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  • UNE LUEUR D’ESPOIR ? GAZA

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    UNE LUEUR D’ESPOIR ? GAZA
        La réalité est trop désespérante pour continuer à y coller de manière continue et conséquente. Il faut s’élever, faire comme si nous étions en cours de sortie de crise et envisager l’avenir. Y aura-t-il un avenir ? Ce n’est pas sûr, mais faisons comme s’il y en avait un… Ce qui est absolument insensé, c’est que le Hamas, pris dans sa logique sans discernement est allé jusqu’à refuser lui aussi la résolution de l’ONU, renforçant ainsi, à son corps défendant, la position d’Israël qui est, de toutes manières, dans une position légitime puisque son but est de protéger son territoire et ses citoyens contre les tirs de missiles.
        Mais revenons à notre propos : Hegel disait que l’Histoire avance par contradictions surmontées. C’est-à-dire que l’histoire est une succession de crises et de conflits surmontés car ils finissent toujours par se résorber.
        J’écoutais ce matin un penseur, spécialiste de géostratégie qui réfléchissait sur l’avenir de la bande de Gaza et qui notait que la position actuelle du Hamas était celle de l’OLP d’il y a plus de 20 ans lorsque sa charte prétendait refuser l’existence d’Israël. Il rappelait aussi que les Premiers Ministres israéliens de l’époque affirmaient ne vouloir rencontrer l’OLP que sur le champ de bataille. La suite, tout le monde la connaît : les pourparlers de Madrid, les accords d’Oslo, l’installation d’une  Autorité palestinienne en Cisjordanie et à Gaza, etc…
        Après les heurts actuels qui auront changé les esprits et donné au Hamas à réfléchir, les positions évolueront. On se demande alors quel pourrait bien être l’avenir de ce territoire de Gaza :
    a)    le rattachement à la Cisjordanie palestinienne par un corridor, le repeuplement de ce second territoire, peu peuplé par rapport à Gaza, en faisant venir des Gazaouis qui le voudraient, afin de soulager la pression sur cette bande de terre coincée entre l’Egypte et la mer.
    b)    Ou le rattachement à l’Egypte qui a une longue histoire commune avec ce territoire mais qui se méfie du Hamas car ce mouvement n’est autre que le prolongement naturel du mouvement très surveillé sur les bords du Nil des Frères Musulmans. Ceci explique principalement le refus du président Moubarak d’ouvrir le terminal de Rafah…
    c)     Quelle que soit la solution choisie, en cas de paix, on pourrait enfin penser au développement économique de la région où les hommes n’auraient plus à faire le coup de feu, mais un travail, une famille et une maison. Il y aurait un port et un aéroport pour exporter et importer des marchandises et non des armes comme le fait aujourd’hui le Hamas.
    d)    La raison reprenant le dessus, on pourrait envisager une sorte de Marché Commun du Proche Orient qui intégrerait aussi bien le Liban, l’Egypte, la Palestine, Israël, la Syrie (si elle se démocratise…) et d’autres pays riverains.

    Je vois d’ici les sourires narquois ou le regard sceptique, dubitatif des lecteurs, leur promptitude à contredire ou à décocher contre nous les flèches de leur ignorance (car je les lis tout de même les commentaires, même si je n’y réponds guère, car à 98% c’est affligeant) ; et pourtant, un jour ou l’autre, les armes finiront par se taire et la paix, lentement mais sûrement, arrivera.
        Espérons donc que le Hamas, qui commence à prendre conscience du désastre autour de lui, fléchira au Caire et reconnaîtra ce que le ministre égyptien des affaires étrangères avait dit, dès le premier jour du conflit : le Hamas s’est trompé…
     

  • BOYCOTT DES COMMERÇANTS JUIFS DE ROME ?

