08/12/2009

L’IRAN, LA FIN DU MONOLITHISME GRANITIQUE (II)

L’IRAN, LA FIN DU MONOLITHISME GRANITIQUE (II)

Qu’est-ce que nous entendons pour cette expression géologique monolithisme granitique ? Tout fin simplement l’implosion qui menace chaque jour un peu plus le rédime iranien actuel. Que des étudiants manifestent, qu’ils aient l’ambition de changer la société dans laquelle ils vivent, c’est une chose absolument normale. Il suffit de voir nos photos d’identité lorsque nous avions vingt ans et celles d’aujourd’hui… Et d’ailleurs, souvenons nous de cette belle citation d’Ernest Renan qui s’énonce comme suit, je n’aurais que pour mépris pour une jeunesse qui n’entrerait pas dans la vie, l’injure aux lèvres…

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Les ambiguités turques…

Les ambiguités turques…

La visite du premier ministre turque, issu du courant islamiste modéré de ce pays, M Tayyib Erdogan, doit permettre de tirer au clair des glissements inquiétants de la diplomatie turque, notamment ses rapprochements avec la Syrie et l’Iran. On dit le président Obama fort préoccupé par cette évolution qui affecte, semble-t-il, la seconde armée de l’Otan.
Que se passe-t-il ? En réalité, la Turquie se trouve dans une impasse plus ou moins prévisible et tente, par tous les moyens, de se rendre indispensable et de jouer les honnêtes courtiers. Mais les aléas de la politique internationale font que l’on ne parvient pas à lire correctement sa stratégie en profondeur. Prenons un exemple : l’Etat-major de l’armée turque est très attaché à une coopération militaire étroite avec Israël, mais l’inspiration islamiste du gouvernement actuel fait que celui-ci ne peut pas ignorer les effets secondaires de l’opération israélienne à Gaza. D’où la gêne des Turcs qui décommandent à la dernière minute la participation de Tsahal à des manœuvres militaires… Malgré les explications embarrassées de la Turquie, on sent bien que le pays se cherche et tâtonne pour découvrir le bon moyen de tirer le pays de l’impasse.

Et cette impasse, d’où vient-elle ? De l’impossibilité pour la Turquie de rentrer en Europe. On le sait bien, ni les Français ni les Allemands (sans même parler de la Grèce dont la Turquie occupe une partie de Chypre) ne veulent d’adhésion de ce pays à l’Union Européenne. Et ce ne sont pas les résultats du référendum suisse sur les minarets qui vont changer cet état d’esprit.

Donc, la Turquie hésite entre une adhésion à l’Europe qu’on lui refuse et un rôle que sa taille et son histoire lui permettent de jouer dans la région. Mais la difficulté est que le second rôle est nettement moins séduisant que le premier.

Avec ses milliards de subventions en euros, l’Europe est tout de même un magnifique ilôt de prospérité et de bien être, comparée à des voisins aux régimes totalitaires comme la Syrie et l’Iran. Même en favorisant des négociations entre Israël et la Syrie, la Turquie n’est pas arrivée à désarmer les préventions des Européens. On sait les déclarations, parfois pesantes, des présidents américains en faveur d’une telle adhésion : tant M.M. Bush que Obama ont dit clairement ce qu’ils pensaient, déclenchant la mauvaise humeur des leaders occidentaux.

La Turquie est un grand pays musulman, non arabe. C’est un pays où la la laïcité s’est enracinée (pour combien de temps encore ?) depuis le fondateur de la Turquie moderne. Ce pays devrait rechercher le statut de partenaire privilégié de l’Europe, sans tenter de faire pression en jouant les trouble fêtes, notamment dans un jeu aussi subtil que dangereux avec un Iran en proie à des troubles qui ne font que commencer.

La visite du premier ministre turque, issu du courant islamiste modéré de ce pays, M Tayyib Erdogan, doit permettre de tirer au clair des glissements inquiétants de la diplomatie turque, notamment ses rapprochements avec la Syrie et l’Iran. On dit le président Obama fort préoccupé par cette évolution qui affecte, semble-t-il, la seconde armée de l’Otan.
Que se passe-t-il ? En réalité, la Turquie se trouve dans une impasse plus ou moins prévisible et tente, par tous les moyens, de se rendre indispensable et de jouer les honnêtes courtiers. Mais les aléas de la politique internationale font que l’on ne parvient pas à lire correctement sa stratégie en profondeur. Prenons un exemple : l’Etat-major de l’armée turque est très attaché à une coopération militaire étroite avec Israël, mais l’inspiration islamiste du gouvernement actuel fait que celui-ci ne peut pas ignorer les effets secondaires de l’opération israélienne à Gaza. D’où la gêne des Turcs qui décommandent à la dernière minute la participation de Tsahal à des manœuvres militaires… Malgré les explications embarrassées de la Turquie, on sent bien que le pays se cherche et tâtonne pour découvrir le bon moyen de tirer le pays de l’impasse.

