent à qui mieux mieux les routes et les avenues, des stations services qui ne sont plus alimentées… C’est cela la démocratie ? La faculté pour une infime minorité de bloquer, de désorganiser la vie sociale et économique de millions d’habitants ?

Les grévistes n’en sont plus, ce sont des bloqueurs, ce que la Constitution ne permet pas de faire. Ils bloquent toutes sortes de choses, demain peut-être bloqueront ils les boulangeries et nous serions alors contraints de les supplier pour qu’ils nous laissent acheter du pain et des croissants pour nos enfants et les personnes âgées.

Il est temps de se ressaisir. Les syndicats vont perdre cette épreuve de force, ils ont fait une erreur de calcul. D’ici quelques jours, les vacances de la Toussaint, les Français seront sur les routes et je défie quiconque osera bloquer les camions citernes ou les stations services. Il aura alors affaire à des millions de Français en route pour des vacances bien méritées. On verra alors leur vrai impact sur la société.

Il est temps de comprendre que le gouvernement n’a plus de marge de manœuvre et qu’il ne cédera pas. Mais il ne faut pas que les travailleurs et leurs syndicats soient humiliés. Donc, il faut faire preuve d’intelligence et reconnaître qu’on s’est engagé dans une voie sans issue.

Ce n’est plus Jacques Chirac qui est à l’Elysée, c’est Nicolas Sarkozy. La sagesse doit l’emporter. On se rendra alors compte que les retraites ont été sauvegardées, je ne dis pas sauvées car il faudra dans quelques années prendre de nouvelles mesures.

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18/10/2010

droit de grève ou droit de blocage ?

droit de grève ou droit de blocage ?

Quand on écoute ce qui se dit ou ce qui se prépare en France ce matin même, on s’interroge légitimement sur l’étendue du droit de grève. En principe, la Constitution du pays reconnaît à chacun le droit de cesser le travail en s’abstenant de venir travailler, en restant chez lui ou en en allant manifester ce jour là. En France, ce droit constitutionnel a connu une extension qui est hors du commun : le droit de grève donne à la frange la plus dure des syndicats la possibilité de bloquer et d’asphyxier le pays, le droit aussi d’interdire l’accès au lieu de travail à des non grévistes : l’une de nos filles a dû maintes fois rebrousser chemin car des lycéens interdisaient l’accès au lycée Claude Bernard… On se frotte les yeux pour comprendre, sans y parvenir.

Mais enfin, le gouvernement se réveille et contrairement à ce qui se faisait précédemment, il a utilisé la force publique pour débloquer les dépôts de carburant et a même délogé certains piquets de grève qui interdisaient l’accès aux raffineries. De même, les préfets ont signé des ordres de réquisitions. Et, rappelons le, les jours de grève ne sont plus payées.

Quand on entend certains grévistes exposer leur conception de la grève, on croit rêver. Mais là enfin, il y a un coup d’arrêt : François Fillon est de retour ! Il a dit clairement et calmement que le gouvernement ne laisserait pas faire, qu’il agirait pour maintenir une marche normale du pays..

De quel droit les routiers bloquent-ils la circulation ? Le droit de se déplacer est garanti par la Constitution ? De quoi droit les dockers bloquent ils le port de Marseille causant des pertes énormes à l’économie et profitant indirectement à d’autres ports ? De quel droit les éboueurs condamnent ils, toujours Marseille ! à être depuis plusieurs jours un immense dépôt de détritus ?

Il faut ajouter la remarque suivante : ce que le gouvernement fait n’est pas vraiment une réforme des retraites, c’est un simple réajustement, une remise à niveau qui ne tiendra que quelque temps. Que se se passerait-il s’il avait, comme on dit, pris le taureau par les cornes ? Les syndicats auraient mis le pays ç feu et à sang.

Ne nous cachons pas la gravité de la situation : il faudra revenir sur cette question des retraites plus tôt que prévu et aller bien plus loin. Et il faudra certainement en venir au système de capitalisation qui seront nettement moins avantageux que le système de répartition. Et là…

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17/10/2010

L’ÉCHEC DE LA POLITIQUE D’INTÉGRATION EN ALLEMAGNE

L’ÉCHEC DE LA POLITIQUE D’INTÉGRATION EN ALLEMAGNE   SELON LA CHANCELIERE ANGELA MERKEL

 

Jusqu'à la dernière minute, j’ai bien cru faire l’article de ce matin sur l’essoufflement des manifestations en France. Quand j’ai entendu les quelques phrases en allemand de Madame Merkel signant l’acte de décès de la politique d’intégration des Turcs et des musulmans en Allemagne, j‘étais abasourdi.

Il y a tout juste quelques semaines paraissait en Allemagne le brûlot de Th Sarazin qui disait tout haut ce que des millions d’Allemands (plus de 30%) pensaient sans oser l’exprimer publiquement mais qu’ils confiaient volontiers aux instituts de sondage : ils considèrent à tort ou à raison que les immigrés de cette origine sont un boulet pour l’Allemagne… C’est sûrement excessif mais on aurait tort de négliger un tel résultat puisque même Th Sarazin est membre de la SPD, donc social-démocrate et qu’il a choisi pour titre de son ouvrage, Deutschland schafft sich ab..