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    BOYCOTT DES COMMERÇANTS JUIFS DE ROME ?
        C’est un grave faux pas qu’a commis cette petit groupe de détaillants italiens, qui entendaient punir leurs collègues juifs de leur solidarité avec Israël. Toute l’Italie, unanime, a condamné cette procédure d’un autre âge et qui rappelle des réminiscences sinistres dans un pays où le fascisme a régné pendant la guerre.
        Mais cette affaire, minable et méprisable, atteste d’un changement de mentalité dû à une avalanche d’images et de commentaires, les uns plus enflammés que les autres.
        En réalité, l’ONU ne devrait pas s’offusquer de ce que ses résolutions ne soient pas suivies d’effet. Si elle avait fait son travail, dans le présent cas comme dans d’autres, elle aurait réussi à se faire respecter : le Hamas n’aurait jamais osé envoyé le moindre projectile contre Israël et Israël n’en serait pas arrivé là…
        Certains peuvent s’étonner de ce que nous regardions déjà dans l’avenir, mais cela est nécessaire. Il faut que le terrorisme cesse, aucune cause, si élevée soit-elle, ne saurait s’en servir pour faire triompher ses vues ou faire aboutir ses revendications.
        On annonce aujourd’hui que la CIA a réussi à neutraliser deux chefs d’al-Quaida, coupables d’attentats très graves. Ils ont été tués au Pakistan et l’un des deux aurait organisé l’attentat contre l’hôtel Marriotts…
        On a trop toléré des foyers d’insécurité, des conflits dits de basse intensité, etc… Il faut un ordre mondial plus juste, une justice internationale plus rigoureuse. Cela paraît utopique, mais un jour cela arrivera. Et l’on reconnaîtra qui a intérêt à la violence et qui veut vraiment vivre en paix. Tout le monde, j’espère.
     

  • LA GUERRE TOUT COURT ET LA GUERRE DES IMAGES

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    LA GUERRE TOUT COURT ET LA GUERRE DES IMAGES

        C’est vrai que toute guerre se gagne aujourd’hui, d’abord à la télévision et dans les radios ainsi que dans les journaux. Tous les spécialistes de la communication vous le diront.  Mais tous les observateurs lucides remarqueront que le choc initial de ces photos parfois truquées (mais pas toujours) disparaît lorsque l’on prend le temps de la réflexion… En revanche, dans l’intervalle, le mal est fait.
        Il demeure que les trêves doivent être respectées, voire même prolongées afin de permettre aux civils de se ravitailler, de se calmer et de se préserver. Les Israéliens ne sont pas imperméables à ce genre d’arguments et veulent bien respecter les règles humanitaires… Alors pourquoi ne le font-ils pas ?
        Ils justifient leur attitude par l’habitude du Hamas de se cacher dans les écoles, les bâtiments de l’ONU, les lieux de culte, lez zones densément peuplées par les civils à partir desquelles ils n’hésitent pas à bombarder d’autres civils –israéliens, cette fois- s’attirant aussitôt une réplique de Tsahal qui repère immédiatement les sources de feu qu’il neutralise . Du coup, le Hamas alerte la presse et signale des atteintes au droit des gens… C’est un cercle vicieux dont on peut sortir.
        Souvenez vous des Palestiniens qui, encerclés par Israël du temps d’Arafat, s’étaient retranchés dans l’église de la Nativité…  Tsahal met en avant toutes ces raisons pour souligner les gens du Hamas se mêlent à la population civile, se cachent dans les locaux de l’ONU ( à l’insu des fonctionnaires de cette dernière)…
        Vous voyez, on n’en sort pas : les uns viennent pour annihiler des forces ennemies, d’autres disent qu’ils useront de tous les moyens pour continuer de frapper et tenter de survivre. Franchement, je ne vois comment cela s’arrêtera.
        Aux dernières nouvelles, il semblerait que Tsahal détruise systématiquement les tunnels de Philadelphie (la zone frontalière avec Rafah ; l’Egypte porte une grande part de responsabilité pour ne pas avoir détruit elle même ces circuits de contrebande d’armes. Aujourd’hui, Tsahal accomplit ce travail lui-même. C’est dur, c’est vrai, c’est même implacable. Mais comment faire ? Le Hamas qui ne va plus représenter grand chose après cette guerre, ferait mieux de sauver ce qui peut encore être sauvé et reconnaître que personne ne se porte à son secours.
        Il devrait le faire pour se sauver et sauver la paix et la sécurité des Palestiniens qui ont commis l’imprudence de le suivre dans une impasse. Après tout, Mahmoud Abbas a une carte importante à jouer qui devrait mener à un accord complet dans un avenir que tous souhaitent très proche…
        Mais encore une fois ; la raison l’emportera-t-elle enfin ?
     

