• L’avenir n’est écrit nulle part… Réflexions sur le temps qui passe.

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    L’avenir n’est écrit nulle part… Réflexions sur le temps qui passe.

    Le temps existe t il dans l’absolu ? Sans des êtres humains ou simplement des êtres vivants il n’existerait aucune conscience pour le mesurer. Pour exister, le temps a besoin d’être vécu. Certes, les animaux ne réagissent pas comme nous mais ils ont conscience des saisons, des dangers, des lieux où ils sont sur leur garde pour éviter les prédateurs, etc…

    Toutefois, c’est l’homme qui ressent le plus le temps qu’il mesure à l’aune de sa vie sur terre. Nous sommes à la veille d’une nouvelle année et autour de nous tous s’agitent pour savoir à quoi va ressembler l’année qui commence et quels enseignements tirer de celle qui s’achève. Et c’est là que le bât blesse, on ne compte plus les inepties qui jalonnent les commentaires, notamment des journalistes et des hommes politiques.. D’ailleurs, hasard ou coïncidence, les télévisions nous offrent année après année (c’est dire qu’il y a aussi des choses pérennes) le fameux bêtisier…

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  • Hélène Lewandowski, La face cachée de la Commune (Le Cerf)

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    Hélène Lewandowski, La face cachée de la Commune (Le Cerf)

    La lecture de ce passionnant petit ouvrage, signé par une diplômée d’architecture, nous remet dans l’ambiance du second Empire, de Napoléon III et de son grand préfet Hausmann, l’urbaniste-chirurgien, adulé par les uns et voué aux gémonies par tant d’autres… On l’a tenu pour responsable des déséquilibres imposés par ses projets urbanistiques et la terrible insurrection qui s’ensuivit. Existe t il un rapport entre cause et effet ? Les historiens en débattent encore…

    L’auteur conclut son introduction par une interrogation qui augure bien de la suite de ses développements et de sa thèse : En incendiant Paris les Communards auraient-ils finalement servi les intérêts de la bourgeoisie en lui offrant l’opportunité de remplacer les monuments publics des prestige qu’elle juge inutiles et coûteux par des équipements nécessaires à la bonne conduite de ses affaires ?

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  • Le rejet pathologique de Benjamin Netanyahou ou l’expression politique de la haine juive de soi-même…

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    Le rejet pathologique de Benjamin Netanyahou ou l’expression politique de la haine juive de soi-même…

    Avec tout le respect et la considération pour celle et ceux qui pensent autrement, je dois bien reconnaître que cette nouvelle m’a fait chaud au cœur : la victoire (plus de 70%) sans appel du Premier ministre israélien sur son challenger qui a fait un pas de clerc… Chercher par tous les moyens à prendre date pour la succession alors que celle-ci n’est pas encore ouverte. Et en politique, surtout dans un pays comme Israël, les erreurs d’appréciation et de comportement coûtent très cher… Certes, le vainqueur fera preuve du libéralisme de l’homme fort, il ne cherchera pas à écraser son rival malheureux, déjà à terre, ce qui compromettrait un peu sa prochaine campagne des législatives,. C’est un animal politique redoutable que Benjamin Netanyahou, il se contentera de marginaliser son adversaire qui ne représente plus grand chose dans son parti. Certains, et non des moindres, n’ont pas hésité à le qualifier de traitre car il s’est joint, directement ou indirectement, à la meute de loups qui hurlaient à l’hallali. .. Le monde politique est dur, ce n’est pas nouveau, mais en Israël, c’est bien pire qu’ailleurs.

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  • Algérie, le grain de sable qui peut tout compromettre… On est bien peu de chose, m’a dit mon amie la rose.

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    Algérie, le grain de sable qui peut tout compromettre…

    On est bien peu de chose, m’a dit mon amie la rose.

    Il y a une petite chanson que j’ai entendue un matin très tôt sur RFI, On est bien peu de chose m’a dit mon amie la rose… La version orientalisée de Natacha Atlas se termine par une belle mélopée arabe qui m’a rappelé des souvenirs de ma très tendre enfance…

    Quelques semaines plus tard, ce fut la surprise la plus totale lorsque cette même radio annonçait la disparition brutale du régent de l’Algérie, le général Ahmed Qaide Salah, inamovible chef d’état-major de l’armée algérienne, l’homme qui a géré à sa façon l’intérim et qui, une fois son devoir accompli, est soudainement passé à l’éternité.