Madame Merkel parlait devant les jeunes de son parti et a dit que l’espoir de voir naître en Allemagne une société multiculturelle s’était évanoui à tout jamais et que l’intégration des étrangers, principalement musulmans, avait échoué (gescheitert). Est-ce une simple riposte pour enrayer la chute libre dans les sondages ? Sont-ce les anciens démons de l’Allemagne qui se sont réveillés ? J’avoue hésiter sur la voie à suivre. Mais certaines choses sont évidentes : quand on veut vivre avec des gens, quand on vient chez eux, on est tenu de se rapprocher d’eux dans une certaine mesure. Or, les Allemands reprochent aux Turcs chez eux de toujours recevoir, de toujours revendiquer mais de ne jamais rien donner, ne jamais s’ouvrir et de continuer à regarder vers leur Turquie d’origine alors qu’une partie d’entre eux est née sur le sol allemand. Les immigrés, soyons justes, sont mus par des considérations exclusivement économiques, ce n’est pas le german way of life qui les attire, ils veulent simplement s’assurer d’un minimum de prospérité..

En effet, quand on change de pays, on ne doit pas se contenter d’y habiter, il faut aussi y VIVRE, s’identifier en quelque sorte à son histoire, faire partie de sa nation. Cette demande, selon la chancelière, n’a pas été satisfaite. Et ce n’est sûrement pas le discours du premier ministre turc M. Erdogan qui l’y aidera…

La grande question qui se presse à nos lèvres est la suivante : comment vont ragir les millions de Turcs et de musulmans sur place ? Vont-ils se sentir marginalisés, stigmatisés ? Vont-ils être plus réceptifs qu’ils ne le sont déjà au discours des radicaux et à la crispation, au repli identitaire ?

Je ne sais. Ce que je constate, c’est que l’Allemagne rejoint la majorité des pays d’Europe qui adoptent des attitudes de défiance à l’égard d’une certaine immigration. Il faut faire preuve de prudence, de modération et d’audace, mais en aucun cas de la politique de l’autruche.

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16/10/2010

Et de cinq ! Le mouvement de grèves et de paralysie contre la réforme des retraites

Et de cinq ! Le mouvement de grèves et de paralysie contre la réforme des retraites

Une nouvelle fois, ceux qui protestent contre la réforme des retraites vont se mobiliser dans les métropoles françaises afin d’ajouter à la confusion et au désordre qui menacent. J’avoue ne plus très bien comprendre. Après les appels inconsidérés de certains leaders socialistes à la jeunesse, l’invitant si imprudemment à descendre dans la rue, il y a à présent l’organisation du déséquilibre et de la pénurie. Certains grévistes ne se gênent même plus pour le clamer à la télévision : ils veulent développer une stratégie de l’encerclement et faire venir les lycéens, les routiers, les transports, les aéroports, bref tous les pans de l’économie française pour contraindre le gouvernement à revenir sur son projet. C’est ainsi que les chaînes de télévision attisent, sans le vouloir vraiment, l’idée de pénurie alors que les réserves de carburant sont au maximum et que le pays peut tenir au moins trois mois.

Mais par delà cette évidence, comment peut-on admettre que quelques groupes, situés à des emplacements stratégiques, paralysent, voire causent à tous les autres citoyens, des nuisances incroyables ? Comment admettre que des gens qui ont la sécurité de l’emploi puissent abuser de leur position ? Le droit de grève n’est pas le pouvoir de rendre impossible la normale des autres. Il y a dans ce pays ds attitudes qui s’apparent à une stratégie de guerre civile. On sent que la société française actuelle ressemble à un volcan où la braise couve silencieusement mais fortement sous la cendre. Pourquoi ?

Comment se fait-il que dans le camps des opposants –et ils ont le droit de l’être- on n’entende guère de solution alternative ? Comment se fait-il que le PS se sente soudainement débordé par la rue qu’il a excitée mais ne contrôle plus ?

Il y a un bon mot de Nikita Krouchtchev que l’on pourrait citer , en l’adaptant à la situation actuelle: donner la parole exclusivement à la rue est séduisant mais extrêmement dangereux.

On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus…

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15/10/2010

la très étrange visite de M. Ahmaninedjad au Liban : un Etat vraiment indépendant ?

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la très étrange visite de M. Ahmaninedjad au Liban : un Etat vraiment indépendant ?

Aux premières lueurs de l’aube, réveillé après le long dîner-débat d’hier soir, je regarde l’écran de télévision, sans vraiment croire ce je vois et entends : l’inénarrable président iranien qui se rend dans le sud du Liban, tout près de la frontière israélienne pour annoncer haut et fort que l’Etat hébreu va disparaître… On se frotte les yeux et on se demande si on a bien entendu. Alors que cet Etat dont il s’est juré la perte peut infliger au sien une terrible défait à la fois militaire et électronique (il en a déjà eu un avant-goût), ce président iranien, si fortement contesté dans son propre pays et dont l’élection fut entachée d’irrégularités graves, n’a rien de mieux à faire que de venir perturber le calme d’une région qui n’a guère besoin de cela…

Au lieu des e vouloir un facteur de paix et d’apaisement, cet homme aux abois a tout misé sur une stratégie de l’affrontement : la Maison Blanche n’a pas tardé à réagir en soulignant que le Liban n’était plus un Etat indépendant et qu’une partie de son territoire était devenue une base militaire iranienne. A quand la République libanaise islamique ?

Mais comment une faction chiite armée peut-elle s’arroger le droit de faire inviter un tel homme et lui offrir un circuit de visite qui met en danger la sécurité du pays ?

Pour l’instant, Israël a réagi avec calme et pondération. Il est douteux qu’il en sera toujours ainsi. Le président iranien aggrave son cas : les USA et l’Europe, sans même parler d’Israël, ne lui laisseront pas les mains libres au Liban. Ni même ailleurs, semble-t-il.

Rêvons du jour où le Liban retrouvera enfin son indépendance et l’Iran des dirigeants dignes de ce nom..

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