  • GAZA : UN CONFLIT QUI CHANGE DE NATURE…

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     GAZA : UN CONFLIT QUI CHANGE DE NATURE…
        Dan cette course effrénée à l’information, où chaque nouvelle nouvelle (sic) ne garde sa fraîcheur que quelques courts instants, les journalistes ne peuvent pas (et qui le leur reprocherait) analyser en profondeur le sens, la signification profonde des faits qu’ils rapportent. C’est bien d’annoncer des faits bruts, précis, sans commentaires, mais on s’y perd au bout d’un certain temps et, à la langue, on en oublie même les origines du présent conflit. J’en veux pour preuve le fait suivant : depuis cinq ou six jours déjà, la vague de froid en Europe a ravi la première place au conflit armé du proche Orient ; la crise gazière passe désormais immédiatement après et aujourd’hui sur certaines chaînes françaises, c’est l’inauguration du nouvel hôpital civil de Strasbourg qui fait la une. Même le journal Libération qui n’est pas tendre parle d’une carte du froid en France… C’est dire combien l’avalanche d’informations à chaud finit par lasser.
        Après ces brèves remarques préliminaires, j’en viens au changement de nature du conflit : un fait marquant, de moins en moins relevé par nos informateurs, retient mon attention : l’assoupissement volontaire et complet du monde arabo-musulman qui est très divisé et qui a fini par comprendre que l’existence d’un Hamas fort dans la région constituait une dangereuse tête de pont de l’Iran. L’Iran, voilà le dénominateur commun du conflit, tant en Palestine, qu’au Liban et à Gaza.
        J’ai écouté un analyste sérieux parler de cette évolution ; il notait avec pertinence que les Iraniens rappellent à Obama (ce naïf qui entendait leur parler, ignorant tout des visées profondes de leur direction actuelle) qu’ils sont incontournables, qu’il doit compter avec eux en Irak, en Afghanistan et au Proche Orient. Ce fait mortifie les Arabes, lesquels acceptent de ce fait la sérieuse correction militaire que les Israéliens administrent présentent au Hamas à Gaza. C’est-à-dire à l’Iran à travers le Hamas : car d’où vient tout cet argent utilisé pour renforcer les arsenaux du Hamas à Gaza, région qui ne vit que grâce à l’aide internationale (ONU et UE) depuis près d’un demi siècle) ; si ce n’est de l’Iran ? Qui avait donné de l’argent au leader chiite libanais pour soi-disant reconstruire les maisons détruits du Liban sud ? Quoi qu’on fasse, par quelque bout que l’on prenne le problème, on se retrouve face à l’Iran…
        Même ceux qui réclament un cessez le feu à l’ONU n’y croient pas. Même Obama cessera  de s’exprimer comme il le fait , lorsque le 21 janvier au petit matin, installé dans le bureau ovale, les généraux de l’US Army et les chefs de la CIA lui mettront sous le nez quelques rapports et cartes d’état-major, décrivant la situation dans le monde, telle qu’elle est réellement.
        Un dernier mot sur l’offensive en cours : contrairement à ce qui s’est passé il y a deux ans où Israël (pour des raisons mystérieuses) n’a pas frappé fort, l’offensive actuelle fut mûrement réfléchie : si l’on reprend certaines déclarations de M.M. Olmert et Barak, on réalise que Tsahal avait ses plans et n’attendait que l’ordre d’y aller pour agir. Enfin, un vrai héros à la ête du ministère de la défense a donné des objectifs précis à l’armée : détruire l’infrastructure politico-militaire du Hamas (donc saper l’influence de l’Iran aux frontières d’Israël et de l’Egypte, deux alliés objectifs en la matière) , neutraliser l’équipe dirigeants et retrouver le jeune Gilad, grâce à des rapports de l’intelligence militaire qui dispose de relais sûrs sur place.
        Si l’on fait bonne exégèse des déclarations de M. Olmert de ce matin, on comprend bien que Tsahal ne cessera ses attaques que lorsque les objectifs seront atteints…
        Encore un point : si le monde arabe avait été uni et fort, s’il parlait d’une même voix, nous n’en serions pas là : on aurait imposé au Hamas une ligne véritablement politique, on aurait contraint les Palestiniens à l’union, et on aurait enfin procédé au décollage économique de cette région de Gaza dont personne ne veut. Songez qu l’Egypte qui a de gros besoins d’argent a refusé un pont d’or quand on lui a proposé de prendre en main l‘administration de Gaza…  Peur de la contagion de l’idéologie iranienne aux Frères musulmans et tant d’autres choses.
        Quelle impuissance ! Nous nous trouvons pris dans un engrenage implacable. Il faut souhaiter que ce soit la dernière fois. Ma conclusion est paradoxale : il nous fait un monde arabe plus fort, plus intelligent et plus uni. Et surtout plus clairvoyant : vouloir détruire Israël est un mythe qui coûte cher.
     