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  • Carol Mann, Nous partons pour une destination inconnue. Femmes juives pendant la Shoah en France (Albin MIchel)

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    Carol Mann, Nous partons pour une destination inconnue. Femmes juives pendant la Shoah en France (Albin MIchel)

    Décidemment, l’incroyable horreur, l’insupportable calvaire des juifs au cours de la seconde guerre mondiale, ne sera jamais entièrement couvert ni décrit par les historiens, les philosophes, bref par tous ceux qui pensent et mettent le fruit de leurs réflexions et de leurs recherches au service des autres, et principalement de tous ces morts sans sépulture..

    Dans le présent ouvrage que je me fais un devoir de recenser au plus vite, c’est un aspect assez méconnu qui est traité : le cas des femmes qui, contraintes de faire face à la catastrophe, pensent encore et toujours, non point à elles-mêmes mais plutôt au sort de leurs chers enfants ou maris laissés derrière elles, elles qui partent pour une destination inconnue… Terrible euphémisme pour la mort.

     

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  • Les routes de l’esclavage : Histoire des traites africaines XVe-XXe siècle par Catherine Coquery-Vidrovitch

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    Les routes de l’esclavage : Histoire des traites africaines XVe-XXe siècle

    par Catherine Coquery-Vidrovitch

    Ce livre est écrit selon les normes du commentaire historique. En d’autres termes, c’est un livre sérieux, qui relate et analyse des faits historiques. Et pourtant, il ne se lit pas sans une émotion intense. Les questions qu’il pose et auxquelles il apporte des réponses satisfaisantes ne peuvent pas nous laisser indifférents. On se demande comment des hommes ont pu réduire d’autres hommes, leurs semblables en tout point, sauf dans certains cas la couleur de la peau, au rang de chose ou de bien meuble, de force de travail, et moins bien traités que des animaux ou des bêtes de somme. Il ne s’agit pas ici de mièvrerie mais de sentiments de honte. D’ailleurs, le livre s’ouvre sur une belle citation de Condorcet (Réflexions sur l’esclavage des nègres, 1781) : en résumé : l’esclavage est le plus odieux des crimes, quelle qu’en soient les motivations. Aujourd’hui, on parle d’une crime contre l’humanité.

    Comment ce phénomène de traite ou de commerce d’êtres humains a-t-il été possible ? Comment devenait on esclave ? Et comment se fait il que les révoltes des opprimés n’ont pas été plus massives ni plus fréquentes ? Ce sujet est bien plus complexe qu’on ne le croit habituellement. D’abord, il faut rappeler que la réduction d’hommes et de femmes, sans oublier les enfants, à l’esclavage s’est fait dans des contextes civilisationnels différents. A l’origine, les esclaves étaient pour la plupart de race blanche. Il suffit de s’en référer à ce que dit Aristote des esclaves, souvent des captifs de populations vaincues, taillables et corvéables à merci parce que leurs pays avaient perdu la guerre. Voyez aussi dans le vaste empire romain où les premiers esclaves noirs firent sensation en raison de leur couleur de peau… Ce n’est qu’après, lorsque les commerçants européens se sont intéressés à l’Afrique et au Nouveau Monde que les escalvisés (sic) devinrent majoritairement des hommes de race noire. Souvenons nous du rire de cette esclave thrace qui se moque de Narcisse lorsqu’il tombe, par inattention dans un puits…

     

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  • Jean-christian Petitfils, Histoire de la France. Le vrai roman national. Fayard

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    Jean-christian Petitfils, Histoire de la France. Le vrai roman national. Fayard

    Sans atteindre la haute fréquence qu’a connue le XIXe siècle en matière de publication sur l’histoire de la France, on peut dire que cette question, couplée avec celle de l’identité nationale suscite toujours de l’intérêt, en raison, notamment, des questions que le pays et ses habitants se posent sur leur devenir. Et l’intégration européenne n’est pas seulement une chance ou un succès, mais aussi un défi, surtout si l’on y ajoute la question des réfugiés. En effet, l’histoire de la France présuppose que persiste dans l’existence une nation française…

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  • De la haine gratuite (heb. sin’at hinnam)

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    De la haine gratuite (heb. sin’at hinnam)

    La haine n’est sûrement pas un bienfait ni quelque chose d’agréable, tant pour celui qui l’éprouve que pour celui en est la victime. Et cela remonte à des temps immémoriaux puisque déjà la Bible, dès les tout premiers chapitres du livre de la Genèse, évoque la présence irrépressible du mal, donc de la haine, dans le cœur de l’homme, depuis sa jeunesse ( raq ra’ mi-né’ouraw). En somme, la haine, est congénitale à l’être humain. Il est né avec, voire même il s’en nourrit pour survivre dans ce bas monde. Pour citer à nouveau la Bible : le couple fraternel Abel / Caïn s’est soldé par un meurtre, le premier de l’Histoire et par voie de conséquence, la suite du genre humain, est constituée par la descendance de Caïn, nous sommes donc une engeance d’assassins…. Une nouvelle peu réjouissante.

