09/09/2018

Origines et interprétations du shofar (corne du bélier)

 

                  Origines et interprétations du shofar (corne du bélier)…

De tous les instruments de musique, à corde, à vent et à percussion seul le shofar a suivi le peuple juif dans son exil. On ne se sert plus de cette corne de bélier qu'à deux occasions dans le judaïsme, à savoir le jour du nouvel an (Rosh ha-Shana) et le jour des propitiations (Yom Kippour). D'où peut bien provenir cette tradition et comment s'expliquer les interprétations mystiques et ésotériques qu'elle a reçues au cours des âges?

 

Au fond, la Bible ne précise nulle part les règles afférentes au shofar; c'est le talmud -surtout dans le traité de Rosh ha-Shana 16a-b- qui s'en charge. Les théories qui cherchèrent à en rendre compte varient selon que l'on est rationaliste, éclairé ou franchement mystique; on peut retenir grosso modo deux idées: la sonnerie du shofar cherche à attirer l'attention de Dieu, voire même à le réveiller et à lui rappeler que sa miséricorde doit prendre le pas sur sa rigueur; ou bien elle sert à chasser les forces maléfiques, singulièrement Satan qui prend peur lorsqu'il perçoit ces sons précis et abandonne alors toutes les accusations qu'il entendait porter contre Israël.

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01/09/2018

Nicolas Hulot, «Je ne veux plus me mentir…» Ethique et politique

 

Nicolas Hulot, «Je ne veux plus me mentir…» Ethique et politique

Il n’est pas question de prendre ici parti pour ou contre la démission du gouvernement de Nicolas Hulot. Je souhaite simplement traiter de l’arrière-plan philosophique et psychologique d’une telle décision et surtout de la phrase principale qui la motive : le rejet du mensonge et le refus de poursuivre ce leurre de soi-même qui semble avoir taraudé un homme qui a fini par placer la sincérité et l’authenticité au-dessus d’un simple maroquin ministériel, ce que bien peu d’hommes ou de femmes politiques auraient fait, tant les oripeaux du pouvoir sont irrésistibles.

Cette phrase, «je ne veux plus me mentir» exprime les remords d’une conscience morale, d’une exigence éthique, qui ordonne à chaque individu de cesser de faire comme si, de cesser de faire croire qu’on croit alors qu’on ne croit pas à ce qu’on fait. ni à ce qu’on dit. Et ce calvaire d’un homme qui n’était fait pour tout sauf pour de la politique, a duré plus d’un an, quatorze mois au total.

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