  • PARLER DE QUOI ? GAZA EVIDEMMENT !

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    PARLER DE QUOI ? GAZA EVIDEMMENT !
    On ne met pas beaucoup de temps à se décider pour le choix du sujet de ce matin dans un Paris transi de froid ! On ne parlera pas des SDF morts à Bobigny ou dans le sud du pays, ni de la crise gazière entre la Russie et l’Ukraine, ni même du Vendée-Globe, ni de la sortie sur les écrans du très beau film Les Insurgés (14 janvier) : c’est encore la confrontation avec le Hamas qui retient l’attention, même si la presse internationale commence à reléguer ces nouvelles au deuxième, voire même au troisième rang…
    La situation se complique et s’aggrave, singulièrement suite aux tentatives malheureuses et suicidaires de certains suppôts de l’Iran, d’élargir le front en l’étendant à la région nord, c’est-à-dire au Liban. En effet, tôt ce matin, quelques roquettes sont tombées sur le nord d’Israël, tirées à partir du territoire libanais. Paniqué, Nasrallah, a aussitôt démenti toute implication. On ne connaît pas le fin mot de l’affaire : mais méfions nous ! C’est ainsi que commença la guerre il y a deux ans. Et cette fois ci, Tsahal ne fera pas la différence entre les uns et les autres. Nul n’a intérêt à la régionalisation du conflit, excepté l’Iran et son opérateur sur place, la Syrie qui alimente le Hezbollah.
    Mais revenons à Gaza. Comme on nous l’annonçait hier matin, le gouvernement israélien autorisé la phase trois de l’offensive qui ordonne à Tsahal de détruire par le menu tous les souterrains de la région de Rafah dont les habitants ont été invités à quitter les lieux… Mais pour aller où ?
    Un aspect non déclaré publiquement de cette nouvelle offensive : la neutralisation ou la capture des chefs du Hamas qui se terrent dans des souterrains et que les Israéliens veulent absolument débusquer. Certains avancent même l’idée que l’intelligence militaire aurait repéré le secteur où est détenu le jeune Gilad et aurait décidé de le ramener soi même à la maison.
    A quel saint se vouer ? On parle de négociations israélo-égyptiennes pour un retour au calme. C’est un rêve ! Le Hamas, tant qu’il pourra jouer un rôle nocif, continuera de le faire. C’est triste, c’est même inepte, mais c’est ainsi.
    J’émets le vœu que la culture de vie l’emportera sur la culture de mort. Tout ceci est arrivé parce qu’un mouvement dissident palestinien, radical et fanatisé, a accepté de s’instrumentaliser par une puissance extérieure qui souhaite faire tomber les régimes modérés, amis d’Israël ou simplement s’accommodant de son existence.
    CE qui nous garantit une large extension du conflit. Avec des souffrances indicibles pour des populations civiles. Mais à qui la faute ? Je rappelle cette phrase à l’emporte-pièce du ministre égyptien des affaires étrangères, reprise sur un mode plus urbain par M. Moubarak en personne : le Hamas s’est trompé, le Hamas va payer.
     