    Bien des notions gravitent autour de cette haine qui a des ramifications dans tant d’autres domaines annexes ou connexes. Il faut recenser les différentes appellations ou les mutations de ce phénomène psychologique qui intrigue les psycholoques et les psychanalystes depuis toujours. Toutes les traditions religieuses, toutes les spiritualités se sont préoccupées de cette haine, tentant soit de l’annihiler, soit de la convertir en l’élevant. Ce qui était un certain mal devient un certain bien. Ce dernier modèle a été choisi par la secte hassidique des XVUI-XIXe siècles qui parle directement de ha’ala, élévation, ou peut-être même de sublimation. Proverbes 3 ;6 stipule : Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers. Ce qui signifie que l’homme naît avec une certaine charge de destructivité et que seul Dieu ou presque, est en mesure de modifier cette donne implacable. C’est ce que la littérature talmudique nomme l’instinct ou la pulsion du mal (yétsér ha-ra ).

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  • Crainte et tremblement de Sören Kierkegaard :        Abraham ou le paradoxe de la foi

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    Crainte et tremblement de Sören Kierkegaard :

           Abraham ou le paradoxe de la foi

     

      

    Généralités

    C’est un regain d’intérêt assez inattendu que connurent la ligature d’Isaac et la personnalité du patriarche Abraham au beau milieu du XIXe siècle européen. En effet, le penseur danois Sören Kierkegaard (1813-1855) publiait alors, douze ans avant sa disparition, un ouvrage qui allait faire date, même s’il était passé presque inaperçu en son temps : Crainte et tremblement. L’auteur ne se faisait aucune illusion sur le sort que la critique, jadis dominée exclusivement par l’école hégélienne, réserverait à son ouvrage qui allait à contre-courant de l’idéologie dominante: l’auteur de ces lignes sur Abraham prévoit son sort : il sera complètement ignoré. Il a l’horrible pressentiment que la critique jalouse lui fera plus d’une fois tâter du fouet.

       Comme la pensée de Hegel dominait entièrement le débat philosophique de l’époque avec, entre autres choses, sa rigoureuse équivalence du réel et du rationnel, on crut bon de présenter Kierkegaard comme l’homme qui ne cherchait qu’apporter la contradiction au philosophe berlinois dont les postulats et les conclusions étaient diamétralement opposés aux siens. L’enjeu du débat était la découverte de la vérité, son essence et les moyens d’y accéder. Alors que l’idéalisme allemand tentait de se remettre des contestations kantiennes et de redonner une certaine légitimité au champ cognitif de l’intellect humain, tout en reconnaissant que la vérité ne nous était pas accessible dans l’absolu, la pensée du philosophe danois s’oriente dans la direction opposée : la vérité n’est pas une notion objective, désincarnée, répondant à des critères généraux, mais bien une certitude propre et personnelle, une intimité située au cœur même de l’individu qui entretient avec elle une relation unique, à nulle autre pareille. Or, existe-t-il plus grande vérité que Dieu ? Alors que Hegel enseignait que l’individu devait accéder à l’universel s’il voulait participer de l’esprit absolu.

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  • Après le discours d’Edouard Philippe : la montagne accouche d’une souris

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    Après le discours d’Edouard Philippe : la montagne accouche d’une souris

    Réflexions sur l’incurie en politique. De temps en temps il faut descendre des cimes élevées de la philosophie pour se confronter aux difficultés pratiques, quotidiennes de la vie de la cité. Et comme le notait Platon il a plus de deux millénaires et demi, la cité doit être gouvernée, c’est presque un mal nécessaire, on ne peut pas s’en laver les mains comme Ponce Pilate… Avec les conséquences que nous connaissons. L’action politique est donc incontournable.

    Quarante-huit heures après nous avoir délivré l’oracle gouvernemental, la situation est encore plus grave qu’auparavant. Le gouvernement, conseillé par je ne sais qui, a voulu nourrir le suspens, on allait voir ce qu’on allait voir, le chef du gouvernement actuel promettant de pourfendre les rumeurs qui circulent et acceptant enfin de livrer le projet complet du président de la République concernant les retraites.

     

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