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06/12/2009

L’esprit de Copenhague…

L’esprit de Copenhague…

Quinze jours, quinze jours à partir de demain, lundi 7 décembre pour essayer de sauver la planète, comme on aime tant à le dire depuis quelque temps. Mais quinze jours pour quoi faire ?

Pouvons nous, nous hommes et pays du nord faire la leçon aux pays du sud, dits émergents, afin qu’ils s’éloignent de notre modèle, celui-là même qui a mis la planète dans l’état où elle se trouve aujourd’hui ? L’enjeu est de choisir un modèle de développement bien moins polluant.

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05/12/2009

L’AMÉRIQUE DE MONSIEUR OBAMA ET LA HAINE DE SOI

L’AMÉRIQUE DE MONSIEUR OBAMA ET LA HAINE DE SOI

La lecture, hier soir, de la conférence du professeur Simon SERFATY, éminent spécialiste des relations internationales aux USA, prononcée devant le Forum du futur à Paris, m’a inspiré ce blog matinal sur un sentiment étrange qu’ont éprouvé une bonne majorité des Américains lors de la dernière élection présidentielle. Ils ont élu un homme, certes, jeune et audacieux, sûr de lui et conscient de sa valeur, mais entièrement dépourvu d’expérience et faisant avec une difficulté extrême ses premiers pas en matière de politique étrangère. Ce qui est quelque peu inattendu quand on dirige la première grande puissance mondiale…

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04/12/2009

Libération de Roman Polanski

Libération de Roman Polanski

Je suis un gêné de le dire, voire de l’écrire, mais l’élargissement du cinéaste fanco-polonais m’a soulagé. Le fait de savoir un vieillard de 76 ans derrière les barreaux n’est guère réjouissant. Mais ce qui me gênait et me gêne toujours, c’est ce qu’il a fait avec une petite fille de 13 ans alors qu’il en avait plus de 40 !

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03/12/2009

BRAHAM SELON CRAINTE ET TREMBLEMENT

ABRAHAM SELON CRAINTE ET TREMBLEMENT

SÖREN KIERKEGAARD

(1813-1855)

Conférence à la Mairie du XVIe arrondissement

le jeudi 3 décembre 2009 à 20h 15

Crainte et tremblement a paru en 1842, 13 ans avant la mort de l’auteur qui perdit connaissance dans une rue de la capitale danoise et qui ne se réveilla plus du tout.

Points principaux :

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Les minarets, la Suisse et le gouvernement turc

 

Les minarets, la Suisse et le gouvernement turc

Décidément, cette affaire des minarets continue de susciter des vagues. Je comprends l’émoi des musulmans sur place et dans le monde car non n’a pas assez expliqué la portée et surtout la signification profonde de ce vote. A ce sujet précisément, je n’ai pas à me prononcer mais simplement à en prendre acte, tant il est clair et évident.

Dans cette affaire, le symbole s’est affranchi de son objet et poursuit une vie largement autonome. Ce qui le conduit nécessairement à transcender son objet. Pourquoi a-t-on peur du minaret ? Je ne sais pas, mais on peut hasarder quelques idées. Dans la tradition musulmane, en terre d’Islam, aucun édifice et surtout pas un édifice religieux d’une autre confession ne peut surplomber le minaret de la mosquée. C’est un réflexe qu’on trouve dans les pays de tradition chrétienne et même dans le talmud, concernant les lieux de culte juif.

Je crois que, bien plus que le minaret, c’est ce qu’il est censé représenter dans l’imaginaire et l’inconscient des gens qui est en cause. Que je sache, les Suisses n’ont pas voté la destruction des minarets existants (ce qu’à Dieu ne plaise !) ni l’interdiction de construire des lieux de culte, si le besoin s’en faisait sentir. On sent bien, entre les lignes, la peur de l’islamisation, que celle-ci soit réelle ou parfaitement imaginaire. C’est encore une fois l’image, le symbole, plus que le référent qui ont préavlu.

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02/12/2009

L’envoi de troupes US en AFghanistan…

L’envoi de troupes US en AFghanistan…

Enfin, le président Obama a réussi à prendre une bonne décision et à surmonter tous les obstacles. Enfin, il a dépassé le stade de la critique stérile de la politique du précédent cabinet pour prendre la mesure de son nouveau job, en l’occurrence envoyer des troupes au combat et donc à une mort éventuelle. Il a enfin dépassé le stade de Change et de Yes we can !

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01/12/2009

LA DERNIÈRE PROVOCATION DU PRÉSIDENT IRANIEN

LA DERNIÈRE PROVOCATION DU PRÉSIDENT IRANIEN

Le propre des autocrates et des tyrans est de ne jamais savoir jusqu’où ne pas aller trop loin… On comprend mieux aujourd’hui les cris des manifestants qui réclament qu’on leur rende justice et surtout la victoire dont ils ont été frustrés.

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