  • LA TRÊVE ( DES DEUX CÔTÉS) FUT DE BIEN COURTE DURÉE…

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    LA TRÊVE ( DES DEUX CÔTÉS) FUT DE BIEN COURTE DURÉE…
    On voit de voir à la télévision la visite de Benjamin Netanyahu à Ashkelon vers 13h 15, heure israélienne : le chef de l’opposition a  dû s’abriter car deux missiles furent tirés sur la ville au même moment par le Hamas, alors que la trêve n’avait qu’une heure de vie… On imagine quelles pensées ont pu traverser son esprit et ce qu’il fera quand il sera premier ministre.
    Plus inquiétante encore est la décision du cabinet de sécurité israélien de voter pour la phase trois de l’offensive terrestre qui devrait, selon la presse, s’étendre à toutes villes de la bande de Gaza. L’agenda militaire de Tsahal est de plus en plus clair : cette fois devrait être la dernière : plus aucune roquette ne sera tolérée, semble-t-il
    On croit rêver : dans cette région, même au moment où l’on pense aller vers un apaisement, c’est le contraire qui se produit. Je le dis et le répète, Nicolas Sarkozy était fondé à dire que l’attitude du Hamas était irresponsable. Au lieu de chercher l’entente et l’apaisement, il a fait creuser des dizaines de tunnels sous les 14 km qui séparent la zone de la frontière égyptienne, ce qui explique l’acharnement des Israéliens dont la patience est à bout.
    Un philosophe français a dénoncé dans un article ce soir, dans un grand quotidien national, la disproportion de la réaction israélienne. C’est gentil, mais a-t-il entendu les plaintes des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards, pris sous le feu inopiné des missiles aveugles du Hamas : entre 15 et 60 secondes pour se trouver un abri , sinon il faut prier !
    Que se passerait-il si une entité ennemie bombardait communément Strasbourg, Lille ou Nice ?
    Il est regrettable de voir la cécité volontaire et le leurre de soi du Hamas qui s’est imaginé pouvoir tenir la dragée haute à Tsahal. Le Hamas devrait cesser ses tirs de missiles, les Israéliens seraient tenus de le constater et de ralentir leur offensive au lieu de l’étendre. Malheureusement, il n’y a pas de pensée politique à Gaza : chacun sait que lorsqu’on commence une guerre, il faut savoir déjà quand on va l’arrêter. Cela s’appelle de la stratégie. Une pensée militaire conséquente et cohérente.
    Voyant que ma précédente prière n’a point été exaucée, je rappellerai la phrase géniale d’un calife de Bagdad au IXe siècle Haroun al-Rachid : al kiyyassa wa)l fehama yaghlaboun harakat al-harb : le politique et la sagesse viennent à bout des machines de guerre
    Est-ce valable partout dans le monde, sauf au Proche Orient ? Y a –t-il tant de haine entre Israël et Ismaël qui ont pourtant le même père Abraham ?

     

  • GAZA : UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION ?

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    GAZA : UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION ?
        A moins que tout ne trompe et sauf ultime provocation d’un Hamas qui refuse de reconnaître sa défaite sur le terrain, un trêve simple de quelques heures va intervenir de 12 p 15 heures permettant aux habitants civils de se ravitailler et d’obtenir d’Israël une centaine de camions chargés de vivres, de matériels civils et de médicaments.
        Ceci signifie en clair que l’aviation de Tsahal cessera d’agir durant trois heures aujourd’hui. Il faut espérer que cela se prolongera si le Hamas ne commet pas une nouvelle provocation pour tenter de masquer l’ampleur de sa défaite militaire.
        Deux déclarations d’acteurs extérieurs montrent bien que la situation du mouvement radical est grave : son bureau politique à Damas promet que le Hamas ne tirera plus de roquettes contre Israël ; et le leader chiite libanais, terrorisé, a promis de ne rien faire contre Israël.
        Il faut dire que les dernières menaces de Tsahal ont été particulièrement fermes et ont fait froid dans le dos des intéresses ; au point que les ministres libanais ont clairement fait comprendre u chiite de Beyrouth qu’ils le tiendraient pour personnellement responsable de ce qui arriverait à leur pays en cas de réaction israélienne à une attaque du Hezbollah.
        Je ne veux pas reprendre ici même les propos exacts de Tsahal à l’encontre du Liban mais au regard de ce qu’il ferait au Liban , ce qu’il fait au Gaza est un simple hors d’œuvre.
        Espérons que le bon sens cette fois l’emportera. Et que le Hamas sera remplacé à Gaza par le Fath de Mahmoud Abbas. Ainsi plus d’attaques de part et d’autre.
        C’est une prière : sera-t-elle exaucée ?
     

  • COMMENT JUGER DE LA SITUATION A GAZA ?

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    COMMENT JUGER DE LA SITUATION A GAZA ?
        Lorsqu’un conflit éclate dans une région du monde, les reportages sur ou les commentaires des batailles en cours viennent se superposer aux événements eux-mêmes. Je veux dire que la presse dont le devoir est évidemment d’informer dépend de tant de moyens secondaires, qu’on ne sait plus très bien à quel canal se fier. J’ai pris soin, ce matin, avant de faire mon billet, de feuilleter la presse écrite disponible ici, d’écouter les chaînes francophones, américaines, anglaises et autres (y compris Guysen TV d’Israël), le résultat est contrasté : certains journalistes parlent de catastrophe humanitaire, d’autres du déroulement normal des combats. Certains évoquent l’attaque des écoles où se seraient réfugiés des civils, d’autres donnent la parole aux Israéliens qui dénoncent l’attitude du Hamas qui consiste à attaquer des civils et à s’abriter lâchement derrière d’autres civils, les leurs, qu’ils exposent ainsi aux ripostes de Tsahal… Et la liste est longue. 
        Si l’on tente de garder la tête froide et l’œil lucide, on relève ce que Nicolas Sarkozy a dénoncé avec force ; l’attitude folle du Hamas qui a osé dénoncer une trêve bénéfique pour lui et dont la charte continue de prôner la destruction d’Israël… C’est ce qui était annoncé un peu partout : l’absence de toute agenda politique pensé et sérieux. Comment osez vous menacer de destruction un pays reconnu par l’ONU et dont l’armée est réellement la plus forte du Proche Orient ?
        Nous savons tous que ces factions vivent en dehors du réel, qu’elles jouent avec le romantisme révolutionnaire des années 60, mais nous constatons qu’elles exposent de façon criminelle leurs populations.
        Cependant, ce matin semble marquer un tournant dans la confrontation : le Hamas a compris et admet désormais implicitement sa défaite. La question reste cependant celle-ci ; Israël dont la ville de Sdérot a essuyé des tirs de roquettes pendant près de huit ans, va-t-il relâcher son emprise sans autre forme de procès ? N’oublions pas que l’agenda secret de l’Etat-Major est de détruire complètement le Hamas en tant que mouvement politico-militaire et de rendre la bande de Gaza à Mahmoud Abbas.
        Les Egyptiens qui s’activent aujourd’hui, avaient pourtant fait la sourde oreille lorsque les Israéliens leur demandèrent de faire sauter les tunnels servant à l’approvisionnement en armes du Hamas Aujourd’hui, ce sont les Israéliens qui s’en chargent.
        La fin de cette guerre que nous souhaitons immédiat montrera que des alliances inattendues se sont nouées sur le dos du Hamas qui n’a rien voulu savoir : pendant des mois, il s’est cru tout puissant, gardant au secret le jeune Gilad. Pendant des semaines, il a cru bon de se livrer impunément à cette rhétorique guerrière si chère aux Orientaux… Aujourd’hui, ces mêmes chefs se terrent, craignant de se montrer.
        Qu’espérer aujourd’hui ? Que ce soit la dernière fois. Qu’il n’y ait plus de morts, plus de bombes, que les Palestiniens aient leur Etat dirigé par des hommes responsables et intelligents.  Qu’une paix, même glaciale, au début, s’instaure entre eux et leur voisin hébreu.
    Au fond,  cette violente déflagration à Gaza a été un avertissement adressé à la Syrie et à l’Iran. Ces deux pays ont dû se rendre compte des limites réelles de leur action. Avec le silence assourdissant des Etats arabes modérés. N’oublions pas une chose ; l’Orient ne connaît pas Descartes. Ce qui est pour nous impensable est parfaitement imaginable là-bas.
     

  • TENTATIVES D’ATTENTATS ANTISEMITES EN PROVINCE ET EN REGION PARISIENNE…

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    TENTATIVES D’ATTENTATS ANTISEMITES EN PROVINCE ET EN REGION PARISIENNE…
    Il semble, à moins que tout ne trompe, que certaines organisations pro-Hamas s’en prennent, en guise représailles, aux synagogues et aux passants juifs… On parle d’une voiture bélier qui fut lancée, tout enflammée, contre les grilles de la synagogue de Toulouse. Il n’y a pas de blessés mais les fidèles, présents sur lieux, ont été choqués qu’on s’en prenne à des édifices religieux.
    Tout à l’heure, c’est la communauté juive du Kremlin-Bicëtre qui a été menacée : des individu, filmés à leur insu par des caméras, ont mis le feu à des véhicules appartenant à des fidèles se trouvant dans la synagogue local.
    La France n’est en guerre contre personne et le président de la République a le droit d’exprimer son opinion sur le Hamas, organisation terroriste cataloguée comme telle par l’Union Européenne et l’ONU.
    Les autorités judiciaires et policières sont en train de procéder aux investigations et aux recoupements habituels .
    Enfin, on signale une agression particulièrement violente à l’encontre d’un jeune homme juif, commise par des Maghrébins hurlant des slogans hostiles  à Israël.
    Il ne sert à rien, sauf à se mettre en contradiction avec la loi, de s’en prendre à des gens solidaires d’Israël. Le Hamas n’aurait jamais dû entamer ses bombardements sur Israël. Aujourd’hui, c’est sa survie qui se joue. Ce que je souhaite, c’est que le conflit ne s’étende pas au Liban où Tsahal rêve d’en découdre avec la Hezbollah. Lequel semble avoir compris et promet de se tenir tranquille/

  • NICOLAS SARKOZY : LE HAMAS, IRRESPONSABLE ET IMPARDONNABLE

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    NICOLAS SARKOZY : LE HAMAS, IRRESPONSABLE ET IMPARDONNABLE…
        De tels propos du président de la République française ne relèvent pas du registre de la langue de bois, ni même de celui du ministre des affaires étrangères. Ils ont le mérite de la franchise, ce qui est rare dans l’arène internationale, mais ils expriment surtout bien haut ce que les régimes arabes modérés pensent tout bas.
        Les points de passage entre Gaza et Israël sont ouverts au compte-goutte afin d’empêcher l’introduction d’armes et d’explosifs. C’est ce qui explique le refus égyptien d’ouvrir le point de passage de Rafah. La ligue arabe est si  embarrassée qu’elle a annulé sa prochaine réunion, renvoyée sine die…
        L’unique ressource qui reste au Hamas est de changer totalement et de tenter de devenir une faction politique démilitarisée palestinienne, reconnaissant l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël. Vu le développement de l’offensive à la fois terrestre et aéro-navale, on voit mal les Israéliens s’arrêter alors qu’ils peuvent en finir avec des ennemis qui les bombardent depuis si longtemps et qui projettent d’enlever leurs soldats…
        Ce que Nicolas Sarkozy voulait dire en termes clairs, c’est que ce mouvement dissident qu’est le Hamas a commis l’erreur de se croire assez fort pour oser affronter, voire provoquer Israël.
        La différence avec la seconde guerre du Liban est immense : alors qu’à l’époque, Tsahal ne semblait pas s’attendre à l’attaque et à l’enlèvement de ses soldats, dans le cas du Hamas, qui se nourrit plus de slogans politiques que d’une idéologie viable, les Israéliens ont utilisé chaque jour que Dieu crée pour étudier la situation, espionner et frapper leur ennemi. Cette fois ci, c’est le Hamas qui a été frappé par surprise.
        Les régimes arabes de la région, amis d’Israël et des USA, furent ulcérés par l’entêtement du Hamas : ils n’ont pas digéré que le Hamas n’ait pas écouté leurs conseils de prudence, préférant se tourner vers la Syrie, l’Iran et le Hezbollah. Ces régimes (Egypte, Jordanie, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis) craignent le Hamas et ne lui apportent qu’une aide symbolique humanitaire, même si la crise du même nom ne menace guère : chaque jour au moins cent camions ravitaillent Gaza.
        Mais que va-t-il se passer, hic et nunc, puisque les Israéliens sont désormais quasiment les maîtres du territoire, coupé en deux et sillonné par leurs chars et leurs avions de combat ? Le Hamas va-t-il avoir le courage politique de reconnaître qu’il a commis une lourde erreur ? Le Fatah de Mahmoud Abbas va-t-il s’engouffrer dans la brèche et réunifier le territoire, ouvrant ainsi la voie à un hypothétique Etat palestinien ?
        Je ne sais, je dirais même que j’en doute. J’ai déjà cité le livre de Mémoires de Moshé Dayan, ancien héros de Tsahal et légendaire ministre de la défense. Le titre est le suivre : ha-la-nétsah tochal harév ? Le glaive ne sera-t-il donc jamais repu ?
        Les gens du Hamas ne pensaient pas aux populations civiles vivant sous leur feu dans les régions frontalières d’Israël. Aujourd’hui, il se rendent compte que cette situation est invivable. Il faut savoir s’arrêter quand on s’est trompé.